Fiorentina – Juve (0-2) La Bianconero Académie a les dents violettes.

Salut les zèbres,

Après le poutrage anal de Sassulolo dimanche dernier, on se frotte à la Viola sur ses terres. Encore un club qui nous aime par dessus tout. En bons Gobbi que nous sommes, on va s’empresser de sonner les cloches ce club de bas étage et le remettre à sa place. Les équipes qui ne savent pas perdre, ça va deux minutes. Peuple florentin, cantonne-toi au calcio storico et laisse les grands jouer au football, merde. Je vais pas en faire des caisses pendant 2000 mots mais vous avez compris le délire. Je porte pas la Fio dans mon cœur. Qu’ils se jettent dans l’Arno une pierre attachée au cou.

La Fio, cette meuf féministe genderfluid déconstruite chépaquoi (je comprends rien à vos expressions là, et puis ça m’emmerde) dont tout le monde se fout.

 

LE MOT SUR L’ADVERSAIRE (tiens ça faisait longtemps.)

Fils de putes (bon OK ça fait trois mots, mais j’ai oublié cette rubrique depuis quelques académies).

 

LA COMPO DE MAX

La pénurie d’ailiers continue. La bonne forme de l’équipe aussi. On est plus ou moins sur de l’équipe-type du moment quoi, avec un peu de rotation à droite de la défense et sans les blessés Matuidi, Höwedes (emploi fictif of ze ihère) Dybala et Cuadrado. Douglas Costa revient sur la feuille de match grâce à la compétence légendaire de nos médecins. On compte donc sur Bernardeschi pour enfoncer le clou dans le cul de son ex.

 

Une équipe qu’elle est bien pour le football.

 

LA PARTITA

39% de possession de balle. De mémoire de bianconero on doit remonter à longtemps avant Jésus-Christ pour trouver une statistique similaire. Mais c’était le plan de Max, laisser le ballon à la Viola et attendre patiemment qu’elle sache plus quoi en faire. Puis lui sabrer le cul contre le cours du jeu. D’aucuns diront que la Fiorentina a outrageusement dominé la partita et que c’est par deux coups du sort que la Juve s’en est tirée. Je répondrai volontiers à ces cuistres d’aller se faire farcir l’urètre au peperoncino piccante, mais ils n’en valent pas la peine. Si vous imaginez que je vous raconte tout ça pour camoufler une fois de plus le fait que j’ai regardé le match en diagonale plein comme une barrique, vous avez raison. Avez-vous remarqué à quel point vous aviez souvent raison ? JPR, le Very Important Lecteur de la Bianconero Académie, l’aura sans aucun doute remarqué, lui.

Sinon on va parler un peu du match quand même. Marchisio (de retour dans le onze suite à la blessure de mon Blaisou) allume la première mèche après à peine cinq minutes de jeu après un beau une-deux avec Pipita, mais ça ne donne rien. Benny Benassi réplique une dizaine de minutes plus tard avec la même frappe de vieille. Les vieilles se rendent donc coup pour coup en ce début de match. Cette transition toute pourrie me permet tout de même de placer cette petite vidéo pour votre plus grand plaisir :

 

 

Ma haine de la Viola ne s’arrange pas lorsque ses joueurs crient au scandale pour une non-main de Chiellini dans la surface. Le centreur était hors-jeu quoi qu’il arrive. Mais on perd quand même un temps fou avec cette putain de VAR de mes couilles. La chaude-pisse du football continue malgré tout à se propager, défendue par les chantres du bon goût qui peuplent les plateaux-télés. En fait, les talk-show de foot sont des bouillons de culture de maladies vénériennes. Et de temps à autre, il y en a une qui se faufile jusqu’au sommet d’une fédération. Et le Coca-Cola Football cher à Trombino n’est pas immunisé à la VAR. Pire, il l’accueille volontiers.

Mais je m’égare. Encore.

Alors que la mi-temps approche et que la Fio domine les débats, Dias tire sur le poteau de Gigi après un contre bien mené. Oui mais voilà, on accorde toujours pas de quart de point pour un tir sur le poteau, alors on s’en carre le cul. Pas cadré, pas dangereux.

Mon Fredo d’amour que j’aime d’un amour  »presque pédé tellement il est beau et tellement il est fort et tout ça » obtient un bon coup-franc à la limite de la surface, pile-poil au bon endroit pour son pied gauche pornographique. Il le transforme comme un papa. Petit filet gauche, propre (0-1, 54e). Le plus beau dans tout ça, c’est la célébration bien entendu. Fredo s’en est donné à cœur joie en chiant à la gueule des supporters qui le conspuaient à chacune de ses prises de balle. J’ai joui, et je culpabilise pas du tout. Bordel quel kif ça doit être de fermer sa gueule à un stade tout entier.

