# Leeds – Norwich (1-0) : La Hipster académie sous influence nippone.

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Notre inculture à propos du thème que nous avons choisi pour noter nos troupes sera-t elle aussi indécente qu’un vieux beau au bras d’une adolescente ?

Le football et l’adversité 4

J’étais très heureux d’enfin visiter la préfecture de Djalma Santos. Bien sûr, la nature luxuriante, la culture millénaire ainsi que les spécialités culinaires d’un raffinement introuvable de part chez moi n’y étaient certainement pas pour rien. Mais, plus proche de mes dadas personnels, mon enthousiasme provenait du fait que depuis mon enfance, je suivais avec passion un manga en feuilleton hebdomadaire sur le football dont l’action avait précisément lieu dans le championnat de Djalma Santos.

Grande fresque aux multiples personnages, elle mettait principalement en scène l’affrontement de quelques joueurs d’exception au sein de chaque équipe. Les équipes ennemies jurées étaient souvent les Leões, fiers et courageux, contre les Lagartos, aussi rusés et techniques que vicieux. Ceci dit, à différentes saisons du manga, d’autres équipes étaient sous les feux de la rampe, les flocos, les guindastes, etc. en fonction des héros, joueurs de talent de leur effectif. Le manga durait depuis des décennies, et plutôt que d’étirer interminablement la rivalité entre les deux personnages principaux d’origine, il avait su se renouveler en faisant vieillir certains protagonistes et émerger de nouvelles figures plus en phase avec les nouveaux lecteurs que la saga ne manquait jamais d’attirer. Bien sûr, un manga focalisé sur la rivalité entre joueurs ne peut pas vraiment rendre fidèlement la complexité collective du véritable jeu footballistique, mais la narration n’en a cure.

Alors je décidais, en hommage à mes lectures assidues d’adolescent (et un peu plus honteuses d’adulte) d’assister à un match à Djalma Santos. Il se trouve que les noms d’équipe existent réellement, et je me dirigeait vers le stade des Leões qui recevaient les Besouros. Je croyais être en retard, mais en apercevant les projecteurs, les poursuites et en écoutant les effets sonores émanant du stade, j’ai d’abord pensé que je n’avais point à me presser. Et pourtant ! En arrivant dans le stade, la ferveur semblait à son comble. Dans un coin de la surface de réparation des Besouros se tenaient deux joueurs, un de chaque équipe. Ils étaient revêtus de tenues spéciales, qui étaient certes aux couleurs de leur club, mais qui semblaient plus adaptées aux feux de la rampe, moulantes et brillantes. Dans l’ambiance électrique créée par les effets pyrotechniques et de la musique dramatique, je compris grâce à mon voisin, à l’anglais incomplet mais enthousiaste, que se jouait là le premier duel du match, où l’une des étoiles montantes des Leões tentait de dribbler un défenseur bien connu des Besouros, à la rudesse proverbiale. A grand renfort de sons et de lumières, l’action se déroulait presque au ralenti. Et là, ce fut le le drame. Il y eut contact, et le jeune attaquant prometteur se tint le genou avec une grimace de douleur affreuse projetée en gros plan sur tous les écrans du stade. En alternance était diffusée la figure rubiconde du défenseur, interdit par ce qui venait de se passer et à la tempe duquel suintait une grosse goutte de sueur. Quand les secours eurent emporté le malheureux, accompagné de nouveaux gros plans en bataille, pénalty puis but furent consécutivement sifflés, mais ce n’était manifestement qu’une faible compensation au vue de la perte de ce joueur. Et pendant l’interminable arrêt de jeu qui s’ensuivit, l’action qui amena a sa blessure fut ressassée jusqu’au dégoût, chaque nouveau plan amenant un angle inédit et le niveau suivant de ralenti.

Alors je remarquais, en face, une loge richement décorée et elle aussi sous un énorme projecteur. C’est là que je vis pour la première fois l’âme de Djalma Santos, son mangaka, qui avait érigé son championnat mineur en monument de la littérature et de l’audiovisuel. Lundi dans les kiosques et dessins animés de part le monde, on trouverait l’histoire à laquelle je venais d’assister, finalement à peine romancée, de l’affrontement du jour. Certes, la légère propension à la dramaturgie encourageait les actions incongrues et les blessures. Mais comme les joueurs profitaient des retombées économiques de la série, y compris dans la mise en scène de leur rééducation, ils ne se plaignaient au final qu’assez peu, se pliant gracieusement au jeu des duels à répétition entre des ennemis jurés. On se rappelle peu des scores des matchs à Djalma Santos.

>>>>>##### Le match en direct de Piz Fegnas #####<<<<<

Mandy, 3e avant le match — Alors Sandy, toi qui suis, que s’est-il passé depuis le dernier match ?

