FC Lolo / Paris SGEL (3-2) – La Porte de Saint-Cloud Académie fait du vieux avec du vieux

Rien ne se perd ; rien ne se crée ; rien ne se transforme.

Lettre de Saint-Thomas aux P(h)arisiens

 

Salut les moumouches,

C’est sympatoche, les changements d’entraîneur. Ça fait passer le temps, ça donne du grain à moudre à ceusses pour qui c’est le métier de moudre de parler, ça donne l’impression qu’y a des trucs qui bougent et que les gens travaillent dur pour régler les problèmes alors que concrètement y a pas grand chose qui change. C’est comme les annonces de Castex, quoi, c’est sympatoche.

Quoi de mieux quand on change d’entraîneur que de ramener un ancien du crû sur le banc ? C’est bon pour le storitellinnegue ça, le retour du fils prodige toussa toussa, c’est le jackpot, chbam! tiroir-caisse, banco, aboulez la monnaie.

Et hop, voilà donc le joli Maurice Petitepoche qui remplace Thomas TourrRHheule sur le banc parisiano-saint-germanois. Un beau cadeau de Noël pour notre bel Allemand, déjà parti trahir la cause chez des bleus-bites anglais – berk.

Côté terrain, qu’est-ce que ça change pour nos titis ? Cinq mâches joués, quatre victoires, un nul, un trophée (en carton peut-être, mais en carton peint en doré), onze buts marqués, deux encaissés. Jusqu’ici, que du bon, hein.

Dans le contenu, bon, mouais. Faut dire qu’on part de loin. Avec le recul, on ne sait pas trop quel aura été l’héritage légué par Thomas der Verrückter (ça veut dire « le fou » en allemand), si ce n’est de nous avoir rendu les clés de l’appart avec un milieu tout moisi et une défense bancale, et sans son rafistolage à la glu d’une attaque à mille milliards de mille euros on sait bien que sa caution aurait sauté – et que c’est ses parents qui auraient allongé le blé au proprio.

 

Thomas quand il rend la bécane

 

Y a pourtant de bons cadres dans toutes les lignes, entre Navasse, Kimpemboum, la Marquigne, Vierratti… et je ne vous ferais pas l’affront de vous rappeler les noms de ceusses de devant. Mais purée ceux-là auront porté l’édifice à bouts de bras pendant plus d’un an, masquant à grand peine un délabrement global digne d’un service public sous mandat néo-libéral. Posons-nous une simple question : y a-t-il un seul joueur qui aura véritablement franchi un pallier sous l’ère teutonne ?

Quand on fait le comparatif avec la période précédente, le constat est d’autant plus accablant. On peut certes reprocher bien des choses à Unaï, mais pas le fait d’avoir eu une idée claire de son projet de jeu sur le long terme, et d’avoir tenté (avec des résultats tangibles, même minimes) de faire progresser l’équipe, tant individuellement que collectivement. On aurait du mal à en dire autant au sujet de Thomas.

Où se situera le petit Maurice ? Quelle sera son influence sur l’équipe ? Té, j’en sais fichtre rien. Après des débuts en 4-3-3, le voilà qui semble se fixer sur son traditionnel 4-2-3-1 depuis le retour de Némarre. La connection argentine aidant, le p’tit Paredesse semble déjà avoir la confiance du côche au miyieu. Si Maurice parvient à nous en faire un taulier, il aura déjà fait mieux que Thomas, tiens. Même sans finale de coupe d’Europe. Allez, courage.

 


LA RENCONTRE


 

 

Oh bah, oui, ça change, hé

Mais ne vous méprenez pas, c’est pas parce que les hommes ont changé que la Porte de Saint-Cloud s’en trouve déménagée rue de Paradis. On garde la tête froide et on s’en tient aux bonnes résolutions de la saison : si on vient vous écrire aujourd’hui, c’est surtout pour se moquer. On ne se refait pas. On laisse de côté les bons côtés, justement, et on revient de notre petite hibernation pour se délecter des mauvais morceaux, ceux qui ont le plus de goût, même si c’est celui du rance et du brûlé – pour un aperçu plus fourni des gammes gustatives de la défaite, se reporter à l’anthologie mise à jour de manière hebdomadaire par la Chardon à cran Académie.

Ici, le mauvais, c’est un mâche chez un relégable breton, et une défaite bien tragique comme il faut dans les arrêts de jeu, mange ton ambition capitale, tiens. Un but de mort de chien à la sauce provinciale pour ouvrir le score, puis deux pénos expédiés par Némarre pour revenir devant : ça se présente pas si mal que ça à l’heure de jeu, surtout qu’après s’en être remis exclusivement au bon vouloir de son sauveur 100% Jésus pendant les deux tiers du mâche, PSGEL fait tout à l’envers et se met finalement à jouer alors qu’il mène au score (ici, René Girard (le footeux, pas l’autre) se retourne dans sa tombe).

La suite, on ne la connait que trop bien : un slalom en une-deux dans une défense aussi imperméable qu’un masque en tissu et c’est l’égalisation à dix minutes du terme, puis une deuxième dose de vaccin contre l’intention de jouer les trois points est administrée à PSGEL dans le temps additionnel, sur une contre-attaque bien sentie. Défaite dont on ne saurait dire si elle fut méritée ou non, tant le club parisiano-saint-germanois aura semblé à rebours de toute logique footballistique pendant l’entièreté de la rencontre.

 


LE SOVIET COMPLÈTEMENT CHAMBOULÉ (NON)


 

Serge le Riche (2/5) : Sorte de Lloris espingouin, le talent en moins.

 

Sad reacts only

 

Floressandro Alenzi (2/5) : Pfiout.

Kilo Terreur (1/5) : Un plot de qualité allemande. 

Prembé Kimpesnel (2/5) : Libéro un peu trop libéral sur son placement.

Kurvin Layzawa (2/5) : Ça, on peut pas dire qu’il ait pas essayé, hein.

Daniprendl’eau Pereira (1/5) : Où l’on apprend qu’au Portugal aussi, les vaches regardent passer les trains.

Léandre Paredesse (2+/5) : Lancé à belle allure sur l’autoroute Thiago Motta, notre joli péroxydé a même pensé à prendre son carton jaune pour faute tactique au péage de Saint-Arnoult. Remplacé à la 81e par Idrissa Guegueye, pour le fun.

Ange de Marie (1/5) : C’est quand le prochain mercato, déjà ? Remplacé à la 81e par Sablo Parabia, triste sire.

Némarre (3+/5) : Il multiplie peut-être les pénalties mais il ne peut pas faire de miracles non plus, hé.

Kiki Mbibimbap (1/5) : On se fait chier, là, non ?

Icauro Mardi (2+/5) : Provoque un péno, manque d’inscrire une belle tête. L’Argentine a la cote (sauf un).

 

Allez, laissons le temps au temps, comme disent les vieux cons,

La bise trotskanale,

Georges Trottais

 

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

Un commentaire

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.