Monaco – Metz (3-1) : La Metz Que Un Club Académie ne se rend pas

 

Dans une galaxie lointaine, très lointaine, le FC Metz est peut-être en train de jouer l’Europe.

 

 

Vous y auriez cru vous ? Qu’on vous demande début décembre, au sortir d’une nouvelle déconvenue 3-1 sur le terrain de Nice et 14 points de retard sur le premier non relégable, d’y croire encore. Ne serait ce qu’une simple petite seconde, un bout d’espoir, un morceau d’espérance. Il n’y avait plus rien, rien d’autres que nos mines fatalistes et désemparées, contrites à l’idée de s’en retourner dans la pizza ligue.

Et voilà qu’un mois et demi plus tard, nous sommes là à regarder le calendrier d’un oeil inédit. Forts d’un nul arraché au forceps en terre dijonnaise, puis d’une démonstration passée aux camarades de Roland Gromerdier, le Metz Que Un Club porte une série de 5 matchs consécutifs sans défaite. Une série au FC Metz, c’est comme le grand amour : Ca n’arrive qu’une fois dans une vie. Et forcément, ça crée des choses magnifiques, comme ce classement des 5 dernières journées.

 

Réalisé sans trucage.

 

Alors au moment de s’avancer sur le Rocher Monégasque, club qui nous en avait passé 13 la saison passée en deux matchs, l’espoir s’embrase. Car là où nous étions la risée du football français et condamnés il y a six semaines, nous nous présentons aujourd’hui chez le champion de France avec la moitié des 14 points rattrapés, une soif de sang et l’envie de marquer l’Histoire. Et si nous le faisions vraiment bordel ?!

 

22e journée : Monaco – Metz

 

Fredo Hantz se la rejoue en 5-4-1, la version footballistique du Panzerschreck. Le message est clair, on gare le blindé devant le but et on envoie des roquettes en contre. Malgré la ribambelle de blessés, la composition peut être difficilement mieux exploitée, si ce n’est qu’on aurait aimé voir le nouvel idole Milicevic sur le terrain.

 

Metz Que Un Match :

Il a des jours comme ça. On aimerait, mais ça ne veut pas. Une espèce de karma sali comme un slip lors d’une épidémie de gastro. Et pourtant, loin d’être humilié, le Metz Que Un Club a réussi ne serait-ce que quelques minutes à instiller le doute dans le camp rouge et blanc. Et c’est peut-être une petite victoire compte-tenu de là où nous revenons.

Si la première frappe du match est signée Nolan Roux, c’est bien les locaux qui font des Grenats leur chose. La première galère arrive à la 11e minute, quand Dossevi doit quitter le pré pour une blessure à la cuisse alors qu’il avait déjà et encore montré à quel point il est fait de velours, et remplacé par Niane. Centres et corners se succèdent, Monaco se fait un 70-30 avec le ballon, Rivierez nous sort de belles interventions et une frappe cadrée, ce sport regorge toujours de surprises. Des bonnes, comme un FC Metz qui tient 45 minutes. Et des mauvaises, comme une volée de Jorge alors que Kawashima avait repoussé la tentative de Falcao, dans le temps additionnel. 1-0, 45+1.

Et des très mauvaises, comme Kawashima qui prend le rouge pour un tacle engagé sur Diakhaby mais pourtant peut-être inexistant, dès le retour des vestiaires. Le néophyte Beunardeau n’en avait sans doute pas demandé autant pour faire sa première en Liguain dans les cages Messines, mais le voilà. Les vagues continuent à déferler sur le Rocher, et c’est un superbe bonbon enroulé de Ghezzal qui viendra creuser l’écart. 2-0, 66e.

On craint alors la valise, surtout en infériorité numérique. Boulaya en décidera autrement. Nouveau venu sous la tunique Grenat en prêt de Gérone, le milieu algérien à peine entré en jeu est rabroué par Pep Hantz pour aller tirer un corner. Il ne se fera pas prier et sert parfaitement Niane qui catapulte une tête hors de portée de Subasic. Un ange passe dans le stade vide. 2-1, 71e.

