La Calcio Académie vous raconte la 18e journée de Serie A

Salut à toi l’Italien,

Après avoir profité des plaisirs de bouche à l’excès ces dernières semaines, retour à votre ciabatta quotidienne avec l’avant dernière journée de la phase aller. La bagarre du devant ne faiblit pas. Inter, Juve et Lazio sont inséparables. La bagarre du derrière est également chanmax au possible, avec seulement six petits points entre la Fio quinzième et la SPAL vingtième.

Atalanta – Parme (5-0) :

Il n’y a pas eu match à l’Azzurri d’Italia. Après une année 2019 esseptionnelle, d’aucuns disent la plus belle de l’histoire du club, la Dea repart sur les mêmes standards pour 2020. Aucune pitié, un jeu léché et des fuoriclasse à ne plus savoir qu’en faire. Papu Gomez est de ceux-là, Josip Ilicic en est aussi. Et ils sont entourés de joueurs de devoir dotés d’une qualité technique rare. Forcément, Parme n’avait aucune chance. Cinq pions dans le fondement, il existe de meilleures façons de commencer l’année. Maintenant à l’Atalanta de continuer sur sa lancée, au hasard contre l’Inter dès la prochaine journée.

Les buteurs : Gomez (11e), Freuler (34e), Gosens (43e), Ilicic (60e, 71e) pour l’Atalanta donc.

Napoli-Inter Milan (1-3) :

L’Inter n’avait plus gagné dans le San Paolo depuis 1997. Ça commençait à ressembler furieusement à une petite malédiction. Nous sommes en plein mercato, le président de Laurentiis est attendu au tournant. C’est bien beau de péter un câble et de faire des déclarations tapageuses mais les Napolitains ont besoin d’actes concrets. Sportivement, il ne reste plus rien de cette belle équipe qui faisait trembler la Serie A l’année dernière. Le jeu est stéréotypé, les gars ne sont plus en confiance. Fatalement, ils perdent beaucoup mais alors beaucoup de points en route.
Lundi soir, Naples se présente donc comme une bête blessée à domicile. Repliés sur eux même, étouffés par des interistes largement supérieurs, les hommes de Gattuso répondent seulement quand ils sentent leur dernier souffle arriver. Ils se débattent alors avec l’énergie du désespoir. L’estocade est tout d’abord portée par Lukaku. Par deux fois, l’attaquant belge se joue de la défense avec une facilité déconcertante. Mais un semblant de vie semble animer ce Napoli. Callejon centre en retrait pour Milik. Le polonais est démarqué. Handanovic ne peut rien faire. Le Napoli revient. La bête blessée se relève. Dans un dernier effort, elle tente d’échapper à son funeste destin.
Cet Inter n’a pas le sens de l’humour. Ça ne l’amuse guère de voir ces pauvres napolitains gesticuler sur le terrain. Les Nerazzurri ne peuvent pas trainer en route. Martinez vient donner le coup de grâce. L’Inter rompt une malédiction naissante. Ce sont les plus dangereuses. On ne sait jamais où elles peuvent vous mener.

Buteurs : Milik (39’) / Lukaku (14’, 33’), Martinez (62’)

Pauvre Napoli Bambi

Juventus-Cagliari (4-0) : 

Retrouvez ici la magnifique bianconero académie du non moins magnifique Roberto Bettegras

Brescia – Lazio (1-2) :

