Leeds – Rotherham (3-0) : La Hipster académie fabrique son char

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Et n’a pas besoin de se changer, les robes que nous portons sont parfaites pour faire le carnaval.

Les lois du jeu sont des choses sacrées, disent les puristes et les naïfs. Les lois du jeu sont faites pour être interprétées par les arbitres et détournées par les joueurs, disent en chœur les acteurs du sport de haut niveau. Le panache consiste à gagner en respectant scrupuleusement une règle tout en étant conscient que les adversaires la transgressent, disent les entraineurs qui procurent des frissons à leurs supporters même quand il perdent. Tout cela est vrai, dit le stade de Desailly, sauf quand les anciens dieux païens viennent faire sa fête à l’esprit de sérieux.

Dans le match qui se déroule pendant une de ces deux semaines-là, vers la fin de l’hiver, l’adversaire souvent ne s’avance pas sur le terrain avec son équipe-type. Parce que l’arbitrage est particulier : les officiels envoyés par la ligue sont ligotés aux poteaux de corner, et l’on donne quelques sifflets à de pauvres hères qui ont revêtu le plus bel habit du bouffon. Et comme on dit là-bas à ces moments-là, il ne faut pas espérer que l’arbitre siffle grand chose, même après la présentation du certificat de décès du joueur descendu par un hippopotacle. Au contraire, si la grande faucheuse qui a assuré un service de pompe funèbres assez joyeux et cabotin, l’arbitre applaudit, et on l’a déjà vu accorder un but dans de pareilles circonstances. Et puis, par une subite anticipation de la Pâques, un représentant de Dionysos notre père vient ressusciter la malheureuse victime.

N’exagérons pas trop l’emprise de l’arbitre sur le match : les joueurs, le staff, le stade, et les preneurs de sons et d’images se rebellent si l’arbitre n’en fait qu’à son bon plaisir sans assumer le divertissement que chacun attend. Les arbitres trop autoritaires peuvent être écrasés façon œufs brouillés sous un autobus de mutins vindicatifs, pendus d’un nœud coulant par leur sifflet, et noyés sous les larmes de rages de la foule. Tant que l’on s’amuse… Et tant que l’on peut conter sur le souffle d’Éole, l’habilité de Morta, ou la bonté de Poséidon pour que ces drames soient dénoués. Et tant que l’on fait trembler ceux qui ont le pouvoir, pour quelques pièces d’une fausse monnaie aux reflets réalistes. Ainsi le reste de l’année, ces beaux linges, qui savent qu’ils ne peuvent compter sur le soutien des divinités des roseaux ou des flaques d’eau, apprennent se méfier de la faible distance entre le Capitole et la roche tarpéienne quand le stade est colère.

>>>>>##### Le match en direct de Piz Fegnas #####<<<<<

Si jamais quelqu’un retrouve les notes qu’on a pris pour ce match, nous sommes preneuses. Vous êtes les bienvenus pour nous aider à ranger notre appart. Elles doivent pourtant bien être quelque part, les super blagues qu’on avait fait en regardant le match. Bien mieux que celles qu’on fait d’habitude.

>>>>>##### Les Notes #####<<<<<

Meslier (Limoux/5) Cela pétille un peu, comme une bonne blanquette, mais ça ne classe pas son match parmi les carnavals de raie les plus spectaculaires. Un petit coté bonbon qui permet de garder le score à 2-0 en notre faveur à la mi-temps, mais un petit arrière-goût de connerie sur un contrôle raté d’une passe en retrait.

Gray (Dunkerque/5) Le petit gars du cru avec son accent appuyé a plutôt été à la fête aujourd’hui. Il a bien joué dans la bande bien en ligne avec les autres, s’est démené pour chanter la cantate à jeu intérieur à tue tête. Dans le négatif, on doit signaler qu’il est sorti de la bande en plein chahut, ce qui est rigoureusement interdit par la tradition et laisse une énorme opportunité aux adversaires.

Rodon (Bâle/5) A assuré la distribution de couvertures à tous ceux qui sont venus assister à sa fête des lanternes. Ampadu et Gray ont pu rester au chaud pour faire avancer le jeu, Joe assurait derrière.

