La Croix de Savoie Académie note ETG-Valenciennes (2-1)
Frank Ripoux est-il fan de Christophe Rippert ?
Depuis que Michel Saint Doux soulignait à tort une absence d’académie éviano-thonono-gaillardine, celui-ci disparaissait mystérieusement et je trouvais à contrario mon rythme de croisière, comme un symbole des Croix de Savoie : depuis la défaite face à St-Etienne, on a pris 11 points sur 18, ce qui, pour un promu, est quand même pas mal. A titre de comparaison, le PQSG a dans le même temps pris 10 points.
11 points sur 18, ça veut dire qu’on a gagné ce match de la 16e journée, comme l’aura noté le plus attentif de mes 3 lecteurs. Après la défaite plus ou moins logique contre Rennes la semaine dernière, il était important de prendre 3 points contre un concurrent direct au maintien, afin de prendre un peu d’aisance avec la zone de relégation. C’était également l’occasion de confirmer notre bonne tenue retrouvée à domicile, à l’inverse d’un gros membre devant son pc.
Gros membre n°3 en plein travail
C’est donc chose faite, après un match globalement maitrisé et qu’on a su se rendre facile, Sagbo poussant Isimat-Mirin à la faute et au carton rouge dès le début du match. A 11 contre 10, c’est plus simple.
La composition :
Une compo classique, à part la titularisation du boucher Rippert en lieu et place de Cambon victime d’une gastro, ce qui me provoque à peu près le même effet. Le 4-4-2 à plat évolue vers un losange un peu particulier, Sorlin étant placé en 8 avancé devant Poulsen. Suite à la blessure de Laquait, Andersen récupère le post de gardien jusqu’à la fin de la saison.
1ère mi-temps :
Le début du match est à l’avantage de V.A. qui prend possession du ballon et place quelques attaques, notamment à droite. Suite à un débordement, ils profitent d’un corner qu’Ehret détourne vers son but, obligeant Andersen à une superbe manchette. L’orage passe un peu, l’ETG commence à sortir la tête de l’eau et sur sa première véritable action de jeu, Sagbo se fait faucher par Isimat-Mirin, déjà auteur de 2-3 fautes (dont une charge sur Andersen), devant la surface : annihilation d’occasion de but, carton rouge. Barbosa aura beau réclamé la cerise sur le gâteau, soit un pénalty, on se contentera d’un coup-franc qui ne donnera rien. 15e minute, on joue à 11 contre 10 : ça se présente mieux. Après deux-trois mouvements plus ou moins dangereux, Khlifa est trouvé dans la surface, il contrôle, passe en retrait pour Barbosa qui passe direct pour Sorlin à l’entrée de la surface. Le capitaine contrôle, feinte une passe pour Sagbo et aligne Penneteau : 1 – 0, 25e minute.
La pression est désormais savoyarde, j’en profite pour saluer la rousse du Mont-Blanc élue meilleure bière ambrée du monde le mois dernier, et après quelques incursions, Barbosa lance un une-deux sur 30 mètresdepuis le milieu de terrain avec Sagbo, qui lui remet en profondeur. Un peu trop pense-t-on, sauf que Barbosa a poussé son effort, grillé la politesse à Gil et il prend la balle au bond de l’extérieur pour placer une belle transversale rentrante pas loin de la lucarne. C’est beau. 33e et 2 – 0. On croit même un quart de seconde au 3e but après une passe par-dessus la défense de Sagbo pour Khlifa, mais celui-ci est horsjeu(.net) de2 mètres.
La fin de la mi-temps sert à faire courir les nordistes et donne l’occasion à Sagbo de rater un duel avec le gardien adverse après une ouverture lumineuse de Wass, et permet à Rippert de jouer avec mes sphincters en taclant les deux pieds en avant décollés du sol. Heureusement il ne touche que le ballon, sans quoi les jambes d’Aboubakar auraient ressemblées à celles d’un viêt-cong ayant marché sur une mine antipersonnel. 2 – 0 à la mi-temps.
2e mi-temps :
La deuxième période reprend doucement, V.A. attend une perte de balle éventuelle pour contrer, tandis que les Croix de Savoie font tourner pour trouver la faille. Wass va trouver coup-sur-coup Khlifa et Dja Djé Djé dans l’angle droit de la surface, mais ces deux boulets ratent leur chance. La pression sur le but adverse retombe un peu, et on l’impression de voir jouer le Barça, toute proportion gardée : jeu de passe autour du bloc valenciennois pour essayer de trouver une ouverture, ouverture qui viendra sur une transversale pour Dja Djé Djé qui trouvera Khlifa devant les6 mètres, celui-ci se couchant pour reprendre le ballon qui sera finalement contré.
Cette occasion marque le réveil de la bande à Danic, qui va tenter un peu de revenir, le plus souvent via les coups de pieds arrêtés ou des raids solitaires. Danic notamment tentera une frappe lointaine qu’Andersen préfère volleyer, limite dans ses buts. C’est également sur une air-sortie du danois, qui vise la participation (et sûrement pas autre chose vu le groupe) à l’Euro, que Danic récupère le ballon et se fait faucher par… Rippert. Etonnant non ? Pénalty transformé tranquillou par ce même Danic : 2 – 1, et la sale impression que ça pourrait tourner au vinaigre. Bin oui, parce que Govou, pour sa 300e en Liguain, et Adnane sont rentrés à la place de Khlifa et Barbosa, donc c’est pas franchement rassurant. Finalement, Govou aura le temps de tenter une petite frappe, Valencienne terminera la partie à 9 après la blessure de Sanchez, les 3 remplacements ayant été effectués, et le match se clôture sur une victoire savoyarde 2 – 1.
