Uruguay-Angleterre (2-1), la Charrùas Académie continue d’y croire
A près de 24h d’un 1/16e de finale
Hola Pendejors !
Suite à mon apparition dans l’émiffion j’ai cru comprendre que vous vouliez d’avantage d’histoire de nazis. Alors voilà celle que m’a racontée un ancien compagnon de travail de mon grand-père :
« Dans un camp de concentration, un enfant pleure très fort : Ouin ! Ouin !
Les prisonniers, alertés viennent le voir
-Pourquoi pleures-tu, petit homme ?
-Ouin ! C’est mon papa ! Il est mort !
-Les salauds ! Ces fascistes ne respectent donc rien !
-Papa ! Papa ! Papa !
-Ne pleure plus ! Regarde autour de toi ! Tu as une nouvelle famille : celle des opprimés en lutte contre celle des oppresseurs ! Le jour est venu pour toi d’apprendre ce qu’est la liberté… Ton père est mort pour elle comme nous mourrons pour elle ! C’est à toi de reprendre le flambeau ! Sèche tes larmes et que ta douleur se transforme en rage ! Fais-nous en la promesse : N’ OUBLIE JAMAIS COMMENT ET POURQUOI EST MORT TON PERE !!!
-Snif… Je préfèrerais oublier ! C’est trop bête : Il est tombé du mirador parce qu’il avait trop bu… »
(Extrait des souvenirs de Sebastian Federico Gutirez, plus connu sur votre sous continent comme Heinrich Zoeller)
Ce soir ce n’est pas Libertad o Muerte (la devise du pays) mais bel et bien Victoria o Muerte. On affronte les rosbifs. Loin de moi l’envie de les faire sortir prématurément mais bon, c’est soit eux soit nous. Et là le calcul est vite fait : on les ridiculise et on prie pour que la hype Costa Rica ne dure qu’un match.
La composición
IL EST DE RETOUR !!!
Oscar « El maestro » Tabarez (car figurez-vous Bixente qu’il était instituteur avant) a procédé à quelques changements : Maxi Pereira expulsé, c’est Martin Caceres qui jouera sur le flan droit. Quand je vous dis que c’est un couteau suisse le mec ! Du coup Alvaro Pereira (qui a joué à l’Inter avant de partir pour Sao Paulo) occupera le flan gauche. Oui ca en fait du flan, commun symbol de votre présidente, François.
Mais les changements les plus forts sont les faits du coach : EXIT les trentenaires bien tassés que sont LUGANO, FORLAN et GARGANO ! Place à Gimenez (19 ans) en défense, Lodeiro (25 ans) pour animer le jeu et SURTOUT LE RETOUR DE NOTRE MESSI ET DIEU : LUIS ALBERTO SUAREZ DIAS.
Mine de rien « el maestro » pose ses cojones sur la table et tend le marteau à ses détracteurs. Vont-ils oser ?
El juego
A peine le match entamé on a senti que les Angliches voulaient nous coller une pression de tous les diables mais ca reste très stérile (un peu comme ta grand-mère après les expérimentations de mon grand père dans le camp). Hormis une légère faute de main de Muslera en début de match, les inventeurs de la viande bouillie parfumé à la menthe sont inexistants. Et puis soudain, sur un coup-franc de Gerrard, Muslera est trop court sur sa sortie (la fameuse école des sorties Damien Grégorini) place une tête dégueulasse sur la barre. Puta madre ! On est pas passé loin…
Cette inefficacité des insulaires est due à deux facteurs : la nullité de certains d’entre eux (Welbeck, Henderson, Sturridge) et le replacement de Diego Arevalos Rios en sentinelle devant la défense. Il est pas le plus connu mais putain j’ai jamais vu un mec ratisser autant de ballons (à part peut être le guerrier Diego Perez). Rajoutez le rôle de patron enfin assumé par Godin et c’est pas fait le 1er but en coupe du monde pour votre rouquin à l’allure de boxeur.
