FC Nantes-Stade Rennais FC (1-0) : La Breizhou Académie patauge

Suite et presque fin de ce mois de septembre chargé comme un tox’ de la porte de la Chapelle, avec le derby à la Beaujoire. Et quel meilleur endroit que celui-ci pour renouer avec la victoire, face au génial génie aux faux airs de Gargamel, qui plus est ?

La composition :

4-4-2 reconduit, un peu de turn over vu l’enchainement des matchs et la fraîcheur adverse plus importante. Del Castillo et Hunou récompensés de leur bonne forme actuelle.

Mendy – Morel, Gnagnon, Da Silva, Traoré – Léa-Siliki, Grenier, Camavinga, Del Castillo – Niang, Hunou.

Le match :

Après trois premières journées en surrégime, on savait que le mois de septembre allait être révélateur. Le verdict est déjà sans appel : trois matchs nuls, deux défaites, et pas grand chose proposé dans le jeu. Et ce soir encore, c’était sacrément mauvais. Après avoir maîtrisé le début de rencontre, on a laissé les Nantais revenir dans le jeu. Le pénalty obtenu par Hunou et manqué par Niang (35e, tiens donc) a mal caché la pauvreté de notre jeu et notre manque global d’engagement et d’idées. Même s’ils ont tardé à se montrer vraiment dangereux, les Nantais ont été les seuls à jouer un derby. Côté Rennais, on se serait cru en pré-saison : bouffés dans les duels, dans l’envie, dans l’intensité. En témoignent la non-réaction après le but encaissé (péno de Touré à la 77e) et, à l’inverse, le poing serré et le cri de rage de Pallois qui remporte son duel face à Raphinha dans le temps additionnel.

On peut accuser l’enchainement des matchs, la nonchalance de Niang sur son péno, la nouvelle règle débile sur la main de Morel, Donald Trump ou Greta Thunberg, les faits sont là : le Stade Rennais joue mal, crée trop peu de décalages, ne rassure pas derrière, et ne gagne plus. La qualité de l’effectif est là, mais Stéphan ne semble pas trouver la bonne formule, en attendant aussi que certains montent encore en puissance.

Cerise sur le gâteau, on passe de la 4e à la 8e place, tandis que notre adversaire du soir arrive au pied du podium. Sans parler des glandes internationales de mettre fin à 15 ans d’invicibilité chez les Vendéens, le tout sous Stéphan et en imaginant Gourcuff jubiler de nous avoir battus. Chienne de vie.

Dernier match du marathon septembrional dimanche face à l’OM. Autant dire que pour le football champagne, on repassera.

Les joueurs :

Mendy : 3-/5.

Pas d’exploit sur le péno, quelques bonnes sorties, mais un jeu au pied qui confirme son caractère hautement aléatoire.

Morel : 2/5.

Une autre conséquence mortifère de la VAR, c’est qu’on est obligés de simplifier les règles à l’extrême et d’annihiler les capacités d’interprétation des arbitres, soumis à une pression insoutenable des joueurs, supporters, staff et images elles-mêmes. La nouvelle règle des mains dans la surface s’inscrit dans cette logique et est tellement conne qu’on se retrouve à siffler un pénalty sur une « main » de Morel, coupable d’avoir reçu une frappe dans le bras en se tournant pour la contrer.

En attendant, c’est notre 5e péno concédé en 9 matchs. Autant commencer un match sur deux à 0-1 ça sera aussi simple. Tout ça pour dire que lorsqu’il ets latéral, Jérémy défend moyennement et attaque très médiocrement. Hyper enthousiasmant, quoi.

Gnagnon : 2+/5.

A quasiment fini attaquant, à défaut d’avoir su prendre le dessus sur celui d’en face.

Da Silva : 2+/5.

Un coup de pression sur Coulibaly, quelques belles couvertures, mais c’était pas la Sécurité sociale. Ou plutôt si : celle que nous préparent les enfoirés de libéraux qui nous gouvernent.

Traoré : 3-/5.

Mieux que les autres, mais que son entente avec Sarr nous manque.

Léa-Siliki : 2/5.

Toujours aussi brouillon. Remplacé par Raphinha (64e), qui n’a toujours pas crée un seul décalage sur son aile depuis son arrivée. C’est pas qu’on est exigeants ou impatients, mais t’es pas obligé de prendre ton temps bonhomme.

Grenier : 2/5.

Tant que tu tireras les CPA comme ça, on ne sera jamais copains.

Camavinga : 3/5.

Quand le seul qui a tenu son rang a 16 ans, faut commencer à se poser des questions. Remplacé par Siebatcheu (81e), histoire de pouvoir dire qu’on a quand même essayé.

Del Castillo : 2+/5.

Il confirme sa bonne forme actuelle avec notamment une belle occasion en 2e période. Mais c’était pas non plus la folie. Remplacé par Bourigeaud (64e), qui a enfin remis un peu de technique et de liant dans notre « jeu ».

Niang : 2/5.

Pitié, dis-moi que ton état de grâce n’est pas terminé. Tu n’as pas le droit de non-tirer ce péno comme ça.

Hunou : 2/5.

C’est le drame des supersubs : ils font tout ce qu’il faut pour être titulaires et déçoivent forcément quand ils le sont enfin.

ALLEZ RENNES

Marco Grossi

Marco Grossi

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