La PL Academy vous présente la dix-septième journée

Ah vous vouliez des buts, eh bien on a été servis cette fois les amis. On s’était d’ailleurs promis qu’on n’embêterait plus Arsenal (ouais on se promet des choses, on est comme des frères), mais si même eux se mettent à coller des raclées, on vous avoue qu’on perd un peu le nord. Manquerait plus que Sheffield se mette à gagner des matchs ou que Pep Guardiola devienne sympathique, tiens…


Everton 0 – 1 West Ham

Grosse gueule de bois pour les Toffees. En contrôle pendant tout le match mais à court d’occasions tranchantes, les joueurs d’Ancelotti ont été poignardés en toute fin de match par un but de Soucek.
Après avoir battu Chelsea, Leicester chez eux puis Arsenal, c’est donc contre West Ham qu’ils chutent. Les Liverpuldiens en bleu n’ont pourtant pas vraiment à rougir (hoho) de leur place au classement.
Du côté des Jambons de l’ouest, il était temps de se relancer après une série de contre-performances en décembre. Ils apparaissent comme d’étonnants arbitres de cette PL au niveau très aléatoire, pas étonnant donc de les trouver pile au milieu du classement.


MU 2 – 1 Aston Villa

Villa n’est clairement plus le promu timide qui se battait pour son maintient jusqu’à la dernière journée la saison passée. On les voit même venir se battre comme des petits fous à Old Trafford et menacer la bonne forme de United.
Ce sont tout de même les Raides et Vils qui prennent le jeu en main, ce qui leur permet d’ouvrir le score par Martial, de la tête, sur un bon centre de Wan-Bissaka. Comme dit plus haut, les Villans ne se laissent pas impressionner et poussent pour une égalisation qu’ils finissent par obtenir en début de seconde période, la défense ayant inexplicablement décidé de laisser centrer Grealish tranquilou. C’est Bertrand Traoré qui convertit l’offrande.
Toutefois il manquait encore à cette saison une petite polémique des familles pour que le goût d’antan revienne un peu nous donner le sourire en cette période de fête. À l’époque où Manchester faisait peur à tout le monde, il était coutume de dire que les Reds obtenaient des penaltys généreux régulièrement. La machine à commentaires s’emballe aussitôt pendant que Fernandes transforme imperturbablement : MU est deuxième.


Spurs 3 – 0 Leeds

Pas de pitié de la part de Mouinho qui a pu faire briller ses hommes dans une configuration qui lui sied merveilleusement : son bloc hyper compact prêt à exploser vers l’avant dès la récupération contre une équipe offensive qui ouvre des espaces béants. Si vous ajoutez à ça des erreurs pleines de naïveté de ses adversaires, c’est du pain bénit pour Jouzé.
Kane ouvre le score sur penalty après la bourde de Meslier que tout le monde a vu, Son double la mise quelques instants plus tard sur un service de…Kane et Alderweireld trompe une dernière fois Meslier, pas dans un bon jour, sur un corner de…Son.
Au-delà des chiffres affolants de ses deux buteurs-passeurs attitrés, Tottenham se relance et continue de s’affirmer comme une équipe sur laquelle il faut compter. Reste à voir sur l’ensemble de la saison si ce constat se confirmera.


Crystal Palace 2 – 0 Sheffield

En 2021, Sheffield a maintenu ses bonnes résolutions de l’année précédente et reste plus que jamais dans la course, avec Schalke 04, pour être la dernière équipe sans victoire en Europe. Pour ce faire, les Blades ont démarré pied au plancher, en laissant filer dès la troisième minute Tyrick Mitchell, lequel trouve Christian Benteke, dont la remise du bout du pied permet à Jeffrey Schlupp d’ouvrir la marque. Afin d’assurer le coup, juste avant la pause, Sheffield déroule le tapis rouge à Eberechi Eze, lui donnant tout loisir de remonter le terrain et de fusiller Aaron Ramsdale le-pas-Gallois.

