Paris-Nîmes (3-0) : La Crocro Académie chie par la pine

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Nîmes dans la sauce.

crocrodile

Coucou la Ligue 2, c’est nous, on arrive ! On t’avait manqué hein ?


Oh les collègues, quelle semaine ! Même avant le début du match, on savait qu’on allait perdre (ça bon, on est habitués), mais on savait aussi que la crise qui couvait était désormais bien là, à l’air libre, avec une bonne odeur de merde mêlé à l’odeur douceâtre de la cellulose venue des usines de Beaucaire quand souffle le Mistral.

On peut pas vraiment dire qu’il y ait du nouveau sous le soleil, m’enfin les choses ont le mérite d’être dites plus clairement. En somme, notre entraîneur est une sorte de petite frappe qui règne en maître sur le sportif au club depuis des lustres. La chose avait déjà été exposée en détail dans une vidéo d’el Grande Romain Molina il y a plusieurs mois, avant même que le caporal Jéjé ne devienne notre entraîneur principal.

Le problème était déjà connu, de même que la participation du bonhomme à tous les épisodes les moins glorieux de notre déjà peu glorieuse histoire récente.

La nouveauté, c’est qu’il est désormais de notoriété publique que la rupture est consommée entre Arpinon et le groupe, et que c’est Pascal Planque, le nouvel adjoint débarqué récemment, qui tient la baraque. Le caporal se refusant à démissionner, l’histoire risque de rester grippée pour une histoire de gros sous. Alors que le gros voisin Marseillais se tire d’une situation comparable avec des épisodes rigolos d’envahissement de centre d’entraînement et de doigt d’honneur d’entraîneur à sa direction, on se dirige vers une solution à la Nîmoise, avec un personnage central qui préfère entraîner le club dans son suicide sportif que s’en tirer avec un minimum de classe. C’est aussi simple que désespérant.

https://twitter.com/Fleck_Scout/status/1356633064689053701

J’ai beau chercher, je ne vois pas comment on pourrait se sauver sur cette saison. On a des joueurs et une ossature capable de se maintenir haut la main (disons pour viser un ventre mou confortable), mais on file vers la L2. Face à la mine déconfite et à l’absence de révolte des joueurs, face à l’insondable nullité de son « projet de jeu », Arpinon reste bloqué dans son déni autiste de la gravité de la situation, invoquant la confiance du président (tiens, on a un président?) et des supposés « progrès » observés dans le contenu. Après la défaite à Angers, il a même osé nous sortir un « On été venus pour jouer, mais pas autant ». Va bien te séguer, gros pitre que tu es.

Allez, passons à l’anecdotique rouste reçue ce soir.


LE MATCH

On note au passage que Duljevic et Cubas sont une seule et même personne, merci à Canal pour son professionnalisme, sans doute la Bolloré touch

Je ne sais pas vraiment par quel bout aborder un résumé de ce match. On a eu des « situations », comme dirait l’autre mastre, mais on s’est punis tous seuls comme des grands en offrant le premier but sur une merveille de passe de couille molle de cette grande gigue de Lamine Fomba, qui n’en finit plus de construire sa légende d’ex plus gros transfert de l’histoire du club devenu premier plus gros échec sportif de la décennie. Et encore, je n’ai pas envie de tirer sur des ambulances ni de l’accabler, même si cette action est absolument calamiteuse. Le premier acte aura de toute façon été assez pénible à observer de notre côté, avec une chiée de tirs parisiens et un serrage d’anus quasi systématique à chaque prise de balle de Di Maria et Mbappé. Les quelques tentatives des rouges se soldent par des mauvais choix et des tergiversations dans le dernier geste.

Le 2e but est moins horripilant, dans le sens où il résulte d’une composante footballistique aussi rare de par chez nous que l’intelligence dans les analyses de Pierre Ménès : le talent. Di Maria, qui a passé une bonne partie de la première mi-temps à martyriser Meling et Alhinvi, adresse en effet une merveille de centre sur la tête de Sarrabia, dont l’appel est lui aussi parfait. On manque ensuite l’égalisation sur une grosse occase de Fomba suite à un corner. On arrive à la mi-temps avec la sensation que le match a déjà duré trois heures et qu’on risque de s’en prendre encore trois.