Sandy, 3e avant le match — Tu suis aussi Mandy, arrête de déconner. De temps à autre tu suis avec les paupières fermées mais tu suis.

Candy, 3e avant le match, les coupant — Il y juste eu quelques matchs horribles au mois de décembre comme si nos joueurs n’aimaient pas les calendriers de l’avent.

Sandy, 2e avant le match — Pascal fut notre premier joueur depuis longtemps à marquer un péno –jusque là on les manquait avec l’obstination de mouches voulant traverser une paroi en verre – Pour sa peine il s’est blessé après le match…

Mandy, 2e avant le match — Et puis ?

Sandy, 2e avant le match — Et puis, bizarrement, la nouvelle année, les bonnes résolutions, coller des 3-0 à tout le monde. Série en cours, juste avant de recevoir Norwich.

Mandy, 2e — Bammie a dû s’entraîner à jouer contre des murs jaunes cette semaine. Il arrive à viser les tibias jaunes des mecs d’en face et les obliger à faire des échanges d’une dizaine de coups. Avant que Georginio ne vienne mettre de l’ordre dans tout cela.

Candy, 4e — Farke sur le banc de touche on dirait un peu la grand-mère de Sandy. Le sourcil un peu froncé, juste les yeux qui bougent, et qui te jugent. On croirait que pour lui aussi on a inventé l’expression sévère mais juste.

Sandy, 7e — Norwich ils sont tout en jaune et sponsorisé par Lotus. La marque de voiture ou bien la marque de PQ ?

Sandy, 12e — Georginio, on sent que le Super Bowl approche il essaie de faire des runs de 50 mètres avec la balle.

Mandy, 13e — Avec la façon dont il croise les bras dans sa doudoune, Farke, on dirait presque qu’il met une camisole de force. Bon là la doudoune est noire, mais avec une veste blanche l’effet doit être saisissant.

Candy, 16e — Le premier ballon pas perdu par Dan James, il le transforme en centre décisif pour Bammie qui seul au deuxième poteau croise bien la tête. C’est pas pour cela qu’on ne va pas se moquer des dindes aux marrons dont Dan s’est empiffré à Noël.

Candy, 23e — Mais prenez-le au Superbowl, bordel. Quarante yards à la course. Un sack sur le quarterback adverse. Et il trouve son receveur pour une première tentative, corner et 7 attaquants dans la surface adverse.

Sandy, 26e — Ça fait 26 minutes qu’Ilia Gruev, notre 6 intérimaire, se rend disponible à la relance, et ça fait 26 minutes que personne ne lui a filé la balle. Coïncidence ?

Mandy, 30e — Même quand il tombe après avoir subi une faute, visuellement, j’ai quand même l’impression que Firpo fait n’importe quoi. Comment il peut-il imiter si parfaitement Guernica sur une simple chute ?

Mandy, 35e — Depuis qu’on a marqué, on voit beaucoup plus Meslier et nos défenseurs centraux avec la balle… Ilia (Gruev) descend même pour s’intercaler entre eux pour essayer de toucher enfin un ballon en attaque.

Candy, 38e — Deuxième plus belle action de Dan James depuis le début (après sa passe dé), une belle simulation en s’enroulant autour du gros bourrin qui venait lui mettre un coup de pression derrière (c’était très sale). Dan s’est mis en opposition de façon à se faire soulever les jambes à l’impact, c’était très joli et bien pensé.

Sandy, 39e — Ah mais on vient de comprendre, en fait Ilia, il sert de filet entre nos deux centraux. Ils essaient de se passer la balle de l’un à l’autre en passant au dessus de lui.

Mandy, 40e — Ah, le service de Rodon a fait let.

Sandy, 43e — James l’air de boitiller, c’est triste. Ca lui réussi vraiment pas de bouffer de la dinde.

Mandy, 45e+1— Gibson qui essaie de jouer une sérénade à l’arbitre pour échapper à son jaune. Il a du mettre trop de reverb, trop d’effets, l’arbitre ne va pas comprendre.

Sandy, 45e+5e — Bon, jusque là on maîtrise, mais depuis que nous avons marqué un but le match confine presque à la chiantise. Attendons de voir la seconde mi-temps.

Candy, 46e — Dan James est blessé, il doit être remplacé. Sur qui on va pouvoir faire des blagues maintenant ? Sur son remplaçant ?

Sandy, 46e — Ah bah non, pas sur le remplaçant de Dan. Jaidon, sur sa première piste de balle, hop ! Son garde du corps prend jaune. Rendez nous Dan James qu’on fasse des blagues, bordel !

Mandy, 46e — On peut faire des blagues sur Jaidon : son nom de famille, c’est Anthony. Il est presque homonyme de l’otarie cogneuse de jupon de Manchester United. A défaut de se moquer de nos joueurs, on peut se moquer des mancuniens, non ?

