La Calcio Académie vous raconte la 28e journée de Serie A (21-22)

0

Ciao ragazzi,

Comment ça va toi ? Entre l’éventualité d’un apocalypse nucléaire, celle d’une nouvelle pandémie et celle bien pire encore de voir l’Inter gagner le scudetto pour la seconde année consécutive, je dois dire que personnellement ça va moyen. Fort heureusement, la fin de la saison de Serie A n’est pas encore décidée. La fin du monde oui par contre, je peux vous la raconter vite fait. Un con appuiera sur un bouton, et les autres cons appuieront eux aussi sur leurs boutons en représailles. Et rassurez-vous, si c’est pas le con du moment ce sera le suivant, ou celui d’après encore. Parce que s’il y a bien une constante dans l’espèce humaine, le pire des hasards que l’évolution ait engendré, c’est bien son inépuisable capacité à faire naître un peu plus de cons à chaque génération. Alors asseyez-vous confortablement, prenez une bonne dose du poison qui vous aide à ne pas crier en permanence votre désespoir en vous frottant le sexe contre le crépi décrépi du voisin puisque la vie n’a aucun sens, et plongez avec nous dans le plus doux et le plus sexy des poisons qui soit, le calcio.

Roma – Atalanta (1-0) :

Tout était réuni pour un joli match de foot. Puis vint Jouzé. Certes, il serait facile de blâmer un seul acteur alors que la production entière laissait clairement à désirer. Mais je choisis la facilité, toujours. À votre avis, pourquoi je supporte la Juventus ? C’est donc la faute à Jouzé si Tammy Abraham a marqué un peu après la demi-heure de jeu, mais surtout pour tout le reste. Une possession stérile pour l’Atalanta, pas beaucoup de football pour les romains non plus, un carton rouge d’agacement reçu par De Roon (qui parle super bien avec les mains, signe d’une adaptation parfaite à la dolce vita) et un rouge de débileprofonderie reçu par Le Mkhi dans la foulée.

Tant pis, on reviendra voir la Dea quand elle jouera contre une autre équipe pour essayer de prendre un peu de plaisir.

Buteur : Abraham (32e) pour la Roma.

Cagliari – Lazio (0-3) :

Cagliari n’a pas gagné à la maison depuis deux mois, ça ne risquait pas de changer en affrontant la seconde meilleure attaque du championnat. Un rigore pour Immobile (pourquoi diable ne joue-t-il pas à Turin…), un pion de Luis Alberto qui conclut l’action qu’il a lui-même amorcé par un contrôle d’une délicatesse tantrique, et Felipe Anderson qui y va du sien en passant en revue la défense Sarde. La Lazio reste à un petit point du voisin honni alors que le derby se profile à la trentième journée, Cagliari interrompt sa série de matches sans défaite fort logiquement face à un adversaire costaud.

Buteurs : Immobile (19e sp), Luis Alberto (42e) et Felipe Anderson (62e) pour la Lazio.

Cagliari – Lazio (0-3) : (deux résumés pour le prix d’un, plaignez vous).

Tranquillement, la Lazio gagne en Sardaigne … il faut dire que la défense de Cagliari fait peine à voir et ferait même pâlir celle de l’ASNL qui pourtant coule en national …
Penalty concédé pour la transformation habituelle de Immobile, avant que Luis Alberto ne transforme une offrande sur un contre bien emmené. En 2e mi-temps c’est Felipe Anderson qui joue, dribble en marchant dans la surface et finit le boulot. 3-0 net, mais attention, la Lazio est capable de perdre le prochain match par le même score.

Buteurs : Immobile, Luis Alberto, Felipe Anderson

Juve – Spezia (1-0) :

La Morate ne meurt jamais, et permet aux bianconeri de continuer leur série (14 matches sans défaite, dont pas mal sans tricher) tout en la faisant à l’envers au rebut d’homo sapiens qui sert de coach à l’équipe de la Spezia. Pas le match de l’année, ni de la semaine, ni même le match du match pour la Juve mais l’essentiel est ailleurs.

l’essentiel est là.

Buteur : Morata (21e) pour la Juventus.

Inter – Salernitanal (5-0) :

Il n’y a pas eu de match. L’Inter se rassure, Lautaro a mis son triplé, Dzeko son doublé, Barella a régalé, c’était parfait. Enfin pas pour tout le monde, même si Salerne a échappé au pire du pire en évitant le forfait général en janvier, leur avenir semble bien funeste. Avec la plus mauvaise défense, la plus mauvaise attaque, et déjà dix points de retard sur Cagliari, il faudrait plus qu’un miracle pour espérer se maintenir.

L’inter refait donc le plein de confiance au meilleur des moments. La situation commençait sérieusement à devenir inquiétante pour les tifosi. Les collègues de Canal Inter s’inquiétaient à juste titre du délitement du jeu, un peu à court de solution et donc, par conséquent, à court physiquement. La Salernitanal était l’adversaire parfait. Ils ont bien rempli leur mission.

Buts : Lautaro X3 et Dzeko X2

Genoa – Empoli (0-0) :

Contrairement à ce que le score laisse supposer, le match fut plaisant à regarder. Bon il faut quand même se motiver un chouia pour se dire un dimanche à l’heure de l’apéro « tiens je vais me mater un petit Genoa-Empoli ». Ça en dit long sur la santé mentale de nos chroniqueurs et de la pauvreté de leur vie sociale. Mais c’est un autre sujet.

