AS Nancy-Lorraine – AC Ajaccio (1-0) : I Sanguinari en mission pour le maintien

Et si on vous emmenait en déplacement avec nous ? Direction Nancy pour ASNL – AC Ajaccio. C’est parti pour plus de 14 heures de route et plus de 950 kilomètres aller-retour. Mais ça valait le coup. Ou pas.

Aller dans le Grand-Est est toujours un périple pour I Sanguinari. Surtout en ne passant pas par les autoroutes. Le départ s’est fait tôt le matin, en 106 évidemment. Le chemin aller s’est fait sans aucun problème, sauf pour trouver un supermarché ouvert. Mais ça, c’est un autre problème.

L’arrivée à Nancy – sous le soleil, il est important de le noter – s’est faite en milieu d’après-midi. Assez tôt pour profiter un peu de la ville. C’est faux : on a juste bu une bière en terrasse sur la place Stanislas. C’est là-bas qu’attendaient deux supporters nancéens pour nous rencontrer, dans la bonne humeur. La bière a été partagée avec plaisir, tout en se racontant des anecdotes de parcage. La preuve que les supporters de football ne sont pas des sauvages. N’est-ce pas, messieurs les préfets.

Après de longues minutes passées coincés dans un parking souterrain puis dans les embouteillages nancéens, le parking du parcage visiteurs se profile enfin. À son entrée, les deux stadiers habituels, qui ont immédiatement reconnu la 106, lançant un « Aaaaah, elle est là ! ». Bien sûr qu’elle est là. S’ensuit une conversation sympathique avec eux, sur les souvenirs de Nancy en Coupe d’Europe et sur l’enjeu de la rencontre du soir. Et celui-ci est important : le vainqueur du jour prendra un peu d’avance pour le maintien.

Quelques secondes plus tard, ou plus tôt, je ne sais plus, plusieurs supporters nancéens étaient venus me trouver pour faire une photo, me demander un autographe (oui, oui, complètement fou) et même m’offrir une bouteille de… Wattwiller.

Plus les minutes passent, plus le parking visiteurs se remplit. Enfin pas trop non plus : on y retrouve trois voitures. La 106, la voiture de Jean-Luc et de sa famille ainsi que le 4X4 de Serge Kanounnikoff (aucun lien, il est fils unique). La deuxième scène WTF de la soirée se déroule à ce moment-là : Jean-Luc et Serge s’étaient vus le matin-même dans un petit café du Luxembourg, sans savoir qu’ils étaient chacun supporter de l’ACA et qu’ils se verraient le soir. Qui s’en fout ?

L’entrée se fait aisément, d’autant plus que l’ACA nous a offert quelques invitations, et que la fouille est du genre tranquille. Nous sommes 8 dans le parcage visiteurs du stade Marcel-Picot. Le bâchage se fait dans la foulée et C’EST PARTI ! À noter que le speaker nous a souhaité la bienvenue au micro avant le coup d’envoi. Encore une preuve de l’hospitalité des Nancéens. La première période est tout ce qu’il y a de plus banale. Un peu avant la pause, le mec de la buvette vient toutefois nous demander ce qu’on voulait manger.

C’EST DONC L’HEURE DU CASSE-CROÛTE !

Les + :

  • Un service à table, sans avoir besoin de bouger, c’est appréciable.
  • De la vraie bière, avec de l’alcool !!!
  • Un mec de la buvette agréable et sympathique
  • La merguez avait du goût, on peut s’imaginer qu’il s’agissait de bonne viande

Les – :

  • Nous n’avions pas beaucoup de choix : juste de la merguez
  • Le tout était un peu sec, même si on nous avait apporté une barquette de ketchup
  • On a failli s’étouffer en mangeant le pain, pas très frais

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 2,75/5. Troisième de mon classement des buvettes de Ligue 2 la saison dernière, l’AS Nancy-Lorraine va dégringoler. La faute visiblement à un changement de prestataire buvette. Adieu le sandwich cornichons-rosette gratuit de la saison dernière et bonjour à une merguez savoureuse perdue dans un bout de pain trop sec. Et même si la bière avec alcool remonte la note, le résultat est trop déceptif. Dommage.

Après la bouffe, vient l’heure d’aller aux chiottes. Nouveauté cette saison : on va également noter les… toilettes des stades de Ligue 2. Alors faites attention, les photos peuvent choquer les âmes les plus sensibles.

Les toilettes du stade Marcel-Picot sont dans la norme. Placées sous la tribune visiteurs, elles sont spacieuses et non-odorantes. Ce qui fait déjà deux bons points, auxquels on rajoute la propreté. Mais c’est à peu près tout. Car non, il n’y a aucun confort dans ces chiottes : pas d’eau chaude, pas de PQ et pas de savon. On ne s’y attardera donc pas. Note : 3/5.

La deuxième période est un peu plus mouvementée et donc stressante. Et au moment où nous lançons un énième chant, Laurent Abergel vient crucifier l’ACA d’une magnifique frappe. L’ASNL ouvre le score et ne sera plus rejointe. Les Nancéens l’emportent 1-0, enfonçant un peu plus l’ACA dans la crise. Malgré la défaite, plusieurs joueurs acéistes viendront nous remercier, comme Jérôme Hergault, Qazim Laçi, Manu Cabit et Benjamin Leroy.

Après le débâchage, vient l’heure de quitter le kop, les mines déconfites, la mort dans l’âme, sachant qu’il faut faire huit heures de route pour rentrer. Mais au moment de prendre la route, la 106 se fait arrêter par des supporters nancéens. Encore une fois, il n’est pas question de menaces ou d’intimidations mais bel et bien de remerciements et d’encouragements. Comme toutes personnes bien élevées, les échanges entre nous, supporters de l’ACA, et les autres supporters de Nancy se feront dans le respect et la cordialité la plus totale. Des jeunes, des vieux, des filles, des gamins me reconnaissent et me demandent des photos. J’ai l’impression d’être un joueur de foot pro. Alors que pas du tout, je pèse 90 kg et je joue en troisième division de district. Aux alentours de 23h, la 106 redémarre en direction du QG. Et tant bien que mal, elle arrivera à destination à 5h40 du matin, après avoir survécu à la fatigue du conducteur et à la panne de gazole : on est passé par tellement de petites routes qu’on n’a pas failli trouver une station service ouverte. La panne de gazole s’est jouée à 10 kilomètres près. 6 heures : il est temps de dormir. Et de rêver d’un avenir meilleur. Dernier déplacement de la saison le 17 mai, à Troyes.

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

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