Tottenham – Juve (1-2) La Bianconero Académie a le cœur fragile.

ANDIAMO A KIEV motherfuckers.

 

Salut les zèbres,

 

Je ne vais pas vous mentir, la crainte d’une tottANALisation en règle ne m’a pas quitté depuis le match aller. Les journées furent longues, empreintes de doute. Du doute qui pourrit la moelle de nos pathétiques existences jusqu’au trognon. Puis l’espoir est né. À nouveau. Pas par le jeu, non. Vous qui suivez la Juve, vous le savez bien. Mais simplement en passant mon maillot bianconero un soir. La maxime de Boniperti, imprimée à l’intérieur du col, n’a jamais été aussi vraie que ces derniers jours. Avec le non-match contre la Lazio qui  a débouché sur une victoire inespérée et imméritée, nous sommes revenus à nos fondamentaux. Cette maxime, c’est la juventinità concentrée en quelques mots :

« Vaincre n’est pas important. C’est la seule chose qui compte »

Nous savons le faire avec la manière. Après tout, nous avons eu parmi les plus grands esthètes du ballon dans nos rangs. Rien que pour les récents : Platini, Baggio, Del Piero, Zidane, Pirlo, Davids (rayez la mention inutile). Mais nous savons aussi le faire aux forceps, en conjuguant l’abnégation au dépassement de soi et avec une rigueur dans le travail et une exemplarité… Mais… mais qu’est-ce qu’il se passe bordel ? Je me transforme en rugbyman ou quoi ? C’est quoi ces discours à la con avec des mots du dictionnaire mis bout à bout qui veulent rien dire ? Allez stop.

On va donc compter sur notre bonne forme (laissez-moi rire), mais surtout sur l’immense capacité qu’à tottANAL à se chier dessus à Wembley ou  ailleurs pour passer un tour de plus et aller voir le match avec Lorent Quetsche en buvant plein de pintes.


LE MOT DU VIL

Le VIL est de retour, même s’il a manqué la première mi-temps. Il a du nez ce VIL, on pourrait même croire qu’il déclenche les bonnes choses pour la Juve en allumant sa télévision. Bravo et merci à lui. Toutefois, une question me brûle la vulve. Le VIL aurait-t-il un précédent avec Némarre ?

« J’allume mon écran à la mi-temps et que ne vois-je, la Juventus écrasée 1 à 0 ? J’ai tout juste le temps de m’installer et de savourer ce qui suivra. Et ce sans Neymar. Les vrais savent. »


LA COMPO DE MAX

 

Nos attaquants jouent sur une jambe, Barzagli joue à droite, Khedira joue tout court… On se met pas dans les meilleures dispositions.

 

Khedira entre dans sa 571e semaine d’immunité consécutive.

 


LA PARTITA

Après la séquence émotion (un bisou à Davide. Mine de rien ça fait bizarre, quoi qu’en dise cet immense coprophage de Dani Alves), place au jeu. Et ce que je peux vous dire mes poussins, c’est que Son est à fond en ce début de match. J’ai peur pour mon Barzagli préféré. Et il faut un retour de papa de mon Blaisou sur Kane  pour éviter le but juste avant le quart d’heure de jeu. Le moment où mycANAL décide de planter lamentablement pour la 648146871e fois de la saison. Ce qui me permet vraisemblablement de rater le pénalty sur Douglas Costa que l’arbitre refuse de siffler (après ralenti c’est flagrant, et le corps arbitral va voir un objet contondant être introduit avec véhémence dans son cul s’il continue à se comporter de la sorte). Bon et le match dans tout ça ? Et bien les méchants de tottANAL poussent, et il faut un grand Gigi, bien accompagné d’un bon Georges pour nous maintenir à flots. Les vagues annales se succèdent mais les vieux veillent au grain.

Par contre, Son est vraiment trop fort, alors Barzagli se dit que ma foi, on va un peu lui marcher dessus. Et puis encore un peu. Et encore. Les duels deviennent énervés, on sent que ça peut partir en couilles à tout moment. Mais Son of a bitch (oui, j’ai décidé de ne pas être drôle en employant le patronyme de cette personne dans des jeux de mots douteux) vient détruire le rêve en trompant Gigi de près avec un tir tout pourri (1-0, 39e).

Son aspire toute l’équipe avec sa shnek tellement il est en furie.

 

A-t-on seulement existé dans cette double confrontation depuis que Pipita a raté son pénalty à Turin ? Et bien figurez-vous Arsène que non. On est nuls. On mérite rien. Si on est champions d’Italie (et Dieu sait que c’est loin d’être fait) ce sera simplement parce que nos adversaires auront été plus nuls que nous.

 

Ce que j’aurais préféré subir au lieu de cette première période.

