Epinal-Nîmes (2-1) : La Costières Académie explore le fond du trou

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Salut les pitres, 

Je sais pas pour vous, mais vous nous avez manqué. Les vicissitudes de la vie, les obligations familiales et professionnelles, les doutes et la déprime, tout ça aurait mérité d’être partagé davantage. La Costières Académie avait momentanément tiré le rideau en même temps que le NO s’enfonçait dans l’anonymat et le médiocre. La rédaction s’en excuse. Circonstances atténuantes : nous n’avons pas été inactifs, puisque (cela n’est un secret pour personne, sauf pour Rani Assaf) votre serviteur a mis une bonne partie de son temps de cerveau disponible au service du Collectif SNO et de son projet d’actionnariat populaire, que nous espérons tous voir déboucher sur du concret à plus ou moins brève échéance. Une certaine fatigue devant l’aridité de la tâche, aussi : assister aux matchs de cette équipe de chibres s’apparente trop souvent à un sacerdoce. Et encore, sacerdoce, songeons que les curés ont au moins la satisfaction d’écouter les commérages des vieilles peaux qui viennent à confesse ou de se faire prodiguer des turlutes par les enfants de coeur. Nous autres, quand il s’agit de commenter les exploits de la bande à Frédo « Champions League » Bompard, nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes pour trouver du réconfort devant la contemplation du vide. 

Ceci étant, au lendemain d’une défaite à Epinal, que faire d’autre ? Si l’effet cathartique de cette modeste chronique a quelque effet pour certains de nos lecteurs, alors tâchons de nous y tenir, en espérant que lesdits lecteurs sont au moins aussi nombreux que les spectateurs présents aux Antonins ou que les derniers fidèles de la secte assafienne. 

En passant, our les besoins de la cause, nous voici contraints de ressortir les archives et les montages photo, dont la qualité est finalement assez semblable à ce que propose la cellule comm du club.


LE MATCH

Contenu comparable aux journées précédentes, une faiblesse ahurissante dans l’engagement et les duels, couplée à une volonté de faire le jeu qu’on pouvait encore juger respectable en début de saison mais qui s’apparente de plus en plus à une vaste fumisterie. Vouloir jouer comme Man City alors que tu es incapable de sécuriser le milieu et que tu alignes 11 chèvres, c’est comme Bruno Le Maire qui demande aux grands patrons de faire des efforts sur les salaires, c’est sympa mais personne n’y croit. Plus que jamais en course pour une descente historique en N2, le NO peut compter sur un entraîneur à l’ego visiblement aussi boursouflé que celui de son président, incapable d’assumer sa responsabilité face au désastre. Si l’équipe perd contre la lanterne rouge, c’est la faute à pas de bol, à la pelouse, au manque d’écoute des joueurs. Jamais sa faute à lui, vous comprenez lui il a entraîné Eden Hazard, il a connu la Ligue des Champions, s’il a accepté de venir dans ce club de peintres c’est uniquement pour nous faire plaisir. On remarquera d’ailleurs que l’ami Frédo se plait à rappeler à chaque interview le plaisir qu’il a pris à entraîner la totalité des équipes autres que la nôtre. On sera curieux de voir la suite de sa carrière en solo, juste pour déconner. 

Tout ceci, et c’est assez désespérant de l’écrire à nouveau, est finalement assez secondaire, tant le sentiment qui domine est que la dégringolade est écrite à l’avance. Ce club géré à l’envers depuis des années ne mérite rien de mieux. La tristesse est immense, le découragement guette, et l’envie de repartir de zéro, enfin débarrassé de la calamité Assaf est peut-être la seule lueur. Bien sûr, dans l’optique d’un rachat et d’un projet copiloté par le Collectif, le maintien apparaît vital. Mais comment croire à un possible sursaut sportif dans un contexte d’abandon aussi prononcé ? Comme à chaque fois, on a essayé de trouver des raisons d’y croire : le récit de Bompard et Larcier sur « le groupe qui vit bieng », les matchs gagnés avec une chance de cocu, les « impossible n’est pas Nîmois » et autres conneries qui nous empêchaient de voir que le crocodile était déjà transformé en sac à main. Alors se battre avec nos armes, oui, mais pour repartir sur de nouvelles bases, pas pour permettre au mastre en chef de se pavaner une dernière fois. 


LES CHEVRES 

PARADOWSKI (2/5). Le jeunot n’est pas franchement à blâmer sur les deux buts encaissés, surtout le deuxième où il est complètement seul. 

LABONNE (2/5). Presque envie de le féliciter pour son carton jaune en voyant le déficit d’intensité de nos gars. Remplacé par SBAI.

MENDY (1/5). Loin d’être le plus fautif depuis le début de saison, mais un capitaine devrait amener l’équipe à se sortir les baloches. Et c’est pas avec ce genre de prestation fadasse qu’il va y parvenir.

DIOUF (1/5). Aussi triste et anonyme qu’un vendredi soir à Epinal. 

PAVIOT (1/5). J’ai toujours eu une tendresse particulière pour les latéraux dépourvus de talent, sans doute parce que j’ai tendance à m’identifier à eux. Cela dit, quand on est incapable de faire le job, autant faire des choses utiles ou rigolotes : des fautes d’antijeu, de l’intox avec l’arbitre, des montées de balle en hurlant « AAAAARGH », je sais pas. Remplacé par DELPECH

CAMARA (1/5). En retard dans dans l’engagement et le placement. Tellement à la ramasse qu’il pourrait faire de l’intérim chez Nicollin.

MEXIQUE (3/5). Le seul à surnager en terme d’impact et de technique, on ne serait pas étonner que les autres l’appellent papa.

PICOULEAU (2/5). Le genre de mec qui, après s’être fait découper, va penser à recoiffer sa raie proprette sur le côté plutôt que d’aller toiser le mec d’en face. Accessoirement, c’est lui qui est censé distribuer le jeu devant.

MBEMBA (2/5). On est toujours partagés avec lui : c’est le seul offensif qui fait des différences et se procure des occases, mais il mange tellement la feuille qu’il va finir vegan.

THOUMIN (0/5). Aligné en attaque à la faveur d’un passage à deux pointes, il en a sagement profité pour rappeler l’adage bien connu dans les écoles de foot : « c’est pas juste en alignant les attaquants qu’on arrive à marquer des buts ». Encore faudrait-il qu’il en ait déjà marqué dans sa carrière, d’ailleurs. Remplacé par SANE, à peine plus en vue.

MBINA (0/5). De son prénom Orphé, sans e, notre numéro 9 traverse une phase d’inefficacité problématique. On ne saurait trop lui conseiller de regarder en arrière et de retrouver le Orphé du début de saison, qui enfilait les buts. Si, comme son patronage mythologique l’y enjoint, il s’interdit de le faire, il n’a qu’à se rappeler que selon l’état civil, son vrai prénom c’est Patrick. 

Allez, la bise et du courage surtout. On est ensemble.

Karoud

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