Newcastle Manchester United 0-1 : La Raide et Vile Academy se souvient

AVANT-MATCH : L’instant Alzheimer.

Quoi, Manchester joue en semaine ? Un mercredi soir, en plus ? Attends, ça veut dire que la coupe d’Europe des clubs champions est de retour ! Oui, la ligue des champions, ne commence pas à me les briser avec ton platinisme aigu, steuplé. Alors qui c’est qu’on va rosser, cette fois-ci ? Le Bayern ? Le Milan AC ? Le Barca ? Un club obscur d’Europe de l’est ? Comment ça, « personne »…? Ah, ce n’est pas de la ligue des champions. C’est la coupe de l’UEFA, alors ! Bizarre, je croyais que c’était le jeudi, maintenant. Ah, on dit Europa league, désormais. Eh ben dis donc, il a pas peur du ridicule, le Platoche. Donc non, ce n’est pas ça non plus.

Bon, j’imagine que c’est pas de la Coupe des vainqueurs de coupe non plus, je le saurais si on avait gagné le moindre titre la saison dernière…ah mais attends…on n’est pas qualifié en coupe d’Europe, d’ailleurs, vu qu’on n’a pas été foutu de saisir la moindre opportunité de se qualifier ! Bon dieu, ça veut dire que c’est un match de Cup ? Non plus ?

Bien, dans ce cas il ne reste que le championnat. Bizarre qu’ils programment ça en semaine, quand même. Pour les gens qui ont la mémoire courte comme moi, ça fait un peu des fausses joies…

 

Salut à tous !

Ce mercredi 4 mars, Manchester United se rend à St James Park pour le compte de la 28è journée de Premier League pour affronter Newcastle, club le plus franco-hype du monde.

Remis dans le sens de la victoire le week-end dernier grâce à la générosité de ses anciens défenseurs qui ne jouent même plus au club, les devils n’ont plus qu’un objectif en PL cette saison : engranger le plus de points possible avant d’affronter une série d’épreuve digne des travaux d’Hercule (en dix matchs, on croisera pelle-mêle Arsenal, Chelsea, Liverpool, City, Tottenham…le calendrier de la peur, quoi).

En dessous de nous, c’est tellement serré que ça me donne des idées d’allégories dégueulasses, mais je laisse ça à Rigobert Pirès ou Gwen Tagrenmer, ils sont beaucoup plus doués que moi pour trouver les images idoines.

Liverpool, par exemple, revient très fort, ce qui laisse augurer une belle confrontation à Anfield. Les fans croient à leur qualif en LDC , moi je flippe et prie Satan d’infliger le juste châtiment de fin de saison aux scousers plutôt qu’à nous. Sachant que la lose s’est pas mal invitée du côté d’Old Trafford ces derniers temps, j’ai des raison légitimes pour m’en remettre à des forces obscures. Dommage que j’aie vendu mon âme il y a bien longtemps déjà, (à un type nommé Dodo la Saumure, mais il en fait bon usage), si je la possédais encore, je la fourguerais volontiers au Malin histoire qu’il nous offre la troisième place du classement. Oui, mon âme est au rabais.

Les confrontations avec les toons sont souvent à notre avantage, j’en veux pour preuve que même Tom Cleverley a été capable de leur mettre un but dans un passé pas si lointain où nous écrasions le championnat d’Angleterre.

En attendant de retrouver ces glorieux moments, concentrons nous sur la rencontre du jour, et commençons par voir

 

 

LA COMPOSITION

Fidèle à ses principes, Van Gaal sort une composition inédite, et entérine son 72è système de jeu de la saison en 28 matchs. On aura donc un 4-1-4-1 aujourd’hui, avec des rotations à outrance derrière l’attaquant, orchestrée par le joueur au positionnement le plus énigmatique du monde : Marouane Fellaini. D’aucun parleraient de false-quelque-chose ou de milieu polyvalent, moi je vois plutôt en lui un stakhanoviste du ballon, et surtout un mec au physique tellement précieux que Van Gaal peut s’appuyer sur lui dans tout un tas de positions pour faire évoluer son système pendant le match, comme nous allons le voir peu après. Non, je ne posterai pas de gif porno dégueu, même après une phrase aussi propice.

En attaque, fi donc de Falcao, voué selon la presse sérieuse (la même qui envoie Bale chez nous dès le 1er juillet) à retourner sur son Rocher tel un Prométhée du foot, fi aussi de l’attaque à deux : jamais encore à ma connaissance cette saison le coach n’avait fait ça, il fallait donc bien qu’il tente un schéma avec une seule pointe. Indéboulonnable, c’est Rooney qui s’y colle, en tant que capitaine toujours.

Derrière lui, mais c’est très théorique encore une fois tant ce petit monde sera amené à permuter, une ligne de 4 composée de Fellaini et Herrera dans l’axe, avec Di Maria en ailier droit gaucher, et Young en ailier gauche droitier.