Grâce à cette nouvelle performance, Sheffield poursuit sa course en tête du championnat à l’envers, alors que les Aigles remontent à la quatorzième place.


Brighton 3 – 3 Wolves

De volontaires Seagulls arrachent le point du match nul à l’équipe du Portugal (ou à celle qui a volé leurs équipements, je ne sais plus). Aaron Connolly ouvre le score au quart d’heure de jeu, en reprenant du bout du pied un très bon centre de Leandro Trossard. Bousculés, les Loups reviennent aux fondamentaux et Romain Saïss égalise de la tête à la suite d’un corner. A la demi-heure de jeu, les hommes de Nuno prennent même les commandes, quand Matt Ryan repousse une frappe de Neto sur Dan Burn, qui marque contre son camp. Le même Dan Burn s’illustre à nouveau juste avant la pause, en découpant Adama Traoré en pleine surface. Ruben Neves ne se fait pas prier pour rendre justice pour Adama en transformant la sentence.

Difficile d’imaginer ce que Graham Potter a pu dire à ses hommes pour les remotiver, mais force est de constater que ça a fonctionné car dès l’entame, Neal Maupay s’infiltre dans la surface et est accroché bêtement par Joao Moutinho. L’ancien niçois savateur de gardiens convertit lui-même la sentence. Et à vingt minutes de la fin, son équipe est récompensée de ses efforts lorsque Lewis Dunk s’élève plus haut que l’ensemble de l’arrière-garde mendesiste sur corner.

Malgré ce point, les Mouettes stagnent à la dix-septième place, les Loups sont eux repoussés à la treizième.


West Brom 0 – 4 Arsenal

Mais qu’arrive-t-il à Arsenal ? Trois victoires de suite, une équipe-type qui se dessine et des jeunes affamés qui apportent le vent de fraîcheur tant espéré du côté de l’Emirates. Même la neige tombant abondamment sur les Hawthornes n’a pas arrêté les Gunners. C’est d’abord Kieran Tierney, seul bel homme en manches courtes sous la tempête, qui condamne en une action Darnell Furlong à la même fin de carrière que son cousin Edward, avant de brosser le ballon du droit sous la barre de Sam Johnstone. Cinq minutes plus tard, Emile Smith-Rowe, Saka et Lacazette combinent en une touche, déchirent l’arrière-garde de West Brom et ce joueur plaisir qu’est Bukayo Saka en profite pour doubler la mise.

Peu inspirés (sauf à imaginer que balancer des ballons en touche dans le camp adverse constitue une stratégie), les hommes de Sam Allardyce tentent de compenser en pressant beaucoup plus haut en seconde période. Mal leur en prend, Arsenal profitant des espaces pour contrer. À la suite d’une action digne du Foot en folie (centre de Saka, catapulté par Semi Ajayi sur son poteau, reprise de Smith-Rowe sauvée par le même Ajayi sur sa ligne), Alexandre Lacazette en profite pour soigner sa feuille de stats, avec un quatrième but en autant de rencontres. Puis un cinquième dans la foulée, en reprenant une énième galette frangipane étoilée de Tierney.

En pleine bourre, les hommes d’Arteta remontent à la onzième place du classement, à trois points des places européennes. Pour Sam Allardyce, c’est une deuxième lourde défaite d’affilée et un retour probable au Department for Work and Pensions en fin de saison.


Burnley – Fulham

REPORTÉ – On sent que vous êtes déçus, mais l’effectif des Whites est toujours touché par la Covid, retour de karma un peu cruel pour l’équipe qui a réussi à accrocher Liverpool le mois dernier.


