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Le onze anal historique du FC Lorient

Mercredi 15 février 2012

Préface

Après avoir concocté mon onze mondial du FC Lorient, un dur retour à la réalité  m’est imposé avec  mon devoir d’académicien de faire un onze anal. Ce onze de mystères footballistiques fait encore plus la part belle aux vingt dernières années du club, avec nombres de joueurs « professionnels » ayant réussi l’exploit de plomber le club, leurs carrières ou les deux lors de leur passage dans le Morbihan. Certains sont donc là pour leurs performances, d’autres pour leur rôle de fantôme de l’effectif. Comme un symbole du sujet de cet article, ma gueule de bois m’empêche d’écrire des choses cohérentes et recherchées. Vous m’excuserez donc pour le côté laborieux et bâclé, qui disparaîtra je l’espère au fur et à mesure de l’article, selon le jour de rédaction. Bon en même temps, si j’écris cinq lignes toutes les deux semaines (réflexion à moi-même), ça va pas le faire ! Faut dire que je suis trop gentil et diplomate, j’ai beaucoup de mal à mettre des joueurs dans ce onze. Je vais abréger les souffrances !

Le onze à nuls

Les titulaires

Hugues – Le Toux, Becker, Fischer, Scaramozzino – Cavalli, Hislen, Fiorèse, B. Robert – Emerson, Marlet

Angelo Hugues (1998-1999) : Arrivé pour remplacer Schuth en 98, il était donc le premier gardien de première division du club. Une idée mes que anale. Pleins de buts encaissés, une relégation, départ du club aussitôt.

Sébastien Le Toux (2004-2006) : J’ai en fait pas grand chose à dire sur lui. Il est là parce qu’il ne jouait jamais chez nous, et parce qu’il s’est débrouillé pour se reconvertir attaquant en MLS. S’il n’y a pas un truc qui cloche dans tout ça…

Eric Becker (1992-1993) : En voilà un que j’ai mis là, et que je me demande bien qui il est. Alors une petite recherche et… titulaire en défense en 92-93, défense passoire, relégation en national, seule saison au club. OK.

Yannick Fischer (1998-1999) : Présenté comme le nouveau Alain Roche, il nous montrera autant de qualités que son aîné en matière de recrutement. Relégation à la fin de la saison, une parmi tant d’autres pour lui…

Anthony Scaramozzino (2005) : Son nom est trop compliqué à écrire pour faire une recherche sur internet. Je me contenterais donc de dire que c’est une des escroqueries que Nice nous avait refilées, et que ça ne nous a pas aidé en L2.

Johan Cavalli (2002-2003) : Si Perfettu tente de le faire passer pour un héros, il n’en sera rien ici. Déjà, il arrive, on est relégué. Ensuite, tête à claque, il a réussi à s’embrouiller avec des gens à Lorient, insultant le public lors de son remplacement une fois de retour au Moustoir avec Créteil. Tant pis pour lui.

Nicolas Hislen (2004-2005) : Une autre escroquerie du Sud, en provenance de Monaco cette fois-ci. Plus de nouvelles depuis un passage à Arles-Avignon avant le cirque de la L1.

Fabrice Fiorèse (2006-2007) : A-t-on encore besoin de parler du bonhomme? Bon, précisions de ses méfaits lorientais. Après avoir mis un doublé face à Paris pour son premier match, Fab pense obtenir l’immunité à vie chez les merlus. Alors, quand il n’est plus titulaire, il se débrouille pour se plaindre et essaye de donner une leçon de foot à Christian Gourcuff. Bye-bye.

Bertrand Robert (2007-2009) : Robert n°1. Frère de,  un pied presque identique mais en fait non. On y croit le temps d’un soir à Geoffroy-Guichard, mais en fait, non.

Emerson (1998-1999) : Il y a le Emerson champion du monde, il y a le Emerson qui était à Lille, il y a plein d’Emerson, et il y a notre Emerson. Enfin, « notre » est un terme un peu fort. Resté six  mois en 98 lors de la première partie de saison en D1, les supporters du Moustoir de l’époque cherchent en vain ce qu’il a pu réussir sur la pelouse. Zéro but, retour au Brésil.

