Montpellier-OM (2-1), La Canebière Académie est déçue

Aioli les sapiens,

Tu t’en doutes, ça n’a pas été facile de savoir par quoi attaquer cette académie. Il y a des événements qui laissent des traces indélébiles et dont l’on ne sait pas bien si, malgré tout le courage dont l’on peut faire preuve, l’on arrivera à se relever. Bref, après le traumatisme subi à Grenoble, l’OM se devait de repartir de l’avant.

 

L’équipe

En l’absence de Charlie et Charlie partis à la CAN, Charlie titularise Charlie non dans sa position récente de neuf et demi mais à gauche, ce qui permet à Charlie, fantomatique à Grenoble, de retrouver le poste de meneur de jeu. Conspué (à l’excès selon moi) en coupe de France, Charlie a l’occasion de se racheter, l’absence prolongée de Charlie pour blessure n’encourageant de toute façon pas la concurrence côté droit. Derrière, face aux deux attaquants héraultais, Charlie, Charlie et Charlie sont alignés sans surprise, si ce n’est que le dernier est placé à droite de la défense au lieu de l’axe, ce qui aurait je crois facilité son traditionnel rôle d’ajustement entre milieu et ligne arrière.

Le match

Le début de rencontre est équilibré, les espaces étant raréfiés par le pressing de roquets opposé par les Montpelliérains. S’ils ne viennent pas nous chercher particulièrement haut, leur rigueur est en effet remarquable dès que nous approchons de leur camp. Le rythme est alerte mais les occasions peu nombreuses : à l’exception des débordements de Charlie côté droit, nos incursions dans la surface adverse sont peu précises. De son côté, Charlie est très peu inquiété hormis quelques sorties peu compliquées.

Peu après la demi-heure de jeu survient le premier événement. Sur un ballon renvoyé par la défense héraultaise, Charlie récupère face à deux adversaires. Pressé, il perd la balle au prix, semble-t-il, d’une faute qui le laisse au sol. Notre latéral droit éliminé et nos joueurs restés aux avant-postes, le contre ne peut que se développer rapidement. Le ballon progresse au milieu puis sur notre gauche, tandis que Charlie et Charlie accompagnent les Montpelliérains sans se livrer. Le problème est que Charlie et Charlie n’ont pas eu la présence d’esprit de compenser l’élimination de Charlie, si bien que les attaquants se retrouvent libres de provoquer la défense. Devant gérer deux joueurs à lui seul, Charlie est pris par leur déplacement astucieux qui ouvre à Charlie l’espace suffisant pour tromper Charlie d’une belle frappe (1-0, 36e). Replacement défaillant des joueurs offensifs plus manque de tranchant dans les duels défensifs, le cocktail à la merde qui a fait des ravages les matches précédents s’annonce tout aussi tendance en 2015.

Juste après la pause, nous nous voyons offrir un joker inespéré quand Charlie adresse une passe en retrait suicidaire à son gardien. Recevant l’offrande et seul face au cadre, Charlie crie « Hosanna » et envoie sa frappe de percheron au plus haut des cieux. Convaincu de la nécessité absolue de rester digne et mesuré face à une erreur somme toute si insignifiante à l’échelle du monde, force est néanmoins de reconnaître qu’à cet instant précis, notre avant-centre vient de transformer mon slip en reconstitution d’Oradour-sur-Glane.

Ce loupé est d’autant plus regrettable que notre jeu peine à mettre en difficulté nos opposants. Dominant la rencontre, nous ne parvenons pourtant pas à hausser le rythme face à des Montpelliérains toujours aussi déterminés, et nous voyons pénalisés par une qualité technique défaillante et des duels attaqués avec la solidité de nounours en guimauve.

La sanction finit par arriver lorsque, sur un lancement anodin des Montpelliérains, Charlie sort de sa défense et se fait secouer au duel comme une bite dans un camp scout. L’action progresse et Charlie s’infiltre entre Charlie et Charlie, ce dernier finissant sur le cul plus vite que Brian Joubert sans ses pneus-neige. Les défenseurs restants arrivent trop tard pour empêcher Charlie de centrer pour Charlie, laissé seul et concluant facilement (2-0, 62e).

Toujours aussi peu inspirés, les Olympiens finissent par réagir lorsque Charlie percute la défense montpelliéraine avant d’écarter Charlie, dont le centre s’avère une fois de plus excellent. Le ballon passe devant El-Kaoutari et à la réception, le petit Charlie tout juste entré en jeu marque d’une adroite reprise son premier but en professionnel (2-1, 68e).

