Torino-Pescara (3-0), l’accademia piemontese livre ses notes
Mangiacaca et Fistoculo ont eu le match facile
18 h comme horaire, c’est pas mal. D’habitude, à l’heure de la sieste ou en soirée, on s’endort pendant la deuxième période, on bave sur l’épaule du voisin… En plus ce n’est pas commode de brancher les auxiliaires de vie. Du style : « tu veux voir mon Fistoculo ? Non ? Alors Mangiacaca ». Y a des astuces que la vie vous apprend.
18 h c’est pas mal, Torino-Pescara, comme affiche, peut-être moins. D’autant que Pescara a perdu Zeman, Immobile, Insigne, Verratti et Moussa Koné. Pas un cheptel de chèvres en l’occurrence. Les venues de Vladimir Weiss, Michel Colucci, Terlizzi et Blasi ne changent rien. Depuis quand on fait de bonnes confitures, avec des fruits trop verts ou trop mûrs ? Tu nous prends vraiment pour des cons, gamin.
Donc il faudra se contenter d’une branlée. Tant pis pour le suspense, tant mieux pour le pacemaker de Mangiacaca, branché sur courant alternatif en ce moment. Certes il faut être deux pour faire un bon match, mais pour des octogénaires, les plaisirs solitaires peuvent être acceptables (sauf qu’à 18 h, on fait les barzelettes avec les auxiliaires de vie!). Donc il faudra se contenter d’une branlette.
Voyons la composition du Torino pour ce match : Gillet dans les cages, gardien solideuh vénéré par le peuple belge, Masiello et Darmian aux postes d’arrières latéraux, Glik et Ogbonna en DC comiques, Gazzi et Brighi dans l’entrejeu, Stevanovic et Santana pour mettre le feu su les ailes, les expérimentés Sgrigna et Bianchi en attaque. Franchement y a plus dégueulasse comme équipe de promu.
Et Pescara, comme prévu, en a fait les frais. Le Torino avait très vite la possession du ballon, et tombait sur un bloc de Pescara vachement bas. Certes Weiss avait l’occasion d’enrhumer Darmian quelques fois, mais quand Bianchi combinait avec Sgrigna pour se mettre en position de frappe, il était découpé par un chevelu à l’air quelconque et Pescara se retrouvait à dix. Le penalty n’était pas transformé par Bianchi, mais la partie se transformait en attaque-défense, et bientôt Bianchi se rattrapait d’une passe décisive pour Sgrigna. En deuxième période, la tendance était la même. Bianchi lançait Sgrigna en profondeur, qui passait pour Brighi en retrait, et cela faisait 2-0. Un chef-d’œuvre de centre signé Masiello trouvait ensuite preneur dans la surface, en la personne de Bianchi. 3-0. Entre-temps Ventura pouvait essayer quelques changements offensifs pour faire péter le coffre. Meggiorini, Cerci et Sansone entraient en jeu. Pescara a bien essayé un sursaut vers la fin, mais cela sans succès. Une belle victoire, et une situation merdique pour Pescara.
Titolari :
Gillet (non noté) : N’importe qui peut faire gardien dans ces conditions : une seule fois le Belge a eu besoin de ses mains, pendant quatre-vingt dix minutes… Un espoir pour les gardiens manchots recalés en cécifoot.
Masiello (4/5) : Personne n’est parvenu à lui faire dans le cul. Cela pour les aspects défensifs. Mais il y a mieux encore : la contribution de Masiello dans les offensives du Torino, avec des ouvertures et centres magnifiques. Notamment le troisième but, avec un caviar pour Bianchi. On aurait presque bandé, si seulement…enfin bref.
Ogbonna (3/5) : Comment mettre plus avec le peu de travail accompli? Angelo a pu se contenter de faire tourner le ballon avec son comparse de défense centrale. En attendant à la maison de retraite, on fait tourner le cul de la vieille alors que personne fume.
Glik (3/5) : Le comparse c’est lui. Donc c’est un constat identique, simplement Glik s’est signalé en plus, par deux ou trois jaillissements en première période. À revoir contre la Juve, Napoli ou l’Inter, au hasard.
Darmian (2/5) : Ah, ces petits jeunes ! Un slogan à géométrie variable certes, comme chacun sait le petit-fils de Jacky est un tocard, les petits-enfants de Mangiacaca et Fistoculo sont lumineux. Mais alors Darmian, on peut vous assurer qu’il n’est pas de la famille ! D’abord mis en difficulté par Weiss, il a fait un nombre de fautes incroyable. Avant de tenter quelques combinaisons pathétiques avec Stevanovic, et de nous montrer l’étendue de ses progrès sur centres, après visionnage de la VHS « Bernard Mendy, une vie, une œuvre ».
Gazzi (3/5) : Comme d’habitude, il a fait le travail. Autant dire qu’il n’a rien foutu, vue la tronche de l’opposition. Le rouque’moute est assez dégueulasse techniquement, c’est vraiment un récupérateur à l’ancienne (traduisez : un récupérateur moderne de club modeste).
Brighi (3/5) : Un but en mode « box to box » pour calmer les nerfs des vieux. On avait déjà sorti le fouet, la sérénade de Brighi la planque, en train d’engrosser les midinettes pendant que papa était aux tranchées.
Santana (3/5) : On se disait il nous rappelle quelqu’un : Santander, Santalent ou Sanforcer, le grand attaquant toulousain, autrefois adulé par certains académiciens. Mais bas les masques l’imposteur ! Santana a beaucoup trop de talent. Suffisamment en tout cas, pour percuter un minimum.
Stevanovic (2/5) : Un match anal. Le 2 est cher payé, il fallait vraiment vouloir humilier Darmian. Parce que bon, certes Stevanovic a pas mal provoqué, mais pour 10 ballons touchés, il devait en perdre 9… Avec des types comme Cerci sur le banc, il va devoir se réveiller s’il veut conserver sa place de titulaire (remplacé par Cerci).
Sgrigna (4/5) : Le Dominique A du Torino fait de bons matches en ce moment. On l’a trouvé vachement entreprenant en début de rencontre, comme il se baladait partout sur le front de l’attaque pour proposer des solutions. Son but était d’ailleurs une juste récompense. En deuxième, on a également apprécié la passe décisive pour Brighi (remplacé par Meggiorini).
Bianchi (4/5) : Notre chouchou, parce que ce ne pouvait être une créature des colonies que nous n’avons jamais eues (quelque chose de louche avec Angelo…). Un des seuls au début, à accélérer le jeu, avec des remises et appels en deux temps, trois mouvements. Malheureusement il manque un penalty mais se rattrape bien ensuite, avec une passe décisive, de la tête, et un but… de la tête. Bianchi est éternel (remplacé par Sansone).
Sostituzioni :
Meggiorini : un peu brouillon cochon, avec son numéro 69.
Cerci : entre et se fait mal tout seul, comme un con. Vraie star sur CM 03/04, peut sortir Stevanovic du onze. À voir.
Sansone : on dirait Cat Stevens. On attend de le voir un peu plus.
Baci a tutti,
Mangiacaca et Fistoculo.
Hé, laissez Bernard peinard les vieux !
j’aime beaucoup cette académie sinon.
Il joue plus au Torino le ptit Verdi ?
Très bonne académie sinon.