Passé les premières minutes, la peur liée au résultat prend le dessus sur l’envie et la multiplication des erreurs techniques de part et d’autre rend la partie beaucoup moins intéressante.
Néanmoins l’intensité reste présente et nous permet de ne pas nous endormir dans nos verres.
Et soudain GOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL
Arevalos Rios récupère un nouveau ballon devant la surface, remonte un peu la balle et transmet à Lodeiro qui resiste à une charge d’Henderson. Il réussit à transmettre à Cavani, excentré sur le côté droit de la surface ; « el matador », d’un petit ballon piqué qui lobera cette salope (non pas Ramos) de Cahill et le dépose sur la tête de « el pistolero » qui ajuste tranquillement Hart sans vraiment avoir regardé où était la cage, ni le gardien. Ca fait 1-0 et on sent qu’on en a encore sous la semelle.
Que peut-on dire de cette première mi-temps ?
D’abord les errements défensifs entraperçus contre le Costa Rica se sont (temporairement ?) estompés : Godin a la taille patron et dirige son petit monde avec maestria ; Gimenez a tout d’un futur grand et les latéraux (Caceres à droite et A.Pereira à gauche) font le boulot. Le premier cité étant bien plus offensif que son opposé. Quand à Muslera, il est entrain de prendre la mesure de l’évènement (malgré ses 60 sélections) et fait parler son talent.
Au milieu, Arévalo Rios était partout, ratissant, taclant, arranguant. Lodeiro participe à la défense comme tout le monde et oriente avec justesse en phase offensive. C.Rodriguez à gauche est un peu transparent tandis que A.Gonzalez laisse Caceres déborder et le couvre.
Devant, l’entente entre Cavani et Suarez est plus que parfaite : quand l’un a le ballon, la première chose qu’il fait est de regarder où l’autre se situe et fait tout pour le servir dans les meilleurs conditions.
En seconde période, nos adversaires (qui n’ont pas tirés les premiers) se sont fait remonter les bretelles par Roy et décident de partir à l’assaut des cages de la Céleste. A l’heure de jeu, Sterling drible Cavani à l’entrée de la surface, puis A.Pereira avant de centrer. Bien sur le ballon finit en 6 mètres mais les uruguayens pressent les soigneurs de rentrer : A.Pereira reste inanimé au sol car il a pris le genou de Raheem sur la tempe.
Soyons clair entre nous : tu te prends ça, tu meurs dans l’instant
Après s’être relevé, le médecin demande le changement mais Alvaro refuse, et hurle que CA VA TRES BIEN ! Quand je disais que seul Suarez pouvait apporter un supplément d’âme et de combativité. Qui c’est qui avait raison ?
Et pourtant, toutes les bonnes choses ont une fin, et suite à un débordement de Glen Johnson, un Uruguayen dévie involontairement le ballon jusqu’à Rooney au second poteau qui trouve le chemin du but pour son 10ème match de coupe du monde.
Ce but redonne de la vigueur à nos adversaires, tandis que nous nous replions sur nos 30 mètres. Muslera continue de briller par ses parades, écœurant les attaquants adverses.
Alors tu te dis que tout est fini, que plus rien de bon ne sortira de ce match quand…
GOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOOLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLLL !!!!!!!!!!!!
Sur un dégagement de Muslera, Cavani va au duel avec Gerrard. L’Angliche le remporte mais dévie la balle dans la course de Suarez (donc pas de Horsjeu(.net) OK les connards qui ne connaissent pas les règles ?). Ce dernier dépose tout en vitesse Cahill (pléonasme) et s’en va fusiller Hart. Au passage on remarque la couardise du « gardien » qui préfère enlever sa tête (et sauver son brushing) plutôt que de sauver le point du match nul. Mais c’est bien cabron, tu n’es pas le successeur de Seaman, Banks and co. 2-1 por nosotros !!!
Los jugadores
MUSLERA (5, magnifico) : Là je retrouve le gardien qui me fais aimer ce poste. Après un début de match difficile, il a multiplié les parades, rendant fou les attaquants. Il ne peut pas grand-chose sur le but.
