Nancy-Bordeaux (0-2) : La Chardon à Cran Académie redécouvre la défaite.
Salut tas de faux-culs,
on se ramollit rapidement au contact d’une équipe qui envoie du rêve. Car loin de prétendre côtoyer les élites corrompues et bouffies de notre Ligain bien aimée, l’ASaNaL est temporairement sortie des ronces avant la coupure de l’hiver. Sans bruit, car il ne faut pas bousculer le ronronnement éternel de l’espace infini médiatique ; sans haine ni violence non plus, car Pablo Correa n’est qu’amour et tendresse, surtout dans le cul des Messois qui croient venir faire leur loi dans la Lorraine libre, ces petits sociaux-démocrates bien calfeutrés au chaud dans leur concordat. Mais voilà que je parle encore des méprisables, alors que nos oisillons rouge et blanc s’apprêtent à recevoir d’autres bourgeois, plus nombreux et plus foncés, mais à peine moins détestables : les Girondins de Bordeaux.
Nous avons déjà épuisé un bon quota de blagues sur Alain Juppé, leur vin rouge surcoté et autres huîtres dégueulasses lors de l’académie du match allé, match qui nous avait vus prendre un point dans leur stade sans nom et innommable. Étant donné donc l’éternel retour du même prononcé à chaque fois au nom de la joie invariable de se payer la gueule des loosers chauves et même pas magnifiques que semble receler cette ville sans plus d’âme que le football que son équipe produit, cette académie sera entièrement trempée dans le fiel de Christophe Dugarry, et rédigée sous l’influence constipée d’Alain Juppé.
Tout ça pour vous parler des exploits d’une bande de soudards mal payés (et donc enclins aux exactions les plus atroces) dirigés par un chauve en devenir, petit, gros, souvent grossier, décrié par le monde entier du football pour son jeu peu attractif et son unique phrase culte, rabâchée tant et tant que le cirque Pinder lui-même s’est un jour désolidarisé et a demandé à être placé dans les comparaisons foireuses du comité de vigilance médiatique (au fait, avez vous voté, bande d’irresponsables?), avec le commentaire suivant : « Si vous voulez voir du spectacle, demandez plutôt à Pablo Correa de vous préparer un bloodymary, il met du sang de Sébastien Puygrenier en guise de tabasco. Même les Polonais n’en veulent pas. »
UNE COMPOSITION FORCÉMENT UN PEU TARÉE.
Pablo a beau être conspué et ne pas faire d’efforts, il faut bien envoyer quelques bipèdes à la bataille pour faire bonne figure en tant qu’ « entraîneur » (mais qui un pseudo-homme dénué de tout charisme tel que lui peut-il bien entraîner, je vous le demande). Cascade de blessés hivernale oblige, l’édifice nançois paraît encore plus de guingois qu’une cabane de fortune érigée par un vigneron un soir de cochelet dans le pays bulignacien.
Après la somptueuse cagade contre Monaco qui lui a valu les moqueries de tout le monde, Gui Roland Ndy Assembé est prié de retourner préparer sa position de force de ses morts en vue de renégocier son contrat, tandis qu’un type chauve et intègre prend sa place dans les buts. Non pas Pablo, mais bien Sergeï Chernique, la plus grosse braguette de Lorraine.
En défense, Geoffraie Faucut prend place à droite tandis que Vincent Muratori se charge du couloir gauche. En axe, Modou Diagne et Erick Cabaco viennent tenter de rassurer le peuple quant à la subsistance des défenseurs centraux de métier à Nancy.
Au milieu, le manque est immense en la personne d’Alou Diarra, et technique en celle de Benoît Pedretti, mais que voulons nous c’est comme ça ma bonne dame, il faut bien jouer avec ses armes et accepter la victoire de l’hiver sur les vieux. Vincent Marchetti et Dialo Guidileye prennent la place, comme des modèles réduits de leurs illustres maîtres, mais personne ne s’y trompe, on connaît la différence entre la copie et l’original à Nancy aussi ; Julien Cétout vient dépanner à ce qui me semble être son vrai poste de relayeur. Si cette phrase n’a pas achevé de convaincre qui que ce soit de la bizarrerie naturelle qui colle à la peau de l’ASNL, je vous invite à regarder alternativement un varan de Komodo et André Rossinot dans les yeux, puis à cligner trois fois tout en fumant un petit joint de LSD, zallez voir, l’effet est à peu près le même.
