Paris FC – AC Ajaccio (2-1) : I Sanguinari fêtent ses 15 ans avec une défaite

Un déplacement au stade Charléty, contre le Paris FC, un lundi soir, en plein hiver ? Même pas peur, au contraire.

Le 7 décembre 2002, les statuts de l’association I Sanguinari étaient déposés. L’AC Ajaccio allait ainsi avoir son groupe de supporters sur le continent. En janvier 2003, I Sanguinari faisaient ses premiers déplacements. Quinze ans plus tard, l’association est toujours là, plus que jamais. Ce match contre le Paris FC était donc l’occasion rêvée pour fêter un anniversaire pas comme les autres.

Mais plus que le match, c’était la journée qui était extraordinaire, au sens premier du terme. Ma récente notoriété a attiré les médias. Pour ce déplacement au Paris FC, une équipe de trois journalistes de France 3 me suivent, de chez moi jusqu’à la fin du match. Un journaliste, un caméraman et un preneur de son. Le premier ressemble à un mélange de mon beau-père et de Salcedo de Narcos, le deuxième est une version améliorée de Philippe Carayon et le troisième est le sosie espagnol de Geoffroy Garétier. Je vous laisse le plaisir de découvrir le reportage qu’ils ont tourné sur moi et ma passion dans Tout le Sport le jeudi 25 janvier aux alentours de 20h sur France 3, avant Plus Belle La Vie bien évidemment.

Avec les nombreux arrêts pour filmer des plans, la route jusqu’à Paris se fait en un peu plus de cinq heures, bien évidemment en Peugeot 106 (que vous pouvez aider à aller mieux en participant à la fameuse cagnotte Leetchi). Un plein de liquide de refroidissement, pas d’embouteillage et pas de surchauffe du moteur, tout se passe bien dans le meilleur des mondes. L’arrivée à Charléty se fait à 18h30. Après avoir attendu un peu tout le monde, nous voici dans le parcage visiteurs aux alentours de 20h.

REGARDEZ CETTE JOIE IMMENSE

À noter le très bon accueil des Parisiens. Chose très appréciable, la fouille sera très rapide, et, pour une fois, pas besoin de déplier la bâche. Dans le kop, nous nous retrouvons à… attention… une soixantaine ! Bien plus qu’une semaine avant, à Brest, où nous étions seulement 9.

En parcage, nous notons la présence de Guillaume, de Vince Per Noi, de Matthieu, de son beau-frère portugais, d’un zadiste, du petit-fils de Napoléon, de 8Clem, de Manufrankin, de Luc Nostrada-Leca, de Michel Polnareff sans les cheveux mais avec les lunettes, de meufs plutôt bonnes, de membres de l’Orsi Ribelli, de Vadim, de Lucca, d’Adrien, de Harry Potter, de Joe Dalton obèse, de Screech de Sauvés par le Gong, de Clément, d’un Bastiais… Bref, d’une soixantaine d’éléments. De quoi bien fêter les 15 ans d’I Sanguinari.

 

Parmi eux, et c’est la première fois que je vois ça en parcage, Vince Per Noi, Romain, le zadiste et le petit-fils de Napoléon avaient réussi à faire entrer plusieurs fioles d’alcool (Quand on vous a dit que la fouille était vite-faite). C’est donc avec plaisir que j’ai bu un Ricard en parcage pour la première fois de ma vie.

« Un petit Ricard dans un gobelet en plastique, hey hey »

En parlant de fouille, les stadiers avaient laissé passer une petite banderole amenée par un supporter inconnu au bataillon. Sur celle-ci, était écrit « Paris FC, Petite fessée corse ». Rien de bien méchant mais le mec qui s’occupe de la sécurité du PFC viendra immédiatement la faire enlever. Le stadier, à côté de nous, me dira « c’est dommage, c’était pas méchant, je trouvais ça drôle moi. Mais de toute façon, on peut plus rien dire maintenant et on peut plus rire ». C’est bien vrai, ma p’tite dame.

Non, l’homme à droite ne fait pas un salut nazi. Il est juste content.