On n’évitera de parler de ce nouvel épisode dramatique pour le football Italien. Les supporteurs Laziales se sont couverts de honte en hurlant leur haine raciste à l’encontre de Mario Balotelli. L’arbitre a interrompu le match. Ce n’est pas grand-chose, mais c’est mieux que rien. Le football italien va vite devoir trouver une solution. Super Mario répondra de la meilleure des façons en inscrivant un but plein de vista, une reprise croisée imparable. Tout se passait bien pour Brescia, tellement bien qu’on se doutait bien que ça n’allait pas durer bien longtemps.
Visiblement Andrea Cistana voulait absolument le maillot de Caicedo. Pas con le gars, il se dit que s’il peut lui prendre avant la pause, il sera sûr et certain de l’avoir. Quand Caicedo est lancé dans la surface, le jeune Andrea flaire le bon coup. C’est son moment, il va le saisir, c’est le cas de le dire (enfin de l’écrire et vous de le lire, vous nous avez compris). Ni une, ni deux, il saute sur le pauvre équatorien qui n’avait rien vu venir. Il ne tient pas le maillot. Il s’accroche façon ski nautique, Caicedo jouant le rôle du bateau. L’arbitre peut difficilement passer à côté. Comme cette andouille de Cistana avait fait exactement le même genre de faute juste avant, Gianluca Manganiello est obligé de sortir le rouge. Immobile s’avance (on notera l’ironie de la situation) vers le point de pénalty. Ciro est intraitable. La Lazio égalise.
Les Biancocelesti dominent outrageusement la seconde période. Il faudra toutefois attendre les dernières minutes et le temps additionnel pour voir la Lazio se dépêtrer d’un match piège. Immobile, campé dans la surface, vient reprendre un centre de l’inévitable Caicedo. La Lazio l’emporte au bout du suspense, comme d’habitude. Ca ne serait pas un signe ça ?
Brescia n’a pas démérité. Fabio Grosso est parti sans convaincre début décembre. L’ancien lyonnais est devenu le spécialiste des licenciements. C’est un record comme un autre. Eugenio Corini est donc revenu sans enthousiasme. Brescia nous fait une « Monaco » mais dans une version « téléfilm pourri de la Rai ». On jugera sur les faits. Mais ça ne semble pas très sérieux tout ça.

Buteurs : Balotelli (18’) / Immobile (42’, 91’)

Genoa-Sassuolo (2-1) :

Fallait bien que ça tourne pour eux de temps en temps. Les génois peuvent remercier la VAR. Le pauvre Djuricic se voit refuser un but pour une main un peu trop baladeuse près du ballon. Un peu plus tôt dans la partie, Sassuolo était logiquement revenu au score et semblait désormais avoir le match en main. Ce but refusé va les anéantir. Le Genoa, à la limite de la rupture, croit en nouveau en ses chances. Le vieux Goran Pandev joue le roublard de service et les acrobates par la même occasion. D’une tête réflexe improbable, il s’arrache pour offrir la victoire aux siens. Les Rossoblu sont toujours relégables mais ils ne sont plus derniers. L’année commence bien pour Davide Nicola.

Buts : Criscito (29’), Pandev (86’) / Obiang (33’)

Un film de et avec Goran Pandev

Bologne-Fiorentina (1-1) :

La Fiorentina n’a plus gagné un match de Serie A depuis la fin du mois d’octobre. Vincenzo Montella enfin débarqué, la Viola espérait reprendre la nouvelle année de la meilleure des manières. A défaut d’être particulièrement brillants, les hommes de Giuseppe Iachini sont efficaces. Benassi s’offre un des gestes de cette dix-huitième journée en reprenant de volée un ballon qui trainait par là. La Fio passe devant.
Le discours mobilisateur du président Italo-Américain Rocco Commisso, originaire du New Jersey, résonne alors dans nos têtes : « Nous devons rester unis et revenir sur le bon chemin le plus vite possible ». Sinon quoi ? Les gars vont finir dans le coffre d’une voiture ou au fond de l’Hudson ? Ce n’est pas notre genre de jouer sur les caricatures mais bon, il existe des précédents légèrement fâcheux (oui, et il n’est pas du New Jersey mais ça, c’est un détail).

On attend la méthode Rocco, on connait celle du gros Tony

La Fiorentina est donc courageuse. C’est bien le courage mais ça ne suffit pas toujours. Chiesa oublie complètement son copain tout seul et manque la balle de match. Bologne tentera de revenir jusqu’à la fin. Ils y parviendront grâce à la malice d’Orsolini et c’est amplement mérité. Nous sommes le 10 Janvier 2020 et la Fiorentina ne gagne toujours pas.
Buteurs : Orsolini (94’) / Benassi (26’)

Pas le match de l’année mais deux jolis buts et on vous l’offre en exclusivité mondiale, enfin presque.

