Bordeaux-Sochaux (2-1): La Scapulaire Académie a réussi le Grand Est

C’est bon mais Sochaux : attention à ne pas se brûler.
Le retour à la compétition est intense. Après avoir été défaits par le leader havrais, les Girondins s’apprêtent à recevoir une équipe sochalienne qui vient de passer devant eux au classement. C’est donc une semaine à enjeux. Et à enjoliveurs, serions-nous tenter de dire. La nouvelle Peugeot brille, la carrosserie est astiquée et peut compter sur le retour du moteur Weissbeck. Afin de poursuivre l’analogie, on peut affirmer que la nouvelle Cupra de Sérge est bien merdique. Son coiffeur risque la prison.
Veuillez nous excuser pour ces considérations esthétiques. Mais ces derniers temps, il est difficile de trouver des termes footballistiques pour anal-yser le jeu bordelais. De même, l’idée d’enchaîner avec une blague sur une Edition Limitée Bassin d’Arcachon Cupra la Moule nous a traversé l’esprit mais cela risquerait de nous attirer les foudres des défenseurs de Tom Lacoux.
Assez parlé pour ne rien dire, seul le terrain compte ! N’est-ce pas ?
La composition :
Poussin
Bokélé Gregersen Barbet (c) NSimba
Ignatenko Mwanga
Bakwa Davitashvili
Badji Maja
En raison d’une sortie (en cours) de route de Michelin, Malcom Bakélé se retrouve en première ligne. Pas d’autre changement sur la grille de départ. Fran, le consiérge du Formule 1, pourra donc s’installer confortablement sur sa banquette pour regarder la course.
Le résumé :
Le match :
Depuis plusieurs rencontres, les Girondins ont pris l’habitude de rater leurs entames et de courir après le score. Les Sochaliens décident donc d’attaquer d’entrée de jeu, bien aidés par des Bordelais empruntés et un peu mous, comme des puceaux octogénaires, à l’image d’un Ignatenko censé représenter la touche « briscard » de l’équipe. Heureusement, le vigoureux Gregersen Stian toujours prêt à rattraper les mauvais coups des copains.
A peine une minute plus tard (on joue seulement la deuxième…), grosse frayeur côté bordelais ! A la suite d’une touche, Moussa Doumbia entre dans la surface et bien qu’encerclé par cinq adversaires, parvient à servir Sissoko au point de pénalty. Plat du pied c’est arrêté, Poussin s’est envolé !
Il est temps de rappeler qu’en cas de défaite, les Sochaliens se retrouveraient à cinq points devant au classement. Alors, doubiste or not doubiste candidat à la montée ? Telle est la question. Le temps que nos fesses finissent de trembler, les Marines et Blancs y répondent positivement. Fidèle à ses habitudes, c’est Bokélé qui donne l’élan en servant Maja mais le buteur est contré. Salaud d’arbitre, il ne donne même pas à retirer le penal…euh.
Mais ? Putaing de cons ! Encore un ballon perdu mais Stian rode dans les parages. Dix minutes de jeu et déjà deux interventions dans la surface pour le grand blond.
Dans la foulée, Dilane est lancé en profondeur mais l’arbitre siffle. « Bakwa ? ». Hors-jeu mais aucun regret, le Drôle a perdu son face à face avec le gardien. Puis Maja, servi rapidement par Mwanga avance balle au pied et frappe de vingt mètres. Après un rebond, Prévot détourne en corner. Josh lui, se retourne pour voir qui a tenté sa chance.
Badji n’est pas en reste. D’un grand pont, il se défait de son défenseur et part vers le but. Il est repris au dernier moment par Agouzoul d’un tacle magnifique. Nous qui avions l’habitude que Jimmy la Trique se retire au tout dernier moment, voir un homme jaillir en une demi-seconde est assez déroutant.
Sochaux à l’attaque. Servi en une touche, Weissbeck arme une demi-volée en angle fermé mais Poussin se montre impérial. Quel arrêt ! Le capitaine de Montbéliard n’abdique pas et envoie une saucisse de vingt mètres qui passe juste à côté.
Ignatenko a pris un coup et s’est fait explosé l’arcade. Cela l’excite de jouer au dur et le voilà bandé. Et c’est ainsi qu’on l’aime.
Alors qu’on se rapprochait d’un but adverse, ce sont bien les Girondins qui ouvrent le score sur un corner rentrant de NSimba prolongé de la tête par Mwanga et repris par Maja, qui n’avait plus qu’à la pousser au fond (1-0; 30e).
Effusion de joie qui se transforme en explosion deux minutes plus tard ! Poussin relance au loin, Badji gagne son duel aérien dans le rond central et dévie de la tête pour Bakwa. Celui-ci lance parfaitement Zuriko vers le but. Notre Davitashspeedy Gonzales de Tbilissi part de loin mais arrive avant Faussurier sur le ballon et sur sa première touche de balle, crochète le latéral d’un dribble derrière la jambe et s’ouvre le but. D’un tir enroulé, il marque et permet à Bordeaux de se détacher (2-0; 32e) !
L’équipe chère à Peugeot est victime d’une panne mais peut se satisfaire de limiter la casse. Bokélé a déboulé sur le côté droit et a envoyé un centre téléguidé à Badji mais ce dernier a salopé la manœuvre.
Bordeaux est devant à la pause. Si les Sochaliens se sont d’abord montrés dangereux, les Girondins ont été efficaces et auraient même pu alourdir encore le score.
La seconde période débute comme la première : les Girondins sont en-dedans et Gregersen tient la baraque. Guégan doit sentir qu’une égalisation est possible et opère deux changements. Il sort les costauds Mauricio et Doumbia et fait entrer Do Couto et Kalulu.