Le Genoa loupe franchement une opportunité, une de plus. Même si Empoli a eu quelques occasions sur des initiatives de Nedim Bajrami, les locaux ont dominé assez largement. La situation semble bien compromise pour les rossoblu.

But : Absent, non excusé

Napoli – Milan (0-1) :

Quelle démonstration du Milan ! Dans le wagon des montagnes russes, entre des nuls contre Salerne et Udine puis des victoires contre l’Inter et le Napoli, il Mister Pioli passe par toutes les émotions ces derniers mois.
Une défense parfaite face à un Osimhen pourtant virevoltant, Kalulu et Tomori ont muselé Osimhen qui n’en demandait pas tant vu son déguisement faisant pâlir Pattinson à Gotham.
En bref, Giroud, seul champion du monde sur le terrain, a encore prouvé son apport au Milan et son nouveau statut de nouvelle idole des tifosi en témoigne le chant de la Curva Sud dédié au Français.
Milan reste premier de Serie A, a battu l’Inter, Naples, l’Atalanta, la Roma, la Lazio, seule la Juve avec deux matchs nuls reste invaincue face au diavolo cette saison.
Le Calcio est fou, palpitant, serré, stressant et vous vivez ça avec et comme nous, on en est ravi.

Buteur : Giroud.

Fiorentina – Hellas (1-1) :

S’il y avait un champion de la poisse, il serait sans aucun doute florentin. Après avoir perdu en Copa Italia dans les arrêts de jeu sur un but contre son camp contre la Juve, rivale éternelle, de son ancien joueur star Vlahovic, la Fio a encore subi une désillusion cruelle. Sur un coup du sort, pour une fois favorable, le ballon parvient à Piatek. Le polonais, en confiance, enchaîne merveilleusement bien et crucifie Montipo. Malgré l’ouverture du score, la viola se fait surprendre régulièrement en contre. Caprari régale dans l’animation véronaise. Ca fait longtemps qu’il ne s’était pas montré autant à son avantage. Vous l’avez compris, l’Hellas finira par trouver l’ouverture et égaliser.

La Fio se réveille en deuxième période. Torreira manque l’immanquable. Seul au six mètres, Montipo parti aux champignon, l’uruguayen préfère tuer un pigeon plutôt que de marquer. C’est con pour le pigeon, déjà, qui n’avait rien demandé et c’est con pour la Fio car ça plombe quand même sa course à l’Europe.

Buts: Piatek / Caprari

Bologna – Toro (0-0) :

Bingo et comme prévu, c’était pas fou fou. Je pense que c’est le genre de match que tu peux passer sans aucun risque dans un centre de rééducation après une opération cardiaque. Tu ne risques pas de faire une attaque, y’en a jamais. On peut certes s’éclater sur une touche bien exécutée ou un drapeau de juge de touche levé avec brio et élégance. Mais à la vérité, on se lasse vite de tout ça. On ne s’est pas vraiment ennuyé mais on a failli s’endormir sur le résumé Ca vous donne une petite idée de la qualité du match logiquement. Bref, ça donne un nul vraiment nul, plutôt logique et un petit point pour les deux équipes. Elles s’en contenteront. Et nous, on espère surtout que le prochain coup, ça tombera sur les copains, car il faut savoir partager ces petits plaisirs de la vie.

Le Toro a dominé aux points, dans ce genre de match ça ne veut dire grand chose mais que voulez vous, nous sommes bien obligés de combler. Singo et Bremer se sont encore mis en valeur mais il en fallait un peu plus pour battre une bien triste équipe rossoblu.

But ; Absent, excusé cause sieste

Venise – Sassuolo (1-4) :

Merci la VAR. Quatre pénalties sifflés dans le même match, je n’avais encore jamais vu ça, c’est maintenant chose faite.
A ce petit jeu, c’est Sassuolo qui gagne, et le club neroverde remercie grandement la défense vénitienne.
3 pénos obtenus par Sassuolo, les trois transformés, on y rajoute un but de filou de Raspadori (qui plante beaucoup en ce moment), de l’autre côté une tête de T.Henry et un dernier péno raté de Aramu, 90min au four à 120, et une belle victoire de Sassuolo chez le promu.

Buteurs : T.Henry ; Raspadori, Berardi 2x (sp), Scamacca (sp).

Udinese – Sampdoria (2-1) :

Duel de mal classé remporté par le moins mal classé des deux.
On arrête de se moquer, car l’Udinese fait son petit chemin, gagne encore, et avec deux matchs en moins pourraient se retrouver à la frontière de la première partie de tableau. Ce qui n’était vraiment pas gagné il y a quelques semaines.
Un nul contre Milan, une victoire ici face à une triste Samp (15e) et ça repart.
Deulofeu et Udogie sont en feu, et derrière quand il faut bétonner, on prend les plus costauds et on déménage.
Victoire précieuse pour Udine mais très dure à encaisser pour la Samp qui affronte la Juve au prochain match …

Buteurs : Deulofeu, Udogie ; Caputo

Note Artistique du weekend (4/5) :

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.