Lorient-Bordeaux (1-1): la Scapulaire Académie fait du surplace
les princes du nul
Vladimir Petkovic veut bien croire au Grand Remplacement. Mais pas avant la 90e minute.
Une semaine après la déception de ne pas l’avoir emporté à l’occasion des 140 ans du club, les Girondins se déplacent à Lorient avec la volonté de gagner et de se donner un peu d’air. Si, ils l’ont dit ! Nous ne sommes pas obligés de les croire. Ou d’y croire.
Les Bretons sont invaincus depuis dix matchs dans leur stade, viennent d’encaisser un 4-1 à Marseille et seront donc motivés pour se relever.
Bordeaux arrive sans Hwang, sa figure de proue et il flotte comme une vague impression que ce Portico risque de sentir la vase. Cela pue mais c’est toujours mieux que la merde et cela nous change.
La composition :
Costil

L’image est trompeuse, le dispositif est plutôt en 4-2-3-1 que 4-2-4 mais une fois qu’ils sont posés, les joueurs sont difficiles à bouger.
Première ligne de quatre, avec Mangas, Koscielny, Gregersen et… Kwateng. Ne me demandez pas la raison de sa présence. Sûrement posé là la veille de week-end et on attend gentiment le lundi pour l’enlever.
Au milieu, les deux O (Onana et Otavio) même si l’un joue bas.
Devant eux : Dilrosun, Adli et Oudin…
Note de l’auteur : contrairement au paragraphe présentant la défense, les points de suspension sont placés après la mention du joueur dont la titularisation est un mystère à part entière. Si le comique de répétition est un procédé apprécié par le rédacteur, dans le cas présent, il ne voit aucune nécessité d’incorporer une touche humoristique. Parfois, un rien se suffit à lui-même.
En pointe, première pour Elis en l’absence de Hwang.
Le match en (quelques) détails :
Première minute, première occasion et premier prix au Salon des 38 tonnes pour Oudin. Alors oui, la carrosserie est peut-être jolie mais il n’y a rien dans le moteur.
Otavio est fier de sa nouvelle salle à manger toute neuve. Mais j’aurais préféré qu’il prenne soin des dents de son outil de jardin. Il ne ratisse plus rien et devient complètement inutilisable.
Bel hommage de Petkovic à Georges Brassens :
« C’était un match à Lorient
Tous derrière, tous derriè-ère
C’était un match à Lorient
Tous derrière, Elis devant ».

Dilrosun est un artiste. Avec trois œufs et 100 grammes de farine, il te ferait une pièce montée. Ce qui, me direz-vous, serait un moins gros exploit que de créer deux occasions en faveur des Girondins.
Quand on sent qu’on y arrive pas, on est capable de souffrir et de presque tenir.
Onana qui prend un rouge pour un petit coup sur la cheville : ils veulent vraiment qu’il montre de quoi il est capable ?
Quatre changements mais aucun avant les arrêts de jeu. Soit Petkovic n’était pas satisfait des solutions de rechange, soit il ne savait pas lesquelles utiliser. Dans les deux cas, c’est inquiétant.
Les notes des 33 :
Costil (3/5):
Malgré la domination adverse, il a eu peu d’arrêts à faire au final. Et ce en grande partie car il a excellé dans la lecture du jeu en sortant pour intercepter des longs ballons. Il ne peut rien sur le but encaissé.
En confiance, il s’est même permis un petit pont sur Moffi. Le Benoît, il est en plein lâcher prise. D’ici deux mois, il joue avec un slip sur la tête, canette à la main et paquet de clopes dans la poche arrière. Une deuxième jeunesse, il revit !
Kwateng (1/5):
C’est assez incroyable de le voir encore titulaire à ce poste. Très emprunté quand il prend son couloir, on a toujours l’impression qu’il pousse un ballon pour la première fois. Que de possibilités gâchées rien que par sa présence ! Et que dire de sa fainéantise lorsqu’il s’agit de revenir défendre ?
La Culture a eu Trautmann, le Sport a Trottineman.