Sandy, 48e — Ah si, v’la Ilia qui redescend entre nos deux défenseurs centraux. Ça, ça permet de rigoler, ça. (il n’a toujours pas eu la balle)

Candy, 50e — Oh là là ! Notre ami Ilia ! Il s’était retrouvé le seul mec libre accessible aisément après une récupération d’Ampadu. Deux gens sont montés sur lui immédiatement (et ce n’était pas sale, en tout cas pas à cet instant précis. L’instant juste d’après en revanche…). Ilia devait faire un contrôle à 10 mètres pour ne pas la perdre… C’est passé à ça (n.d.a : ça : beaucoup plus petit que les dildos de Mandy)… Et on a subitement compris pourquoi les gens ne lui la donnaient pas (n.d.a : Mandy veut bien le consoler en lui donnant du sus-mentionné dildo)..

Sandy, 52e — Ilia qui vient de se démarquer sur une remise en jeu en touche. Même Firpo a préféré la balancer loin devant que de lui la donner.

Sandy, 57e — Ça fait 10 minutes qu’on n’a pas vu la balle, plus ou moins. Mais ça fait 10 minutes que Firpo n’a pas eu à défendre. On ne comprend pas.

Mandy, 62e — Oh là là, une récupération qui est astucieusement jouée avec une petite balle mise dans l’espace libre de Bammie pour Anthony. Qui la foire COMPLÈTEMENT CE CON BORDEL DE MERDE ! A DIX METRES DU BUT OUVERT ! ARRÊTE OU ON T’ENVOIE À MANCHESTER UNITED!

Candy, 69e — Ah, Firpo a essayé de défendre, carton jaune. Après un retard d’estimé à environ 2h50, il pourrait presque postuler pour travailler aux chemins de fer allemands, ce con. Disons plutôt qu’en fait il ressemble plus aux chemins de fer anglais ou américains. C’est pratiquement inexistant, et quand ça existe, c’est extrêmement en retard.

Sandy, 75e — Oh, Meslier qui a passé la balle à Ilia entouré de trois personnes. Le gars doit être estimé en état de sur-confiance là. (un de ses tacles a fini dans les pieds de Georginio qui a cadré une minute auparavant)

Mandy, 76e — Et deuxième balle de suite de Meslier pour Ilia. Qu’est-ce qu’il se passe ? Doit-on comprendre qu’on cherche à les humilier ? (il doit être beaucoup plus humiliant de perdre en donnant la balle à Ilia qu’en marquant d’autres buts, même si on aurait préféré la seconde version)

Mandy, 78e — Ilia, il a une coiffure en forme d’œuf. C’est un truc qui remonte à l’arrière, à peu près droit, derrière le crâne. Ça doit être assez aérodynamique – et dû être testé en soufflerie– . Comme ça, quand Farke souffle ( quand notre ami Ilia fait une connerie contre le jeu), ça ne déséquilibre pas toute l’équipe.

Mandy, 81e — On gère tranquilou, sans leur laisser la moindre brèche, et en gardant de plus en plus la balle, c’est bien. corner…

Sandy, 81e — Anthony, la perte de balle anale sur le corner… Il leur laisse un 4 contre 2 à jouer, là… Avec Gray et Camara en couverture, mais heureusement, oh la la, Gray s’en sort sur la défense en 1 contre 1, merci.

Sandy, 81e — Celui-là, Monsieur Jaidon, c’est un crime contre l’équipe… Oui monsieur, oui, un crime contre l’équipe, qu’on vous dit.

Candy, 84e — Venons de revoir en ralenti l’action du 4 contre 2 sauvée par Archie. Le mec de Norwich qui cherche à jouer le 1 contre 1, alors qu’il a deux partenaires libres … A sa décharge, il faut avouer qu’il ne les a pas vus — faute d’avoir levé la tête pendant environ les 25 secondes où il tripotait la balle–. On le remercie fortement. Et on espère que Manchester le recrutera aussi l’année prochaine.

Candy, 86e — Olalalala, qu’est-ce que Georginio leur met ! Juste grâce à la délicatesse de ses touches de balle dans les petits espace, et en utilisant sa surpuissance pour dégager les importuns à l’épaule quand ça ne suffit pas. L’action dont on parle ici… Coeur avec les doigts.

Mandy 86e — Il arrive toujours à passer devant à la fin… Et puis le double contact pour rentrer dans la surface, et remise en retrait parfaite pour permettre à Firpo d’ajuster le cadre depuis l’entrée de cette même surface. On a connu des linebackers qui gagnaient le superbowl avec moins d’impact physique.