Chelsea 1 – 3 Manchester City

Un choc qui n’en a eu que le nom tellement les hommes d’El Calvitico ont marché sur ceux du Groschécoperonotalento.
Complètement absents des débats, les Blues ont très vite subi la loi des Cityzens. Après un manqué de Kevin De Bruyne au quart d’heure de jeu, Ilkay Gundogan a ouvert le score d’un bonbon d’enchaînement deux minutes plus tard. De même, 120 secondes après, c’est Phil Foden qui a aggravé la marque sur un centre de KDB. Puis, à la demi-heure de jeu, Raheem Sterling s’en est allé en contre, absolument seul sur 70 mètres (masterclass collective de Chelsea en défense) : heureusement, Sterling est nul, donc il a fait n’importe quoi. Malheureusement pour les Blues, De Bruyne est moins nul et a quand même marqué à la fin. Il n’y a eu que Hudson-Odoi pour sauver l’honneur des Blues dans le temps additionnel mais pour le reste, ce fut le néant.
Si Guardiola est un génie, Frank Lampard est une pipe. Sauf que pour Lampard c’est vrai.

Plaisir d’offrir, toujours, en toute circonstance.


Newcastle 1 – 2 Leicester

Magpies et Foxes restaient sur un match nul chacun et avaient des objectifs différents : recoller au podium pour les Foxes et prendre de l’air pour les Magpies. Ben du coup, redonnez un masque à oxygène à Papy Roy. Vite.
La première période fut assez triste, la seconde plus animée : les Magpies ont dû courir après le score suite au beau mouvement de Jamie Vardy à gauche, conclu en retrait par James Maddison d’une lourde imparable ; puis Youri Tielemans, après avoir récupéré le ballon et l’avoir transmis côté droit, a décoché une superbe frappe des 25 mètres pour faire le break. C’est ce bon vieux Andy Caroll qui a redonné espoir aux supporters de Newcastle en reprenant un second ballon sur coup-franc mais cela n’a pas suffi.
Les Foxes comptent bien embêter le top 6 toute la saison en gagnant face aux petits et en ne perdant pas face aux gros. De bien tristes Magpies regardent derrière plutôt que devant.


Southampton 1 – 0 Liverpool

Les Reds n’ont toujours pas digéré la dinde. Trois matchs de suite qu’ils sont nuls, dans le genre aussi nuls que des Nîmois, ou presque. Du coup, face à une équipe appliquée comme So’ton, ça ne pardonne pas.
Un match très mal entamé par Klopp et ses hommes, pour deux raisons : un but pris sur un coup-franc anodin dès la première minute par l’ancien de Liverpool, Danny Ings ; et surtout une composition qui laisse songeuse : Fabinho et Henderson, deux milieux, mis en charnière centrale alors que Klopp dispose de deux centraux de formation sur le banc, Nat Phillips et Rhys Williams. Certes ils sont jeunes et inexpérimentés mais ils ont déjà dépanné cette saison, joué quelques matchs et, clairement, ça n’aurait pas été pire qu’un Henderson complètement à la masse. 45 premières minutes d’une nullité commune déjà vue face à West Brom et Newcastle ; une seconde période un peu meilleure mais pas du tout assez tranchante, dénuée d’idées devant, regorgeant de centres ne trouvant pas preneur. Southampton a loupé le break à de nombreuses reprises mais sort quand même logiquement avec la victoire.
Les Saints, privés de quelques joueurs clés, renouent avec la victoire après une mauvaise série et remontent dans le top 6. Non contents d’avoir gâché les fêtes de ses supporters, Liverpool entame la nouvelle année de manière aussi pourrie. En réalité, tout pourrait être pardonné au prochain match : les Reds accueilleront les Red Devils, leurs dauphins (avec un match en moins), pour un derby d’Angleterre qui vaudra cher.


The table : City remonte pied au plancher, Leicester et Tottenham s’accrochent, Southampton se replace. En bas, ça se regarde en chien de faïence en espérant que personne ne bouge.
Les clubs doivent se réunir prochainement pour statuer sur une éventuelle suspension de quinze jours du championnat. Vu la façon dont les débats s’annoncent, l’intégralité de la population française sera vaccinée à ce qu’une décision soit prise.

Edgar Allan Poeteau

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