Pau-Bordeaux (0-2): the Scapulaire Académie is Béarn to be alive

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Pau lisse partout, football nulle part.

« Si un tout petit te dit que tu as une grande gueule, alors qu’il a passé son temps à t’emmerder la dernière fois que tu l’as vu, tu le laisses causer ?

-Oui, bien sûr. Après lui avoir pété les dents, juste pour me marrer ».

scapulaire

La Scapulaire revient après une dernière académie pleine de bon sens. Si les faits divers, la faune et le Lopezisme ont pris le pas sur le sportif, les joueurs doivent poursuivre leurs efforts. Terminés les palabres, seule l’action compte. On paie encore aujourd’hui les paroles prononcées en l’air il y a des mois de cela. Le contexte n’est plus le même, les hommes ont changé, certes. Mais le classement actuel aussi…

Le déplacement en terre béarnaise représente une double opportunité : celle de remettre les pendules à l’heure (« il est 18h24 » non, ne t’inquiète pas David, ta montre est bien réglée) face à un adversaire qui a résisté au match aller et la possibilité de se relancer après une défaite contre le leader. Les progrès remarqués lors des derniers matches doivent se concrétiser en termes de points. Le jeu bordelais est plus consistant, plus régulier mais certaines erreurs restent à gommer. Les Drôles apprennent vite. Espérons qu’ils passent une classe.

La composition :

Poussin

Bokélé Gregersen Barbet (c) NSimba

Ignatenko

Sissokho Fransérgio

Bakwa Davitashvili

Badji

Troisième match en six jours, Guion fait tourner mais pas là où on l’attendait. Faisons-lui confiance, avec Reims et avec la Coupe d’Europe, il a joué tous les trois jours pendant… trois jours ?

Ignatenko et Sissokho remplacent Lacoux et Mwanga au milieu. Aliou Ballerine lui, débute en pointe.

Le résumé :

Le match :

« C’est quoi ce bordel ? On a beau ne pas aligner Lacoux, on joue uniquement vers l’arrière !

-Ouais, drôle de match. Et l’arbitre qui ne siffle aucune main…

-Oh ! Faute là, non ?

Mais qu’est-ce qu’ils foutent en rond, ils jouent à la tomate ? »

L’Epique est dans la dèche mais au lieu d’augmenter le prix de leur journal, ils pourraient commencer par ne plus acheter les droits pour des matches qu’ils ne diffusent pas en entier. Rien contre le rugby hein. Mais merde, quoi !

Bon, on recommence.

On ne va pas revenir sur le débat mais à Bordeaux, on travaille ! Pour preuve : ils viennent à peine de pointer que déjà Zuriko perce et Badji dévisse.

Bakwa semble en jambes et réalise un joli numéro dans la surface avant de centrer mais personne ne peut reprendre. C’est déjà l’heure de la pause ?

Sérge est pète-couilles ! On l’a dit et répéter mais sur ce coup, il faut voir cela au premier degré. Il a confondu boules et balle. On mélange bien Boule et Bill alors ne lui en tenons pas rigueur. Bref, après Bokélé contre Rennes, les Girondins deviennent spécialistes de la stérilisation (vivement le prochain derby de la Garonne). Le Palois hurle de douleur, le soigneur accourt et s’empresse de vérifier que tout est bien en place. Une petite caresse et le joueur peut se remettre en érection action, après un rapide coup d’œil dans le caleçon sans oublier de faire revenir les amandes. Pffffffchhhhhhmmmh oh la la oui oui OUIIIII ! C’est si bon !

Pardon, on s’est emporté mais on aime tellement les coucougnettes de Pau !

Il parait que Poussin a réalisé une grosse parade sur un enroulé de Boisgard et que Badji, malgré sa taille, a montré qu’il était un piètre joueur de tête. Désolé, nous étions en train de rédiger CV + lettre de motivation dans le but d’intégrer n’importe quel staff médicanal de Ligain ou Ligueudeux.

