La PL Academy vous présente les vingt-sept et vingt-huitième journées
double trouble
La bonne série en cours des Gunners bouleverse le fonctionnement de la PL Academy qui est bien obligée de s’adapter à leur rythme de publication. Et après y en a qui diront que les rivalités mettent en péril le travail d’équipe…
Journée 27
Southampton 2 – 0 Norwich
C’est trop facile de battre Norwich, même pour une équipe comme Southampton. Certes les Saints ont des qualités indéniables, mais s’il leur suffit de défendre en marchant pour ne rien encaisser et qu’en face vous leur concédez 27 occasions (!), il ne faut pas vous étonner qu’un ou deux tirs finissent par entrer.
Un but de renard du Che Adams en première période et une frappasse de sauvage signée Oriol Romeu donnent un avantage confortable aux Saints qui ne se font pas prier pour engranger les trois points si généreusement offerts.
Southampton est sur une bonne série, la 9e place est méritée
Leeds 0 – 4 Spurs
Attaquer comme des fous en hommage au surnom de son coach, d’accord, mais défendre comme si l’autre nom du coach était Didier Tholot, voilà à peu près la sensation que procure cette équipe de Leeds au spectateur neutre.
Les Spurs de Conte profitent des boulevards dès le début du match avec une ouverture du score de Doherty (non, pas Pete) dès la 10e minute. Kulusevsky est lui toujours euphorique d’enfin jouer au football, il en profite pour aggraver la marque dans la foulée. Enfin, le duo Kane/Son achève les Peacocks, le premier sur une belle reprise à la tombée d’un délicieux ballon aérien de Hojbjerg, le second mettant à profit la tête chercheuse de l’Anglais.
Adios Tonton, c’était bien.
Brentford 0 – 2 Newcastle
Dans un duel de bas de tableau, Josh Dasilva a eu la riche idée d’essayer de casser la jambe d’un joueur de Newcastle d’entrée de jeu. Manque de pot, il s’est pris un rouge et a laissé ses copains de Brentford à dix pendant 80 minutes. Ça a pas mal compliqué les choses et les hommes de Châteauneuf en ont profité. D’abord par Joelinton de la tête à la demi-heure de jeu, puis par Joe Willock en contre juste avant la mi-temps. Plus rien ensuite, si ce n’est l’entrée joyeuse de Christian Eriksen côté Brentford en seconde période, huit mois et demi après son arrêt cardiaque. Bravo bel homme.
Crystal Palace 1 – 1 Burnley
Selhurst Park a bien cru assister à la huitième victoire de son équipe cette saison. A peine dix minutes de jeu et un centre de Michael Olise permet à Jeffrey Schlupp d’ouvrir le score. Les hommes de Patrick Vieira tentent alors de doubler la mise, mais Nick Pope et sa défense font le dos rond et réussissent sans qu’on comprenne vraiment comment à rentrer au vestiaire avec un seul but de retard.
Mais le discours de l’ancien Gunner dans les vestiaires semble avoir fonctionné : au bout de trente secondes à peine en deuxième mi-temps, son capitaine Luka Milivojevic y va lui aussi de son but. Certes, la cage visée n’est pas la bonne, mais l’intention est là. Les deux attaques rivalisent ensuite de maladresse durant tout le deuxième acte. Rien n’y fait, ces deux équipes sont conçues pour faire match nul (douze chacune cette saison).
Brighton 0 – 2 Aston Villa
Il aura fallu attendre un quart d’heure pour que ça se réveille, mais quel réveil ! À la suite d’un ballon dégagé de la tête par la défense de Brighton, le polonais Matthew Cash, des 25 mètres, contrôle poitrine et enchaîne d’une pure demi-volée avec le petit rebond qui va bien. Golazooooooo ! Malgré quelques frayeurs, les Villans ont doublé la mise en seconde période pour se mettre à l’abri sur une action à l’ancienne : longue saucisse du latéral Tyrone Mings vers Ollie Watkins lancé en profondeur qui, plus rapide que son adversaire direct, a ajusté le portier de Brighton. Les hommes de Stevie G se relancent après deux tristes défaites contre Newcastle (!) et Watord (!!) ; Brighton file un mauvais coton et enchaîne une troisième défaite.
