Impact de Montréal : L’Impact Académie fait son bilan négatif de la saison
Kloupable !
Salut les z’Impactés. Et oui, après avoir tenté de voir la vie du bon côté, le soleil de novembre caressant nos fenêtres comme un phallus une joue lors d’une bifle amoureuse, il fallait bien se résoudre à l’évidence : la saison ne fut pas bonne. Nous avons bien eu quelques moments de joie et d’allégresse, quelques raisons d’espérer et de sourire, comme mentionnés dans le Bilan Positif de l’année, mais l’effet Brokeback Mountain s’est fait sentir, au point de marcher comme des cow-boys de longs mois durant.
Alors aujourd’hui, l’Impact Académie se met à l’heure du Bilan Négatif, et vous propose en quelques poings bien placés les drames du Bleu Blanc Noir version 2014. Attention1, prenez quelques instants pour lire la note au bas de cet article avant de commencer votre lecture. C’est fait ? Bien. Allons-y.
Frank qui ?
Klopas, Frank Klopas. La décision de le recruter et de se passer de Marco Schällibaum pour sa dernière année de contrat est arrivée relativement tôt dans l’intersaison. Le choix a paru de suite douteux, Klopas n’ayant jamais rien prouvé au haut niveau et le seul argument pour appuyer ce choix fut de dire qu’il connaissait bien la MLS. Des gens qui connaissent bien la MLS, j’en ai un paquet sous la main, mais un vrai coach… ? Le jeu produit par le Fire, son ancienne équipe, en 2013 ne faisant en tout cas pas rêver, un espèce de kick’n’rush dégueulasse qui n’augurait rien de bon. Mais il aurait été ingrat de blâmer un entraîneur sans lui laisser l’occasion de faire ses preuves. C’est désormais chose faite. Et c’est encore plus sale que ce que j’imaginais dans mes pires cauchemars, dont voici un extrait.

Frank Klopas avait, en février, un beau roster entre les mains, un peu comme dans Easy Rider. On parlera plus tard des problèmes de l’intersaison, mais pour le moment, concentrons sur le cas Frank. Les matches de préparation, dans le cadre de la coupe Mickey, m’avaient laissé de beaux espoirs. Les XI mis en place semblait logique, avec en tête de gondole les points forts du moment et de la saison passée. L’Impact alternait jeu court, contres rapides et défense appliquée. Mais, alors qu’on croyait Montréal paré pour le début du championnat, Frank Klopas a changé ce qui avait marché pour continuer ses essais, qui semblent au final avoir duré toute la saison. Mon idée, c’est que la pré-saison exposait les vestiges de 2013, avant que Klopas ne décide de mettre un mawashi-geri coup de pied circulaire dans ce qui restait debout après l’échec de la fin de championnat précédente. Klopas n’avait donc pas de plan, ou alors un de ce style.
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Le Greco-Américain (non ce n’est pas un kebab avec de la viande hachée) est plutôt du genre blagueur, dans le style du gars qui chie sur les murs et te cache la serpillère derrière. Il a passé la première partie de saison a chercher un XI de départ qui, du fait des non-arrivées, semblait évident à tout le monde, à quelques détails près. Il s’est par la suite borné à essayer de reconstruire ce qui avait marché sous Schälli, alors qu’il venait de tout foutre en l’air depuis 4 mois. Il aura mis 6 mois à trouver son XI voire son XIV type, bénéficiant de quelques échanges et recrutement bienvenus, sans pour autant trouver LE XI qu’il fallait à l’Impact. Ceci lui aura pris la majorité de son temps, ce qu’il l’a empêché de penser tactique ou jeu avant août. Depuis, il a donc appliqué les préceptes de son prédécesseur avec plus mais surtout moins de succès, montrant sa totale incompétence en la matière. D’autant plus que ses lubies lui ont ôté tout espoir de nous prouver le contraire. Ce qui nous amène au deuxième poing. Et bim la transition.
Les bijoux de la Klopastafiore
Frank Klopas a ses chouchous, pour des raisons qui m’échappent totalement. Collen Warner dans un premier temps, Felipe Martins par la suite, ou encore Heath Pearce…

