Nancy-Metz (4-0) : La Chardon à Cran Academy a quelque chose qui gigote dans le slip.

Marcel Picon aime bien dire qu’il se fiche du derby, juste pour faire chier les Messins qui pleurent à chaudes larmes depuis mercredi.

Le derby de la Lorraine est une institution tout aussi respectable que les autres : je pisse allègrement sur ses bottes, j’insulte sa mère, je défèque ensuite dans les bottes sus-mentionnées, puis je les chausse et tartine du caca partout contre ses murs et ses planchers en me lançant dans une course erratique aux quatre coins de la pièce, le tout en chantant très fort un air de Guy Marchand. Mais à chaque fois que je m’apprête à décrire au commun des mortels à quel point je m’en branle, la bêtise humaine, qui est, je le rappelle, le tissu primordial de l’espèce humaine, resurgit et frappe à ma porte, sous une forme différente en chaque occasion. Cette fois, ce n’était pas un Messois (chose rare), mais un sentiment d’urgence qui m’a dicté de reprendre la bêtise de mes frères humains pour moi-même, en me conformant obstinément au principe débile parmi les principes débiles : chie sur tes voisins, souhaite leur le haut-mal et la violence conjugale à leurs sœurs, car c’est jour de derby, alors au diable toute ces bondieuseries de fraternité et d’entente entre les peuples.

Le papier cul lorrain porte des motifs amusants.

Et puis quoi que votre conscience vous dicte, le Messin sournois n’est de toute façon jamais loin à rôder pour vous rappeler que si vous vous laissez aller à la faiblesse de le traiter par l’indifférence, lui est bien décidé à vous pourrir la soirée. Il furète à l’affût du moindre signe de fatigue. Il arpente les couloirs de votre désespérance pour mieux les souiller en pissant dans les coins. Il a donc fallu l’amadouer : frotter le ventre du graoully avec un petit gant de toilette imbibé d’urine car c’est ainsi que la bête se sent confortable, éviter les suées purulentes qu’il sécrète lorsqu’il est satisfait, et fuir à toutes jambes dès qu’il fait mine de se reposer. Car le bestiau est tenace et ne vous lâche pas tant qu’il n’a pas récolté la petite phrase, les aveux d’impuissance, la confession d’une frousse fort peu glorieuse à l’approche de ce match AU SOMMET.

Et c’est vrai qu’en ces occasions extrêmes qui vous font chier en spray tellement vous êtes stressé, qui voient votre consommation de bières matutinale exploser comme les cours de la bourse sous l’effet d’un brexit, qui précipite l’expansion du zona dont votre peau fragile se croyait enfin débarrassée, tout un chacun ressent occasionnellement le besoin de s’épancher. Voici donc, en quelques lignes, recueillie dans le cœur froid de la Lorraine du nord, ma confession.

ASNL – FCM : Rencontre avec @Marcel_Picon

Fort heureusement, pour rappeler au monde que l’amitié entre les peuples a ses limites et qu’il vaut mieux parfois pacifier les rapports avec un bon coup de brique derrière la tête, un homme se dresse sur le pont de son fier navire rouge et blanc, Corto Maltese avec le physique de Joe Pesci se cramponnant comme il peut dans la tempête. Pas aidé qu’il est par les turpitudes diverses de son piètre bizness man de président, pas aidé non plus jusqu’à maintenant par des joueurs pas franchement au diapason, Pablo Correa le Magnifique tend de nouveau vers l’excellence, en commençant à redresser sérieusement la barre de l’objectif maintien. Et putain, quelle meilleure occasion que ce foutu match pour le trône légitime de la Lorraine, pour relancer la machine désirante ?

 

SUR LE PRÉ CANCÉRIGÈNE.

Pablo, encore et toujours lui, ne s’octroie pas de répit dans sa course sans fin à la victoire. Conscient d’avoir du banc, il envoie au combat plein de petits nouveaux après sa visite à la Paillade.

Ndy est dans les cages, indégroboulonable.

Joffraie Cuffaut prend place à droite de la défense, tandis que Tom Bobadila est à gauche. Dans l’axe, Minidou Diagne et Clément Lenglet, pour une charnière parfaitement dénuée de poils aux pattes.