Manchester United 0 – 0 Watford
Ne pas battre Watford à l’aller comme au retour, un défi pour beaucoup de clubs de PL, une routine malsaine pour Manchester United. En dépit d’une domination écrasante, les Raides et Vils ont vendangé comme de fidèles tâcherons du mois d’octobre dans le Bordelais et on n’est pas pressé de boire la piquette qui en sortira.
Pour faire profession de se tirer des balles dans le pied semaine après semaine ainsi, on imagine que ce n’est pas l’entraîneur qu’il fallait changer mais bon, c’est pas à nous de décider.
C’est toujours un point de pris pour les Hornets, 19e, c’en est encore deux de perdus pour les Reds.
Everton 0 – 1 Manchester City
On le sait, à part un match à élimination directe en Ligue des Champions, rien n’empêche Manchauvester de gagner, même après une partition dégueulasse. Et la prestation des Citizens à Goodison Park avait la texture et la saveur d’un Toffee au lait concentré. Les hommes de Franck Lampard ont bien essayé d’en profiter, mais il leur a tour à tour manqué la technique, la confiance et la présence d’un technicien sur le banc.
En face, les hommes de Guardiola ont longtemps produit des frappes si insipides que même Jordan Pickford pouvait les arrêter. Puis, à dix minutes de la fin, Michael Keane rate complètement un dégagement et Phil Foden en profite pour marquer. Et alors qu’on s’apprête gentiment à éteindre la télé surgit ce qui restera comme l’énigme de ce match : Rodri contrôle ostensiblement du bras un ballon repoussé par Ederson qui rebondit dans sa surface, Michael Tierney appelle la VAR dans l’oreillette et… rien. Quelques minutes plus tard, les officiels se fendent d’une périlleuse gymnastique intellectuelle consistant à préciser (à tort) que Richarlison était hors-jeu(.net) au départ de l’action, ce qui n’a PAS été vérifié par l’assistant VAR au moment de la décision et le constat est sans appel : trois points pour Manchauvester et la VAR, c’est de la merde.
West Ham 1 – 0 Wolverhampton
Nouveau coup d’arrêt pour les Wolves qui, ces derniers jours, étonnaient leur monde et prétendaient à une première partie de ventre mou inintéressante. Mais les Loups, équipe du mercenaire du football Jorge Mendes, n’ont logiquement pas pu supporter la vue du marteau. “Allons les chercher” aurait dit David Moyes. Largement dominateurs en première période, les Hammers n’ont pas réussi à prendre l’avantage malgré de nombreuses occasions, la faute à des poteaux récalcitrants ou à un bon José Sa.
Mais la logique a finalement été respectée : servi dans la surface, l’excellent Michael Antonio a trouvé Tomas Soucek pour la glisser au fond. Victoire méritée de West Ham qui reste dans la course à l’Europe.
matchs bonus :
Liverpool 6 – 0 Leeds (J19)
Toujours un plaisir d’affronter une équipe de Bielsa car ça promet du spectacle. Toutefois, le Leeds d’El Loco est malade en ce moment. Peut-être même aurait-il dû se faire porter pâle, mais ce n’est pas le genre de la maison. Partant, les Reds de Jurgen en ont profité et ont été sans pitié : ouverture du score rapide de Salah sur péno après une main de Stuart Dallas, score doublé à la demi-heure de jeu par #Joel Matip‘s going on an adventure, score augmenté de 50% quelques minutes après à nouveau sur péno par Salah suite à une faute de Luke Ayling. 3-0 à la pause, merci, au revoir. Sadio Mané aggrave le score à dix minutes du terme sur une magnifique action lancée par Salah, y va de son doublé à la 90e et Virgil Van Dijk clôture la marque de la tête sur corner dans le temps additionnel.
La glacière éjectable de Bielsa risque de bientôt se déclencher à ce rythme ; d’enfer est celui des Reds en ce moment qui veulent une course au titre digne de ce nom.
Arsenal 2 – 1 Wolves (J20)
Toujours à la lutte pour la quatrième place (si si), Arsenal retrouve enfin ses bonnes habitudes des saisons précédentes : le but encaissé sans raison d’entrée. Merci à Gabriel et Aaron Ramsdale de permettre à Hee-Chan Hwang de faire respecter les traditions.
