La Paillade académie note Montpellier – Caen (3-0)

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Il a une tronche à flipper ton dauphin ?

marcelinalbert

« Les succès endorment les âmes faibles ; ils aiguillonnent les âmes fortes »

Robespierre, 5 nivôse an II.

 

Au pion avancé in extremis là-bas en Bourgogne par l’adversaire, la force noire revenue sur son trône usurpé, il fallait répondre. Car la partie ne s’achève pas ici, les gouttes n’ont pas fini de perler sur les tempes, non bien sûr, rien n’est fini.
A chaque fin de soirée, à chaque fois que le poste s’éteint, que le stade se vide, à chaque fois, c’est un recommencement, un perpétuel déjà vu. Le cœur s’arrête pendant quatre vingt dix minutes, puis les battements reprennent leur douce chamade de plus belle. Comme une symphonie de petits pas qui s’accordent avec la bataille que se livre la Capitale et la Méridionale.
C’est donc un combat des petits pas, la palme reviendra à celui qui n’osera plus avancer, qui trébuchera sur un petit caillou ou qui sombrera dans une falaise abyssale. Gloire aux petits bras !

 

A l’entrée sur la pelouse, les petits savaient. La nouvelle de la victoire à l’arraché de la Capitale était parvenue jusqu’au pays des barbares. Vous savez, ce pays auquel personne, pas même les spécialistes, n’accordent le moindre crédit, la plus petite ambition légitime. Vive le monde du football, vive la franche rigolade avec les potos du PMU.

Or donc, il fallait aboyer plus fort que le teckel francilien, montrer que dans le sud les cojones, c’est une corollaire de l’homme, une évidence virile et poilue. Peu importait finalement qui se présentait en face à la Mosson. Qu’il soit de Normandie ou d’ailleurs, l’adversaire finalement n’est plus important, puisque le transfert et la projection feront de lui un PSG de substitution, comme pour rejouer encore et encore la symphonie inachevé du dix neuf février dernier.

Alors peut-être que la Méridionale vous dira qu’elle ne se souvient plus contre qui elle a joué hier au soir, amnésie heureuse, peut-être vous dira t-elle simplement qu’elle a gagné, que la Capitale aussi et qu’il lui reste encore un point à rattraper sur celle-ci.

Mais pour le reste, elle ne se souviendra pas d’avoir eu à s’employer face à une belle équipe de Caen. Rectification : face à un magistral Thébaux. Le gardien normand a sorti le grand jeu et a multiplié les parades de ma foi fort bel acabit. De là à dire que le MHSC a dû s’employer, il n’y a qu’un petit pas qu’il faut allègrement franchir.

Malgré tout, il ne serait bon d’ôter à cette victoire toute sa saveur, car les petits ont fait état d’une sérénité à faire pâlir Bouddha en personne, et ont su placer leur pied sur la bonne pédale, celle de droite donc. Et Thébaux s’est trouvé devant une marée pailladine, qu’il n’a pu finalement contenir, laissant donc les vannes ouvertes.

Le score ne reflète certes pas la constitution squelettique de la rencontre, mais il y en a bien trois. Et il y a bien des milliers d’occasions. Pilonner toute la soirée en tombant sur un portier des grands soirs, mais en passer finalement autant qu’en l’an 25. Certains appellent ça du réalisme, on se demande vraiment de quel hôpital ils se foutent, alors qu’ils ont déjà abattu l’ambulance. On va dire qu’on a rien entendu. Marcelin appelle ça : un match de bogosses. Point final, ferme donc tes guillemets fan de coun a la velle, et va te jeter à la mer.

 

Les Champfleury :

Jourdren (3/5) : l’homme-antinomie, le pacha antonyme. Son alter ego ? Thébaux, l’homme-grenouille de la grande profondeur, le roi du cottage anglais.

Bocaly (3/5) : l’abrasif du couloir, la sentinelle du mirador. Solitaire, il gagna deux fois contre lui-même aux dames, mais perdit une fois au uno.

YangaMbiwa (5/5) : le rempart du mitard, le phare balayant les idées noires. Munich t’attend, adieu Mapou, mon enfant.

Hilton (2/5) : le rocher à l’ombre du phare, seul endroit de pénombre dans la lumière du gyrophare.

Bedimo (4/5) : le prince de la cavalcade, le duc de la couverture. Vous connaissez la polyvalence ? Marcelin n’y est jamais allé.

Saihi (4/5) : le poltergeist étincelant, la fourmi ouvrière des bas fonds. Comme un symbole de pain de mie au sésame, le match complet parfait.

Estrada (5/5) : le chirurgien chirurgical, le Manet du jeu long. Le soulier gauche lui va à ravir, la transversale est jalouse.

Cabella (4/5) : la bulle de limonade, l’étoile dans la pupille. Un mariage ? Une fiesta ? Prenez Cabella, l’animateur qui vous fera (presque) oublier Belhanda !

Aït Fana (4/5) : la cerise refaite, le pionnier récompensé. Il délivre la Paillade, il embrasse le stade de son majestueux retour.

Utaka (2/5) : le phonographe rétro, le karaoké enrayé. Beaucoup de bruit pour rien, mais une activité intéressante pour faire du vent, à Mamie.

Giroud (5/5) : le raccourci magique, la constance magnifique. Avance Olive avance, on te rattrape.