Blind prend la pose devant la défense, dans son poste habituel de premier relanceur.

Rojo s’exporte encore sur l’aile gauche, tandis que Evans et Smalling occupent l’axe, Valencia prend le flanc droit.

Dans les cages, devinez.

 

LE MATCH

 

Première mi-temps

C’est pas mal, et on mériterait franchement mieux. Le 4-5-1 à géométrie variable donne des motifs d’espoirs, et pour une fois, on n’a pas l’impression qu’un joueur participe moins que les autres. Même Di Maria donne quelques signes encourageants dans sa position d’ailier inversé, moi qui le croyais perdu pour le football.

Le triangle Blind-Herrera-Fellaini est très actif, et permet une occupation quasi-totale du terrain : en phase de récupération, on adopte donc bien le 4-5-1 : le beau gosse et l’Espagnol jouent côte-à-côte, avec la grande frite très proche d’eux pour les soutenir en terme d’apport physique et de jeu aérien. Dès le ballon récupéré, Herrera tente de combiner avec le joueur le plus proche de lui (en général, Di Maria), et Fellaini se rapproche de la ligne d’attaque. En phase de possession près de la surface adverse, on passe en une sorte de 4-3-3 un peu de guingois : le Belge se positionne à côté de Rooney et Di Maria monte d’un cran, tandis que Blind et Herrera coulissent, chacun décrochant à son tour pour veiller devant la défense (le plus souvent c’est quand même Blind qui se recule tandis que Ander apporte du soutien en attaque).

Sur les côtés, la guerre fait rage, surtout à droite : Valencia profite du regain de forme de AdM pour engouffrer sa masse imposante dans des espaces béants à la manière d’un Mandingo sous Viagra, et décoche quelques centres dangereux que ni Rooney ni Fellaini ne parviennent malheureusement à exploiter (une superbe parade de Krul empêche le belge d’inscrire le but le plus aérien de l’année, avec une détente mesurée à 6 mètres 17 du sol, et sans perche steuplé monsieur Lavillenie).

À gauche, Young est plus discret, la faute à cette quiche d’Obertan qui à défaut de distribuer les caviars à ses attaquants, appuie pas mal Janmaat pour fermer son couloir. Notre ailier gauche combine tout de même bien, même s’il souffre d’un peu plus de déchet que son homologue du couloir droit.

En face, l’opposition est d’une ambition démesurée : tout le monde défend et jette littéralement le ballon sur Sissoko dès la récupération. Ce dernier s’appuie sur sa puissance et sa vitesse pour essayer de déstabiliser nos défenseurs, mais pas de bol pour lui : aujourd’hui Chris et Johnny semblent en forme, à tel point qu’on les voit réussir des trucs plutôt classes. Bon, pour s’assurer de mon courroux, Evans se frite tout de même avec Cissé histoire d’être suspendu quelques matchs par la commission de rétro-punition de la FA. Tocard, tu aurais pu lui faire mal pour de vrai, au moins, plutôt que de lui cracher dessus comme un gamin…

De Gea s’emmerde copieusement, il pense à sa WAG, attention à la trique David, ça se voit sous le short.

Deuxième mi-temps

Les choses repartent sur des bases correctes ensuite, mais on peine toujours à se créer des occasions. Ce n’est pas vraiment le cas des Nouveaux Châtelains, qui tentent (même si c’est souvent n’importe quoi) et pressent un peu plus haut.

On assiste alors à un duel à distance entre notre Davidounet, complètement insubmersible, et un Tim Krul particulièrement inspiré.

Signe qu’Evans est vraiment dans son match, il déjoue quasiment à lui tout seul un contre adverse suite à une perte de balle un peu conne de Herrera au milieu de terrain. Malheureusement, le Nord-Irlandais gâche encore une fois sa prestation avec quelques relances de merde.

Jonas Guttierez fait son entrée pour les Magpies sous un tonnerre d’applaudissement qui visent à le féliciter d’avoir fait la nique à un cancer des couilles. Il est tellement ému qu’il s’empresse de montrer à son public adoré qu’il a retrouvé toutes ses sensations. Au bout de deux minutes sur le pré, il est averti. Encre bravo Jonas.

Bizarrement, Van Gaal fait du poste pour poste en changeant Di Maria pour Januzaj, mais c’est encore payant (cf. but). En même temps que Van Gaal lance Mata, à la 80è, Carver fait entrer Yohan Gouffran, j’ai peur.

On ‘y croit plus trop quand arrive le but, et pourtant il est là, il nous donne la victoire, il nous permet de rester dans la course. C’est qu’il est loin le Fergie time…mais je me souviens.

Nos greluches ont bien joué, la possession et les occasions étaient là, et si le juge de ligne n’avait pas été si tatillon (voir à côté de ses pompes), on serait reparti de St James Park avec un ou deux buts de plus.