CACERES (4, sérieux) : Replacé à droite, il a joué un rôle prépondérant tant dans l’organisation défensive que dans l’animation offensive, prenant parfois le rôle d’ailier.
GIMENEZ (4, surprise) : Grosse sensation avec le jeunot qui a remplacé le vétéran Lugano. Pas du tout impressionné par l’enjeu, il a tenu la baraque derrière.
GODIN (5, patron) : ENFIN ! Il prend le brassard de capitan et le rôle de patron défensif. Mission doublement accompli pour l’autre Diego. A pris un carton jaune rapidamente mais a assuré par la suite.
A.PEREIRA (2+1, guerrier) : Il avait du boulot face à Sterling, n’a pas apporté grand-chose offensivement. +1 pour son refus de sortir en engueulant le staff médical.
AREVALO RIOS (4, monstro) : Il a été partout défensivement. Si jamais il doit sortir, on se consolera avec l’entrée de Diego Perez. Mais je me pose la question : POURQUOI AUCUN CLUB EUROPEEN NE VIENT LE CHERCHER ? IL JOUE AU MEXIQUE LE MEC !!!
C.RODRIGUEZ (2, invisible mais…) : peu en vue offensivement, sans doute pas aidé par le manque de velléités offensives d’Alvaro Pereira. Il a en revanche très bien contenu Glen Johnson.
LODEIRO (3, précieux) : Il a servi de régulateur au milieu, pas avare en efforts défensifs il a aussi beaucoup travaillé quand l’équipe à récupéré le ballon. Remplacé à la 67ème par Stuani.
A.GONZALEZ (2, il était là ?) : Pas présent offensivement, il a surtout servi à couvrir les montées très offensives de Caceres. Remplacé à la 78ème par Jorge Fucile qui, bien que défenseur, finira le match attaquant.
CAVANI (4, tellement…) : précieux, utile, combatif… N’importe quel adjectif lui sied à merveille. « El matador » a tout fait ou presque : il ne lui a manqué qu’un but.
SUAREZ (, au dessus c’est le soleil) : IL EST LAAAAAAAAA !! Impossible de défendre correctement pour la charnière tellement il a été un vrai poison. Dans tous les bons coups, il a su transmettre sa rage et sa hargne à tous ses coéquipiers. Perclus de crampes, il est sorti à la 88ème pour Coates. En 2010 c’était déjà lui le cœur de cette équipe et Forlan le buteur. En 2014, on a réussi à faire la synthèse des deux avec LUIS ALBERTO SUAREZ DIAS !
Voilà, c’est tout pour ce match d’anthologie. Non content d’avoir pratiquement sorti l’Angleterre nous conservons nos chances de passer ? Si nous finissons 2nd, se prépare un savoureux Uruguay – Colombie. Mais comme me le fait remarquer Vincent, tout cela n’est que du football-fiction et que c’est très chiant.
Rendez vous mardi 24 juin pour une truculente rencontre contre l’Italie (tiens encore un pays rempli de fascistes), pour un match décisif, la hipe costaricienne ayant duré un deuxième match consécutif. NE LOUPEZ PAS CELA !
Bises analement enfumées.
Juan Alberto Chafouino

+1 sur Muslera, Cavani et Suarez (meme sur une jambe!).
Godin aurait quand meme merite l’expulsion, a mon avis
Bonjour Salomé
Bien d’accord avec toi pour ces trois là, je rajouterais quand même Arevalos Rios qui fait un travail monstrueux à la récupération.
Pour ce qui est de Godin je paraphraserais un de vos commentateurs radio: « ça peut se siffler comme ça peut ne pas se siffler. »
Pour faire simple, il y va de bon cœur mais il ne faut pas oublier que le football est un sport de contact. Si on s’écroule dès qu’on touche autant faire un sport où on ne risque rien.
Maintenant il va devoir faire gaffe contre les ritals et surtout en huitième si on passe (mais j’y crois dur comme fer)
Analement
Juan Alberto Chafouino