Spal-Hellas Verone (0-2) :

La SPAL c’est quand même pas fameux. C’est même peu de le dire car ils sont 20e et dernier du championnat, avec un jeu proche du néant/Milan (ça rime) : c’est donc tout à fait normal que Verone en profite par l’intermédiaire de l’increvable Pazzini qui nous gratifie, comme d’habitude, de son meilleur cunnilingus à chaque but marqué. Le Hellas en remettra un petit pour la route en fin de match, comme une dernière mirabelle avant de quitter la table, histoire de se réchauffer un peu. La SPAL est dernière et jouera surement en Serie B avec la Spezia et Juve Stabia.

Buteurs : Pazzini (14’), Stepinski (85’)

AC Milan-Samp (0-0) :

Aucune raison qu’en quinze jours, une équipe se transforme. On a beau prendre des résolutions, soit on ne les tient pas, soit on n’y arrive pas. J’aimerais croire que Calabria a pris des résolutions pour être un meilleur joueur. J’aimerais croire que Suso ait des envies de retraite dorée à Everton. J’aimerais croire que les dirigeants réfléchissent autrement qu’en vente de maillots et qu’en sponsoring asiatique. Retour au terrain et premier match de l’année pour un Milan qui change son milieu de terrain : out Kessie et Biglia, Bennacer et Krunic les remplacent, pour le reste c’est du classique avec Calhanoglu et Suso devant, et Calabria derrière, pour notre plus grande tristesse. Tristesse dans un premier temps modérée devant le nombre d’occasions des rossoneri ; tristesse pour autant présente quand, à la fin du match, l’homme fort du Milan ne s’appelle pas Zlatan Ibrahimovic, mais encore et toujours Donnarumma qui sauve son équipe match après match. Milan sans idée, Milan avec quelques joueurs de talent (qui se comptent sur les doigts d’une main de manifestant) mais beaucoup dénués d’intelligence. La Sampdoria n’a rien montré de très beau, hormis quelques contres bien sentis, et Milan n’en a pas profité. On prend les mêmes (+1) et on recommence.

AS Roma-Torino (0-2) :

Tantôt séduisante, tantôt d’une tristesse absolue, le Torino est une équipe très irrégulière. Ce soir-là au Stade Olympique de Rome, Belotti et Sirigu ont fait le show dans la capitale, l’un a marqué un magnifique but tout en force qui le caractérise puis un pénalty, l’autre a tout arrêté et confirme encore et toujours son statut de top 3 des gardiens de Serie A. La Roma, pas payée sur ce coup là, lâche des points à domicile et ce sont les laziale, rivaux de toujours qui en profitent !

Buteur : Belotti (45’, 86’)

Lecce-Udinese (0-1) :

Belle victoire de l’Udinese qui remonte un peu au classement face à un concurrent du bas de tableau, triste à mourir. Les frioulans auraient même pu l’emporter plus largement si Okaka n’avait pas été signalé hors jeu sur son but, si Lasagna n’avait pas bouffé la feuille … On retiendra le but sensationnel de De Paul, d’une finesse et d’un toucher exceptionnel.

Buteur : De Paul (88’)

Note Artistique de la Journée : 4/5 :

En ce week-end d’épiphanie et de jour ferié en Italie, plusieurs faits ont été marquants, on les décrit, sans objectivité aucune, juste en dessous.

On a aimé :
– Les buts façon Olive et Tom de Lukaku (Inter Milan)
– Le but de De Paul (Udinese), tout en finesse, tout en technique.

On a adoré :
– Les cinq buts de l’Atalanta, tous magnifiques, en particulier le quatrième. Voyez plutôt.

On a détesté :
– Une fois n’est pas coutume, la VAR a encore fait des siennes, à Rome cette fois. Jeu arrêté pendant cinq minutes, un arbitre qui stoppe une action de la Roma pour revenir sur une main 80 plus haut sur le terrain. La VAR c’est lent, c’est chiant, personne n’y comprend rien. La VAR c’est de la merde.

Le Classement :

Le lien youtube de la Serie A  pour voir de beaux buts et les résumés de tous les matchs


N’oubliez pas les deux boutons en dessous, pour que vive l’alterfoot et que s’abreuvent les académiciens.

Bacci anali

PaPier Paolo Sopalini

Papier quadruple épaisseur. Le meilleur et le pire du Calcio, parce qu'on parle même de l'Inter.

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