Le Mans FC – AC Ajaccio (2-4) : des buts, une victoire et des rillettes, que demander de plus ?

Gagner un match à l’extérieur, c’est une chose. Le faire en marquant quatre magnifiques buts est bien différent. Récit du déplacement au Mans.

L’histoire commence le 29 janvier 2011. Ce jour-là, à 16h, Le Mans Football Club, auparavant appelé MUC 72, reçoit l’AC Ajaccio. Il s’agit de l’inauguration de la MMArena, le stade manceau flambant neuf, rouge et jaune, riche de 25 064 places. Si l’ACA a la chance de rentrer dans l’histoire en inaugurant cette enceinte, le résultat sera sans appel : victoire mancelle 3-0. À l’époque, Didier Ovono est le capitaine du Mans, Samuel Bouhours y est titulaire et l’attaque est menée par Thorstein Helstad et Mickaël Poté. Du côté acéiste, Laurent Bernardi est titulaire dans les cages, Jean-Baptiste Pierazzi est capitaine, Christian Kinkela et Jean-François Rivière forment une partie de l’attaque. Benjamin André, Andy Delort et Paul Lasne, aujourd’hui joueurs émérites de Ligue 1, disputent plusieurs dizaines de minutes de la rencontre. Un match à sens unique mais à la fin de la saison, l’AC Ajaccio valide son ticket pour la Ligue 1 en finissant second, derrière l’ETG, avec 64 points. Le club du Mans, lui, termine… quatrième, avec 62 points, à égalité avec le troisième, Dijon. Un an plus tard, l’ACA se maintient en Ligue 1 alors que le Mans FC est dans le collimateur de la DNCG et reste en Ligue 2 de justesse. En septembre 2013, le club de la Sarthe redémarre en DH.

Huit ans plus tard, Le Mans FC et l’AC Ajaccio se retrouvent, après des parcours bien différents. L’occasion pour l’ACA de revenir à la MMArena et pour moi de découvrir ce stade. L’arrivée au Mans se fait dans l’après-midi. On se retrouve entre supporters de l’ACA, venus d’un peu partout, surtout de région parisienne, en voiture, en train ou en covoiturage. On décide de boire un verre sur la place principale de la ville. Et ça commence mal : l’un de nous commande un Liptonic et le serveur comprend « Gin Tonic ». D’autres vont commander la spécialité du coin : non pas des rillettes mais un Big Mac au Mcdo du coin de la rue.

Le départ se fait aux alentours de 18h. On ne s’attendait pas à tomber dans les embouteillages aux abords du stade. L’arrivée dans le parking visiteurs se fera donc seulement à 19h30. Pour le meilleur et pour le pire. À peine sortis de la 106 surchauffée que les stadiers nous « agressent », sans bonjour ni rien, en nous criant que les sacs sont interdits et que les appareils photo également. C’est ainsi dépouillés que nous arrivons à la fouille.

Toujours assez agressifs et pas aimables pour un sou, les stadiers ont recours à la première fouille, assez poussée, mais pas poussée au point de nous tripoter les couilles et le trou du cul. Vient le moment de montrer la bâche. Il faut l’approbation du mec derrière le talkie-walkie et celle du mec derrière les écrans de caméra. Le stadier avec nous lance dans le talkie-walkie : « Alors oui, c’est une grande bâche rouge, avec un drapeau du Japon ». Il se tourne vers nous et nous demande : « Mais pourquoi il y a un drapeau du Japon ? ». Ce à quoi on lui répond, déboussolés : « Mais c’est pas un drapeau du Japon, c’est un soleil ». On n’a pas ajouté « gros con », mais c’était à deux doigts. Après ça, il a fallu tendre la bâche devant la caméra. Saoulé devant le peu d’amabilité des stadiers, je décide de lâcher la bâche et de les laisser faire, en leur disant que ce n’est pas mon métier (#ThugLife). Et devinez ce que le stadier me répond ? « C’est pas mon métier non plus ». Ah ouais, c’est quoi ton job alors ? Bref, une fois cette fouille passée, voilà qu’il y en a une deuxième, cette fois-ci faite par les CRS. Une double fouille aussi poussée en Ligue 2, c’est du jamais vu. Il est 19h50 quand on prend notre billet à 5 euros et nous pouvons enfin entrer véritablement dans le stade.