Victoire méritée malgré le peu d’occasions, mais les magpies semblaient tellement vouloir se contenter du nul que je ne me sens pas du tout coupable de me dire que c’est bien fait pour eux.

 

Le but de l’espoir :

Young, 89′ : Suite à une touche rapidement jouée par Januzaj côté droit, Rooney se bat pour le ballon aux abords de la surface. Ayoze récupère, mais sous la pression de l’infernal Wayne, il panique totalement et transmet à Krul ; ce dernier, voyant la connerie arrive, cède lui aussi à une montée de grosse flippe et se débarrasse du ballon n’importe comment. Young avait senti le coup : il récupère et anéantit la performance magnifique du gardien hollandais d’un plat-du-pied-sécurité. 0-1

 

LES NOTES

De Gea : 5/5 Marre de pinailler. David a tout simplement été parfait, et il l’est tellement souvent qu’il mérite son titre d’homme du match. Notre classement, c’est à lui qu’on le doit. Même au milieu d’une première période sans grosse activité, il parvient à faire monter le suspens en donnant l’impression qu’il s’est blessé. Puis il reprend sa place et sort des têtes de Cissé et des tentatives pathétiques de Rivière comme un putain de bonhomme qu’il est.

Valencia : 4/5 Si les machines avaient envoyé Luis Antonio plutôt que ce petit slip de Schwarzenegger dans les années 80, John Connor n’aurait jamais vu le jour.

Smalling : 3/5 Prestation correcte de notre défenseur. S’il n’a pas eu grand chose à faire, il a préféré la sobriété à ses guignolades, et mes nerfs l’en remercient.

Evans : 3/5 Ce n’est pas que pour le principe que je lui mets la moyenne : Johnny a fait un vrai bon match, avec des interventions justes, de bonnes courses, et même un tacle superbe en première période. Encourageant, mais il devrait bientôt se retrouver suspendu à vie pour crime raciste, puisqu’il a craché sur Cissé au cours de leur embrouille. Gland.

Rojo : 3/5 Toujours assez solide, Marcos monte toutefois peu, car il semble avoir pour consigne de donner le maximum de latitude offensive à Young. Couverture oblige, il n’a donc pu nous gratifier de ses centres, ce qui n’est peut-être pas si mal. Remplacé par Carrick (88′)

Di Maria : 3/5 Angel est un peu revenu d’entre les morts ce soir, et j’en suis rassuré. Sa technique et sa vitesse lui ont permis de faire de bonnes choses, en particulier quand il s’est agi d’ouvrir la voie à Valencia. Remplacé par Januzaj (58′)

Herrera : 3/5 Il y a eu du mieux chez Ander : conscient qu’il devait un peu se secouer les puces, il a joué les deux mi-temps. Toujours assez précieux en phase offensive, son physique de gringalet est en revanche une lacune pour conserver le ballon au milieu de terrain.

Fellaini : 4/5 Oui, j’exagère, mais l’apport du grand Marouane m’a étonné sur ce match. En l’observant de près, on se rend compte de la superficie affolante de terrain qu’il balaye, et c’en est jouissif. J’ai d’ailleurs accueilli son remplacement tout aussi froidement que lui (Mata, 80′)

Young : 4/5 +1 pour son but, évidemment, car Ashley n’avait pas été transcendant jusqu’alors. Simplement, voir avec quelle lucidité il place son ballon à la 89′ alors que bien d’autres à sa place auraient savaté comme des gros nœuds me fait me dire qu’il y a réellement quelque chose à tirer de lui.

Rooney : 3/5 Captain a été actif ce soir seul en pointe, dans un rôle qu’il n’avait pas joué depuis un sacré bout de temps. Ne marque pas mais provoque le merdier qui amène au but en toute fin de match, preuve qu’il n’a pas perdu ses qualités de puncher, et ce jusqu’à la dernière minute.

SUBS

Januzaj : 3/5 Encore une bonne entrée de l’albano-belge. Il semble même plus à l’aise à droite qu’à gauche, mais avec le Valencia du moment derrière soi, il me semble que même Gabriel Obertan se sentirait pousser des ailes…

Mata : NN Changement bizarre, alors que la bataille semblait devoir se gagner dans les airs. Van Gaal semble friand de ces petites blagues sur la taille du pauvre Juan.

Carrick : NN « Allons ! encore notre vieux carrick ! » Eh oui, même Balzac ouvre l’une de ses œuvres les plus célèbres sur un hommage à Michael. Son retour fait plaisir. Très.

 

Bobby Carlton

 

Luke Seafer

Fils de Satan, fils du metal, fils de la haine, fils de Cobra.

3 Comments

  1. Tiens, il s’est perdu…pourtant j’avais prévu de l’encenser encore et encore. Mes excuses. 4/5 pour Daley, il a été fidèle à lui-même au milieu et a fini le match latéral gauche (après l’entrée de Mata)

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