Steve Marlet (2006-2007) : Truc marrant, j’avais eu une prémonition sur sa signature, et je voyais ça d’un bon œil qu’un petit club comme Lorient engage un international. Ô temps, suspends ton vol ! Que l’équipe de France était loin, que le terrain était grand ! Le gros Ronaldo des Corinthians, les buts et l’émotion en moins.

Le reste de l’effectif

Ludovic Batelli (1992-1993) : Encore un qui n’a passé qu’une saison au club, le temps de prendre plein de buts, et de s’en aller une fois le club relégué. Saison 92-93, quand tu nous tiens.

Lionel Caponne (2006-2011) : Je suis vache, je le mets ici, mais faut dire que, bordel, il l’a bien cherché. Blessé, mauvais, spécialité angles mal bouchés, Caponne n’était pas la doublure qu’il nous fallait. Et puis merde, aucune blague sur le Cap Horn trouvée, par mon cerveau pourtant activé !

Guillaume Moullec (2005-2007) : Je crois bien que si vous voulez en apprendre sur le niveau footballistique du gars, il faut aller voir le onze anal historique de Nantes. Moi, je l’aimais bien pourtant, mais en fait je ne l’ai jamais vu jouer.

Pascal Delhommeau (2002) : 20 matchs 2002, et de  « la vaseline sur les chaussures» selon un de mes lecteurs avisés. Wikipédia parle de son côté d’un prêt fructueux. Tant pis !

Mehdi Benatia (2007-2008) : Lorient voulait le garder à la fin de son prêt. Pourtant, il n’avait pas prouvé grand-chose, jouant un match de coupe de la ligue sur toute la saison.

Michel Olivier (1976-1977) : Je le sors un peu de nulle part. Une saison au club, en tant que titulaire, en 76-77, relégation au bout.

Christophe Coué (2003-2006) : Certains standards imposent un roux dans un effectif anal. Le voilà.

Garry Franchi (2003-2006) : Trois années de 2003 à 2006, et pas grand-chose à signaler pour ce jeune sorti du centre de formation. Un exemple qui montre encore les progrès à faire dans ce secteur au club.

Andrew Jacobson (2008-2009) : Avoir un américain dans son équipe, qu’est-ce que c’est classe ! Non? Mais a-t-il seulement existé ?

Christophe Aubanel (2004) : Six matchs seulement, mais quels matchs ! Nan, je déconne.

Antoine Buron (2008-2011) : Le mystère. Au départ on croit à un nouveau bon coup, puis en fait il renforce la CFA2, se blesse, est prêté à Amiens, s’en va. En tous cas, c’est raté.

James Fanchone (2009-2011) : En plus de nous faire deux saisons pourries, il se débrouille pour claquer un doublé en coupe de France. C’est la première fois qu’on l’a vu se démener autant pour être titulaire dans un onze lorientais. Dommage, il y a Fiorèse !

Fabien Robert (2007-2012) : Robert n°2, qui vient de partir pour Doncaster et arrive donc dans ce onze anal par la jolie porte de l’échec de la formation lorientaise au plus haut niveau.

Yannick Menu (1992-1993) : Attaquant, titulaire, 28 matchs, 0 buts en 92-93. Forcément, pour se maintenir…

Rafael Moura (2007-2008) : Une autre spécialité lorientaise, c’est donc l’échec de joueurs sud-américains. C’est cliché, et Moura en est le meilleur exemple. Il ne s’imposera pas et retournera claquer des buts au Brésil.

Le coach : Roulement de tambour, suspens et… Angel Marcos, dans « Sept mois de déceptions » , sorti en 2001.

Postface

Voilà une équipe qui regroupe donc les plus belles catastrophes dans l’élite, et les meilleures inutilités de deuxième division, toutes sous le maillot lorientais. Sauf affectif personnel envers un de ces joueurs, ce onze ne devrait pas faire de polémique. Je remercie toutes les personnes (Hollait, l’eau riant et les autres…) qui m’ont proposé des noms, et plus particulièrement Zanatany, qui m’a longuement fait part de toutes ses déceptions de supporter. D’ailleurs je ne sais pas si je l’avais fait dans le onze mondial, alors re-merci à tous. Je dois encore faire part de ma gratitude envers footballdatabase.eu et FCLorient.net donc les bases de données qui permettent même de répertorier des joueurs anaux. Pour ceux qui aiment les sites officiels de club, c’est ici.