Sandy 87e — Georgihno contre Pascal à l’entraînement… Il vont devoir construire le prochain LHC autour de nos terrains d’entraînement de Arch Thorp…

Sandy, 90e+2 — Très amusant le fait que le gardien adverse soit sorti à l’abordage sur un coup franc de la dernière chance. On récupère, et lançons malgré la pression Georgihno tout seul à 50 mètres du but… Sauf que l’arbitre siffle une faute pour nous.

Mandy, 90e+2 — C’est une conception bien originale de l’avantage on va dire.

Candy, 90e+3 — En même temps, 50 mètres face au vide, il l’aurait raté, Georgihno. Du coup c’est peut-être pas plus mal que l’arbitre lui ait évité de se ridiculiser. Surtout juste avant le coup de sifflet final, dans un match où il est clair qu’il ne se passera plus rien.

Mandy, 90e+6 — On est quatrième, à deux points de la deuxième place. Si on continue comme le mois de janvier et qu’on évite de jouer comme le mois de décembre, ça devrait aller. On devrait arriver à récupérer la deuxième place et monter direct.

>>>>>##### Les Notes #####<<<<<

Meslier (Jeanne et Serge/5) On aimerait voir Ilan mettre plus souvent des grosses patates dans le ballon pour l’éloigner de son but. Et s’il n’a pas été partout inoubliable aujourd’hui, son envergure devant le filet lui a permis de tout bloquer.

Gray (Initial D/5) Il est jeune et livre des ballons assez propre. Mais il n’a pas de Toyota Sprinter. Et il nous sauve à la 80e.

Rodon (Hajime No Ippo/5) Ne s’est pas trop laissé emmerdé par les petites frappes en face.

Ampadu (Happy !/5) Ethan, pour éviter d’avoir à se prostituer en défense centrale, fait tout pour devenir un champion du tennis, et échange des balles au dessus du filet avec Joe.

Firpo (Yu gi oh/5) A un moment, Junior a sorti la carte caravane chargée comme les narines de Manu, (comme d’hab, on dirait qu’il n’a que ça dans son jeu), qu’il a combiné avec une carte nitroglycérine et une carte moteur robuste à la John Deere. L’ailier adverse qui pensait avoir quatre cartes dragon blanc aux yeux bleus n’a pas compris ce qui lui arrivait, et s’est tenu à distance respectable de Junior le reste du temps.

Gruev (Battle Royale/5) A la fin, il n’y en aura plus qu’un. Un à qui aucune passe n’est destinée. À qui les gens de son équipé préfèrent dégager en touche plutôt que lui donner. Mais ce n’est pas grave pour Ilia, qui continue à s’appliquer dans ses placements et à courir pour boucher les trous en défense.

Sans rancune Ilia… Vois cela comme une preuve supplémentaire que la Hipster académie n’y connait rien au foot

Kamara (Olive et Tom/5) Glen n’est pas capitaine Tsubasa. Il n’est ni en Tsouttout, ni au Tsudlamélée.

James (Yowamushi Pedal/5) Quel autre note donner à un joueur biberonné par Luke Seafer ? Il faut dire que Dan a perfectionné sa technique ces derniers temps, et pédale mieux dans la semoule. Et s’implique bien mieux que tous nos autres ailiers dans les taches défensives

Summerville (Le sommet des Dieux/5) Le seul truc qui intéresse notre brave Crysencio, c’est de s’élever ballon au pied vers la surface de réparation adverse. Le reste des activités, il y met moins de cœur.

Goerginho Rutter (Eyeshield 21/5) Dans le squad d’attaque, Georginio peut tout faire. Tout ? Non, une technique secrète résiste encore et toujours à sa maîtrise. Taper vigoureusement dans le ballon pour faire vibrer les filets. Mais sur certaines actions, quel buffle. On dirait qu’il fend les défenses comme un SUV les landeaux.

Bammie (Slam Dunk/5) Bammie, secrètement amoureux du poste d’avant centre, doit se battre avec le concurence de Joe Piroe, qui est pourtant dans son équipe. Et même s’il est un peu maladroit parfois, son abnégation et la chance d’avoir pu marquer cette fois le renforcent après cette épreuve.

Anthony (Giant Killing/5) Un entraîneur qui fait progresser des joueurs ? Jaidon a progressé avec Farke, qu’est ce que c’aurait été avec Marcelo…

Byram (Kuroko’s Basket/5) Notre joueur fantôme, celui qui arrive à faire briller les autres.

Cooper (Hunter x hunter/5) Concentre son aura pour garder le score 3 minutes

Joseph (Pokemon/5) Il est coiffé comme Pikachu

>>>>>##### Les Notes auxquelles vous avez échappées #####<<<<<

Heureusement cette fois que Farke n’a pas utilisé tous les changements

  • Haiky?

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