France – Allemagne (2-1) : L’Académie française commence à aimer les saucisses

Un petit pas pour le foot, un grand pas vers la phase finale pourrie de la Ligue des Nations.

Après un piteux match face à l’Islande, la France affronte l’un de ses ennemis favoris : la Lemagne. Grand pays de football, petit pays de gastronomie, la Lemagne est en perte de vitesse quant à son niveau de ballon – à l’inverse de Jean-Vincent Placé. Toutefois, la première place du groupe 1 de la Ligue A de la Ligue des Nations permettant d’accéder à la phase finale de la Ligue des Nations qui permet au pays qui en sort vainqueur d’obtenir un précieux ticket pour le Championnat d’Europe des Nations 2020 sauf à ce que ce pays soit déjà détenteur dudit ticket par l’intermédiaire des éliminatoires officiels du Championnat susmentionné est en jeu.

Ce n’est pas clair ? C’est mal écrit ? Ca manque de ponctuation ? Me faites pas chier et prenez votre Balbir Illustré. Si ça ne vous aide pas, relisez cette grande phrase avec une voix aiguystérique de femme. Si ça ne marche toujours pas, c’est que vous y mettez de la mauvaise foi, ou que vous êtes des pédés arrogants.


La compo :


Revoilà les titulaires de la Coupe du Monde. Même schéma, mêmes ambitions, mêmes hommes, sauf Kimpembé qui obtient une seconde chance en charnière à la place d’Umtiti, toujours sur le flanc.

Le derrière :

Les deux latéraux, surprises de dernière minute avant la CDM faut-il le rappeler, sont de retour. Varane regarde à sa gauche et déprime.

Le milieu :

Le duo Kanté-Pogba est de retour, et ça fait sacrément plaisir. Beaucoup plus que la fausse mort de Jean-Marie Le Pen.

Le devant :

Le trident Giroud-Grizou-Mbappé a suffisamment fait ses preuves pour qu’il soit de nouveau en place, malgré la propension de certains à vouloir très rapidement virer Giroud et mettre Mbappé en pointe. Matuidi, toujours à gauche, tient la poignée de porte et hésite à laisser entrer Lemar.


Le match :


Cinq minutes suffisent à voir qu’Oliv’ est dans un bon jour : une première déviation intelligente vers Mbappé (qui s’emmêle), un très beau contrôle porte-manteau/parapluie/portefeuille/karaté puis déviation vers Grizou (qui rate sa frappe).

Les dix premières minutes sont pas désagréables. Pogba vient aider à la relance et descend d’un cran. Mis sous (légère) pression, Paulo est trop lento, et trop détendu. Sa perte de balle permet à Sané de déborder et de centrer. Kimpembé tente de contrer le ballon en taclant, lequel s’empale sur le bras de notre défenseur, malheureux sur ce coup. Péno (c’est ce que décide l’arbitre en tout cas). Lloris est pas loin de la sortir, mais non (0-1, 12’).

Le reste de la première période est limpide : la Lemagne nous attend et lance des contres face auxquels nous sommes bien trop perméables. Nos deux du milieu souffrent comme pas permis, Kanté et Pogba sont presque toujours en retard : soit trop hauts et éliminés en une passe, soit trop loin du porteur et éliminés en une passe. Si Paulo parvient à rattraper Kehrer sur l’un des contres, les offensives allemandes s’enchaînent. Ca rentre comme dans du beurre : du 3 contre 3, du 2 contre 1… C’est pas normal.

Lloris tient la baraque comme il peut, entre les cafouillages et les frappes qui se multiplient. C’est toujours portes ouvertes sur les côtés. Seules une belle ouverture de Grizou vers Mbappé, qui ne peut conclure face à Neuer, et une frappe de Giroud au-dessus sur un débordement de Lucas nous permettent de dire qu’on est présents.

Mi-temps. On en est où de l’Alsace et de la Lorraine ? C’est toujours à nous ou pas ? Les Allemands ont l’air très énervés, on pourrait p’tet leur refiler ? Au pire, y’aurait plus de concordat et on arrêterait de payer les curés de l’est. Quelle grande perte…

Le début de la seconde période est identique aux 45 premières minutes. Les transitions défense – attaque de la Lemagne nous font souffrir, mais nous ne faisons que courber l’échine sans jamais se briser une vertèbre. Mieux, Hernandez ouvre vers Kylian qui ne peut battre Neuer. Kyky aurait gagné à faire un petit piqué, comme la première Shakira venue. Cette action a le mérite de nous réveiller : les Bleus pressent davantage, pressent mieux, et mettent plus d’intensité. Une heure à démarrer, telle une Renault Super 5 un froid dimanche de nivôse.

Et puis les chiens enragés se mettent au boulot, la bave aux babines, l’habitude du labeur, la haine de la défaite, les roustons au bord des pieds : Lucas Hernandez percute, déborde, adresse un centre-missile au premier ; Grizou décolle d’à peine dix centimètres au premier poteau et envoie une tête magnifique de maîtrise, de timing et de précision, dans les filets deuxième poteau de Neuer (1-1, 62’). Quelle tête. Bon, il est tout seul (Kroos court pas), mais quelle tête !

Pour se rappeler aux bons souvenirs de son match de merde face à l’Islande, et après avoir concédé un pénalty en première période, Pimprenelle se dit qu’il est temps de faire à nouveau parler de lui : à notre poteau de corner gauche, le nigaud nous gratifie d’une relance dans l’axe bien molle en direction de personne. S’en suit une frappe de Gnabry bien repoussée par Hougo Lloris (prononciation certifiée balbirienne).