Tout juste le temps de supprimer l’adresse du SCO dans les destinataires du mail (nous sommes volontaires, aucune chance d’être pris, ne perdons pas de temps) pour être de retour devant le match lorsque les Girondins décident de réaliser une action de grande classe :

Récupération de Bokélé et Bakwa, un relais avec Sissohko et une remise pour Ignatenko. Le golgoth renverse pour Davitashvili qui tente d’accélérer avant de donner à Sissokho. Le jeune décale NSimba. Il délivre un amour de centre et Bokélé surgit devant le but pour catapulter au fond le ballon de la tête. Une action magnifique pour l’ouverture du score (0-1, 33è) !

Quelques minutes plus tard, Abzi déglingue Bokélé ! S’il n’a trouvé que l’amputation des membres inférieurs pour se sentir à sa hauteur.. L’arbitre doit penser que c’est une tactique p’abzi bête puisqu’il ne sort même pas un jaune.

Juste avant la mi-temps, Boisgard provoque Gregersen. Le grand se montre d’abord imperturbable avant de réagir avec autorité. Les partenaires du refoulé n’auront pas le cœur à en remettre une couche.

Il n’y a pas que la coupe en brosse de Stian qui impressionne.

Peu après la reprise, D’almeida sert Saivet et le tir de ce dernier est contré. Deux anciens de la maison auteurs d’une action qui finit par un tir, normalement cela donne un xG de 1, sans éxaGrer. Alors le père Saivet remet cela sur corner mais Yo Barbet se jette pour sauver sur sa ligne !

Alors que les Palois ont été les plus dangereux en début de seconde période, les Girondins réagissent par l’intermédiaire de Sissokho, qui lance Bakwa en profondeur. L’attaquant tire mais c’est arrêté. Il faut dire qu’avec une passe verticale d’une telle qualité de la part d’un milieu de terrain, Dilane avait de quoi être déstabilisé au moment de frapper !

Oh putaing ! La roulette de Zizouriko au milieu de terrain ! Sissokho en profite pour prendre le ballon et lancer Bakwa. Collectif (soulignons-le), il sert Badji sur un plateau. L’attaquant pousse au fond et marque (0-2, 67è) !

Bordeaux s’est détaché mais Pau essaie timidement de revenir au score. Poussin détourne un tir de Bergraoui. Les Girondins semblent avoir retenu les leçons d’un passé récent et continuent d’attaquer. Et c’est Bokélé qui adresse une galette à Badji. Seul au point de penalty, il tente un coup de casque tout mou alors qu’il avait tout loisir de prendre son temps pour tromper la vigilance de sa femme du gardien adverse. Quel gâchis !

L’attaquant a une nouvelle occasion sur corner mais sa reprise passe à côté. Pas évident de tirer du tibia. C’était le pied ? C’est sûr ? Nul. Et pourquoi, il ne tenterait pas avec la bite ?

« Bip bip bip » Ah ! 83è minute, synchronisation des montres !

Parker Lewis demande un triple changement

A la fin du temps réglementaire, Sissokho récolte un coup-franc à vingt-cinq mètres du but adverse. Barbet et Ignatenko se situent près du ballon, l’endroit de la faute semble privilégier la frappe d’un gaucher et le capitaine reste sur une réussite dans cet exercice. C’est naturellement Rebelle qui tente sa chance. Il envoie une lourde qui frôle le cadre !

C’était la dernière occasion de la rencontre, Bordeaux emporte le dermi (sorte de derby qui ne l’est que pour une équipe) après un match sérieux et deux très jolis buts.

Les notes des 33 :

Poussin (4/5): On ne sait pas ce qu’il a pu dire pour énerver Tholot avant le match mais on est sûr que sa prestation n’a pas du rendre le coach adverse plus rigolard.