En attaque, ou ce que l’on peut appeler comme en faisant un gros effort de diction, Antony Grobic l’enfant de lâche, Karim Coulibaly l’enfant de la loose, et le plus qu’éternel Youssouf Hadji, le Totti de la plaine tomblainoise.
LE MATCH EN LIVE DIFFÉRÉ D’UN PACK DE MAUVAISE BIÈRE.
-60 La compo tombe comme du vomi dans la main d’un poivrot : il se demande d’abord ce que c’est, se rend compte que ç’a un vague rapport avec sa médiocre personne, puis en prend son parti avec relâchement.
-15 Pas beurré du tout, je n’ai pris que de la drogue.
-5 Ah non, c’est Bordeaux qui a revêtu son maillot spécial Cacamiseta, pour bien montrer qu’en cordonnant tous les efforts des plus fins esprits de la ville, de son patrimoine, des cauchemars les plus fous de Claude Pèze et des équipementiers toxicomanes, ils peuvent gagner quelque chose. Oui, bravo à eux.

Et bon appétit.
1 Mais laissons les plutôt engager dans le froid lorrain hostile.
5 Simulation éhontée d’Ounas, qui obtient un coup-franc à 25/30 mètres.
6 Robic le robuste offre un nouveau coup franc aux Bordelistes, qui ne savent tellement pas quoi en faire qu’ils laissent Hadji le dégager.
10 Au tour de Diagne de sortir un centre adverse, c’est plutôt chaud les marrons, il faut faire quelque chose Pablo.
14 Cétout lance Robic à l’aide d’un ballon au-dessus de la défense. Le gros Toto lance toute l’inertie de son gras corps à la poursuite du ballon et parvient à centrer, mais c’est le frêle corps de Marchetti qui est en retard.
17 On passe maintenant par l’aile droite, pas la préférée des Bordeliens, et un deuxième ballon revient vers Robic, qui fraïtze à côté comme un trépané.
18 Centre en tribune de Coulibaly, qui annihile très rigoureusement notre domination à chaque fois qu’il touche le ballon.
22 Congénitalement hors-jeu peut-être, et probablement frappé d’une forme de débilité incurable, Jérémy Ménez ne centre pas moins au devant de Cabaco, qui enlève le ballon d’un coup de machette bien senti dans les parties du destinataire. Oui oui, il peut.
25 Diagne nous fait des blagues en jouant les blessés, qu’est-ce qu’on rigole à l’idée de ne plus avoir qu’un défenseur de métier valide, hohoho, oulala c’est drôle. Mais ça doit être plutôt cette nouvelle drogue qu’on m’a fourgué, qui a pour seul défaut de peinturlurer la peau en une couleur de troisième maillot de l’Olympique Lyonnais, mais qui fait bien rigoler sinon. La preuve : voilà Minidou qui revient sur le terrain, et pourtant je rigole encore.
29 Peu d’occasions, mais beaucoup de cris de Pablo et de Gourvennec, qui semblent insatisfaits du travail des kops.
31 Cétout est molesté comme au bon vieux temps par un Bordelien avide de lui faire sentir son ancestrale lenteur. Jaune.
34 Toulalent concède un 52è corner personnel pour Nancy.
36 Robic fait lui aussi les frais de la légendaire délicatesse girondine, ce qui vaut un jaune bien tassé à l’auteur de la caresse.
38 Un des rares trucs sympas dans la vie, c’est le contraste. Il suffit de voir la tentative (ratée) de sauvetage façon Sabra et Chatila de Cavaco au devant d’un attaquant Bordelan, puis l’intervention plus raffinée que celle d’un Maldini noir de Diagne dans la foulée pour s’en rendre compte.