Longuement aligné en milieu défensif avant d’être échangé au début de l’été avec Issey Nakajima-Farran, loué par le coach pour ses qualités athlétiques, Collen Warner avait pourtant fait l’unanimité contre lui. Endurant mais lent, toujours mal placé, maladroit et imprécis, Collen avait pourtant la toute confiance de Klopas. Felipe également. Plein de qualités, l’Italo-Brésilien, nous a fait profités de sa nonchalance tout au long de la saison. Il a semblé parfois peu impliqué, ou n’arrivant à se mettre au rythme des matches et à augmenter l’intensité de ses efforts. Il est pourtant le joueur de l’Impact à avoir bénéficié du temps de jeu le plus important, profitant de quelques jolis coups comme son but en finale du championnat canadien. Mais voilà, Klopas l’aime tellement qu’il ne peut se résoudre à le mettre sur le banc, le faisant même jouer milieu défensif à de nombreuses reprises, ses performances frisant le ridicule et mettant dans l’embarras son binôme du moment. Et pour finir, Heath Déambulateur Pearce, défenseur expérimenté du tour de rein, réussissant à faire oublier la légendaire charrette de Nesta version 2013, amateur de boulettes (de viande et footballistique). C’est pas comme si on avait de super jeunes en défense hein ! Du coup, à force de prendre des coups dans la rondelle à chaque match comme un vulgaire hockeyeur, j’ai mis au point une tactique anticipatoire consistant à s’enculer soi-même devant les rencontres successives.
De ani internus
Mais avant de critiquer les performances de notre Impact bien aimé en MLS, il faut également regarder en arrière, et se délecter des joies de l’intersaison. Très tôt, Matteo Ferrari nous rappelait le besoin essentiel de l’Impact de se renforcer. Ce qui a été compris à l’envers, puisque Montréal s’est d’abord débarrassé assez salement de joueurs, critiquables sur les performances sportives certes, mais pas au point de vue mental. On a ainsi vu partir Davy Arnaud, qui a fait la joie de DC, ainsi que d’autres dont l’apport à l’équipe était peut-être limité, mais qui faisaient également le nombre. En contrepartie, aucune recrue ou presque n’est venu étayer l’effectif avant le début de saison.

Au contraire, on a vu arriver tout au long de l’année bon nombre de joueurs qui n’ont finalement pas joué. Ou mal. La liste en longue. Gonzalez, Bissue, Danso, Krol… Des recrues au talent limité ou mal évalué, le Polonais dernier cité en est le parfait exemple, car il aura quelques matches à prouver sa totale analité. Pearce a également très vite montré ses limites. Alors, si Nick de Santis a payé pour ces arrivées, en étant remercier de son poste de directeur sportif, mais en restant tellement dans les murs qu’on se demande si on ne s’est pas un peu foutu de notre gueule. Ah, et on me glisse dans l’oreillette que notre bon Matt Jordan a décidé de partir dans un club plus structuré (avec une belle promotion ceci dit), à Houston, Tegzas.
Et là vient pour moi le dernier point négatif imputable au staff : une communication, envers joueurs et supporters, assez exécrable. On nous a menés en bateau toute l’année quant à d’éventuels renforts jamais arrivés. Les dissensions, souvent visibles comme une bite au milieu d’un caleçon, entre les joueurs et la manière de fonctionner, ont semblé fort nombreuses. Mais « tout va bien » nous a-t-on répété. Puis on apprend les désirs de départs de Ferrari à l’été, le fait qu’on l’ait gardé pour la fin de saison pour ensuite le faire partir d’une façon très limite… Manque de respect envers les joueurs, là depuis le début de l’aventure en MLS, envers les supporters qui voulaient un au revoir de qualitay. Pourquoi n’avoir pas célébré Ferrari lors du dernier match, en compagnie de DI Vaio ? Mystère.
Et pour conclure ce chapitre, j’aimerais également pester contre la communication vis-à-vis des blessures. Certes, ce domaine est souvent opaque en MLS, comme la trace de pneu au fond de tes bobettes, mais nous dire que Piatti revient dans deux semaines le temps de soigner une douleur au genou, alors qu’on sait depuis son départ de San Lorenzo qu’il a une tendinite, c’est aussi nous prendre pour des busards. Les blessures de Mapp ou de Bernier sont également des exemples très parlants.
MLS tomber
Avec tout ça, me direz-vous, comment comptiez-vous faire une bonne saison en championnat ? Ben on ne l’a pas faite, et au-delà, on a eu l’impression de se prendre un bukkake long de 8 mois, au point qu’on a bien failli se noyer dans ce torrent de liquide.

