Ajaccio – Niort (0-0) : L’Aiacciu Académie livre ses notes
On se serait cru revenu un an en arrière. Dans un Timizzolu clairsemé régnait une odeur de défiance envers l’entraîneur. Comme un symbole de Fabrizio Ravanelli. Sauf que le renard argenté est parti depuis bientôt 365 jours. Sur le banc, c’est Christian Bracconi qui a essuyé les chants des supporteurs. Des « Bracconi démission » ont résonné pendant de longues minutes. De mémoires d’anciens, c’était du jamais-vu. Ce qui est reproché au coach ? Aucun fond de jeu, pas d’ambitions donc pas de buts et pas de victoires pour une 15ème place au classement de Ligue 2. Ce n’est pas le 0-0 de Niort qui va rassurer le peuple blanc et rouge. Et pourtant, les vingt premières minutes furent sans doute les plus réussies à domicile depuis bien longtemps. De l’envie, du mouvement, de la précision dans les passes, des occasions mais pas de buts. Une maladresse chronique devant le but qui explique, en partie, la 15ème place. L’AC Ajaccio est avant-dernier de L2 au classement de l’attaque avec 7 buts en 10 matchs. Les travers acéistes reprendront pour la suite de la rencontre. Niort allait se procurer plusieurs grosses occasions par l’intermédiaire du remuant Koné. Ce n’est pas l’exclusion de l’attaquant des Chamois à la 73ème minute pour un enchaînement grotesque simulation/protestation qui changera les choses. L’ACA n’arrivera pas à se montrer dangereux. Ni à marquer. Le 3ème 0-0 de la saison et le 5ème match nul de la saison. Ajaccio n’avance plus.
Pour ce match contre Niort, Christian Bracconi avait pourtant fait des choix et tranché dans le lard. Dans le lard de Dennis Oliech, pas convoqué dans le groupe alors qu’il était titulaire indiscutable depuis le début de la saison. Jordi Quintilla, lui aussi habitué du groupe, sortait de celui-ci. A leur place, le technicien corse avait fait appel à Brandon Deville et surtout à Marvin Diop, qui faisait sa première apparition dans le groupe professionnel. Pour ce qui est de la composition d’équipe, c’est Madri qui remplaçait Oliech alors qu’en défense Fabrice Begeorgi fêtait sa première convocation par une titularisation en lieu et place de Babiloni et Abergel, suspendus.
(Ricardo) FATTI DIVERSI :
– Quand ce sont tes défenseurs Zubar et Kanté qui se procurent les meilleures occasions, ça prouve bien les maux offensifs de ton équipe. Zubar s’est procuré la première occasion du match à la 2ème minute alors que Kanté a trouvé le poteau neuf minutes plus tard.
– Depuis le départ de Ricardo Faty, l’AC Ajaccio n’a gagné qu’un seul match. Contre Tours, deux jours après la signature du Sénégalais au Standard Liège.
– On en a la preuve, impossible de départager un combat entre un Ours et un Chamois. 0-0.
– L’Orsi Ribelli n’est pas content.
ANNUTAZIONI
Oumar Sissoko 4/5 : Sissoko, c’est Robocop. Une main en fer qui repousse des rockets superpuissantes à bout portant, comme celle de Koné à la 23ème minute. Oumar Sissokop. Un autre arrêt salvateur du pied à la 81ème minute.
Eric Marester la moyenne/5 : Rien à signaler et rien à lui reprocher directement. Si ce n’est son manque d’allant offensif.
Ronald Zubar 3,5/5 : Deux interventions salutaires dans la surface face aux attaquants niortais.
Cédric Kanté 2,5/5 : Il a géré tant bien que mal, intervenant à plusieurs reprises en retard.
Fabrice Begeorgi 3/5 : On sait tous que Begeorgi n’est pas le plus technique ni le plus rapide de l’équipe. Et pourtant, avec son style si particulier, il a réussi un match plutôt réussi avec de l’envie, quelques ballons récupérés et surtout plus de velléités défensives que n’importe quel autre latéral depuis le début de la saison. Il faut dire qu’il avait la rage, lui qui n’avait plus joué en championnat avec l’ACA depuis le 11 mai 2013, contre Troyes.
Benoît Pedretti 3/5 : Première fois que Pedretti a de l’influence sur le jeu depuis le match au Parc des Princes la saison dernière. Et encore, contre Niort, Pedretti a seulement eu de l’influence sur coups de pieds arrêtés, qu’il a bien tiré.
Claude Gonçalves la moyenne/5 : On ne l’a pas vu construire pour l’attaque, signe qu’il s’est contenté du travail défensif.
Johan Cavalli 3/5 : La machine à délivrer des caviars était grippée, rouillée. Pas de passes décisives et des difficultés dans les derniers mètres. Heureusement qu’il a été assez remuant pour obtenir énormément de fautes.
Mouaad Madri 1,5/5 : Oliech mis au ban, Madri avait une nouvelle fois sa chance. Il n’a pas su la saisir. Trop discret, il n’a pas apporté ses qualités de percussion. Il reste plus percutant et meilleur en tant que joker qui entre en cours de match.
Benoît Lesoimier 3,5/5 : Son meilleur match depuis le début de la saison. Et encore, il n’a joué que 20 minutes. On ne l’a vu que pendant les 1200 premières secondes de la rencontre où il a débordé, centré et tenté de dribbler. Perdu de vue par la suite.
Nicolas Fauvergue 1,5/5 : Quand tes défenseurs centraux sont plus dangereux que toi, tu peux te poser des questions. Une seule occasion, arrêtée par le gardien niortais, à la 17ème minute sur une tête.
I RIMPIAZZANTI :
Brandon Deville, 57ème minute, NN : Première apparition de la saison du jeune belge. Et il n’a pas à rougir. Il n’est pas plus nul que les autres. Même s’il a loupé pas mal de centres.
Marvin Diop, 74ème minute, NN : Christian Bracconi avait lancé des jeunes la saison dernière en Ligue 1, il fait de même en Ligue 2 avec Marvin Diop qui faisait sa première dans le grand bain des pros. Diop a beaucoup bougé, sans que ces 20 minutes passées sur le terrain ne soient révélatrices de quoi que ce soit.
Gary Coulibaly, 82ème minute, NN : Vous comprenez bien la nécessité de faire rentrer un milieu défensif à la 82ème minute alors qu’on fait match nul contre Niort à domicile, non ?
Perfettu Erignacci.


