Chamois Niortais-AC Ajaccio (0-1) : l’ACA et I Sanguinari ne perdent pas le Niort

Vous avez déjà passé un mardi après-midi du mois de décembre à Niort ? Non ? Moi non plus. Mais j’ai passé un mardi après-midi du mois de décembre à Aiffres, juste à côté de Niort. Et c’est encore pire (en fait j’exagère, c’était pas si mal que ça).

La 106 a à peine eu le temps de se reposer de son déplacement à Beauvais qu’il a fallu la redémarrer. Cette fois-ci pour prendre la direction de Niort. Le départ se fait de bonne heure, afin de pouvoir passer du temps chez le supporter de l’ACA du coin, Maxime. Des bières, FIFA 20, une tournée au V&B du coin et c’est parti pour le match, au stade René-Gaillard. Là-bas, pas de problème pour trouver le parking visiteurs, il est au bout du parking principal, seulement séparé des voitures niortaises par des barrières Héras, un peu comme dans notre parcage à Saint-Flour. Sur place, les stadiers connaissent leur boulot (ce n’est pas le cas partout) et l’accueil est sympathique et souriant. Après avoir acheté notre place pour 5 euros, nous voici devant l’entrée du parcage visiteurs. Les stadiers qui s’occupent de nous ne sont pas chiants pour un sou : pas de fouille corporelle (ou alors je ne m’en souviens plus) et le sac de la bâche I Sanguinari entre sans être fouillé, les mecs de la sécurité nous font confiance.

Un seul stadier assurera notre sécurité dans le parcage. Niort, un club familial, sans prétention, à l’accueil parfait et aux moyens à taille humaine, sans démesure. Ils ont compris que ce n’était pas la peine de dépêcher 15 stadiers pour 2 ou 3 pauvres supporters adverses (surtout quand ils sont membres d’I Sanguinari). Il est 20h quand Maxime et moi faisons notre entrée dans la tribune visiteurs. Ce soir, nous serons que deux en parcage. Et il va falloir affronter le froid glacial des Deux-Sèvres. Heureusement, la partie d’escalade pour bâcher nous réchauffe un peu. Pas longtemps.

Peut-être que la bouffe va nous réconcilier avec le temps niortais ? C’est l’heure du casse-croûte !

Les + :

  • La même petite femme moustachue que la saison dernière vient prendre notre commande de boissons. Elle nous annonce que ce soir, tout sera gratuit pour nous : on commande deux Cocas.
  • Le même petit vieux très sympathique que la saison dernière arrive dans la foulée pour prendre notre commande de bouffe. Il nous annonce que ce soir, et pour la première fois de la saison, Niort offre la nourriture aux supporteurs visiteurs. Nous sommes ravis : on commande un sandwich merguez, un sandwich ventrèche et deux barquettes de frites.
  • Même si le visuel de mon sandwich n’est pas très attrayant (les internautes ont comparé ma ventrèche à « un fémur », « un animal malfaisant », « un poulet entier tout maigre », « un oiseau mort », « un dinosaure », « du chamois », « du serpent » et à « du poulet mort »), et bien sachez que c’était très bon. Déjà, proposer de la ventrèche est extrêmement rare. Et c’est un bon point.
  • Le sandwich était long, le pain était croustillant, il était copieusement garni, la viande était bonne, c’était chaud et il y avait même des oignons caramélisés à l’intérieur.
  • On nous a servi des frites chaudes, grasses et bien cuites, avec ce qu’il fallait de moutarde.

Les – :

  • Il n’y avait pas de bière. Pour blaguer (oui, parce qu’on s’amuse bien), on avait commandé deux Ricard à la petite moustachue et elle a pris cette commande au sérieux, en répondant au premier degré : « Ah désolé, on n’en vend pas ». C’est mignon.
  • On ne nous a rien proposé en boisson chaude, alors qu’on en aurait bien eu besoin.
  • Le chalet qui servait de point de vente pour la buvette a été démonté.