Au milieu, on récupère tout ce qu’il y a de plus technique en Lorraine, avec une touche de saloperie quand même en la personne de Benoît Pedretti, l’ogre à pics capillaires dont les mamans mosellanes racontent des histoires atroces à leurs enfants quand ils refusent de boire leur soupe à la pisse. Les deux autres sont un Corse poupon et technique, Vincent Marchetti, et un Arabe toulois et technique : Youssef Aït Bennasser, dit l’Inénarabe.

Quant à l’attaque, elle est squattée par un petit noir, un autre Arabe et un poulet atomique : Issiar Dia, le plus qu’éternel Youssouf Hadji, et Loïc Poyo. Autant dire que ça grand remplace sévère dans cette équipe, et que ça vous emmerde cordialement les racines chrétiennes.

 

LE MATCH.

-15 Conseil de soirée : en panne de bière, on peut boire du Picon tout aussi bien.

-10 Gnagnagna le stade n’est pas plein, mais qui m’a pondu un horaire aussi pété, aussi ? Vous savez qui c’est. Je ne vais pas le redire, mais la télévision est une lèpre, et le système de rémunération du foot l’amputation des extrémités qui va avec. Oh bah crotte, je l’ai dit.

-5 On croit distinguer un vrai tifo dans un kop Nancéien, et puis on se rend compte bien vite que ce sont en réalité des bâches plastifiées qui ont encore dû être tendues par ces incompétents de stadiers pour on ne sait quelle raison de sécurité. On repassera pour la note artistique.

1 Nancy engage. De suite, nos chardons perdent le ballon, pressent tous ensemble pour le récupérer et donnent une impression de n’importe quoi tout à fait réconfortante.

3 Poyo frappe un coup-franc qu’une main messienne interrompt. Tout le stade gueule, mais l’arbitre est imperturbable : c’est Lenglet qui l’a commise. Nous ne participons pas à la vindicte, sereinement.

4 Forcément, Lenglet le spolié abat Vion par vengeance. Sur le coup franc, Kevin Levieux tape de la tête de peu à côté. Si j’avais un cardiologue, il ne te remercierait pas, enfoiré.

6 Marchetti hésite à taper dans ce ballon qu’il a pourtant le loisir de faire progresser plein axe. Cela lui est retiré sans ménagement.

15 Dia se fait descendre deux, trois, huit fois, avant d’obtenir enfin un coup-franc. C’est Poyo et ses membres étrangement tordus qui le tirent, mais Didillon capte.

17 Centre-tir de Cuffaut (il ne sait pas trop décider lui-même) qu’une nouvelle main messoise dévie, celle d’Assou Ekotto. Cela se passe de commentaire, mais le stade gueule et l’arbitre reste sourd à l’appel de la plèbe rouge et blanc.

18 Tir lointain d’Aït Bennasser, qui part à Malzéville.

19 Cette bonne noix d’Assou prend donc son jaune mérité après une 78è faute sur le très digne Issiar Dia, qui ne se plaint plus qu’en morse (faut dire que ses adversaires lui ayant arraché la langue et brisé toutes le dents à coup de crampons, la diction n’est plus très aisée).

20 Mais il a les jambes, l’Issiar. Et un cul dans lequel celui de Kim Kardashian entrerait entièrement. Mais ce n’est pas le sujet, car il frappe rudement, ce qui pousse le gardien adverse à la parade. Ça ne veut pas dire qu’il est de la fanfare (on n’en sait rien, en fait).

22 Aït Bennasser transmet un ballon à Thomas Pesquet.

23 On laisse Benoît Pedretti frapper les coups de pieds arrêtés désormais, après les quelques tentatives de Puyo qui ont achevé de faire crever de rire le public, lui qui en avait bien besoin pour se réchauffer, il est vrai. Malheureusement, Alou Diarra n’est pas là pour placer sa bonne grosse tête.

24 Le cercle des intellectuels associés choisit ce moment propice après un coup de pied arrêté pour se singulariser : alors que Lenglet a effleuré Didillon en duel, ce dernier se roule par terre de douleur. Nos amis décident donc de lui jeter toute sorte d’objets contondants, histoire de s’assurer que les prochains derby se feront sans supporters adverses eux aussi.

