Reims-Nancy (2-0), la Champagne Académie livre sa note
Début de saison champagne pour Raymond Kropack
Reims – Auguste-Delaune – 13413 spectateurs – Arbitre : CAILLEUX
Oui Raymond est en retard. Mais quand votre Raymond a voulu se revoir le résumé de match en vidéo sur le net, histoire de se rappeler de quelques images avant le grand trou noir, la box s’est auto-censurée, préférant me préserver d’un spectacle déjà mal vécu.
La tournée des bars en guise d’avant match, histoire de sentir la température chez les supporters, voir la pression monter chez les uns pendant que les miennes descendent tranquillement.
Reims vs Nancy, un match de gala. Sisi, c’est le tarif annoncé à la billetterie. 12€ en Jonquet inf’, tribune prise d’assaut et pleine à craquer pour cette affiche…à moins que personne ne veuille mettre plus de 12€ pour voir un match avec de vieux relents de L2.
Qui s’y frotte s’y pique, la devise des visiteurs. J’imagine les joueurs en cuir-moustache, prêts à être fouettés avec des chardons tellement ils ont été vilains. Et ils l’ont été.
Je vous passe la compo de Nancy parce qu’en dehors de Puygrenier, j’en connais aucun autre, et perso (ça n’engage que moi et le CFC), je m’en tape.
A Reims, on sort presque les mêmes qui ont terrassé le champion, sauf que Courtet remplace Fauvergue à la pointe de l’attaque. Ca nous donne un côté droit animé par Mandi et Glombard, un côté gauche par Souaré et Diego. Dans l’axe, en def, on retrouve Weber et Tacalfred, Krycho et Ca à la récup, et donc Courtet en pointe.
Un début de match en trombe, ponctué d’un but de la tête de Courtet à la 7e sur corner. On se dit que la soirée va être tranquille, surtout quand on connaît la capacité offensive de Nancy, moins bonne attaque du championnat.
Le boulot a été fait. On tombe rapidement dans l’ennui. Les Nancéens permettent à Agassa de ne pas sombrer dans le sommeil en le testant, sans conviction. Juste avant la mi-temps, Puygrenier y va avec plus de conviction et oblige le portier rémois à s’envoler sur une tête à bout portant.
Mi-temps, bière dégueu, pipi.
A la reprise, on reprend le même faux rythme. Les supporters adverses se font entendre plus que les locaux.
Sur la pelouse, il faut attendre l’heure de jeu et la bonne idée de M. CAILLEUX de siffler un péno pour Reims, pour remettre de l’ambiance, car lui aussi se sentait partir. Diego Rigolo pour le contre-pied, et ça fait 2 à 0.
Dans le stade, malgré les nombreuses tentatives, la ola ne passe pas la tribune des Kulédrich. Sur le terrain, Agassa chambre en décidant de jouer sans les mains, en enchaînant plusieurs « amortis poitrine, relance sur le côté ».
Une fin de match qui voit un Nancéen expédier Souaré dans les nouveaux panneaux pub’ électriques qui, si tu les regardes plus de 2min, te rendent épileptique.
Ceux qui se sont frottés sans se faire piquer :
Une note collective de 3/5. Globalement, pas une tête n’es sortie du lot, hormis cette de Courtet pour ouvrir le score. L’équipe se rôde, le danger peut venir de partout. On assiste à la naissance de couples, comme Weber-Tacalfred, inséparables depuis plus de 40 matchs, puis Glombard-Mandi qui se sont dit «oui », Souaré qui en a fait passé une bonne à Diego. Krycho, associé aux chaussures violettes de Ca (encore un choix payant de couleur), a encore joué et ratissé un nombre de ballons équivalent au reste de l’équipe ou presque. Courtet, seul, s’est tapé la défense adverse, et ça avait l’air de lui plaire.
Entendu, vu dans le stade ou aux alentours :
H-1h, dans le bar :
La barman : « On est à Reims et il ne joue par Reims gagnant ? 1,90€ la côte, mon poulet ». J’aurais presque dit « mon pigeon ».
« Svp, la patronne : deux diabolos menthe et un demi » demandé par un type tatoué, percé, et avec un sweat anticlérical. J’ai eu envie de pleurer.
C’est quand j’ai vu une personne passer en chaise roulante customisée Stade de Reims que je me suis dit que les personne handicapées étaient vraiment comme tout le monde et pouvaient elles aussi se faire un trip Jacky Tunning Touch du meilleur goût.
Dans le stade :
« Agassa, depuis qu’il a coupé ses cheveux, je ne le reconnais plus ». C’est vrai qu’à peu de chose près, on va finir par le confondre avec Liebus.
« Haou haou haou ». Les supporters de Nancy communiquent par onomatopées (toi aussi, cher lecteur, apprends le mot nouveau).
« Vu que la semaine dernière on a battu les champions, cette semaine, c’est donc nous les champions ! ». Le monde se divise en 3 catégories : il y a ceux qui savent compter, et ceux qui ne savent pas compter.
Le duo Grzegorz « plombier » Krychowiak / Bocundji « chaussure » Ca me fait bander.
C’est vrai qu’un bon coup de pompe dans le conduit à fuites peu redonner l’air.
Reims will enfin never walk alone :-D