Ceci reste le seul sourire du soir, les Olympiens se montrant trop maladroits pour inquiéter des Pailladins émoussés mais toujours impeccablement organisés. On finit par une triste défaite, que seule la prestation anale fournie le lendemain par le PSG à Bastia parvient à un peu apaiser.

 

Locoscopie

S’il peut se justifier intrinsèquement – ce qui je crois est mon plus beau début de phrase d’enculé depuis que j’ai prononcé « il y a des temporalités à recadrer » lors d’une réunion publique au zoo – s’il peut se justifier, disais-je, le système à trois défenseurs exige cependant des efforts que les joueurs n’ont pas suffisamment fournis ce soir. Charlie s’est trouvé isolé au milieu du fait à la fois de l’aide très limitée apportée par les trois de derrière et du manque de repli des joueurs offensifs (Charlie et Charlie en tête, davantage qu’un Charlie pourtant appelé à devenir une constante tête de Truc), ce qui a obligé les latéraux à surveiller leur adversaire excentré au lieu de pouvoir aller donner un coup de main au milieu.

Ajoutons à cela une faiblesse dans l’engagement physique et un déchet technique déjà éplorés à Grenoble, et cela se traduit par une défaite très similaire à celle subie contre les mêmes adversaires au début du championnat. Souhaitons y voir un bon augure.

Dans l’immédiat, l’alternative réside dans le maintien d’un système à trois défenseurs qui exigera de Charlie de travailler à rendre les joueurs capables de s’inscrire dans ce schéma, ou bien le recours systématique à un 4231 plus confortable pour les joueurs mais rompant avec ses principes de base.

 

Les joueurs

Charlie (3+/5) : Pas de performance hors norme sur les buts, mais très propre sur d’autres actions. Etant moi-même hors norme et particulièrement sale, je ne peux nullement le blâmer.

Charlie (2-/5) : Désigné patron de la défense, il assume son rôle avec sérieux. Ce qui est d’ailleurs le problème : trop sage sur les deux buts, il aurait à la rigueur mieux valu qu’il tente de faire l’hélicoptère avec sa bite en hurlant « je suis le fils d’Olivier Minne », cela ne lui aurait pas donné moins de chances d’intercepter la balle.

Charlie (1+/5) : Pas flambant non plus : sortant peu de sa ligne pour aller seconder Charlie, et trop facilement battu sur le second but. La dernière fois qu’il a entendu parler de « dépassement de fonction », c’est quand il s’est levé pour aller chercher un yaourt au frigo au lieu de demander à sa femme.

Charlie (86e) : Pour sa deuxième entrée après Monaco, le tout jeune Charlie n’a pas eu cette fois-ci le temps de prendre un pied dans la gueule.

Charlie (2/5) : Exfiltré dans l’axe pour l’aider à cicatriser de son viol grenoblois, Charlie n’a produit ni étincelles ni analités.

Charlie (4-/5) : L’un des Olympiens les plus réguliers offensivement (la présence de l’inénarrable Charlie en adversaire direct y étant sans doute pour quelque chose), et auteur de plusieurs bons centres dont une passe décisive. Amputé de la main par un Montpelliérain, on peut espérer qu’il passera à l’avenir moins de temps à se masturber et plus à rééditer ces belles performances.

Charlie (83e) : pas eu le temps de voir où il était.

Charlie (2-/5) : Si elle ne peut pas non plus être qualifiée de franchement dégueulasse, la prestation de notre latéral gauche m’aura provoqué moins d’excitation qu’un documentaire sur la moule perlière d’eau douce.

Charlie (2-/5) : Il a dû se sentir au milieu de terrain comme un homme politique intelligent à Marseille : bien seul. A cette différence près que le milieu politique marseillais ne manque pas de récupérateurs, lui.

Charlie (1/5) : Passer les fêtes à la Réunion, cela peut être l’occasion de bien manger, de se torcher au Rhum, de s’envoyer des jolies métisses… Bah non, Charlie, la seule tradition qu’il a retenue, c’est de se faire zombifier.

Charlie (2-/5) : Qu’il me fait mal, le pauvre. On sent qu’il essaie de bien faire, qu’il n’est jamais le dernier à faire les efforts pour se replacer, qu’il tente des choses (notre but lui doit d’ailleurs beaucoup). Mais hélas, frappes écrasées, dribbles manqués… chacun de ses gestes le démontre, tout son corps reste encore aussi crispé que le visage de Jean-Michel Aulas interrogé sur une défaite face à l’ASSE pendant une crise de constipation.