Ampadu (Kingston/5) Si l’ambiance descendait un peu Ethan assurait la relance de la fête avec la décontraction de la Jamaïque qui danse.

Firpo (la Nouvelle Orléans/5) Junior c’est notre chevalier du chaos à nous. Même s’il perd de sa folle caravane, il garde quelques sursauts où sa créativité pour faire des conneries nous surprend encore. On a noté une remise ratée, une course de 80 m pour se remplacer, et un hippopotacle authentique où ses jambes ressemblaient à des mâchoires d’hippopotame qui baille mais qui se sont miraculeusement refermées sur le ballon et non sur les jambes de l’adversaire.

Gruev (Granville/5) Une magnifique cavalcade, avec un nombre incroyable de chars. Et puis, pour qu’on puisse le juger et brûler en tant que roi carnaval, une perte de balle bien anale en début de seconde mi-temps.

Kamara (Notting Hill/5) Importé en Angleterre par les nostalgiques du carnaval que leurs ancêtres caribéens faisaient ailleurs. Au final, ça a gagné en moyens ce que ça a perdu de charme et de spontanéité.

Gnonto (Venise/5) Sous le masque de la mobylette qui laboure l’aile droite, Willy s’est tout à fait illustré par l’extravagance de ses cavalcades. Une belle entente offensive avec Gray qui souvent venait proposer des solutions intérieures. Et un visage expressif comme un masque vénitien.

Georginio Rutter (Rio de Janeiro/5) Au signal de l’arbitre, Georginio se transforme en “Rei Momo”, qui va chercher à faire danser la samba à tous les défenseurs que compte l’équipe adverse. Ça dure 90 minutes, et le tout est fait en revendiquant une ascendance française, comme ce prénom écrit avec un “nio” que Sandy a massacré depuis le début de saison (c’est con, c’est souvent elle qui relit nos textes). Qu’est ce qu’il leur a mis, encore… On connait un paquets de mecs de Rotherdam qui cauchemardent d’être déguisés en logo du lecteur VLC.

Summerville (Viareggio/5) A défilé 70 minutes au bord de la surface adverse, en soignant sa caricature d’ailier inversé qui rentre sur son pied pour marquer. Ce qu’il a encore fait à deux reprises, en réussissant pour nous, une fois n’est pas coutume, à transformer un penalty une main dans le slip.

Bammie (Trinidad et Tobago/5) Ancien esclave de sa technique en mouvement passable, de temps en temps Bammie a un ballon à exploiter où il n’est pas en mouvement : ce qui fit ficelle petit filet opposé, et danse du calypso en sautant sur Piz Fegnas.

Piroe (Cologne/5) On a eu envie de lui couper la cravate quand il a vendangé la première relance qu’Ilan lui avait mise parfaitement dans le profondeur.

Byram (Binche/5) A accompagné les Gilles faire le carnaval dans la moitié de terrain adverse pendant 25 minutes.

Joseph (Cadix/5) A apporté une touche humoristique avec ses pointes de cheveux jaunes à notre ligne d’attaque.

Roberts (Annecy/5) Même pas au courant qu’on avait un autre type qui copiait ce que faisait Ilia.

Cresswell (Québec/5) Un physique de pivot de hand à faire plaisir à Captain Rai.

>>>>>##### Les Notes auxquelles vous avez échappées #####<<<<<

  • Tenerife
  • Brême
  • Nice
  • Oruro
  • Salvador de Bahia
  • Châlon-sur-Saône
  • Cwarmê
  • Laetare de Stavelot
  • Alost
  • L’éléction présidentielle
  • Le slip de Benjamin Grivaux
  • Les loges de CNews (autant pour nous c’est la cour des miracles)
  • La bourse de Paris avec son cac quar(ante) naval
  • le caca naval
  • Les pratiques sexuelles de Marlène Schiappa (akas la carne avale)
  • les membres du gouvernement (le car d’Attal)
  • L’Open de tennis des dopés ou il a perdu en quart Nadal
  • Benoit Hamont (il incarne l’aval)
  • Martine à Val Thorens
  • les lecteurs qui dévorent Marx (Dirait-on qu’ils karl avalent)
  • Lagerfeld aussi avalait, non ?

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