Après avoir chanté, agité les drapeaux et frappé dans le tambour au coup d’envoi, c’est parti pour les macagnes. Dès la cinquième minute, Manufrankin lancera un « Oh arbitre, oh PD, siffle c’est fini ».

Voici 8Clem et son bout de papier au premier plan. En violet, Vince Per Noi. Au fond, le zadiste.

De son côté, 8Clem s’empare de la feuille imprimée quelques minutes avant le match sur laquelle on retrouve les noms et les numéros de tous les joueurs du Paris FC. Il doit être le seul supporter au monde à faire ça. Il repère les joueurs parisiens et se lance dans des macagnas dont il est seul à avoir le secret. Extraits.

— « Oh Demarconnay, on te reconnaît ! »

— « Oh Bong, tu rebondis ! »

— « Oh Delaine, oh PD, va te faire un pull »

— « Oh Saint-Louis, oh salope, va ramasser du sucre » (Attention note de la rédaction : ceci n’est pas une blague raciste mais un rapport avec la marque de sucre Saint-Louis).

 

 

Il est alors 21h30, c’est la mi-temps. Déjà ? Il est surtout l’heure du SANDWICH ! Direction la buvette, sous la tribune. Pour une fois, deux ou trois meufs se chargent de la distribution, l’attente n’est donc pas longue. Premier bon point. C’est peut-être le seul.

Les + :

— Très peu d’attente, donc

— Le choix des boissons et des sandwichs (Oasis, Coca… Thon, poulet, jambon)

Les – :

— 2 euros le verre d’eau ? Sont-ils vraiment sérieux ?

— Ce n’est pas du vrai Coca, mais du Paris Cola. Dégueulasse.

— Les sandwichs proposés sont des sandwichs sous-vide Daunat

— Des sandwichs au pain brioché

— Des sandwichs au pain brioché vachement sucré

— Trois euros pour cette merde de sandwich quand même

 

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 1,25/5. Les mecs se font pas chier quand même. Ils vont au Super U du coin, ils achètent un stock de sandwichs Daunat et le tour est joué. Mais putain, nous on va au stade pour de l’authenticité, pour manger du vrai pain, pas pour bouffer des sandwichs en plastique. C’était le coup de gueule de la soirée. Merci.

 

Il est l’heure d’aller regarder les 22 joueurs jouer au football sur une pelouse dans un stade vide. Les deux buts encaissés en première mi-temps refroidiront largement l’ambiance dans le parcage dans les 45 dernières minutes. La preuve, ce sont les deux enfants de Vadim (anciennement connu sous le nom de Vadim le Gaulois) qui assureront les chants et s’occuperont du tambour.

La communauté des joueurs oubliés

Le match était tellement chiant pour le zadiste présent en tribune avec nous qu’il préférera se barrer pour aller baiser « avec la meuf d’un pote » en plein milieu de deuxième mi-temps. 22H45, l’arbitre siffle la fin de la rencontre. L’ACA est défait 2-1 mais cela n’empêche pas les joueurs acéites de venir nous saluer en nombre. C’est rare mais quand c’est le cas, il faut savoir le souligner. La foule présente en parcage file en vitesse pendant que nous débâchons, toujours sous les yeux des journalistes de France 3, qui ne nous ont pas quitté. Il est l’heure de se dire au revoir et de se donner rendez-vous à Nîmes, le 2 février prochain pour un nouveau déplacement important. Nous passons devant Dédé, l’intendant, qui nous fait signe de s’approcher. En guise de cadeau, il nous file trois maillots du match. Merci Dédé. Le retour se fait seul, encore en 106, et l’arrivée se fait aux alentours de 5h30, après avoir dormi 1h30 sur le parking du Auchan de la Charité sur Loire. C’est la vie que j’ai décidé de mener.

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

4 Comments

    • C’est bizarre en effet, je l’aurai plus vu dans Turbo ou dans Les Escapades de Petitrenaud.

  1. Ta gueule et ton nom sont davantage connus que les joueurs d’Ajaccio !
    ‘tain avec une belle lettre tu devrais pouvoir leur demander une bagnole de fonction pour remplacer ta mythique bagnole toute pourav’ ! Au moins une Opel Corsa !

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