 

Les Taine :

Stambouli : la jeunesse du dimanche.

Pitau : le dimanche.

Camara : c’est le moment de jouer au loto.

 

 

Bonus :

Avec Loulou, Marcelin est en train de contacter Knacki en vue d’une grosse livraison de saucisses dans toute la France, pour tous les amis de Dugarry.

Y avait deux allemands en costard dans les tribunes, en ligne sur BBM avec Karl-Heinz. Sian pouli !

 

Le bisous vigneron,

Marcelin.

 

Va, vois et retiens : ça c’est du bon jeu ma couillasse !

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10 réflexions sur «La Paillade académie note Montpellier – Caen (3-0)»

  1. Merci au défenseur « regis » sur le second but.
    Merci à l’arbitre « gilbert montagné » sur le penalty
    Et bravo pour le premier but.

  2. Je me demande si marcelin ne regarde pas une K7 video (Carlos est un ancien) du même match tous les week end…

    Mapou y serait à chaque fois excellent, hilton et utaka mauvais et Giroud extraordinaire. Parce que là vraisemblablement on a pas tout a fait vu le même match.

    Depuis pas mal de temps le mapou ben il est super irrégulier (c’est quoi ces montées étranges alors qu’on mène que 1/0???) alors que hilton stabilise et rassure derrière.
    Utaka forme avec bedimo une plus belle paire que celle de Lissandro.

    Quand à Giroud que j’adore il a été bon, très bon même mais il ne mérite pas la note max sur ce match.

    Mais sinon qu’est ce qu’on se régale quand même avec le MHSC cette saison, quel pied! Faut profiter ça sera pas ça toute les saisons.

  3. @Carlos
    Ce que tu dis me fend le cœur, vraiment. Et puis, parce qu’on a pas vu le même match, mon analyse serait erronée? Ce serait accorder un crédit trop important à ton analyse. Marcelin a toujours été modeste, fais en de même. Le débat peut exister, pas le jugement hâtif et prétentieux.
    J’ai trouvé Mapou excellent car il a bien fermé le centre de la défense et a été solide sur tous ses duels. Hilton a été moins bon, nonobstant sa belle technique balle au pied. Utaka forme certes une bonne paire avec bedimo, mais les notes sont pour les prestations individuelles tu as remarqué ? Pour Giroud, il mérite la note maximale car il a encore une fois usé la défense adverse et a su se muer en bon pivot sans manger le ballon car il a senti qu’il était moins en forme.
    Voilà ce que j’ai vu du match, remettre en cause mon honnêteté tout en hyperbolant la tienne me paraît hypocrite.

  4. Ho ça va les collègues j’ai pas non plus envoyé un pamphlet contre l’académie! j’ai juste donné mon (humble) avis d’une façon gentillette quoiqu’un peu piquante.

    Vu que je n’ai pas envie de me lancer dans des débats sans fin et sans fond je n’irais pas plus loin dans l’analyse et m’abstiendrai à l’avenir de poster un commentaire sur votre académie (que je lis et attends toutes les semaines).

    Carlos, un peu déçu par votre réaction.

  5. Utaka a effectivement vendangé.
    Mapou était (selon moi) inexistant en première, étincelant en seconde.
    Giroud est ni plus ni moins décisif sur les 3 buts. Sa note, si je peux me permettre, est donc parfaitement juste. A ce propos, le véritable travailleur de l’ombre, c’est lui. Au bon endroit, au bon moment. Le reste du temps, il perturbe terriblement les défenses.
    Estrada fut monumental. L’artillerie lourde.
    C’était fort Alamo, avec un pilonnage de tous les instants.
    De toute façon la recette de notre succès s’articule autour des valeurs de Girard et du club : solidarité, discipline, combativité, générosité, patience, rigueur….
    En corrigeant une panoplie de détails par rapport à l’année passée (ce qui est important de par leur nombre), l’équipe est véritablement à son apogée. En espérant que ça dure…

  6. au vu du match de Bedimo et de Bocaly, je me demande surtout si le médecin qui semble avoir disparu de Chelsea n’aurait pas posé ses valises au soleil…

    impressionnants d’activité !

  7. @Carlos: c’est juste que, par exemple, on a souvent mis de meilleures notes a Hilton qu’a Mapou, Marcelin le premier. Sans rancune camarade ;)

  8. Salut les hommes,

    J’ai juste trouvé que vos réactions étaient un peu excessives et par ailleurs quand on gagne à la maison 3/0 en nous régalant comme les petits l’ont fait dimanche j’ai un peu de mal de voir que certains d’entre eux n’ont pas la moyenne.

    Tiens sinon les notes trouvées sur webmhsc (excellent site sur le Montpellier Herault). Je précise que les notes sont celles de fans qui, pour la plupart, vont à la mosson.

    Giroud : 7.08
    Utaka : 7.18
    Mapou : 6.78
    Hilton : 7.48
    http://www.webmhsc.com/mhsc-caen-et-lhomme-du-match-est-av9761.html

    Alors comme le dirait notre cher Coach Courbis : « je dis pas que j’ai raison mais ça veut pas dire non plus que j’ai tort ».

    La bises anale (bien que trouver l’anus de loulou doit être un exercice de spéléologie).

    Carlos.

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