Gregersen (5/5):
Il a livré son meilleur match depuis son arrivée. Le premier joué à son véritable poste, comme quoi…
Solide dans les duels et toujours bien placé. Même ses interventions autoritaires ne nous ont pas fait claquer des fesses.
Son duel remporté face à Moffi juste devant la ligne de but démontre sa volonté de ne rien lâcher. Un vrai combattant. Il n’est pas là pour jouer à la greguerre.
Koscielny (4/5):
Il a coupé de nombreux centres et a réalisé quelques interventions décisives. Bien aidé par l’organisation générale, il n’a pas trop souffert face à la vitesse des attaquants lorientais. On serait presque tenté d’affirmer qu’à ce rythme, il pourrait jouer jusqu’à ses 40 ans. S’il ne les avait pas déjà fêtés.
Mangas (2/5):
Un niveau inversement proportionnel à celui du prix de l’essence. Bientôt, c’est Gégé qui va refourguer un billet de cent balles à Boavista pour le reprendre.
Otavio (0/5):
Aucun jeu vers l’avant, on en a l’habitude.
Le voir redescendre pour mater le cul de ses deux centraux aussi.
Mais s’il commence à ne plus gratter un seul ballon, à quoi peut-il bien servir ? Hormis à faire de la prévention pour l’hygiène bucco-dentaire à chaque mi-temps, je veux dire.
Onana (3/5):
Un rouge direct. C’est ce que je me suis enfilé lorsque l’arbitre l’a expulsé sévèrement.
Avant cela, il a été déterminant dans l’action qui amène le but et en apportant tout ce qui nous manquera lors du prochain match : des couilles de l’impact.
Adli (1/5):
C’est quand même vache de la part du Milan de nous l’avoir repris après ses trois bons matchs.
Remplacé par Pembé… Font chier les Parisiens ! Ils nous ont échangé Timothée contre Dagba en douce !
Oudin (1/5):
Sa lenteur a gâché une énorme occasion en tout début de match et quelques situations intéressantes par la suite.
Il n’apporte rien d’autre qu’un sentiment de supériorité aux personnes qui assistent à la rencontre assises devant le premier rang.
Remplacé par Mensah qui a peine eu le temps de traverser la pelouse avant que l’arbitre ne siffle la fin du match. Mais même là, c’était plus intense que ce qu’avait offert Oudin.
Dilrosun (4/5):
Bordelais le plus remuant, il sème le trouble sur chaque accélération grâce à sa vitesse et son aisance technique. Auteur d’un geste décisif sur l’action du but, une subtile passe en demi-volée pour Onana qui déclenche tout.
Il n’hésite plus à tenter sa chance même s’il a encore des progrès à faire dans ce domaine. Mais nous n’allons pas faire la fine bouche : l’an passé, NDP occupait son poste. Je vous passe les détails.
Remplacé par Fransergio qui a juste eu le temps de faire l’état des lieux de la caravane avant qu’Oudin ne la redépose à l’agence.
Elis (4/5):
Esseulé à la pointe de l’attaque, il n’a pas été avare d’efforts pour remonter le ballon ou mener le pressing.
Récompensé par un joli but, il montre qu’il peut être une alternative dans le rôle du buteur.
Remplacé par Mara, à ne pas confondre avec Parra malgré son habileté pour les trois points.
En face : Les Petits Moustoirs
Pour conclure :
Encore un match nul. Si le fait de prendre un point à Lorient peut ressembler à une bonne affaire, cela ne nous fait pas avancer au classement. En difficulté, on a réussi à ouvrir le score et gagner en faisant si peu de jeu aurait pu nous donner un plus de confiance pour la suite.
Malheureusement cette saison, soit on court après le score, soit on se fait rejoindre. Les nuls s’enchaînent. Il devient vraiment urgent de réussir à l’emporter avant que la sinistrose s’empare totalement de Bordeaux. On a déjà droit à l’aponévrose…
Allez, la première victoire à domicile sera pour dimanche lors de la réception de Reims ! Ou contre Paris ! Ou courant novembre peut-être mi-décembre, début janvier ! Elle approche !
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A bientôt.
Nausée Savajicl