Aviron Bayonnais-AC Ajaccio (1-2) : I Sanguinari au pays du rugby

On ne s’arrête plus. Après le match à Saint-Gaudens, direction Bayonne, pour un autre amical, contre l’Aviron Bayonnais.

Deux matchs en trois jours, le rêve pour tous les supporters. Après un match le 22 juillet à Saint-Gaudens contre l’AS Béziers, l’ACA, en stage à Anglet, se déplaçait à Anglet pour y affronter Bayonne, pensionnaire de N3. Plutôt que de faire de la route pour rien, I Sanguinari ont pris la décision de rester dans le sud-ouest profiter de la gastronomie locale. Direction l’hôtel Le Bayonne pour passer du bon temps. On s’est occupé en mangeant du jambon, du fromage, en buvant des grandes pintes d’Eguzki blanche et en bronzant sur la plage de la Chambre d’Amour. On vous conseille le bar La Karafe, au bord de la Nive, où vous serez gentiment et parfaitement servis par Thibault.

Bref, on a passé une bonne république, avant de se diriger vers le stade Didier Deschamps de Bayonne. C’est aux alentours de 18h30 que les deux membres d’I Sanguinari se présentent aux abords de l’enceinte. Il fait chaud. On a encore du sable collé entre les orteils. La bière bue au V&B de Bayonne avant d’arriver nous a ouvert la soif. On transpire du dos. Les coups de soleil nous brûlent la peau. Mais nous sommes prêts. Là encore, nous sommes les premiers arrivés dans l’enceinte du stade. La place a été payée 5 euros et dans ce monde du football amateur, la fouille n’existe pas. Dans la grande tribune, deux ou trois personnes sont déjà assises. Notre alter-égo bayonnais arrive en même temps que nous. Il a deux petits drapeaux et sans doute deux cases en moins. Il est chez lui, mais notre paquetage est bien plus important que le sien. Les dirigeants de l’Aviron Bayonnais nous font gentiment accéder au terrain pour pouvoir bâcher tranquillement, du mieux possible. L’accueil est sympathique, souriant, le personnel arrangeant et à l’écoute. On grimpe, on bâche, on se fait mouiller par l’arrosage. On prend place en tribunes. Et on attend. Quelques curieux ou connaissances rencontrées faites plus tôt dans la semaine se joignent à nous. On connaissait l’hospitalité du Nord, celle de la Bretagne, nous avons découvert celle du Sud-Ouest.

La buvette, elle, tourne à plein régime. Un peu trop même. On s’y dirige juste après la mi-temps. C’EST L’HEURE DU CASSE-CROÛTE !

Les + :

  • Il y a des sandwichs à la ventrèche !! C’est extrêmement rare et on adore ça, donc un bon point pour ce met.
  • Il y a de la bière avec alcool !
  • Il y a des frites, des sandwichs chauds (poulet et ventrèche), un peu de sauce pour les frites, tout ce qu’on désire.
  • Le prix est abordable, mais un tout petit peu plus cher qu’à Saint-Gaudens. Par exemple, la bière coûte 2,5 euros, contre 2 euros à Saint-Gaudens. Le sandwich est à 3 euros.

Les – :

  • L’attente a été longue, trop longue, ce qui nous a fait rater un but. Mais bon, les deux bénévoles de la buvette n’y sont pas pour grand chose, les pauvres.
  • J’ai eu la peur de ma vie quand on m’a dit : « Il n’y a plus de ventrèche », avant qu’elles ne se contredisent « Ah si, il en reste un paquet ». Ouf.
  • La bière était DÉGUEULASSE…
  • … Et les frites pas assez cuites.

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 3,75/5. Les produits étaient bons, la quantité suffisante, le prix raisonnable, l’accueil sympathique bien que le service un peu trop long. Les points forts ? La ventrèche et la bière alcoolisée. Les points faibles ? Les frites bof et le goût de la bière. L’ensemble est bien plus qu’acceptable, c’est du bon niveau dans le game des buvettes de club amateur. Un vrai sandwich, une vraie bière, c’est tout ce que l’on demande pour un match comme celui-ci.

Sur le terrain, l’ACA domine largement, Mickaël Barreto ouvre le score pour son premier but sous ses nouvelles couleurs. Dans l’équipe adverse, le seul à tirer son épingle du jeu n’est autre que Laurent Pomponi… formé à l’ACA et qui vient tout juste de débarquer à l’Aviron Bayonnais. C’est le seul à faire du jeu, à garder le ballon et à véritablement inquiéter Benjamin Leroy. Il fait passer son coéquipier Vincent Laban, international chypriote qui a disputé des dizaines de matchs de coupes d’Europe, pour un puceau. Mais le match ne semble pas trop intéressé une partie du public, qui préfère regarder la finale de Coupe de France PSG-ASSE sur leur téléphone portable. Pourtant, dans cette atmosphère de football vrai, on rigole bien : Paul Baudin, numéro 4 de Bayonne, est un vrai tank, le numéro 3 bayonnais se fait chambrer par ses potes en tribunes qui lancent : «Ah… S’il fumait moins… ». Mais le moment où on a vraiment senti que l’ACA jouait contre une N3 c’est quand on a entendu le surnom du numéro 13 de l’Aviron Bayonnais : « Chicha pomme ». Ça ne s’invente pas. Et ça ne s’explique pas, vous aurez tous compris.

En deuxième période, Olivier Pantaloni fait tourner, changeant pratiquement toute son équipe. Jérémy Corinus double la mise à la 51e minute puis l’ABFC réduit la marque vingt minutes plus tard sur un coup franc direct. Score final : 2-1 pour l’ACA, qui sera resté invaincu pendant ce stage à Anglet. De bons débuts encourageants, où l’on a pu voir des petits jeunes du centre de formation, les nouvelles recrues qui montent en puissance et les cadres de la saison dernière qui confirment. Que du bénéf.

Le retour en 106 sera long, l’arrivée se fera aux alentours de 6h du matin. RAS. Encore un déplacement réussi et une aventure hors du commun. À très vite pour de nouvelles pérégrinations !

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

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