La Fio a rapidement l’opportunité de revenir au score mais Théréau n’a pas le temps de conclure le beau travail de Chiesa, vu que le jeune Gianluigi Buffon sort comme une bombe dans les pieds du Français. Un talent à surveiller de près, ce Buffon.

Pipita lui prend tout son temps pour ajuster Sportiello après avoir été lancé par le beau Georges (0-2, 84e). La Juventus n’encaissera pas de but. En fait, elle n’en a encaissé qu’un seul en seize matches depuis le 19 novembre 2017. De très bonne augure avant mardi et le déplacement à Londres pour affronter les Spurs.

 

LES NOTES

BUFFON (4/5)
Franchement c’est difficile de noter un mec qui n’a rien à faire ou presque. Alors on alterne. Un peu de 3, un peu de 4 ça dépend de l’humeur. Il devrait avoir plus de boulot mardi en Champion’s ceci dit.

LICHTSTEINER (3-/5)
Plutôt absent des débats, il aura tout de même latté Chiesa et ramassé un petit jaune traditionnel. Remplacé par BARZAGLI pour les trente dernières minutes, qui a aidé à tenir le score une main dans le slip tellement c’est facile pour lui.

BENATIA et CHIELLINI (4/5)
Georges et Mehdi, c’est la bromance de l’hiver. Ils enculent tous les attaquants qui arrivent jusqu’à eux. Je suis pas sûr que Benatia ait perdu un duel. Chiellini quant à lui s’est même offert une passé décisive. Tremble Harry Kane.

ALEX SANDRO (3/5)
S’est contenté de défendre et l’a bien fait.

PJANIC (3/5)
Il fallait être dans un registre différent aujourd’hui, et il a su le faire. Il a récupéré beaucoup de ballons, c’est bieng.

KHEDIRA (2/5)
Sami c’est un match sur deux. Alors on se dit à mardi pour en planter trois aux Spurs.

MARCHISIO (3/5)
Le bel homme a été un bon suppléant du poulet sans tête. (Blaise si tu me lis, je n’ai que de l’amour pour toi, surtout depuis que t’as quitté Paris.) Le local lad dont tout le monde rêve.

BERNARDESCHI (4+/5)
Hué par ceux qui hier voulaient faire de lui la bandiera de leur club, Fredo a répondu. Et Artemio Franchi s’est tu.

MANDZUKIC (3/5)
Mario a eu plus de boulot défensif qu’autre chose. Mais se salir les mains, c’est dans son code génétique. Et il prend du plaisir à le faire le bougre.

HIGUAIN (3+/5)
Ce bon Gonzalo a de l’appétit. Son truc c’est les buts. Déjà 50 sous le maillot bianconero, et un plutôt sympa aujourd’hui qui met fin au suspense. Bravo.

On se retrouve sur la route de Kiev dès mardi pour un choc au sommet contre Tottanal Hotspurs. D’ici là, portez-vous bien. Je n’ai pas parlé du Napoli-Lazio dans l’intro pour pas que ça nous pisse au cul, on verra ce que ça dit (au moment où j’écris ces lignes, la Lazio vient tout juste de se faire égaliser. On dirait que c’est plus fort que moi…) Attendez-vous à un regain de mépris et un retour en force du complexe de supériorité bianconero si toutefois on venait à être premiers à l’issue de la journée (ça risque de devoir attendre un peu).

 

Fino alla Fine

Un baccio nel culo.

Roberto Bettégras

Gérontophile en noir et blanc pour Hors-Jeu. Alter ego bedonnant et bas du plafond d'un célèbre attaquant de la Juve

5 Comments

  1. Le VIL de cette académie. Je prend le compliment avec un de ces bonheur si vous saviez.

  2. Alors, déjà… Merci pour le combat de vieilles… C’est un concept que je n’avais jamais vu… Et je t’en remercie.

    Et ensuite, depuis quand on a le droit de vanner ses adversaires sur HorsJeu, hein ? Du coup je salue la figure du Desperados noir et blanc que tu détiens sur ce site…

    Dernier point… Navré pour la défense contre Tottenham… Au regard de ces lignes, je vois bien que tu étais encore plein d’un optimisme presque naïf…

    Allez, viens dans mes bras, va…

    • Mon cher Gras,

      Si la naïveté fait bien évidemment partie de ma palette, elle a pris un sacré coup hier soir je dois bien l’avouer. Le ton de la prochaine acad’ sera différent. Tout avait pourtant si bien commencé…

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