Monaco – Rennes (2-1), la Breizhou académie livre ses notes

 Comment finir l’année quand on est le Stade Rennais ? En perdant de manière frustrante chez le deuxième. Joyeux Noël, Félix !

Cher père Noël, tu m’as apporté tellement de chouettes cadeaux au fil des années qu’une fois n’est pas coutume, inversons les rôles : c’est moi qui vais te couvrir de cadeaux. C’est pas cool, ça ? Et comme je sais que tu seras très occupé les 24 et 25 décembre, permets-moi de te remettre tes jolis présents dès aujourd’hui !

Alors père Noël, t’es gentil, tu me prends tes trois paquets et tu en fais ce que tu veux : tu les fais tirer ton traineau, tu les fais rejoindre ton armée de lutins, tu les bouffes ou tu te les tapes, je veux pas le savoir du moment que tu les emmènes le plus loin possible du Stade Rennais FC, merci.

 

L’équipe :

Fort de la probante démonstration face au PSG, Lamouchi décide de reconduire sa compo « spéciale cadors du championnat » avec cette fois-ci Gélin dans le rôle du défenseur qu’on plante au milieu, à la place de Danzé.

Le match :

Ce qui est bien quand Amalfitano est titulaire, c’est qu’on sait qu’on va perdre. Donc on peut se caler tranquillement dans le canap’ avec une main dans le froc, aucun stress, tout est déjà plié.
Le début de match est assez sympa à suivre, mais les Rennais sont vite dominés. Ils ont choisi de bloquer l’axe, quitte à s’exposer sur les ailes. Pas forcément con, sauf quand on a Zeffane sur le terrain. Bizarrement donc, la plupart des offensives adverses passent de ce côté, heureusement que Keita Baldé est adroit comme un chirurgien en moufles, sinon on en aurait pris deux en cinq minutes.

Les Monégasques exercent un pressing constant et les Bretons arrivent de moins en moins à ressortir les ballons et à se trouver devant. Conséquence logique : Monaco ouvre le score par l’intermédiaire de Falcao (20e). Monaco (1-0) Rennes. Certes, Traoré est victime d’une faute non signalée de Lopes au départ de l’action, m’enfin ça nous pendait au nez depuis le début du match, donc ne nous cachons pas derrière ça. Le reste de la première période voit les joueurs de Jardim réviser leurs gammes face à des Rennais impuissants. A la pause, le score ne doit qu’au manque de réussite des Monégasques de n’être plus large. Wow, elle était moche comme Amalfitano cette phrase.

Dès la reprise, Sabri effectue un changement plus balèze à comprendre que la théorie des cordes : Bensebaini remplace Bourigeaud. Ok, Benji a la chiasse, mais on se retrouve avec six défenseurs (SIX DEFENSEURS) sur le terrain, James LS/Amalfitanul, puis Hunou et Khazri devant. Alors qu’on perd. Evidemment, c’est dans ces moments-là que l’improbable confine au sublime : on joue mieux. Attention, je n’ai pas dit bien non plus. Mais la partie se rééquilibre, les Rouge et Noir se trouvent mieux et parviennent enfin à mettre Monaco en difficulté. Gnagnon justifie l’amour que nous lui portons en une action : le défenseur rennais sonne la charge et poursuit son effort jusqu’à envoyer une lourde que Subasic capte en deux temps (55e). Dans la foulée, Gélin offre un amour de ballon à Léa-Siliki dans la surface. Le gamin joue bien le coup et pousse Sidibé à la faute. Khazri sort ses grosses couilles et transforme le pénalty, après avoir raté celui contre le PSG. Bravo Monsieur. Monaco (1-1) Rennes.

Ce qui est bien à Louis-II, c’est que t’es pas emmerdé par le public donc tu entends tout ce qui se dit au bord du terrain. Coach Lamouchi : « Morgan ! Morgan ! Regarde le ballon ! » Ouais, il faut y aller étape par étape, avec Amalfitanul. Au fil de la deuxième période, les Monégasques appuient sur le champignon – parce qu’ils sont champions – et finissent par reprendre l’avantage par l’intermédiaire de Baldé. Faut dire que c’était sa 35 682e occasion de la partie. Monaco (2-1) Rennes.
Oui, le résultat est frustrant, le Stade Rennais n’aurait pas volé le point du match nul. Mais Monaco a été supérieur et surtout, il devient urgent de virer certains gars (cf introducfion) et de les remplacer par des joueurs de foot. Les retours annoncés de Sarr et Prcic vont nous faire du bien et qui sait, si on arrive à gratter un ou deux joueurs au mercato, notamment un 9, il y aura peut-être un coup à jouer en deuxième partie de saison.

Les gars :

Koubek : 3/5
Rien à lui reprocher mais il en a pris deux, je ne vais pas non plus lui ériger une statue.

Traoré : 3/5
Gros match de notre latéral droit, qui a éteint Rony Lopes et contenu Kongolo, qui était pourtant bien chaud. A mi-saison, on peut dire que c’est une bonne pioche.

Mexer : 2/5
Ben ouais, il est fort, Falcao.

Gnagnon : 3/5
Comment peut-on encore se demander s’il doit être titulaire ? Solide comme d’habitude, il se paie même le luxe de frapper au but et dans la tête de Carrillo en fin de match.

Zeffane : 0/5
Ca a plus soufflé dans son couloir qu’à la pointe du Raz, jusqu’à ce qu’il disparaisse en tant qu’ailier droit. Point positif : Baldé a bien profité du paysage. Point négatif : quel club sérieusement constitué voudrait de ce type ?
Remplacé par Mubele (83e), sympa d’être passé.

Gélin : 2/5
Il a fait ce qu’il a pu (notamment des bons taquets crados), mais c’est pas son poste, donc c’est dur.

Bourigeaud : chiasse/5
Il n’a pas démérité, mais il était trop diminué pour peser sur le match. Remplacé à la mi-temps par Bensebaini (2/5), qui, lui aussi, a galéré avec Baldé.

Amalfitano : 0/5
Dégage. Au foot tu es nul, en revanche au cache-cache c’est propre, rien à dire.

Léa-Siliki : 3/5
From « coucou je viens voir comment c’est chez les grands » to « je suis le patron au milieu » real quick.

Hunou : 0/5
Dans le fond, hormis le fait qu’il soit nul, j’ai rien contre lui. Mais il serait tellement mieux dans un club de Ligue 2. Ou devant sa console.
Remplacé par Tell (84e). Euh… Ben… Je…

Khazri : 4/5
C’est p’tet un poil généreux, mais le gars a été tout seul devant à devoir exister entre Glik et Jemerson, il claque son péno après en avoir raté un au match précédent, et en plus il récupère le brassard alors qu’il est en prêt. Du délire.

 

Restez connectés comme on dit sur la toile, Joris Grognon devrait vous offrir très bientôt un joli bilan à mi-saison.

 

Marco Grossi

Marco Grossi

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