Bordeaux-Montpellier (1-2) : la Paillade Académie fait carnaval

Il parie bourré

L’éclat de rire était sincère, je vous l’assure mordicus. Reporter un match en raison de la tenue du défilé du jour gras, c’est tellement burlesque que même le roi Ubu s’en dériderait la chandelle verte. Mais, nous sommes de mauvaise foi, le carnaval de Bordeaux est un évènement international de grande ampleur qui nécessite un complet investissement des autorités et qui ne laisse place à aucune possibilité de voir une autre manifestation se dérouler au même moment. Trompettes.

Et nous voici donc un mardi, à 19 heures sonnantes et trébuchantes, dans un stade rempli, tiens c’est étonnant, au petit tiers. Ça résonne, on dirait presque que les supporters locaux sont en parcage, c’est dire.

Le match qui se déroule sous nos yeux ébaubis est du même bois que l’ambiance : morne comme un jour sans soleil. Et vas-y que ça joue à la papasse frileuse, et pan je te la donne en retrait, et zouaf je la mets en touche parce qu’un offensif arrive au petit trot. Bref, on se fait royalement chier.

Et ce n’est même pas le but de Paulo qui nous réveille, tant il arrive sans avoir l’air de trop y toucher (ne faites pas attention, je me comprends). Mais il a le subtil mérite de porter une coupe d’espoir à nos lèvres asséchées, l’hydratation s’étant faite rare ces derniers temps. Mais pas le temps, mon bon seigneur, pas le temps d’en apprécier le bouquet frais que patapouf, les médocs (pas les antibiotiques, c’est pas automatique) égalisent.

Arrêtons-nous un instant pour parler de ce retour au score. Basic a certes la main collée à son corps disgracieux mais c’est de celle-ci, et pas de sa cuisse de mastre, qu’il détourne la balle et prend notre Lecomte en riz, en défaut plutôt. Alors que faire ? Prendre la règle sur une situation défensive et l’appliquer sottement à l’autre bout du terrain ? Non, ce serait désinvolte. Ce serait considérer que l’on peut marquer de la main. Ce serait… Changeons de temps : c’est. Puisque l’on a accordé le but. Scandale. Vue d’un esprit étriqué.

Mais passons. Car c’est d’un exter qu’est venue l’indulgence. D’une tête qu’est arrivé le pardon. De la victoire qu’a surgi l’oubli.

 

Les notes :

Lecomte (3/5) : bien campé comme un scout, les sardines plantées dans l’huile du seum bordelais.

Suarez (2/5) : du courage à revendre, même en soldes.

Congré (3/5) : night in white ça tient.

Hilton (3/5) : il rase la pelouse.

Cozza (3/5) : tout peut s’oublier, la preuve.

Oyongo (4/5) : même passé, il est présent, pas imparfait et devant c’est le futur.

Lasne (4/5) : enfin là où il est censé être, enfin ce qu’il doit être (solide).

Le Tallec (2/5) : avec appui, moins d’erreurs mais quand même.

Mollet (3/5) : absent sauf sur les coups francs, honnête donc.

Laborde (2/5) : actif en façade, tel une start-up.

Delort (3/5) : tête cabossée, cabochard, charognard, cas social, carrossier, kosovar et prince des exters.

Entrés en jeu :

Skhiri n’est pas le dernier et Skuletic enlève les puces.

 

Le bisou vigneron,
Marcelin Albert

marcelin

Qui ne saute pas est un Nîmois.

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