[CdF] Auxerre – Rodez (2-3) : même l’Aligot Académie n’y croit pas

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C’est incroyable ce qu’il se passe là en fait

La Coupe de France, on dit que c’est la Coupe de tous les possibles. Mais je savais pas que « tous les possibles » c’était ça.

En pleine semaine. Un mercredi. A 18h15…. Vous avez pas honte ? Et diffusé chez les Qataris… Vous avez pas honte ? Diffuser cette compétition populaire par essence sur des chaînes payantes et jouer les matchs à la sortie du boulot ?
Mais vous en avez rien à foutre des stades vides, de ceux qui veulent légitimement voir leur équipe le week-end en un loisir bien mérité quand la semaine ne leur a servi que problèmes et patrons gueulards…
Le fan de foot est vu comme un beauf sans cervelle (et dans certains cas c’est un peu vrai). Mais c’est oublier quel passionné il peut être. Quel passionné il peut être, quand, en pleine semaine, un mercredi, à 18h15, il est à l’autre bout de la France pour aller voir son équipe courir vers une mort certaine…

Les bosseurs :

Quelques changements notables comme la titularisation de notre n°9 coréen. Les grands habitués sont sur le banc.

Le boulot :

On est parfois surpris par ses propres capacités. Ces capacités enfouies en soi depuis tellement longtemps qu’on a fini par plus y croire. On pense ne plus jamais avoir à y faire, et pourtant elles sont là, bien enfouies au fond de soi. Et quand ça ressort, ça éclate tout, ça transcende, ça illumine (0-1, 3e)

Tant d’extase dès l’apéritif, on se demande bien ce qu’entrée, plat et dessert peuvent réserver. Et c’est de surprise en surprise que l’on va, dans cette journée qui devait s’annoncer morose, et qui au final se révèle être un beau rayon de soleil après des heures et des heures d’éclipses.

Seuls quelques nuages osent signaler encore leur présence, aussi nuisible soit elle, dans cette tempête de ciel bleu que nous présentent les joueurs. Signe de tempête ou grisaille passagère ? A l’heure où l’on vit le moment, la réponse n’est pas tout à fait claire, mais le message est bien passé (1-1, 45+2e)

Alors peut-être… Peut-être qu’après tant d’années à errer dans les différentes antichambres du football français, le moment serait venu ? Le moment serait venu de placer notre équipe sur une carte, envoyer à notre tour le message que le pays attend. Peut-être est-il temps d’offrir aux supporters ce qu’ils méritent. C’est avec conviction que ces « peut-être », trouvent finalement un sens et se changent petit à petit en certitude (1-2, 68e).

Cette certitude terrée au fond de la gorge, celle qui sort dès qu’une balle traine un peu trop longtemps, celle qui te force à tourner le dos au terrain mais qui t’oblige à regarder malgré tout. Celle qui insulte, celle qui exulte, celle qui finalement trouve un sens positif après tant d’années (1-3, 76e).

Notre puissance est sans limite. Notre seul ennemi est nous-mêmes. Nous sommes au-delà de l’humain. Nous arrêter n’est même pas de l’ordre du possible. Et c’est en terre bourguignonne que nous le montrons. Tout le monde nous voyait éliminés déjà bien avant ce soir, et au final, c’est nous qui triomphons.

Un dernier nuage passe, mais nous savons que la journée est déjà terminée. Il peut y avoir autant d’orage que de frissons désormais, plus rien ne peut aller contre ce verdict déjà écrit. On laisse quand même une micro-chance à notre adversaire du jour, mais c’est terminé (2-3, 90+1e)


Compte rendu :

Cibois (5/5) : portier XXL, toujours le petit bras qui traine ou le petit pied. Un grand verre d’eau fraîche au milieu de cette canicule offensive.

Abdennour (5/5) : j’aurais aimé que dans une autre vie tu sois mon papa. Vous partagez des points commun, notamment les cheveux et les sourcils.

Boma (4/5) : petit courant d’air frais de montagne avant la randonnée, donne envie de se lever et de courir.

Buades (5/5) : amoureux du ballon comme je le suis de toi quand tu l’as

Chougrani (5/5) : la petite brindille qu’on prend dans la bouche avant de s’allonger dans le près. De l’apparat mais si indispensable

Torres (5/5) : mange l’adversaire comme je mange mes Dragibus : rapidement.

Valerio (5/5) : Guendouzi bis mais si important dans ces moments.

Younoussa (4/5) : croque la vie à pleine dents.

Park (5/5) : tout nouveau chez nous et déjà si indispensable.

Mendes (5/5) : plein de solidité dans un cœur sûrement composé de guimauve et de petits nounours qui se font des câlins.

Corredor (5+/5) : le meilleur de tous. Je peux rien dire de plus.

Soumano (5/5, 65e) : élégant dans le geste et gracieux dans le mouvement

Abdallah (5/5, 65e) : comme la traduction québécoise de Fast and Furious : rapide et dangereux.

Adeline (4/5, 77e) : tu as pris le carton qui est attribué traditionnellement à Boissier. C’est un geste beau et chevaleresque.

Boissier (4/5, 77e) : tu as réussi à ne pas te prendre de carton jaune, et pour ça je te félicite.

Danger (5/5, 82e) : ton nom est si agressif alors que tu es si doux.

Bref :

Que ressentir ? Joie ? Bonheur ? Doute sur la suite ? J’ai même pas la réponse. C’était un sentiment que je n’étais pas prêt à affronter.

C’est si beau ce qu’il se passe là. Je suis actuellement allongé sur un petit nuage fait de guimauve un peu fondue et de barbapapa. Et je vais pas vous mentir, j’ai sûrement une main dans le slip (ou deux).

Qu’est-ce qu’on aime cette magie qui nous transporte. Que la victoire est belle.

Ciao et allez le RAF !

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