29 Occasion pour Metz, qui se trompe de sport en adressant un drop entre les poteaux. Une absence regrettable.

31 Poyo le poulet de combat donne un coup de bec à Mange-sec et récolte un jaune en récompense.

33 La faute de Pedretti est elle honnête, mais réelle. « Barbare », me souffle-t-on. Lalala je n’écoute pas.

35 Assou Ekotton tente de nous levretter-claquer sur le coup franc qui suit, avec un lob qui part bien vers la cage de Ndy, qui était avancé. Le ballon passe de peu au-dessus.

37 Et c’est le but ! Événement à Picot pour Ben Ped l’artiste maudit du foot, qui ouvre grand la porte à un torrent de communsymboles avec ce coup-franc parfaitement exécuté grâce auquel il ouvre le score et son compteur but avec Nancy, dans le derby, sur un coup franc, grâce au poteau, avec des pics dans les cheveux et le maillot rouge et blanc de L’AS Nancy Lorraine sur les épaules, dans le derby, dans le derby de Lorraine, dans un match comptant pour des points, le derby, celui que le monde nous envie, le derby le derby derbyderbyderby TA GUEULE. 1-0.

40 Poyo veut lui ressembler, au Ped. C’est pour ça qu’il tente de se faire aimer de Youssouf Hadji, l’autre père (génétique, lui) de la Lorraine, en lui adressant un très bon centre. Mais la tête du capitaine n’est pas assez puissante pour tromper le gardien adverse.

44 Lancé en profondeur, Marchetti mène un contre comme l’éclair, course un peu trop rapide pour le vieux corps de Lejeune qui se blesse en lui courant après. Frappe anecdotique, parade typique, blessure critique, et Metz est sans capitaine, sans son phare dans la nuit, et on ne rigole pas, car j’ai beaucoup de respect pour Kevin Lejeune. Non.

Mi temps.

46 Metz engage sur une jambe, tandis que le journaliste de la télévision franco-pas de chez nous assène que « à ce qu’il paraît, il y a une belle ambiance à Saint Symphorien », chose pour laquelle il est tout de même difficile de trouver quoi que ce soit dont on se cogne plus.

47 Dia perd son appui, et la glissade devient un tacle fatal des deux pieds sur Mandgjchek. Jaune.

51 Les fautes s’accumulent dans des tourbillons de violence et de cartons jaunes, si bien qu’il est difficile de distinguer quelle équipe sera privée d’un joueur la première.

53 Marchetti prend part à la fête en s’offrant le scalp d’un messois. Carton.

56 On note comme un signe précurseur que Benoît Assou Ekotto marche depuis dix minutes, sans être blessé, et laisse partir régulièrement des gens dans son dos.

58 Hadji a une position de tir, qu’un malheureux concours de circonstances pousse au déséquilibre. Et ça part n’importe où.

62 Assou continue à jouer le 12è homme pour Nancy en offrant des fautes à répétition.

64 Badila se croit un peu à la fête du slip avec son tir qui part au faîte de la tribune, mais après tout, comme on mène…

67 Ndy se blesse en captant un tir de Vion. Voilà qui est infamant.

70 Le malheureux Camerounais est donc remplacé par Monsieur Propre Sergueï Chernique, tandis que Vincent Marchetti cède lui sa place à l’immense et très grand Alou Diarra.

71 Et ces putes de messoises qui rendent le ballon en touche à dix mètres de notre cage pour mieux venir nous presser sur la remise en jeu. Je n’ai rien contre les fautes d’anti jeu, les saloperies dites et faites dans le dos de l’arbitre, les petites coquetteries adressées aux adversaires, capotes usagées expédiées par colis postal au siège du club et autres occasions de se prouver qu’on a la tape amicale plus virile l’un que l’autre surtout quand elle prend la forme d’une rotule dans les parties, mais pour s’abaisser à ce genre de geste, faut bien admettre que vous êtes la lie de l’humanité finie à la pisse d’aveugle, que vous puez de la gueule pire qu’une ratiche de Didier Deschamps et que votre âme est probablement de la même couleur grenat que la saloperie de chatte pourrie qui vous a enfanté, quand même. Merci donc de réveiller un peu les bas instincts que nous attendions tous dans ce derby, après tout.