L’inconvénient de supporter un club comme Metz, c’est que n’importe quelle situation illogique devient crédible. D’ailleurs, si on allait chercher l’égalisation ? Et bien… Non. Pas cette fois. Car Fabinho en décide autrement en perforant la défense et servant un Rony Lopes seul aux 6 mètres. 3-1, 81e.

Beunardeau repoussera encore une ou deux offensives, notamment une cartouche à bout portant de Falcao, puis l’arbitre nous renverra à nos rêveries. La série s’arrête logiquement ici, sans toutefois s’être senti humilié et sali.

 

Metz Que Des Notes : 

Kawashima, 3/5 :
Difficile de lui en vouloir, d’autant qu’au ralenti on se demande s’il y a bien contact. Avec un peu de clémence, il ne prendra qu’un match qui sera purgé avec le déplacement à Tours en Coupe de France. Sayonara.

Rivierez, 3/5 :
Deux clients dans le dos que sont Falcao et Diakhaby. Il n’a quand même pas démérité, avec quelques précieuses interceptions, un ou deux bons centres et même une frappe cadrée. Ce Rivierez là est nourri aux hormones de phacochère. Jonathan Rambo.

Remplacé par Beunardeau (50e), 3/5 :
Pas évident d’être lancé dans le grand bain de cette manière. A bien failli être trompé par son mur dès son entrée, ne peut rien faire sur les deux buts. Il a quand même empêché que la note soit trop salée.

Selimovic, 2/5 :
Le dur apprentissage de la vie continue pour le jeune Luxo. Leçon du jour, s’aligner pour éviter le hors-jeu. Et bien Vahid ira au rattrapage.

Diagne, 2/5 :
La vista d’un aveugle, la qualité de relance d’un cul de jatte.

Niakhaté, 3/5 :
Notre Puyol noir accuse un peu le coup de l’enchainement des matchs. Mais on a vu quelques passes casser les lignes pour trouver directement les ailiers, c’était de toute beauté.

Palmieri, 2/5 :
Quand on joue en 5-4-1, tu dois monter mon bonhomme. Sinon, tu sers à rien.

Cohade, 2/5 :
Enormément de déchets techniques. Renaud nous fait le coup de la panne.

Poblete, 2/5 :
Pas vraiment dans le tempo, il avait l’air de ne jamais savoir quoi faire du ballon.

Dossevi, non noté :
On espère sa blessure pas trop grave, son absence s’est faite ressentir.

Remplacé par Niane (11e), 4/5 :
Le gamin prend de l’ampleur. De l’aisance dans le dribble, il a mis la gigue à Raggi toute la seconde période. Grosse vitesse d’exécution, avec en point d’orgue son premier but en Liguain, il peut apporter gros sur la fin de saison. 

Roux, 3/5 :
Notre grand rameur fatigue lui aussi, mais il se démène toujours autant. Qu’il soit préservé contre Tours pour aller chercher le doublé contre Nice. #NolanRoux2018

Rivière, 2/5 :
Compliqué d’espérer quelque chose au milieu de la défense Monégasque, surtout après l’expulsion. Ce n’était peut-être pas indispensable de le faire jouer.

Remplacé par Boulaya (70e), non noté :
Sacrée première. Engueulé par Hantz pour rentrer en jeu, puis pour tirer le corner, il s’offre une passe décisive sur le premier ballon qu’il touche. Il y a pire. 

Le prochain match : Déplacement chez le dernier de Ligue d’Eux pour la Coupe de France. Il faut impérativement faire tourner l’effectif, sous peine de sacrément morfler par la suite.

Je crois en la remontada.

Kast & Deuch

Pour aller plus loin :

Klass & Deuch

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