 

Parce que Lorient c’est surtout du beau jeu et des bons joueurs, viens voir le onze mondial du club (bientôt en version 1.5 grâce au Chef Redac), qui a autrement plus de gueule que ce onze anal.

Vous trouverez également ici les onzes mondiaux et anaux de nombreux clubs.

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Tristan Bourrepif

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Vos commentaires (vous pouvez créer votre gravatar en cliquant ici)
  • Petit-Louis Fernandel dit :

    where is Bourillon?

  • Gégé dit :

    L’histoire de Le Toux me laissera tout de même toujours songeur.
    C’est quand même un All-Star aux Amériques et il s’est fait piteusement refoulé par les vagabonds de Bolton.

    En fait l’écart entre la MLS et les grands championnats européens est le même qu’entre le NBA et la pro A… parce que si Le Toux allstar ça fait bien marrer les lorientais, Gelabale MVP de pro-A ça fait bien marrer les anciens fans des Sonics.

  • Moké dit :

    Le synthétique est anal, tu l’as oublié.

  • chagato56 dit :

    c’est une bonne idée à la base, mais on voit que tu ne prends que des statistiques.Si tu étais allé plus loin, les moyennes aux étoiles sur France Foot t’auraient montré que Becker et Batelli étaient de bons joueurs en dépit des statistiques et que c’est toute l’équipe 92-93 que tu aurais du mettredan to11 de base…

  • Mèch Tuyot dit :

    Ah Caponne, c’est marrant d’imaginer comment un mec comme ça est devenu pro, et sa grande chance est d’être remplaçant, du coup personne ne voit qu’il est vraiment nul…

  • Tristan Bourrepif dit :

    @ PLF: J’ai décidé de ne pas inclure des joueurs étant actuellement au club. De plus, il ne sert à rien de s’acharner sur Bourillon qui est certes un bouc-émissaire idéal pour certaines défaites, mais dont je ne désespère un jour qu’il devienne un jour notre Beckenbauer. Hahaha.

    @ Gégé: Encore faudrait-il que les anciens fans des Sonics connaissent l’existence de la Pro A. :p

    @ Moké: Le synthétique ça brûle les fesses, c’est sûr.

    @ chagato56: Ah, j’avouerai que je n’ai pas pensé à aller voir sur FF. Après, je ne nie pas que ne pas regarder plus loin que les statistiques m’a effectivement permis de bien remplir ce onze. De toute façon, ce onze est une vacherie en soi, c’est pour ça que je ne l’ai pas autant travaillé que mon onze mondial.

    @ Mèch: 35 matchs tout de même avec nous. Heureusement que vous avez Hartock. Lol.

  • nononiesta dit :

    Je m’insurge! Je crois qu’il en manque un et pas des moindres. Je l’aurai même peut-être mis titulaire à la place de son compère Yannick Fischer: il s’agit évidemment d’Ismaël Triki!!!

    Le roi du mon cerveau dit un truc quand mes pieds font l’inverse. L’année 1999 reste pour moi une année mémorable en défense. Triki-Fischer, c’était balèze!

    J’ai aussi une pensée pour André-Pierre ;)

  • Tristan Bourrepif dit :

    @ nononiesta: c’est noté pour la version 2.0. ;) Mais j’en ai lu des tellement vertes et pas mûres sur Fischer qu’il me semblait mieux représenter le niveau défensif de cette saison 98-99. C’est vrai que quitte à faire anal, autant aligner immédiatement l’axe Hugues-Triki-Fischer.

    APG? Il y avait du monde devant, et pas beaucoup avec un triplé contre Nantes! :p ^^

  • BRUNO dit :

    Dans vos listes de joueurs vous avez quand meme oublie Pierre Le Kerblat arriere droit que l’on surnommait a l’epoque  » le cheval  » ou  » le mur de l’atlantique  » c’est peu dire.

  • Tristan Bourrepif dit :

    @ BRUNO: où ma connaissance du club touche ses limites. Egalement, Batelli et Becker n’auraient rien à faire ici, désolé de m’être laissé berner par les statistiques (joueurs les plus utilisés dans une défense ayant encaissé 63 buts, et comme ils ne sont restés qu’une saison, je trouvais que ça faisait un peu « fuyards »).

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