Sur la route des tribunes, le passage à la buvette du parcage est indispensable. Pour la première fois depuis notre arrivée à la MMArena, nous recevons un sourire, de la part de la très sympathique, très accueillante et très jolie jeune fille qui s’occupe de la buvette. C’est donc l’heure du casse-croûte.

Les + :

  • Il y a des sandwichs aux rillettes !!! Aller dans un stade et déguster des produits locaux, c’est toujours un point positif.
  • L’accueil à la buvette a été sympathique, agréable et souriant
  • Il y avait un nombre suffisant de sandwichs pour tout le monde
  • Il y avait le choix au niveau des boissons : Fanta, Sprite, eau pétillante, bière sans alcool, café, thé
  • Il y avait un énorme choix au niveau des friandises : chips, bonbons, barres chocolatées et même… popcorns !

Les – :

  • Ce n’était pas un sandwich aux rillettes mais plutôt un sandwich au pain : on aurait voulu plus de rillettes à l’intérieur
  • Le prix : 8€50 pour un sandwich et une boisson, c’est un peu cher.

Note sur le guide Michelin/Perfettu des buvettes de Ligue 2 : 3,25/5. L’essentiel était là : un bon accueil et un sandwich aux rillettes, qui était plutôt bon. Du choix, assez de quantité pour tout le monde, c’est également agréable et ce n’est pas le cas dans tous les stades. On passe tout près d’avoir une très bonne buvette au Mans.

Dans la foulée, le match peut débuter. En parcage visiteurs, on retrouve 35 supporters de l’ACA, sachant que 20 membres de l’Orsi Ribelli sont venus directement d’Ajaccio pour le match. Un beau stade, une belle pelouse, du monde en parcage, tout est réuni pour passer une bonne soirée. À la droite de notre kop, on retrouve la famille de Mathieu Coutadeur et visiblement des proches de Jérémy Choplin et de Gaëtan Courtet. Mais il y a surtout le sosie de Philippe Corti, qui s’est égosillé pendant toute la rencontre.

La première période n’est pas un modèle du genre : on s’ennuie vite. Heureusement, il y a une petite visite des toilettes du parcage visiteurs de la MMArena qui est prévue.

Les toilettes du parcage visiteurs de la MMArena sont neuves. C’est un fait et cela se voit dès qu’on en franchit la porte. Le carrelage noir mat donne un certain cachet à ces chiottes, qui sont immenses. Pour la propreté, on repassera : on voit de suite qu’elles n’ont pas été nettoyées depuis longtemps. Quand on entre dans un cabinet et qu’on voit la cuvette recouverte de PQ (cf la phot ci-dessus), ce n’est pas forcément bon signe. Côté confort, il y a tout ce qu’il faut : du PQ, de l’eau et du savon. En bref, c’est beau mais pas propre. Note : 3/5.

La deuxième période est bien plus animée : Diarra ouvre le score mais Gaëtan Courtet égalise dans la foulée, de la plus belle des manières. Les buts vont alors s’enchaîner : l’entrant Matteo Tramoni marque à la 63e, Diarra égalise à la 66e minute avant le début du show Cuypers, qui inscrit un doublé aux 68e et 85e minutes. Des buts, et des beaux buts en plus, et une victoire 4-2 au final. Que demander de plus ? En parcage, c’est la folie.

On a rarement vu un tel récital. Au coup de sifflet final, les joueurs de l’ACA viennent tous féliciter et applaudir le parcage visiteurs. Une soirée parfaite footballistiquement parlant. Les efforts de tous, joueurs comme supporters, ont été récompensés. Mais il y a un problème : on demande des soirées comme celle-ci toutes les semaines !

Tout le monde débâche avec le sourire. Puis on attend. Encore et encore. Les stadiers ne veulent pas nous laisser sortir du parcage. Ni du stade. Au total, on aura attendu presque 45 minutes avant de pouvoir dire adieu à cette enceinte. Le Mans FC, on vous aurait bien dit « à la saison prochaine », mais c’est mal parti. Nous, on se retrouve rapidement à Lorient. À L’OURS !

Perfettu

Perfettu Erignacci De l'Aiacciu

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