La Calcio Académie vous présente ses promus : l’US Salernitanale 1919

Salut à toi le champion d’Europe des nations en titre,


Un peu pompeux ? Si t’es assez vieux pour te souvenir de 2006 (et si tu traînes sur Horsjeu.net tu l’es probablement trop, de toute manière) tu te doutes bien que la diaspora gominée (sauf un) de ta chère France va te gonfler les couilles jusqu’à explosion pendant au moins quatre ans, mais en fait trois. IT’S COMING TO ROME BÉBÉ.

Bon allez, trêve de Nazionale, place au championnat. Si la saison écoulée n’a pas fait rêver les gens ayant le bon goût de ne pas supporter l’Inter, elle a comme toutes les saisons vu trois équipes dire adieu à la Serie A et donc trois autres équipes arriver avec les dents plus ou moins longues.

On a le favori des hipsters avec son maillot orange/vert/noir/blanc qui ne plaît qu’à eux : le Venezia FC.

On a le champion en titre de la B, l’Empoli FC.

Enfin, on a l’US Salernitanale 1919. Temple du jeu… de mot de l’anal. C’est déjà pas mal, mais pas sûr que ça suffise. J’ai supplié mes comparses de me laisser ce promu pour vous le raconter, alors allons-y.

Si la promotion a été acquise sur le terrain, on a souillé un paquet de dessous du côté de Salerne. Non je déconne. Le risque pour la Salernitana de se voir refuser la montée sous prétexte qu’elle aurait eu le même propriétaire qu’un autre club de Serie A n’a jamais vraiment existé. Pourquoi ? Et bien parce que Claudio Lotito, pardi. Proprio de la Lazio, de Salerne donc, un bras long comme la liste des femmes abusées par Berlusconi (qui est de la même famille politique que Lotito) et une faculté à magouiller/se foutre de la gueule du monde qui ne dépareillerait pas dans le board de la Juventus. Alors on crée un petit trust géré par le fiston et le beauf’ pour gérer les Granata et puis voilà. La suite au prochain épisode.


la saison de l’avant

Ça s’est bagarré dur derrière l’Empoli, mais la Salernitana n’a pas trop tremblé. Pas un total de but délirant, ni une défense de fer, mais une seconde partie de saison dantesque avec seulement deux défaites après la mi-janvier contre Lecce et Monza, mais des victoires de prestige contre Empoli et Venezia, les copains de promo. Une seconde place directement qualificative pour la cours des grands (et de l’Inter) et voilà donc les granata de retour en A, vingt-deux ans plus tard.


le recrutement

Sale temps pour le foot, à coupe de pandémie et d’économies forcées. Et à Salerne, on ne fait pas exception. Alors on recrute du sans contrat et on prend des joueurs en prêt. Un peu comme l’ASaNaL mais sans la plainte de la moitié des clubs de la division en question. Enfin, on a tout de même quelques deniers en plus que les chardonneurs à cran, alors on achète aussi un type. Alors sans transition, voici la désormais très attendue (non) présentation des recrues :

Reda Boultam : 200 mille euros, la petite folie dépensière équivalente du budget crampons du voisin napolitain.

Joel Obi : Grand-écart politique entre l’Hellas et Salerne, j’espère qu’il s’est mouillé la nuque.

Luka Bogdan : Transfuge communiste.

Stefan Strandberg : L’homme venu du froid.

Wajdi Kechrida : L’homme venu du chaud.

Lassana Coulibaly : L’homme venu d’Angers.

Michele Cavion : Pavon qui envoie des caviars (pas le magazine, on a dit gôche bordel).

Pawel Jaroszynski : S’arrose au whisky.

Matteo Ruggeri : En rouge il rit.

Federico Bonazzoli : Je ne ferai pas ce jeu de mot graveleux, non.

Andrea Schiavone : À voir s’il sera plus Carmine ou Francesca.

Tomasz Kupisz : Ne voulait que la tour penchée, mais a atterri bien plus au sud.

Nadir Zortea : Urticant.



la saison du maintenant

N’attendez rien, vous verrez bien. On va pas se mentir, j’ai tendance à choisir des promus avec peu de chances de se sauver. J’ai porté l’œil aux crotonesi, je ne pense pas qu’il en soit autrement pour les granata. On pourrait éventuellement espérer un peu d’animation en tribunes, mais après avoir été sevrés pendant si longtemps on s’extasierait même devant un tifo du CUP.




On vous embrasse bien fort dans le fondement (Salernit’) anal et on espère vous retrouver encore plus nombreux que la saison dernière pour nous lire.

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PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même du Napoli.

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