Quant à Arpinon, notre coach situationniste, il ne se priva pas de tenter des actions pour exposer au grand jour les mécanismes internes de la société du spectacle, en lançant notamment Lucas Deaux au retour des vestiaires, sans doute afin d’aligner nos deux spécialistes des passes décisives à l’adversaire. Il se trouve que ce brave Lucas déjoua les pronostics et nous fit du bien en seconde mi-temps, mais c’était précisément au moment on était déjà largués. On pourrait gloser sur les grosses occasions qu’on a réussi à se procurer, notamment par Duljevic et Ripart, et sur le fait qu’on finit devant Paris en termes de tirs et d’expected goals, ou encore sur le fait que le 3e but est finalement anecdotique et peu représentatif du déroulé du match, puisqu’il intervient suite à un de nos temps fort et qu’il est l’œuvre de ce petit sac à merde de surdoué de Mbappé. On pourrait gloser sur le fait que ledit petit sac à merde ne se verra même pas sanctionné d’un carton jaune suite à une béquille sur Briançon en représailles d’un contact anodin intervenu juste avant (gentiment, M. Letexier préféra « rappeler à l’ordre » Kylian, qui précisa au passage « Mais M. l’arbitre, ce bouseux a eu l’outrecuidance de me prendre la balle, enfin voyons je suis Kylian Mbappé tout de même, c’est intolérable », et M. Letexier de réconforter l’enfant prodige avec une tape dans le dos « Mais bien sûr M. Mbappé, je vous comprends, mais voyez je ne vous mets pas de carton, allez, on se quitte bons amis »). Mais se servir de ces quelques motifs de satisfaction ou de colère serait vain, car ça nous ferait oublier l’éléphant dans la pièce : on est infoutus de planter le moindre but alors que c’était un tout petit PSG ce soir, qu’il nous ont laissé des boulevards en seconde mi-temps ; que Duljevic doit avoir un complexe d’Œdipe mal dégrossi lui faisant voir le vagin de sa mère à la place du but adverse et lui interdisant de conclure une action sous peine de se rouler en boule en hurlant « Mamamaaaaan », que Ferhat a été terriblement inoffensif malgré sa qualité technique, que ce pauvre Ripart ne sait même plus se servir de ses pieds à force d’être trimballé à tous les postes d’un match à l’autre, que Benrahou doit avoir ken la soeur d’Arpinon pour se retrouver mis au placard de la sorte. Et on pourrait continuer.

J’aimerais y croire malgré tout, me dire qu’on peut toujours capitaliser sur les bons points de ce soir et se sauver sur un miracle, avec une défaillance de Nantes ou Lorient en fin de saison, mais encore faudrait-il qu’on arrive à croire un minimum dans cette équipe. Quelle souffrance, putain. Allez, les notes des artistes.


LES CHÈVRES

Reynet (3/5). Je suis un peu moins généreux que sur les matchs précédents parce qu’il reste un peu planté au sol sur les buts de Sarrabia et Mbappé, mais comme d’habitude il nous sort trois-quatre gros arrêts.

Meling (3/5). Un démarrage très compliqué, où il se fait manger sur quelques contacts. Mais il est monté en puissance et confirme qu’il est un excellent latéral, avec un coffre monstrueux et une capacité à créer le danger. C’est tellement frustrant de voir des mecs avec du ballon dans un merdier tactique pareil.

Briançon (2/5). Présent sur CPA en 2e mi-temps, et plus serein à mesure que le match avançait, mais ça c’était après avoir pris le bouillon à chaque accélération de Mbappé en début de match. Et plus généralement, on attend plus de lui en terme de révolte et de grinta.

Miguel (2/5). Pas si pire, sérieux dans le placement et présent au duel. Meilleure solution que Deaux en défense centrale.

Burner (1/5). Je suis déçu par ce joueur, vraiment peu d’apport offensif et peu de marge de progression.

Cubas (3/5). Même remarque que pour Meling, je suis frustré de voir jouer ce mec, il gratte beaucoup de ballons et sent bien le jeu malgré quelques passes ratées. Il mérite bien mieux.

Alhinvi (0/5). Match à oublier pour lui, il s’est fait bouffer dans tous les duels et n’a servi à rien. Remplacé par Deaux (4/5) à la mi-temps, qui a rappelé que c’était là son vrai poste et qu’il savait presser et se projeter vers l’avant. Dommage qu’il soit entré à 0-2.

Fomba (1/5). Une passe en retrait débile qui offre le 1-0 à Di Maria, et un impact proche de celui d’une bifle avec un micro-pénis. Aurait pu se racheter avec un but juste avant la mi-temps, mais il envoie sa tête en plein sur le gardien.

Ferhat (1/5). Match pénible pour lui, très peu de différences, il a mal géré les situations chaudes et a perdu beaucoup ballons en s’empalant tout seul sur l’adversaire. Il m’a semblé fatigué. Ne faudrait-il pas essayer de le mettre en 10 ?

Duljevic (1/5). J’aime bien ce joueur, vraiment. Mais son incapacité à être décisif est troublante, c’est comme s’il était resté bloqué à un niveau où le principe du foot n’est pas de marquer des buts. Remplacé par Majouga, que j’aimerais voir sur tout un match pour le juger.

Ripart (0/5). Je suis peut-être sévère, d’autant que j’ai pas envie de dire de la merde sur Renaud, on t’adore, etc. Mais putain… Il a l’air cuit dès le coup d’envoi, il ne met plus un pied devant l’autre, il vendange les quelques occases qu’il a, et il ne sait plus où se mettre à force de jouer à tous les postes. Stop. Remplacé par Koné, qui s’est laissé gagner par la maladie nîmoise de l’occase gâchée, mais qui ressemble quand même déjà plus à un attaquant.

Allez les gars, du courage. On a déjà vu pire. La bise, va.

Karoud Fider.

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