74 Bisevache prend lui aussi son jaune dans cette tournée générale, et puis quoi encore, je n’allais pas y échapper, moi qui ai failli signer chez vous avant de vous snober pour 100 kopeks de plus par mois, grandissime enfant de personne que je suis. Sur le coup-franc, Puyo enevlope le ballon, le public et la tribune comme une couverture chaude mais qui gratte et fait transpirer entre les doigts de pieds.

79 Et Cuffaut double le score ! En relais avec Aït Bennasser, ce bon Joffraie traîne sa tête de demeuré derrière le ballon, et plutôt que de la lever, tire entre les jambes de Didillon. Et pourquoi pas. 2-0.

80 Exécution en bonne et due forme qui se poursuit avec l’œuvre de Dia, qu’on avait pas vu depuis un moment. C’était oublier que le bave garçon se bat sur les deuxièmes ballons quand une défense démissionnaire lui laisse le loisir de le faire. Si vous le laissez tirer à bout portant, en plus, il n’y a plus qu’à supporter les remontrances de votre gardien qui vient de se prendre deux petits ponts en deux minutes…3-0.

82 Réaction terrible de Vion qui dévisse un tir comme une petite bricoleuse du dimanche face à Pierre Tchernik.

83 Tout ça en est trop pour Benoît, le leur, pas le nôtre, qui se casse à l’aide d’un rouge obtenu avec patience et méthode, avec cette 72è faute personnelle sur Dia. Bye.

85 Chernik capte une frappe toute pétée de Opta Nguette.

86 Badila muratorise un malheureux messois à l’aide d’un tacle glissé de toute beauté, qui lui vaut d’être définitivement adopté par le public. Jusqu’à ce qu’il laisse Thauvin partir dans son dos, passer le ballon à Gomis et infliger à l’ASaNaL l’humiliation suprême de voir un type faire la panthère en présence de Pablo Correa, je suppose…

87 Feinte de frappe de Youssouf Hadji le très haut, qui abat deux messins ; il part au but, mais savate comme un manche sur le gardien plutôt que de placer ça tranquillement.

89 Ça pousse comme au vêlage pour inscrire le quatrième but, mais les metzains s’en sortent pour l’instant, certes n’importe comment.

92 Et ce n’était qu’en pure perte, car grâce à une action collective peu commune en ligain, Nancy inscrit donc ce quatrième et humiliant but, à l’aide d’un Toulois nommé Youssef Aït Bennasser, qui prend son jaune pour avoir retiré son maillot, mais quel scandale, il rendait honneur aux malheureux litrons de rouges que les fans de Nancy ont bu pendant toutes ces années de disette lors des derby. Un arbitre doté d’un cœur ne devrait pas faire ça, c’est inique. 4-0.

Allez salut.

LES NOTES.

Ndy 4/5 : Match plein avant sa blessure. Attentif sur sa ligne et disposé à relancer court, comme un vrai gardien. Si quiconque avait pu prévoir un jour son ascension fulgurante à ce niveau, on aurait probablement brûlé légitimement le malheureux prêcheur en place publique aux côtés de sorcière et autres hérétiques. Aujourd’hui, l’histoire lui donnerait raison au point qu’on écrive, beaucoup trop tard : « pourvu qu’il revienne vite, ce bon Guy Roland ».

Cuffaut 3/5 : Hormis son premier but qui récompense une montée en puissance tout au long du match, le jeune benêt a pacifié toute la longueur de son couloir en blessant Kevin Lejeune et en faisant sortir Assou Ekotto. Fort.

Diagne 3/5 : Sa discrétion n’a eu d’égal que son efficacité. Minidou fait partie des nôtres, au moins jusqu’à la CAN.

Lenglet 4/5 : Un match au niveau, et un régal pour les yeux.

Badila 4/5 : Voilà encore un jeune homme que l’on a voué aux gémonies par le passé, mais qui semble avoir trouvé une certaine régularité au haut niveau. Son tacle en fin de deuxième mi-temps lui a valu un point de plus, parce que c’est comme ça.

Aït Bennasser 4/5 : l’Inénarabe a établi un périmètre de sécurité autour de sa propriété : le milieu de terrain. Puis son endurance de bête de somme a fait le reste, puisqu’il a épuisé ses adversaires de bout en bout, au point de se balader tout seul entre les lignes en fin de match.