41 Coulibaly tire au-dessus, qu’il soit contré ou pas, que son tir soit cadré ou pas. Toujours. Au. Dessus.
45 Chernique attrape une tête qui traîne là, croyant que c’est le ballon, et la dégage vite en touche avant que l’arbitre ne le voie. Non, ça va, c’était bien le ballon.
Mi-temps.
46 Nancy engage, et c’est un peu de la magie de noël qui revient aviver les yeux hâves de petits Lorrains dont les papa maman ont repris fouet et sodomie depuis le début de l’année.
49 Tir du gauche de Geoffraie Cuffaut, qui n’a pas de pied gauche.
51 Encore un centre de Ménez bien flippant, mais la frappe s’exile en Meuse à l’arrivée.
52 Cernik sort une nouvelle frappe de Bordeaux, qui vient confirmer que nous sommes intégralement dominés par ces bourgeois.
54 Une nouvelle offensive de nos adversaires précise toutefois que nous assistons plus à une bouillie bordelaise de football qu’à une réelle hégémonie.
58 Cela ne les empêche pas de s’offrir un sixième corner d’affilée. Peut-être croient-ils qu’il s’agit d’un bonus offensif, ou je ne sais quelle ignominie figurant dans les règles des jeux du sud de la France.
62 Marchetti a une chance de tirer. D’ailleurs il doit tirer, étant donné qu’il n’a pas d’autre option (à part le suicide, mais si jeune…). Eh bien non, figurez vous.
63 C’est finalement Cétout qui s’occupe de frapper. Et le gros raciste Prior la sort.
65 Laissez Youssouf Hadji tranquille, bande de bâtards. Ou laissez le au moins toucher le ballon sur le coup-franc que vous avez provoqué en lui arrachant la cheville. Ingrats.
67 Cuffaut vient donc de rater une touche, comme en district. Et comme chez les pros, en vrai, l’arbitre la rend à l’adversaire.
68 Mais ça n’aurait pas été si grave si ce même Faucut s’était abstenu de se prendre pour Pipo Inzaghi en balançant une tête à bout portant comme ça sur un centre parfait. Bien évidemment, dans le mauvais but, parce que sinon c’est pas drôle. 0-1.
69 Empli de fiel et de haine, et aussi pour grande partie de connerie, Jérestophe Duganez arrache Cétout.
77 Dia gagne un corner. Voilà, c’est tout ce qu’il y a à relater de ce dernier quart d’heure. À noter que bizarrement, plus on a bu de bière et plus le stylo est lourd quand il s’agit de prendre des notes.
79 On passe tout proche du 2-0, et puis on s’intéresse rapidement à cette autre bière, là, qui possède l’avantage indéniable sur sa camarade d’être pleine, elle.
81 Gouleyant.
85 Bordeaux procède à un contre aussi rapidement exécuté que parfaitement saboté à l’arrivée, et la fin du pack approche.
86 C’est un peu trouble, mais il nous semble quand même que la conclusion de ce match a eu lieu au moment où Malcolm a placé son ballon là où il est à peine humainement possible d’aller le chercher sur un coup-franc direct qui a du arracher des cris de joie à Kiki Sens-moi-ailleurs. 0-2.
Ta gueule.
LES NOTES (extraites du vomi des âges anciens).
Chernik 3/5 Ne peut absolument rien faire sur la tête surpuissante d’un Cuffaut parfaitement démarqué au 2è poteau, ni sur le coup-franc placé pile sous l’équerre du jeune modèle pour coiffeur d’en face.
Cuffaut 1/5 Geoffraie est passé au travers, et même s’il a su imprimer la marque des grandes taloches à la tête de bite de Jérémy Ménez, ce but contre son camp a fichu par terre tous ses efforts.
Diagne 3/5 Assez vite bombardé meneur de défense après défection du précédent qui a déserté. Aura-t-il les épaules, le mental, la fougue ? En tout cas il montre de belles choses.
Cabaco 2/5 Un coup on annonce qu’il va se barrer en fin de saison, un coup on annonce qu’il reste…super la communication du club autour du seul mec qui pourrait assurer un peu à son poste. Là, par exemple, il jouait clairement sur le mode « je me casse en mai ».