Mais l’Arsenal de cette saison semble disposer d’une grinta rarement aperçue du côté de la bibliothèque d’Islington. A dix minutes de la fin, une jolie louche de Martin Ødegaard pour Nketiah permet à Nicolas Pépé d’égaliser après un enchaînement de toute beauté dans la surface. Occupés à perdre du temps depuis déjà une demi-heure, les Wolves mettent alors les bouchées doubles pour tenter de préserver le résultat nul. Mal leur en prend : dans les arrêts de jeu, une jolie combinaison entre Lacazette, Ødegaard et Pépé permet au Français d’obliger José Sa à inscrire lui-même le but de la victoire pour les Gunners. A croire que la quatrième place manque terriblement aux hommes de Mikel Arteta.
Journée 28
Leicester 1-0 Leeds
Nouvel entraîneur mais mêmes problèmes pour Leeds : contre des Foxes toujours aussi nuls…enfin…décevants, on va dire, les Peacocks de Jesse Marsch ont péché dans la finition et ont fini par encaisser sur un des rares tirs cadrés adverses. C’est Harvey Barnes qui donne la victoire à Leicester
Ça pue sérieusement du fion pour Leeds qui continue sa dégringolade au classement ; seconde victoire de rang pour Leicester qui reprend un peu d’air sans convaincre.
Liverpool 1-0 West Ham
Défaits à l’aller par des très bons Hammers, les Reds avaient une revanche à prendre. De surcroît, laisser deux (ou trois) points dans la course au titre, vu le rythme effréné, c’est presque se condamner. Bref, l’enjeu était aussi gros que Pierre M… aturana ? Pour se mettre dans le bain, Mohamed Salah s’est essayé dès la première minute mais Fabianski s’est interposé. Les Hammers parviennent à bien sortir le ballon malgré le gégène pressing des Reds, se montrent dangereux par Michael Antonio mais Alisson veille au grain.
A la suite d’une frappe de Trent, le récemment couronné Sadio Mané est plus vif que son adversaire direct et la glisse au fond : les Reds prennent les devants. Une folle action aurait pu permettre aux Hammers de revenir au score avant la pause mais Alexander-Arnold est un aussi grand joueur qu’il est bel homme. Les Reds ont pris le bouillon au milieu et en défense toute la seconde période et seule la maladresse d’un Lanzini ou le manque de justesse inexpliquée d’un Antonio ont laissé Liverpool en tête jusqu’au bout. Un match pas loin d’être mauvais mais trois points dans la besace : les Reds gagnent sale et restent dans le bon wagon.
Aston Villa 4-0 Southampton
Essayer de trouver une cohérence dans la saison des hommes de Ralph Noisette revient à chercher de l’argent propre dans le portefeuille de Roman Abramovich. Après quelques bonnes performances contre des gros (nuls contre les deux Manchester, victoire contre Tottenham), vla-t-y-pas qu’ils en prennent quatre contre la Team Gerrard. Y’a plus de saisons.
Une petite danse d’Ollie Watkins dans la surface au bout de huit minutes, un deuxième pion de Douglas Luiz juste avant la pause (après une ouverture incroyable de… Calum Chambers pour Coutinho) et deux pions coup sur coup de petit couteau et Danny Ings au retour des vestiaires contre une défense apathique. Que dire si ce n’est que les Saints se sont fait praliner ?
Burnley 0-4 Chelsea
Une équipe des Blues largement remaniée est venue à bout sans trop de soucis de Clarets toujours aussi médiocres. Même s’il a fallu attendre la seconde période, une fois que le verrou avait sauté, c’en était fini. C’est Reece James qui a trouvé l’ouverture après 56 crochets et feintes de frappe dans lesquels la défense de Burnley a plongé les deux pieds dedans. En 10 minutes, Kai Havertz a mis son doublé de la tête et d’un cafouillage. Pulisic a conclu sur un cadeau de la défense terrible des Clarets, qui vont lutter jusqu’au bout pour le maintien (et, vu comment ils sont mauvais, bon…).