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 4,5/5. On peut féliciter les Chamois Niortais pour leurs efforts d’une saison à l’autre. Le 4,5/5 est mérité : l’accueil est chaleureux, souriant et respectueux, la nourriture est bonne et chaude, les frites sont un plus et on nous propose la même chose que dans les autres tribunes. Et puis, le fait que le club ait décidé de nous offrir boissons et nourriture vaut un petit bonus. Petit coup de cœur pour la ventrèche (vous vous rendez compte de ce que j’écris ? « Coup de cœur pour la ventrèche », j’aurais jamais cru écrire ça une fois dans ma vie), une viande sous-cotée et trop peu souvent vendue dans les stades. Bravo et merci les Chamois !

En attendant le coup d’envoi, on reçoit la visite de bénévoles des Chamois Niortais, qui étaient chargés de déplacer les buts sur le terrain. Ils nous tapent la causette et nous demandent comment nous sommes venus. On leur répond : « en train, depuis Ajaccio ». Et ils ont acquiescé. Sachez que si un jour vous venez nous demander comment on est venu et qu’on vous répond « en train, depuis Ajaccio », ce n’est pas vrai, on se fout juste de votre gueule. Le match peut débuter. L’AC Ajaccio prend le jeu à son compte, le CNFC ne parvient pas à sortir de son camp. Et à la 5e minute, Jérémy Choplin ouvre le score de la tête, de près. Un but qu’il ne célèbre pas, étant donné qu’il jouait contre son ancien club. La première période est agréable, mais les Ajacciens ne parviennent pas à inscrire le deuxième but. En deuxième période, ce sont les Chamois qui prennent le jeu à leur compte, l’ACA reculant dangereusement. Mais comme à Chambly, la défense fait le job. Et au final, le tableau d’affiche reste à 1-0 pour les visiteurs. Il s’agit du 11e clean-sheet de la saison pour Benjamin Leroy et du 11e match de suite sans défaite pour l’ACA. On a eu chaud, on a bien stressé dans les quinze dernières minutes, mais au final l’AC Ajaccio nous a encore rempli de joie. Et il nous a réchauffé les esprits et les cœurs. Après cette victoire, les joueurs de l’ACA sont venus saluer les membres d’I Sanguinari présents (nous étions 3, la copine de Maxime nous ayant rejoint) et ils sont même venus nous taper dans la main (Leroy, Cavalli, Tramoni, Huard, El Idrissy, Choplin, Courtet…). Cela peut paraître con, mais c’est rare, donc appréciable. En arrivant vers le parcage, Jérémy Choplin me lance : « Je te l’avais promis sur Twitter, alors je vais te donner mon maillot ». Voici la preuve ici.

Mais revenons à nos moutons. À la pause, le speaker des Chamois a tenu à saluer au micro, au milieu du stade, « les deux globetrotters de Ligue 2, réunis aujourd’hui », à savoir Stéphane Bureta, mythique supporter niortais et moi-même. Merci pour cette petite attention. Pour finir, direction les toilettes du stade René-Gaillard.

Les toilettes du stade René-Gaillard sont mythiques. Et pour cause, quand on est à l’intérieur, on peut regarder le match en train de pisser. La saison dernière, pour cette raison précise, je les avais placées à la première place de mon classement des chiottes de Ligue 2. Cette saison, on va être un peu plus objectif. Ces toilettes sont plutôt petites et ternes. L’ensemble est propre même si quelques stickers déchirés n’arrangent pas les choses. En y entrant, on n’est pas confronté à une quelconque odeur. Il y a du PQ, de l’eau, du savon, des serviettes en papier et une poubelle. Niveau confort, tout y est. L’ensemble est gris et morne, mais l’essentiel est présent. Avec un petit bonus pour la vue tout de même. Note : 3,5/5.

Le départ de Niort se fait aux alentours de 00h. La fatigue m’envahit, à peine masquée par la joie de la victoire. Au retour, pas d’autoroutes : juste des routes de campagne. Je suis passé par tellement de petites routes que j’ai croisé plus de gibiers que de voitures. Véridique. Ma 106 a d’ailleurs percuté une biche, sans dommages, ni pour la voiture, ni pour l’animal. Plus que quelques heures de route. Je suis tellement fatigué que je crois voir des singes jouer du tambour sur le toit d’une voiture. Alors que c’était juste un bateau tracté par une remorque. Bonne nuit.

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

Un commentaire

  1. Je viens de tomber par hasard sur t’a succès story ???pas mal du tout même très bien 5/5. Pour info j’habite à 25 km de Niort

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