Les Bleus montent en puissance. Pavard et Hernandez parviennent à ajuster plusieurs centres, Giroud fait les bons gestes en remise, mais ça n’aboutit pas. J’ouvre la bouche pour critiquer Blaisou car il ne donne pas le ballon à Giroud qui se projette ; et puis sur l’action suivante, c’est Mbappé qui donne pas à Oliv’. Choix contestable ? Oui, d’autant qu’il le donne à Matuidi et que… Oh fait chier hein. Blaisou marche sur la cheville d’Hummels. Sanction logique et immédiate : pénalty pour les Bleus, Grizou le doublé (2-1, 79′).

Evidemment, il n’y a pas faute : on sait bien que Matuidi n’a pas besoin de meurtrir une cheville allemande pour tomber, lui qui tombe déjà assez tout seul quand il a le ballon et qu’il n’y a personne autour de lui. La France gère sa fin de match ; Giroud salope un très bon ballon seul devant avec une conduite de balle pour le moins originale ; Dembélé joue tout seul au football, c’est-à-dire qu’il dribble, frappe, est contré, dribble, frappe en oubliant un coéquipier, dribble, perd le ballon.

La France gagne et il ne lui manque qu’un point pour finir première de ce groupe de Ligue des Nations. La Lemagne, elle, est presque reléguée en Ligue B ce qui, toute opinion vis-à-vis de cette compétition à la con mise à part, est un peu indigne pour eux.


Les notes :


Lloris (4/5) :

Pas loin de sortir le péno allemand, Hugo a été décisif à plusieurs reprises.  la première période, plutôt pas.

Hernandez (4/5) :

Une première période timorée, une seconde bien bien meilleure : un pressing acharné, de l’envie, de la percussion sur son côté, de nombreux centres. Une belle ouverture pour Giroud, une belle passe dé pour Grizou. Je le redis : que Mendy continue à être ambianceur.

Kimpembé (1/5) :

Un point pour la forme car je vais pas lui mettre deux fois zéro de suite. Mais la relance molle dans l’axe comme un vulgaire défenseur d’Everton, tu oublies. D’ailleurs, la prochaine fois, oublie de venir tout court, ça nous fera des tachycardies en moins. Sam, reviens.

Varane (3/5) :

Solide et vaillant à défaut d’être incroyable. Pas hyper rapide face à Sané, mais c’est pas facile faut reconnaître. On dirait qu’Umtiti lui manque. Sam, reviens.

Pavard (2/5) :

Constant dans le pas terrible. On peut continuer à lui trouver des excuses car ce n’est pas son poste et qu’il est jeune, mais sur le moyen/long-terme, on est conscients que ce n’est pas décemment viable, tout Champion du Monde qu’il est et que nous sommes en partie grâce à lui (sauf Grégory Scheider).

Kanté (2/5) :

A bu la tasse pendant 45 minutes, soit 44 minutes de plus que le petit Grégory, dont les poumons étaient certes moins résistants. Faute d’un Kanté au niveau, le milieu bleu a pris l’eau. Ngolo a repris son souffle à l’heure de jeu, et ça allait tout de suite mieux. Remplacé par Nzonzi (90e, non noté), qui s’appelle désormais Stéphane (certification balbirienne officielle).

Pogba (1/5) :

« Quand Paul n’est pas bon, ça rejaillit sur toute l’équipe« . Déjà dit face à l’Islande, ça vaut ici aussi. Aussi coupable que Kanté pendant la première période (Kanté anticipait mal et compensait pas, Paul était trop haut et redescendait pas), et pas tellement mieux en seconde.

Matuidi (3/5) :

Il ne sert à rien en ailier gauche, je l’ai déjà dit. Comme le milieu a pris le bouillon très rapidement, DD l’a fait redescendre pour aider Kanté et Pogba. Il était tout de suite plus à son Blaise.

Mbappé (2/5) :

Puisqu’il casse tout et qu’on attend toujours plus, soyons plus durs dans la notation. Oui, c’est un danger permanent, ses courses sont affolantes, sa technique impressionnante. Mais là, il marque pas, il a pas fait les bons derniers gestes, quelques oublis de coéquipier, et certainement ensorcelé par le chant des sirènes pour oublier à ce point de ne jamais aider les copains au repli. Remplacé par Dembélé (86e, non noté) : Dostoievski a son Idiot, Deschamps a son Ousmane.

Griezmann (4/5) :

Mes que una cabeza. El Grizou était beau. Double buteur, Grizou a été avec Lucas celui qui a réveillé les Bleus en seconde. Et, comme depuis longtemps maintenant, il ne rechigne pas à défendre, en atteste son retour salvateur sur un contre allemand dans notre surface. Il a marqué les 4 derniers buts des Bleus face aux Allemands. Il ne fait pas bon être un aigle devant le coq Grizou. Remplacé par Ndombele (86e, non noté).

Giroud (3/5) :

Certainement l’un des meilleurs matchs d’Olivier en termes de justesse : justesse technique, justesse dans le timing des passes et déviations… Il n’a pas été souvent servi (Mbappé et Dembélé l’ont oublié, notamment), mais a raté les quelques situations qu’il a eues.

 

Le Mont Térubio est mort, vive Didier Décampe.

Didier Décampe

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