Tottenham 5-0 Everton
On pense que le moment est (re)venu…

Newcastle 2-1 Brighton
On a l’impression d’avoir écrit ce résumé de Brighton huit cents fois : des Seagulls enthousiasmants, qui se procurent les meilleures occasions mais finissent par s’incliner, pour cause de maladresse. Donc autant dire que quand les pétrodollareux de Newcastle ont planté deux fois dans le premier quart d’heure (par Ryan Fraser en contre, après une passe décisive du poteau, puis par Fabian Schär sur coup-franc), on ne donnait pas cher de la peau des hommes de Graham Potter. Et pour cause, Danny Welbeck s’est une nouvelle fois illustré par sa technique irréprochable pour les vendanges. Il faudra attendre une tête de Lewis Dunk pour y croire côté Brighton, mais sans succès. Voilà, on est tristes pour eux, une fois de plus, et énervés parce que Newcastle ne va pas descendre. Double peine.
Manchester City 4-1 Manchester United
Une raclée pour bien finir la semaine, c’était réellement de ça qu’avaient besoin les supporters de United pour relever la tête dans cette saison pourrie. Les Reds ont fait illusion une mi-temps, le temps pour le chauve d’appliquer ses ajustements à la pause et ses petits cheat codes très chers ont déroulé ensuite.
Les limites de Rangnick sont ses joueurs, c’est vrai, mais à force de le dire on en a oublié qu’il n’était peut-être pas faiseur de miracles non plus. La seconde période a illustré son erreur, lui qui nous a habitués à prendre les bonnes décisions en cours de match. Après le doublé de De Bruyne en première période, Mahrez inscrit lui aussi deux buts en seconde.
L’écart reste flagrant entre les méga riches et les nouveaux nouveaux méga riches de Manchester, les uns restent leader sans grande contestation (seul Liverpool suit le rythme) et les autres se font du souci pour…la quatrième place.
Norwich 1-3 Brentford
Certains ont déjà abandonné, d’autres ont décidé de se battre jusqu’au bout. Les Canaries ont tout de même tenu à sauver l’honneur par Pukki à la 92e, mais cela avait laissé le temps à Brentford de mener de trois buts entretemps grâce à un triplé de Toney.
Trop limité, trop indiscipliné, Norwich encaisse sur coup de pied arrêté puis concède deux pénos (les deux pour des fautes de Ben Gibson, qui ne soigne pas sa note Sofascore). En face, c’est pas la crème de la PL mais comme on vous l’a déjà dit, c’est plus dur de ne pas marquer que le contraire face à ce Norwich-là.
À l’heure où on boucle, Brentford est 15e. À n’importe quelle heure, Norwich est dernier.
Wolves 0-2 Crystal Palace
Les Wolves ont connu une bonne période, en voici une un peu plus délicate dont cette défaite à domicile contre les Eagles de Patrick Vieira vient illustrer la cause : en dépit de leur contrôle fréquent des matchs, les Wanderers ne savent pas marquer. Troisième pire attaque de PL, les hommes de Bruno Lage pratiquent un football très “Fernando Santos”.
Jean-Philippe Mateta et Wilfried Zaha s’en carrent bien de savoir par quel stratagème portugais les autres d’en face sont si bien classés. Les deux buteurs du jour redonnent un peu de joie aux Londoniens tandis que les Wanderers encaissent une troisième défaite d’affilée.
Watford 2-3 Arsenal
Énième derby londonien de la saison et nouvelle victoire de Gunners que l’on peine à reconnaître en ce moment. Que Martin Ødegaard ouvre le score au bout de cinq minutes, après une combinaison magnifique avec Bukayo Saka, passe encore, mais qu’Arsenal ne se liquéfie pas après l’égalisation immédiate des Hornets sur un ciseau retourné de Cucho, c’est inédit. Et voir le même Saka récupérer un ballon après un duel à l’épaule avec Tom Cleverley, avant de profiter d’une remise délicieuse de Lacazette pour redonner l’avantage aux Gunners, c’est presque trop.
Les hommes d’Arteta vont-ils profiter du retour aux vestiaires pour craquer et se liquéfier ? Même pas, à peine six minutes en deuxième mi-temps et paf, Gabriel Martinelli envoie un sac en lucarne des vingt mètres. Rien n’y fait, même la réduction du score de SissokoInShape en fin de match ne vaudra pas une petite suée aux visiteurs. C’est donc ça, le monde d’après ?
The table figurera dans la prochaine académie, à paraître…bientôt (?). Quand on y verra plus clair (jamais).