Marchetti 3/5 : Sa technique lui permet de surnager, ce qui est fort bienvenu, car il a parfois tendance à jouer à l’envers. Je n’ai pas envie de dire du mal, alors…euh…disons qu’il a une tête bien faite.

Pedretti 5/5 : Match parfait du vétéran. Son premier but en rouge et blanc. Une domination sans partage sur la relance. Tout a été dit dans ces lignes auparavant sur le bien qu’on pense de lui à Nancy. Et j’entends déjà les salisseurs de mémoire dire qu’il a raté sa carrière. Sauf que non, il la termine avec le panache d’un vrai héro, lui, au cœur d’un vrai challenge. Niquez vous. Je l’aime.

Dia 4/5 : Voilà, encore un noir qui viole et assassine une pauvre victime, et c’est toute la fachosphère qui commence à faire du monocycle sur le cadavre encore chaud de Benoît Assou Ekotto. C’est vrai qu’il y a bien longtemps qu’on n’avait assisté à pareille barbarie.

Puyo 3/5 : Le fait de son match reste sa feinte de frappe sur l’ouverture du score. Pour le reste, il a fait du Poyo, c’est-à-dire surtout de l’humour, et quelques gestes absurdes tant ils étaient classes. Un joueur parfaitement insondable, tels qu’on les aime à Nancy.

Hadji 3/5 : Encore un vétéran qui a fait mal à la messerie, même si ce sont plus les côtés qui ont souffert. Youssouf le Second aurait pu marquer plusieurs fois, il a préféré regarder ses jeunes camarades assumer son héritage en toute compassion. Quel homme.

REMPLAÇANTS :

Chernik NN Entré en catastrophe sans même avoir enfilé ses gants, il a fait le taf ensuite. Tiens toi prêt pour la furia marseillaise, mon petit pote (et on ne rit pas au fond).

Diarra NN Le Grand Remplaçant. Il fait peur à la France faible d’esprit et assène des coups bien sournois, non content de monopoliser l’espace aérien. On l’a même vu courir, ce qui n’a pas manqué d’alerter les forces du contre espionnage.

Koura NN Il pourra dire qu’il a participé à la curée.

NOTE ARTISTIQUE DE L’ÉQUIPE : 5/5

Cette fois, point de déprime post-coïtanale. Au diable la mesure : on a gagné, et salement, en plus. La manière y était, le contexte, la passion, le froid lorrain et les interviews parfaitement appropriées de Jean-Jacques Rousselot après le match, à qui on préfère demander de parler du rachat plutôt que de son juste enthousiasme d’avoir vu son équipe remporter ce match.

Quel dommage aussi que les supporters messois n’aient pu faire partie de cette fête, eux qui ont perdu là une opportunité unique de repartir dans les confins du nord au delà du mur l’anus aussi béant et insalubre que le passage de la Ravinelle ! Mais soyez rassurés, amis messois : cette victoire étant acquise, je reprends mes esprits et assume à nouveau de ne pas détester mes voisins. Je préfère le mépris, c’est plus infamant.

Surtout, à la détestation stérile, je préfère l’amour. Car je sais ce que c’est, peut-être même suis-je le seul homme sur terre à connaître les plus intimes détails de ce vrai sentiment. L’amour inépuisable et toujours plus vivace pour un homme qui a parfaitement cerné la psychologie de ce match en envoyant au combat les plus impliqués de ses joueurs : un maximum de formés au club (bon, ne me parlez pas de Coulibaly, merci), et les briscards là-derrière pour encadrer tout ça. Ce qui marche au-delà de toute espérance ainsi ne peut que renforcer toute l’admiration que l’on a pour lui, et la joie de savoir Pablo de notre côté. Soit-il infiniment remercié de nous avoir offert ce grand moment.

Je crois en Pablo Correa.

Marcel Picon.

Marcel Picon

Ras le cul de toutes ces conneries.

3 commentaires

  1. Pour moi tu es définitivement entré dans la légende le jour ou on t’as demandé : quel est le symbole de la ville ? et que tu as répondu le plateau de Malzéville. Magnifique Acad’ comme toujours. J’espère que Pablo te prendra comme adjoint tu le mérites.

  2. J’arrive très tard, mais je tenais tout de même à vous remercier pour cet hommage à la scatophilie. On ne peut vraiment compter que sur Horsjeu pour trouver des gens de qualité.

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