Oui bon, voilà. On s’en fiche un peu de leurs changements. Mais c’est qu’on s’ennuie ferme. Les professionnels doubistes ne sont pas d’accord. Alors que vos serviteurs scapulairiens en sont encore à crier « Raoul » après leurs cinquante-sept Martini aux olives à Noël, Ndiaye hurle « Rassoul » en expédiant une ogive. Il a visé à côté mais personne ne lui en voudra car nous-mêmes… Enfin bref.
Ah mais c’était quoi, ça ? Sur une récupération, Sochaux part à l’attaque. Kalulu a décroché et s’est décollé des bonbons et en envoie un vers Weissbeck qui avait pris l’espace. D’une judicieuse remise de la tête, il permet à Kanouté de tenter sa chance. Il reprend l’offrande d’un extérieur du pied droit et réduit l’écart (2-1, 59e) !
Malgré le joli numéro de Zuriko et sa frappe au-dessus, on sent bien que la fin du match va être longue. Surtout lorsque Guion décide de sortir le feu follet géorgien dont on sentait qu’il pouvait encore apporter du danger et semer le doute dans l’esprit des adversaires et ce, malgré l’entrée de Delaurier-Chaubet. C’est pourquoi le coach fait également entrer Sérge, élu AirFootballeur de l’année par le Magazine La Ligueudeux sans ballon. Brrr tremblez ! On ne touche pas une bille ! Il va donc être ENOOORME !
On vous a dit que la fin du match risquait d’être longue ? Si ? Non, parce que là, nous allons la finir à dix après la faute « mwanguesque » de Delaurier-Chaubet. Rouge direct !
Guion réorganise l’équipe afin de maintenir l’avantage. Badji laisse sa place à Elis et Lacoux remplace Bakwa. Le coach semble miser sur la tactique dite du cheval blanc : tous derrière, Elis devant.
Les Sochaliens poussent mais les Girondins défendent bien. Solidaires et organisés, ils retrouvent leurs vertus sous la pression. C’est peut-être contradictoire mais maintenant qu’ils n’ont plus qu’à défendre, ils semblent bien plus costauds qu’en début de rencontre. Ignatenko en est le parfait exemple. Il donne tout, même son corps, pour repousser les assauts. C’est d’ailleurs assez pénible à regarder, entre sa capeline et les cheveux peroxydés de Gregersen et Sérge, on ne sait plus qui est qui. Enfin si. Sérge, c’est celui qui a le short propre.
Poussin est tout proche de provoquer une catastrophe en percutant Skelly. Heureusement, Mulder n’est pas jaloux. Les Girondins l’emportent malgré un match pas extra mais restent dans la course pour la montée ! Place à la (sous)coupe !
Les notes des 33 :
Poussin (4/5): Deux grosses parades en début de match, une autre en seconde période. On peut parier qu’il avait des choses à se faire pardonner.
Bokélé (3+/5): Comme à son habitude, il a été hyperactif. Costaud défensivement et n’hésitant pas à apporter une solution devant. Il a même délivré un caviar à Badji, démontrant qu’il n’était pas un rustre défenseur central. Il sécurise son côté sans être un poids pour l’attaque. Bien plus polyvalent que Michelin et indispensable à l’équilibre de l’équipe. A-t-il éteint la concurrence aux yeux du coach ?

