Alerte spoiler: les prévictions des huitièmes (27/06)

La dernière journée des huitièmes se profile, et avec elle deux matchs cruciaux : l’équipe qui peut éliminer l’Espagne-Espagne, et Angleterre-l’équipe qui peut les éliminer.

Avant de parler de cette journée, parlons de ma demande auprès des Astres pour interférer sur le destin de Pays de Galles – Irlande du Nord, quelques secondes avant le but gallois (la préviction était un 0-0 infâme) :

Je vous avertis, ne faites pas ça chez vous. Les Astres rendent parfois service, mais ils demandent toujours une compensation très cruelle pour le quérant, voire plusieurs. J’estime avoir été suffisamment puni par le 4-0 de la Belgique, mais il est probable que d’autres fléaux m’attendent…

Italie-Espagne.
Rien ne m’arrête, la providence astrale coule dans mes veines : il suffit que je prédise que De Gea sera en deçà (Neuf de Bâton à l’envers) pour qu’il se craque contre les Croates. Un Quatre de Bâton à l’envers tiré, et voilà qu’ils nous cassent les couilles à marquer en fin de match contre les Tchèques. Leurs Épées sont bien la signature de leur tactique pénible. L’Italie est bien empreinte du talent tactique du Bateleur, Verratti était bel et bien blessé (Neuf de Bâton à l’envers), le Trois de Coupe en Faiblesse est annonciatrice de la fausse joie d’avoir fini premier pour se taper une moitié de tableau dégueulasse.

Tirage très aisé, que je lis comme je bois du lait de Bouc de Mendès : la première carte de Dynamique reflète simplement, pour l’Italie, la joie de courte durée d’avoir fini première de son groupe puisqu’il faut affronter l’Espagne et l’Allemagne désormais (Huit de Coupe, donc stagnation de l’émotion, etc.), donc un arcane assez anecdotique pour le moment, mais qui va permettre d’entuber les faire-valoir de Sergio Ramos pour mon plus grand plaisir. La carte de Dynamique de l’Espagne, un excellent Huit de Bâton s’il vous plaît, leur promet apparemment (bande de naïfs, pour ne pas dire plus, qui ne savent pas ce qui les attend) vitesse et changement, l’horizon qui s’étend et vite pour leur révéler toutes les idées et perspectives s’ouvrant à eux. Donc un superbe tirage espingouin a priori, hin hin. Je ris sous cape, je vais bien niquer ces buveurs de calimucho, sans forcer, et les Ritals vont seconder mon effort à merveille.

Excusez-moi, bordel, j’ai du mal à cacher ma satisfaction, mais vous comprendrez aisément : c’est l’Espagne en face (c’est un spoil dans le spoil, mais vous saurez tout bientôt).

Passons aux cartes du match : l’excellente lame de Tempérance régit les actes des Italiens, leur invitant sans surprise à faire preuve de patience, à mesurer les choses pour prendre les meilleures décisions possibles et contrôler les événements. Rien de neuf, me direz-vous, si ce n’est une preuve supplémentaire que ma méthode fournit un bon modèle du réel. Les Dopés, eux, ont le Six de Bâton à l’envers, donc l’harmonie (6) au travail (Bâton) est brisée, des problèmes sont causés par les collègues, et une promotion est impossible, dérobée par un tiers. Tout paraît assez clair, mais l’Atmosphère en rajoute une couche pour ne laisser aucune part à la glorieuse incertitude du tarot : la charmante Papesse exhorte à la patience, car des choses nous échappent et il faut attendre pour trouver la meilleure solution (match très tactique, de fait). Inutile de préciser, alors, que les patients Ritals (Tempérance) face aux fougueux Espingouins (l’excellent Huit de Bâton, hin hin) ont un avantage net.