Muratori 3/5 Heureusement qu’il reste des hommes sur terre pour tirer un peu de panache de tout ça.
Guidileye 2/5 Un retour de la CAN qui n’a pas entamé sa puissance physique ni son…bon d’accord il n’y était pas. Je rappelle qu’il est Mauritanien, pas Égyptien.
Cétout 2/5 Un homme sans poste fixe, prêt à dépanner partout, et à percer nulle part. Il y aura des jours meilleurs, mon Juju.
Marchetti 3/5 On le sent parfois un peu nerveux comme l’ado qui retient tout ce qu’il peut pour ne pas salir son slip alors que Jessica vient de retirer son pantalon, mais on sait tous que lorsqu’il aura appris à apprivoiser ces fiers 27,5 centimètres au repos, la pauvre regrettera d’avoir franchi le seuil de sa porte.
Robic 2/5 Gros, y avait plein de place en Ligue 2 pour tes bourrelets, maintenant ça se voit un peu trop, comme si subitement tu t’étais dit que tu allais rentrer à l’aise dans du 42.
Coulibaly 1/5 Les meilleures pépites d’Europe sortent du centre Michel Platini et plastronnent ensuite dans les plus grands clubs. Nous l’avons vu avec Clément Lenglet récemment : pas un des géniaux successeurs de Bielsa ne reste insensible aux charmes de nos truculentes jeunes pousses. Karim Coulibaly, l’enfant du pays, ne partira pas à moins de 45 millions, et a déjà affirmé via son grand frère qu’il ne visait que l’Espagne, et certainement pas Gijon, si vous voyez ce qu’il veut dire. Ou Manchester City, sinon.
Hadji 2/5 L’éternité a une fin. La sienne viendra peut-être un jour, et ce jour sera synonyme de deuil dans toute la Lorraine reconnaissante. En attendant il court toujours.
REMPLAÇANTS.
Dia NN Comme dit plus haut, il a provoqué un corner. Vérifié, vu en vrai.
Dalé NN Pas mal. Non je déconne, je ne l’ai pas vu.
Koura NN J’étais bourré.
NOTE ARISTIQUE : 1/5
On en a vu du football de merde, au cours d’une vie de Nancéien. De la qualité technique en berne, des offensives construites en dépit du bon sens, certains joueurs même qui oublient les règles les plus élémentaires du football. Ce samedi, on a un peu l’impression d’avoir assisté à la confection d’une super-complète de tout ça, celle où le pseudo-cuisinier ne te demande pas ton avis au moment de mettre trop de sel, a forcé sur la quantité de fromage au point que tu baigneras dans un flaque malodorante de mauvaise graisse deux minutes plus tard, et te laisse avec une indigestion sordide dans la demi-heure qui suit.
Ajoutons à ça le supplément poivron-échalotte-graisse de hérisson-sardine à l’huile-couille de veau-foie de morue qui vous arrache une grimace de dégoût au moment de la dégustation, et on aura un aperçu à peu près fidèle de la qualité de la cuisine que l’ASaNaL nous a servi là. Sur cette métaphore culinaire longue comme un fuseau lorrain (c’est une très grosse saucisse), j’abandonne à ma maxime habituelle le sort de notre équipe désormais 14è, seulement 2 points au-dessus de la zone fatidique. En rappelant tout de même que son match en retard à Caen lui vaut probablement 3 points de plus au classement tant les Normandiens semblent occupés à vider toutes leurs réserves de Calva avant leurs matchs plutôt que se préoccuper du maintien. Pauvre Julien Féret. Mais ceci est une autre histoire.
Je crois en Pablo Correa.
Marcel Picon.
Je sais depuis cet après-midi que Nancy sera probablement ma prochaine ville d’accueil. Sachant que Bordeaux est ma ville natale, j’ai des sentiments mêlés en lisant cette académie.
La Lorraine reconnaissante vous accueillera avec force fleurs fanées en couronnes et geysers naturels de mirabelle jaillissant sur votre passage, n’en doutez pas.