On repart en seconde période avec les onze mêmes. Et si la flamme de l’espoir vacille, c’est parce que  la défense bianconera, sorte d’ersatz de raclure de foutre sidaïque collé à un hémorroïde d’une députée LREM qui vient de se faire…, enfin vous avez saisi l’idée quoi, eh bien la défense en est au même point qu’en première période.

Et si… Non, on va pas se mettre à y croire après avoir été aussi nuls. Mais tout de même, c’est pas anodin. Higuain réduit le score grâce à son placement intelligent au second poteau après une tête de Khedira (et en plus il semblerait qu’il ait fait exprès !) (1-1, 64e). La nullité laisse place à la nullité teintée d’espoir, et c’est pas rien, l’espoir. Trois petites minutes plus tard, le même Higuain met Dybala sur orbite en le lançant en un contre face à Lloris. La Joya ne tremble pas et nettoie la lucarne droite du Français (1-2, 67e).

Heureusement que l’hélicobite fonctionne au solaire, parce que je risque de rester en vol pendant longtemps.

 

La famille Bettégras en helic-orbite.

 

La suite du match verra Chiellini défendre avec le cœur, les couilles, les pieds, le nez, LA MAIN, mais en tout cas préserver les chances de l’équipe de voir un autre jour en Champion’s League. Et que dire de Barzagli, qui dégage la balle sur sa ligne après que Kane s’est élevé plus haut que tout le monde pour la catapulter sur le poteau… Je vous le retranscris tout décousu, parce que c’est comme ça que je l’ai vécu hein. Une sorte de flou artistique, l’art en moins. Un flou quoi. Et même pas bourré en plus, chose rare dans ma carrière d’académicien.

Je vous ai parlé de changements ? Bien sûr que non. Les entrants (Asamoah pour Blaisou et Licht pour Benatia) ont changé le match. Et ils sont tous les deux libres à la fin de la saison. Ce sont les bannis qui nous ont offert la victoire. Et nos Argentins hein, faut pas les oublier quand même.

Le match est fini, il y aura eu deux périodes bien distinctes. Soixante minutes de merde, et trente merveilleuses. La Juve de cette saison, c’est une équipe qui existe dans l’adversité, qui aime se faire mal. Et qui à défaut d’être bien physiquement (c’est peu de le dire) s’en sort grâce à un mental hors normes. On pisse à la gueule du monde, on rend service à l’intelligentsia brittanico-horsjeuïenne qui n’a d’yeux que pour ArsANAL (à part Luke Seafer le méchant Manchesterois) en poutrant le rival honni. Rendez-vous le 16 mars pour le tirage. La route de Kiev est semée d’embûches sur lesquelles nous pisseront au fur et à mesure, jusqu’à la victoire finale.

 


LES NOTES

 

BUFFON (3/5)

BARZAGLI (1 puis 3/5)

La petite pute de la poupée (de Son quoi), il s’est senti bien mieux une fois qu’il est repassé dans l’axe de la défense.

BENATIA (2/5)

Match discret du Scirea de l’Atlas. Remplacé par LICHTSTEINER qui nous offre là son meilleur match de Champion’s League de la saison. Et de très loin.

CHIELLINI (5/5)

Exceptionnel. Le Georges qu’on aime. Manquait juste un pansement et la soirée était parfaite. A transformé Kane en Natascha Kampusch.

ALEX SANDRO (mouais/5)

Pas ouf. Faudra faire mieux la prochaine fois (mais est-ce qu’on dit pas ça à chaque fois ?)

MATUIDI (2/5)

Dans le dur. Il a couru quoi, mais en même temps il court toujours.

KHEDIRA (1/5)

Un point pour la tête qui amène le but de Pipita. Mais je peux plus le blairer, le mal est fait.

PJANIC (2/5)

Mire à tendance à disparaître quand ses comparses du milieu se font dominer. Du coup, ben voilà.

DOUGLAS COSTA (3/5)

Doogie enchaîne.. Le seul joueur de champ bon pendant tout le match.

DYBALA (4/5)

Hors de forme, auteur d’un match moyen… Mais le mec gagne deux matches capitaux en trois jours grâce à son pied gauche magique, qui semble caresser la prostate des tifosi à chaque fois tant il procure un plaisir soudain et inattendu.

HIGUAIN (4/5)

L’homme de cette double confrontation, c’est lui. Trois buts, une passe décisive. Mais les journalistes sportifs ont raison, il disparaît lors des grands rendez-vous. STURARO a pris sa place histoire de tenir la baraque.

 

 

Un grand merci aux mecs de juvefc.com qui me laissent utiliser les feuilles de match, ils ne le feraient probablement plus s’ils pouvaient comprendre mes articles.

Avanti ragazzi, avanti !

 

FINO ANAL FINE,

un baccio nel culo.

Roberto Bettégras

Pharaon Gérontophile. Bianconero Académie. l'Académie des Poteaux Bizarres.

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