Une petite remarque à l’adresse de Luc Sonor, commentateur du match, qui avouait ne rien comprendre quant aux sifflets du public en fin de match : l’ETG a mal joué tous ces coups de pieds arrêtés, souvent sur des combinaisons aussi foireuses que des comparaisons morliniennes, et c’était ce que reprochait le public. Quand on comprend plus rien, on laisse sa place.
Un match globalement maitrisé donc, malgré un début pas évident et une légère tension de ma part en fin de match. Une excellente opération au classement, puisque tous nos poursuivants ont perdu des points, sauf Nice mais on s’en fout et Bordeaux qui nous suce la roue, comme un symbole de contre cyclimse et de bonheur total. Les Croix de Savoie sont 11e, avec 19 points, dont 5 d’avance sur le gruppeto, et une position de co-leader de la deuxième partie de tableaux. On reste également sur une série de 9 matchs en ayant marqué au moins un but, et ô surprise, c’est notre premier match de la saison sans carton.
La fin de l’année s’annonce rude, avec deux déplacements coup sur coup à Toulouse puis Lyon, et la réception de Montpellier. Prendre 3 point sur ces 3 matchs serait acceptables.
Les gars :
Andersen : 3/5 : Globalement bien, notamment sur son arrêt réflexe de la 10e minute, mais sa air-sortie sur le centre qui amène le pénalty lui coûte un point.
DDD : 3/5 : Allez, exceptionnellement, je vais reconnaitre les mérites de Brice : une grosse activité dans son couloir, il s’est procuré des occasions. Bon, il a vendangé, en face ils étaient 10 et Danic a profité des trous qu’il laissait dans la défense, mais dans l’euphorie de la victoire…
Angoula : 3/5 : a fait le taf derrière, et a essayé devant en apportant le surnombre, comme un sein-bol de partouze.
Rippert : 0/5 : « Bonsoir Arsène Wenger, que pensez-vous de Rippert ? » – « Non ».
Ehret : 2/5 : Fabrice est timoré depuis quelques matchs, son côté était mis à mal en début de match, il a failli marquer contre son camp, on ne l’a pas trop vu devant, et sa relation avec Barbosa semble pas terrible humainement parlant.
Poulsen : 3/5 : Il a eu l’intelligence de faire tourner la balle pour épuiser les adversaires, et a servi de détonateur en créant de bons décalages.
Sorlin : 3/5 : Le capitaine n’a pas eu une partie facile, placé au milieu de 5 joueurs adverses, mais son but plein de sang-froid, son deuxième de la saison, nous ouvre les portes de la victoire.
Wass : 4/5 : Pas de but cette fois-ci, mais il aurait pu finir le match avec 3 ou 4 passes décisives à son actif.
Barbosa : 5/5 : Une heure de jeu, une passe décisive et un but somptueux dans l’effort et magnifique dans la finition. Le même match que contre Rennes, la victoire en plus. A suffisamment de classe pour gueuler à Ehret « Mets-la moi » sans qu’on pense à autre chose que la balle. Quel bel homme.
Khlifa : 3/5 : Quand il ne passe pas son temps à brouter la pelouse, Saber sait jouer au foot : une bonne couverture de balle sur le premier but, de l’engagement, des occasions, aurait eu 4 avec un peu plus d’adresse.
Sagbo : 4/5 : une nouvelle passe décisive qui lui donne +1, parce que malgré son engagement et ses efforts, il a fait preuve de maladresse devant le but.
Les remplaçants :
Adnane (pour Barbosa) : 1/5 : Pourquoi lui plutôt que le maestro Leroy ? Il a joué à contretemps et s’est fait envoyé dans le lac sur un duel à l’épaule.
Govou (pour Khlifa) : 300/5 : interview de fin de match : « Sydney, 300 matchs, va falloir fêter ça ? » – « C’est déjà fait !» : There’s only one Sydney Govou.
Le coach :
3/5 : Un schéma intéressant mais qui n’a fonctionné qu’à 11 contre 10, parce que le début du match était quand même un peu galère. Et franchement, faut arrêter avec Adnane.
Les touristes : Les pauvres ont joué à 10 pendant 75 minutes, et même à 9 pendant les 2 minutes du peuple. Si le début de match était à leur avantage en termes de possession et de pression, ça n’était pas non plus trop dangereux. Auraient mieux fait de jouer en seconde mi-temps, plutôt que de nous attendre.
Bonus Vinnie Jones :
Parce qu’en plus d’être un poète, c’est aussi un geek. Quel bel homme.
Franck Ripoux.
Franck Ripoux vous a trouvé les images de sa félicité.


Drôle de positionnement pour Sorlin, pas bête au vu de ses qualités cela dit.
Une option clairement offensive qui sera surement réservée à la maison. Le 4-4-2 à plat a plus de garanties défensives avec Sorlin et Poulsen qui harcèlent devant la défense, tandis que là, Poulsen fait la sentinelle et Sorlin le relayeur, sans être vraiment un meneur de jeu, avec l’idée de faire l’avant dernière passe décisive.
« There’s only one Sydney Govou. » ça je said pas, maps c’est sûr qu’il n’y a qu’un Sidney Govou (avec un i)
« Une petite remarque à l’adresse de Luc Sonor, commentateur du match, qui avouait ne rien comprendre quant aux sifflets du public en fin de match : l’ETG a mal joué tous ces coups de pieds arrêtés, souvent sur des combinaisons aussi foireuses que des comparaisons morliniennes, et c’était ce que reprochait le public. Quand on comprend plus rien, on laisse sa place. »
Sans rire, Franck Ripoux ne pense pas vraiment ce qu’il écrit ? Si tel est le cas, il se trompe.