Gregersen (4/5): Couvreur-urgentiste-plombier dans la vie professionnelle et pompier volontaire sur son temps libre. Tu le dis, si tu t’emmerdes avec ta femme, hein !
Barbet (2+/5): Il a eu du mal à se mettre dedans. Il a fini plus fort et a su remplir son rôle. Bien ouèj, Papa !
NSimba (3/5): Il a réglé la mire sur les coups-de-pieds arrêtés et a livré un gros duel avec son vis-à-vis. Bien mieux que contre Le Havre mais on en attend encore plus.
Mwanga (3/5): Junior s’il a des limites. Seulement son deuxième match au milieu et déjà une belle progression. Sa vision, son jeu vertical… Tant de choses qui nous avaient manqué. Il semble tout proche de reléguer loin derrière Lacoux et Fransérgio. On l’aimait déjà beaucoup, maintenant on l’adore !
Ignatenko (double face/5): Ignoblenko en possession du cuir, il n’apporte rien au jeu et commet trop d’erreurs techniques. Pugnacenko lorsque l’équipe passe son temps à défendre, il harcèle, tacle, met la tête là où personne ne mettrait sa belle-mère. La caboche sous une capeline, il est allé au bout du bout. Un vrai guerrier comme dirait But! Football Club. Ah non, selon leurs critères, il a manqué trois grenades, un drône et une bombe aérosol de Cesium 137. Mais c’était pas mal quand-même.
Bakwa (CTRL C + CTRL V/5): Bon, un peu trop raccourci, il a délivré une superbe passe décisive pour Zuriko. Mais pour le reste, c’est toujours pareil : de la provocation, certes mais une tendance à trop vouloir porter le ballon et à mal finir les occasions.
Daseiyashvili (5/5):

Badji (2/5): Peut-on encore croire au Progrès ?
Si vous avez eu le courage de lire toute la dissertation, vous nous raconterez. Nous saurons ainsi quoi attendre de l’Humanité. Quant à Badji, le doute persiste, même s’il y a du mieux…
Maja (4/5): A force de marquer uniquement sur phases arrêtées, il va se faire drafter par les New England Patriots.
Les entrants :
Delaurier-Chaubet a vu rouge.
Fransérgio a vu euh… Jaune ? Blanc ? Pâle, quoi. Cela lui va bien, tout compte fait.
Tom Coux-la a fait une entrée à l’envers.
Elis a été complétement délaissé. Cela lui apprendra !
Louis-Jean a fait le nombre.
En face : No Doubs – Don’t speak

Pour conclure :
Les Girondins ont gagné un match très important. Une défaite les aurait mis en mauvaise situation. Sochaux vainqueur aux poings mais Bordeaux prend les trois points, malgré les contestations adverses. S’il est vrai qu’un penalty aurait pu être sifflé, les Marines et Blancs n’ont aucunement volé leur victoire.
Les voilà donc deuxièmes au classement avant une semaine à trois matches dont deux en championnat. Mais avant cela, il y la réception de Rennes en Coupe de France qui est une sorte de match de gala (lalalalalala la lalalalala ta gueule). On mérite d’être en Ligueudeux, oui. On a eu plus que chaud cet été, effectivement. On sait où on en est aujourd’hui, ok. Mais quand-même. Rencontrer Rennes leurs couilles posées sur notre front, on ne s’y fait pas ! Rennes, quoi ! Que le monde a changé.
Chercher la qualification ne sera pas simple, surtout que nous ne savons pas quelle équipe alignera Guion alors que des échéances importantes suivront. Par contre, ce sera certainement sans Barbet, blessé à un ménisque. Rétablis-toi bien Cap’tain même si nous espérons que cela ne soit pas trop grave. Ce sera peut-être aussi sans Sérge, le pauvre n’étant pas à l’aise dans son environnement. En même temps, je n’ai jamais vu une merde apporter une plus-value à une culotte en dentelle. Alors l’environnement te dit « bon vent » !
En attendant, mettez-vous Horsjeu et venez discuter sur Twitter : @IanWalterFoote, @KikiMusampala et @NauseeSavajicl. Si vous parlez à l’un, l’autre vous répondra sans doute et c’est sûrement mieux ainsi.
La Scapulaire Académie est également présente sur Twitter, Facebook et Instagram. Elle n’attend que vous !
A bientôt.
Nausée Savajicl