Charlie (1/5) : Son passage en neuf-et-demi en l’absence de Charlie avait semblé résoudre le problème de son association avec Charlie. Problème, lorsque Charlie est revenu contre Grenoble, il a produit un match de merde à gauche. D’où le retour de notre meneur au centre et l’essai de Charlie à son tour sur le côté gauche. Bilan : maladroit au possible, le Belge s’y est trouvé d’autant plus néfaste que son apport défensif avoisine celui de Renaud Muselier à la compréhension de la théorie des cordes.

Charlie (59e, 3/5) : Une entrée plus que correcte ponctuée d’un beau but, son premier. Porté par l’enthousiasme, il a ensuite découpé du Languedocien jusqu’à frôler l’expulsion.

Charlie (1/5) : A force de se voir reprocher son action gâchée contre le PSG, où il se tord le cerveau à tenter un petit lob à la con, Charlie a préféré revenir aux fondamentaux.

GNIIII, BALLON, TAPER FORT.

 

L’invité zoologique : Charlie Congre

Ces enfoirés de Maurice et Patapon nous ayant lâchement laissé tomber, nous invitons par défaut une personnalité zoologique bien connue en la personne de Charlie Congre, hôte récurrent des Canebières académies. Toutefois, de manière très inhabituelle, notre Congre favori s’est abstenu cette fois-ci des happenings burlesques qui constituent pourtant sa marque de fabrique, signe définitif s’il en fallait qu’il y a aujourd’hui quelque chose de pourri au royaume de la déconne.

  • Les autres : Sans génie ni prise de risque superflue, ils ont montré une rigueur tactique et un engagement dans les duels bien supérieurs à nous.
  • Le tact : Pour un hommage réussi, exigez l’animateur de communauté de l’Olympique de Marseille : une expression du bon goût.
  • Les chants : On nous rapporte que le parcage marseillais a chanté « Et les barbus, c’est des pédés », sur un air habituellement réservé aux forces de l’ordre. Nous nous associons pleinement à cette initiative, et attendons cependant avec impatience la première violence policière contre des supporters qui marquera incontestablement le point de départ vers un retour à la normalité. Normalité dont ne s’est pas départie la classe politique marseillaise, affligeante comme à l’accoutumée, et réussissant l’exploit de se diviser pour choisir le jour où les charognards à écharpe tricolore pourront se livrer leur salubre activité nécrophage.
  • Les Jesuischarlix : En vertu de ce que la science politique appelle « la force civilisatrice de l’hypocrisie », n’attendez pas de moi que je critique ceux que la perte d’étanchéité soudaine de nos meilleurs amuseurs a transformé en hérauts de l’humour corrosif, eux chez qui la simple évocation d’un doigt dans l’anus suffisait à provoquer des étranglements pas plus tôt qu’à la pause-café du 11 janvier au matin. L’unité nationale est de toute façon une chose trop sérieuse pour la confier aux rigolos. Vous me permettrez juste de vous donner un conseil : Monsieur Marcel Gotlib a aujourd’hui quatre-vingts ans et souffre d’emphysème chronique. Aussi ne puis-je que vous suggérer d’acquérir au plus vite ses œuvres complètes, le temps vous étant compté pour en découvrir l’intégralité afin que vous soyez à même d’en faire une exégèse crédible le moment venu et, la larme à l’œil, d’afficher une coccinelle sur votre photo de profil. Mon second conseil, plus facile d’accès, consistant plus simplement à vous prier d’aller vous faire enculer.
  • Le crédit : cette académie est bien évidemment inspirée de cet excellent dessin.
  • La page abonnement: ne fais pas comme pour Charlie Hebdo, n’attends pas qu’on crève pour t’abonner.
  • Les réseaux : ton dromadaire préféré blatère sur Facebook et sur Twitter.

 

 

Bises massilianales,

Blaah

academicien

Le plus grand auteur Anal de football

11 commentaires

  1. Très bel hommage d’accord avec presque tout mais les notes des Charlie passent en annexe!
    Merci

  2. Sympa je connaissais pas Marcel Gotlib, merci. Vivement que vous repreniez la première place avant qu’Aulas nous refasse un baroud d’honneur

  3. Je suis Isaac Newton et je viens de prendre une pomme sur la gueule

  4. Pas du tout d’accord sur la rentrée de Charlie, il a été nul à chier malgré son beau but (avec surtout un superbe centre de Charlie qui a été notre meilleur joueur preuve que les autres jouent tous en dessous de leurs meilleurs niveaux).

  5. Bonjour,

    Je viens du futur,

    Nous avons 6 doigts par main et Gotlib est mort,

    Les coccinelles sont partout sur les profils facebook et les numéros gagnants du loto sont le 4, le 11, le 13, le 38, le 44 et numéro complémentaire le 7

    Bonne chance à tous

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