Il reste à comprendre comment se désignera la victoire : eh bien, les Italiens ont tiré un Huit de Coupe peu utile en apparence, si ce n’est pour permettre la présence de deux Huit dans le tirage (l’autre étant le prometteur Huit de Bâton espagnol, déjà nommé), qui présage une rupture du double équilibre des Huit et, donc, des développements surprises. Même au tarot, les Ritals ne laissent aucun arcane au hasard ! L’Italie marquera donc sur une contre-attaque surprise.

Synthèse : Victoire 1-0 à la patience pour les Italiens, sur une contre-attaque issue de nulle part.

Angleterre-Islande.
Il eût été impossible de mieux décrire l’Angleterre que dans ces lignes. Beaucoup de volonté offensive et un certain collectif qui redonne espoir aux éternels losers (Etoile et 3 de Deniers), mais une quantité invraisemblable d’occasions pour peu de buts à l’arrivée (Impératrice inversée), le tout alimenté par un Rooney au meilleur de sa forme en tant que catalyseur de l’équipe (3 de Coupe). Je ne fus pas moins rigoureux avec l’Islande, équipe très travailleuse qui dépense beaucoup d’énergie (7 de Deniers) mais peut se relâcher après avoir marqué (6 de Deniers), alors que Gudjohnsen est trop vieux pour apporter le moindre avantage sur la pelouse (Chariot inversé).

Je reviendrai plus tard sur les cartes de dynamique car elles sont difficiles à lire sans le match lui-même, mais notons simplement que ce sont deux Reines, classiquement annonciatrices de coups de pute. Pour celui-ci, le 2 de Deniers évoque un équilibre au score, mais aussi une compensation entre deux grandeurs de nature différente (par exemple, un but de plus mais un joueur de moins). Le 8 d’Épée quant à lui indique une restriction temporaire, ce qui appuie l’hypothèse d’un joueur expulsé pour eux. Le Roi de Bâton quant à lui indique une figure d’autorité ou une manne financière à venir.

La synthèse vient assez naturellement grâce à la Reine de Deniers islandaise, carte positive de prime abord mais encline au relâchement lorsqu’on pense contrôler la situation : l’Angleterre se retrouve vite à 10 contre 11, ce qui curieusement déconcentre l’Islande et leur permet de marquer, mais l’Islande revient au score car les joueurs ont encore assez d’énergie en réserve. Ceci nous amène donc à 1-1 au bout du temps réglementaire, et nous allons tirer deux cartes supplémentaires pour connaître la suite. A cet instant (ayant fait une pause bien méritée), je me vois séparé de mes cartes et ai donc misé sur une intelligence artificielle pour tirer celles qui me manquent, ce qui est une excellente excuse pour plaider l’erreur par la suite. Côté Anglais, c’est la carte reloue de service, la Lune, mais ici en combinaison avec l’Étoile, on peut simplement y voir une allusion à la nuit.  Prenez du café, car le match durera tard et les tirs au but sont donc certains. Côté Islandais, le Valet de Deniers inversé dissipe toute ambiguïté : beaucoup de passivité, l’envie existe mais l’action manque (un peu comme moi dans ma cave avec mes waifus) et le goal islandais, si bon jusque-là, sera en position d’étoile de mer pendant la séance.

Nostradanus

Je tire les cartes plus vite que je ne tire vos mères.

3 Comments

  1. Pas de synthèse pour le Angleterre/Islande ? Vous vous ménagez une porte de sortie interprétative ? Une excuse là encore toute trouvée pour votre échec, qui sera maladroitement expliqué a posteriori ? Remboursez ! (vous savez, je suis dur avec vous, mais au fond, c’est que je vous apprécie : on attend toujours plus des meilleurs)

  2. Mille excuses d’avoir omis la synthèse : elle indiquait notamment une expulsion anglaise, un fin de match aux tirs au but et une victoire anglaise au bout. Vous devrez attendre les spoilers des quarts de finale pour comprendre pourquoi ceci est totalement cohérent avec la réalité.

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