Bokélé (4/5): Combatif, buteur et vrai bon latéral droit ! Il devient complet, fort défensivement et précis offensivement. Il participe de plus en plus, délivre des bonbons et sa qualité technique est loooiiiin d’être bidon. Et s’il était le meilleur arrière droit depuis Mariano ? Nous n’oublions pas Sabaly mais Malcom est déjà plus fort dans les duels et il sait centrer alors…

Gregersen (3/5): Il s’est bien repris après sa boulette contre Le Havre.

Barbet (4/5): Décisif en évitant un but palois, pas mal pour un attaquant.

NSimba (4/5): Une belle activité! Contrairement à ce que veulent faire croire les macronistes, même pour la gauche, le travail n’est en soi pas le problème. C’est le physique.

Ignatenko (2+/5): Mouais.

Remplacé par Lacoux. Bof.

Sissokho (5/5): Quel match d’Issouf ! Absent de longue date, il a démontré à quel point il était indispensable au milieu en étant dans tous les bon coups. Il faut vraiment qu’on lui montre comment soulager son pubis.

Forcément fatigué, il a été remplacé à un gros quart d’heure de la fin par Mwanga. Putain, l’effectif !

Fransérgio (2+/5): Un peu plus neutre après une phase luminescente. Retour sur terre pour celui qui est censé alimenter les circuits.

Bakwa (4/5): Le remplaçant désigné d’Elis a réalisé un de ses meilleurs matches depuis longtemps en faisant du Bakwa. Heureusement, sinon il n’aurait jamais réussi sa passe décisive.

Delaurier-Chaubert a mis ses dix minutes de jeu à profit. Par ses courses et sa conduite de balle, il a provoqué et contribué à la bonne fin de match. Il mériterait un peu plus de temps. Il pourrait être le Bakwa qui serait l’Elis.

Davitashvili (4/5): Même un sanglier coursé par Obélix ne détale pas aussi vite. Et en plus, il donne une bonne rouëllette. A nous d’ajouter la sauce.

A cédé sa place à Michelin, remplaçant désigné de tout ce qui joue à droite.

Badji (2+/5): OK pour les « y a qu’à », pas encore pour les « faut qu’on ». Sorti pour Maja qui est passé dire bonjour (en français, siouplait).

Pour conclure :

Après la défaite à domicile face au Havre, l’objectif de montée a pu être remis en question. Les Girondins ont su démontrer une réelle envie et ont fait preuve de maîtrise à Pau. Les joueurs ont bien réagi. En prenant trois points dans un stade où il n’est jamais facile de performer pour l’équipe visiteuse, Bordeaux s’est remis la tête à l’endroit. Les Drôles sont pleins de ressources et leur énergie nous anime, Bokélé le Premier (une majuscule pour le Roi). Même si Sochaux l’a emporté également et que nous sommes toujours troisièmes, nous reprenons notre marche en avant. Et après avoir eu le relent de l’odeur de la mort, on se sent bien vivant. Profitons de ces moments. Lorsque les doutes reviendront, souvenons nous de cette soirée qui fut la preuve d’une capacité de réaction. A chaque problème posé, les Mignons trouvent la solution. Peut-être pas immédiatement mais du moins rapidement : on s’ennuie ? Ils commencent à jouer. La pression ? C’est bon, c’est réglé. La liberté d’armer une frappe à vingt mètres ? Vas-y, essaie pour voir. Nous voulons croire que l’accroc face au Havre fut un élément déclencheur de la prise de conscience du travail qu’il restait à accomplir et que la victoire en terre paloise sera le top départ d’une vie de félicité. Car comme le disait si bien Patrick Hernandez dans une prophétie Pacorabannesque : « We were Béarn to be alive ».

En attendant, mettez-vous Horsjeu et venez discuter sur Twitter : @IanWalterFoote@KikiMusampala et @NauseeSavajicl.

Si vous parlez à l’un, l’autre vous répondra sans doute et c’est sûrement mieux ainsi.

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A bientôt.

Nausée Savajicl

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