L’année 2015 de l’Impact reste l’une des pires de l’histoire de la MLS. On a même réussi à faire pire que Chivas (qui disparaît de la circulation à l’avenir, soit dit en passant, et a réussi à faire mieux que les Rapids et les Earthquakes…), ce qui reste un exploit. 34 matches, 18 défaites et 10 nuls, pour seulement 6 petites victoires. 14 points durant la première phase, 14 pour la seconde. Une régularité qui fait peur à voir. Si on ajoute à ça l’absence d’une victoire à l’extérieur, celle de but marqué sur phase arrêté (incroyable), ça fait un beau bilan anal, un hommage tout particulier à l’institution horsjeuïenne.

Alors, au final, qui a fait caca dans l’urinoir ?
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Les trois mou-squetaires
Heath Pearce : Je voulais être plus sympa et puis j’ai repensé à toutes les soirées calamiteuses qu’il nous a fait vivre. Le ratio avec ses bons matches est largement à son désavantage. Lent, lourd, parfois à coté de la plaque, il n’a jamais compensé par son expérience pourtant conséquente. Pourtant érigé comme un des numéros 1 de la défense centrale par Klopas. Franchement, j’ai du mal à comprendre comment La Klope a pu faire ça, tant Heath est à l’ouest 80% du temps. Attention pour l’année prochaine….
Krzysztof Krol : Ne sait pas : fermer les espaces, faire une couverture, défendre sans reculer, centrer, réfléchir avant de tacler, communiquer avec son gardien. Comme dirait Laurent Blanc : “A partir de là, je crois que bon…”
Felipe Martins : Deux étincelles cette saison, dont une en finale du championnat canadien, ça suffit ? Non du tout. Alors certes, le chouchou de Klopas a eu du temps de jeu comme personne, mais si c’est pour le faire jouer milieu défensif, pas question. Incapable de défendre en équipe, il n’aura été correct à ce poste que quand il avait pour consigne de ne jamais lâcher un joueur du match. En 10 ? Une lenteur inexplicable compte tenu de ses qualités techniques au-dessus de la moyenne. Il a souvent joué avec des œillères, et ce qui me rend sévère avec lui, c’est qu’il a complètement le potentiel et l’intelligence de jeu pour produire des performances de qualité sur la durée. Un joueur qui n’arrive pas à prendre la mesure de son talent ? Un joueur qui prend le football plus pour un loisir que pour un métier ? Un joueur qui a déjà atteint sa progression maximale ? Nonchalant, pas suffisamment impliqué à mon goût, pourtant c’est un travailleur, son parcours et ses entraînements le démontrent. Et puis, il a bloqué sur Touitteur, et ça, c’est vilain.
Voilà mes petits bubons, c’est fini pour 2014, annus horribilis n’est-il pas ? Par chance, et si je ne suis pas rentré dans mes pénates ermitesques de plaisirs délurés, je vous académiserai peut-être la finale de la MLS Cup. Sauf si le Galaxy gagne, ou alors j’en ferai un truc dégueulasse. On se quitte en chanson, bien inspiré par le joli sous-titre de l’Académie du Blian Positif. Hors-jeu et l’Impact ne sont que beauté et douceur. ALLEZ L’IMPACT (quoi qu’il arrive) !
Becs anaux,
Mauricio Vincello.
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1. Attention cher lecteur bien aimé, en lisant cette académie, tu t’exposes, ainsi que ton entourage, à des images pouvant prêter à confusion ou être mal interprétées. Et même si tu as scrollé down jusqu’ici pour lire cette note, méfie-toi toujours de ton patron, ta blonde ou tes enfants. Bonne lecture !
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En effet le message de début était important. Mais Mini-Pascal a aprrécié, Merci.
Je remercie le type qui a inventé la touche « Fin » sur les claviers. Je repose ça et lirai après le boulot.
Sachez que sur un 13 pouces, ça passe très bien et coupe juste après l’appel de note.
Je suis curieux de savoir ce que Mini-Pascal a préféré ceci dit.