Burnley-MU (0-1) : la Raide et Vile Academy livre ses notes.

Salut à tous !

En ce froid mois de janvier sans trêve, certains trouvent le moyen de tout de même aller se dorer la pilule au Qatar, de se relaxer sur des gazons vert pomme et de revenir sans même avoir chopé la tourista, un Chilien talentueux dans les bagages. Comme quoi notre cheptel n’est vraiment pas fait comme les autres. Mais trêve de réjouissances, car il faut en revenir vite fait aux joutes saignantes sur pelouse grasse face à des bouchers charcutiers pour un simili derby du nord. Voyons donc ce que nos proches voisins de Burnley nous réservent comme accueil pour notre retour, dans le cadre de cette 24e journée de Premier League.


Avant de passer à la composition, un petit mot tout de même sur celui qui vient d’annoncer officiellement sa retraite (même si bon, le match testimonial du printemps dernier laissait assez sûrement entendre que l’on touchait à la conclusion) : Michael Carrick, le bel homme par excellence. Notre numéro 16 partira donc après cette saison, un peu avant de retomber dans l’anonymat de celui qui ne joue plus assez (oui mais avec ce problème au cœur diagnostiqué il y a peu, est-ce bien raisonnable de continuer ?) et juste après la gloire.

Vainqueur de tous les trophées possibles et imaginables avec son club, encensé pas tous les entraîneurs et joueurs qui ont eu l’heur de le fréquenter, simple, humble, aimable en tant qu’homme, il nous a donné de grands moments de football en plus d’avoir quasiment inventé un poste à lui tout seul. Comme on dit dans le milieu : c’était peut-être le pire lot du cheptel niveau vitesse, mais quand il s’agissait de la mettre dans le bon trou, il était inégalable. On lui dira au revoir en bonne et due forme le moment venu, en espérant que le club en fasse de même. Ceci pour reporter un peu l’émotion à plus tard et ne pas pleurer trop tôt sur son absence.

Non mais quand on écrit « bel homme », c’est pas vraiment pour l’effet de style, hein.


COMPOSITION INFERNALE.

Déjà fini le 4-3-3 ? Bon.


LE MATCH.

Une partie fort laborieuse, surtout en première mi-temps. Alors que Chelsea vient de coller une branlée à un subalterne de Premier League, le devoir incombe pourtant à nos cocottes de faire le nécessaire pour se mettre à l’abri rapidement. C’est sans compter sur l’abnégation des voisins qui luttent âprement afin de contenir nos offensives. Ajoutez dans l’équation que notre machine à récupérer est encore une fois bien en place, et vous obtenez un match cadenassé des deux côtés, que seuls de rares éclairs comme celui d’Ashley Young à la 42e minute viennent illuminer.

Au beau milieu de tout cet ennui, la lumière, la vraie, vient encore une fois de notre Toto Martial national, qu’il va falloir que Deschamps mette dans de bonnes dispositions s’il espère gagner la coupe du monde. Avant de parler de sa finition somptueuse, on peut s’arrêter un instant sur le travail de Lukaku sur ce but : conservation de balle, il lève la tête et voit l’appel, attire les défenseurs et transmet dans un tempo parfait le ballon sur l’autre aile. Magnifique marque d’altruisme de la part du Belge, surtout quand on voit comment ses partenaires l’ont ignoré comme de gros baltringues sur les contres qui ont suivi. Mais revenons-en à Toto, qui allume donc désormais pleine barre rentrante quand il se trouve à quinze mètres des buts. La confiance semble définitivement de retour chez lui. 0-1, 54e.

Pour chipoter (oui parce qu’on a gagné, quand même), mentionnons la fin de match de nos gagneuses. En place pour contenir les attaques de plus en plus désordonnées de ses adversaires, l’équipe s’est ruée quelques fois à l’attaque, avec cependant une implication totalement absente dans le dernier geste, symptôme d’un rien-à-branler évident. D’un côté, on ne peut que se réjouir de la capacité de cette équipe à sortir les ballons à toute vitesse après des phases défensives basses et à se retrouver devant le but adverse (c’est pour rappel ce qui faisait la plus grande force du Real de Mourinho). De l’autre, quelle frustration de voir tous ces beaux contre ignoblement salopés là où le match devrait être tué, écorché et porté en mocassins dans une soirée abondante en filles et en alcools raffinés. Il faudra encore progresser par rapport à ça pour gagner la Ligue des Champions.


LES NOTES.

De Gea 3/5
Il doit plus son match tranquille à la maladresse des attaquants adverses qu’à un veritable investissement. Ceci dit, on le sent toujours prêt.

Valencia 3/5
Evidemment moins flamboyant que contre Stoke, il a tenu un rôle défensif très correct. Difficile de s’exprimer offensivement face au blocus en face.

Smalling 3/5
Toujours solide en dépit de ses quelques erreurs de concentration (de plus en plus rares, donc ça passe). S’il est sur la même voie que la saison dernière au même moment, on prend.

Jones 4/5
C’est pas Pogba l’invincible, c’est lui.

Young 3/5
Pas un grand match, mais il a fait ce qu’on aime : provoquer, essayer, courir, mettre des coups, reposer Luke Shaw.

Matic 3/5
Pas de problème majeur dans ce match pour Recup o’Matic, en dépit d’un déchet inhabituel à la relance.

Pogba 3/5
Quand on est au-dessus comme lui, on garde l’immunité. Même quand on croque autant de ballons de contres ? Ça passe pour cette fois, vu qu’il va donner trois passe décisives contre Tottenham.

Mata 2/5
Il a essayé pas mal de choses sans grand rapport avec l’esprit de ce match fait pour les organismes puissants. On ne peut pas vraiment lui en vouloir d’être si petit, après tout.
Remplacé par Fellaini (72e).

Lingard 3/5
Pas de screamer inscrit cette fois, il a désespérément manqué d’espace. Alors il a fait ce qu’il fait correctement d’habitude : courir, presser, sans relâche. Remplacé par Rashford (79e).

Martial 4/5
Le talent. Il n’y a pas que son but : son activité tout au long du match a été déterminante. Il prend largement l’ascendant sur Rashford sur son côté. Remplacé par Herrera (93e)

Lukaku 4/5
Quand il ne marque pas, il fait marquer. Tutut les rageux, comme on dit.

SUBS.

Fellaini NN
Très belle entrée. Il a dû récupérer plus de ballons en vingt minutes que Matic et Pogba réunis, et s’est même appliqué à ne pas les perdre. Prolonge et tais-toi.

Rashford NN
Il va lui falloir un nouveau match référence bientôt, parce qu’il donne vaguement l’idée de ne pas savoir ce qu’il fout là, en ce moment.

Herrera NN
Tic tac la montre.

Bobby Carlton.

Bobby Carlton

Académicien et souteneur de la Raide et Vile Academy.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.