Pour le légendaire tournoi des Horsjeuïades, la Plumaugat Académie vous conte l’odyssée des sombres héros de l’anal

Luke Seafer, Capitaine Rai et Marcelin Albert à l’échauffement

Il est depuis moult décennies acté que toutes les compétitions sportives ne se trouvent pas sur un pied d’égalité, que ce soit dans le cœur des supporters ou dans les velléités de gloire des sportifs. Il y a bien sûr la pléiade de sauteries anonymes et anecdotiques comme les tournées asiatiques de pré-saison ou les Coupes de France remportées par Guingamp. Mais bien heureusement pour les amoureux du sport comme pour les saloperies d’académiciens que nous sommes, certaines compétitions hument la gloire et les larmes de champions en émoi tout en enivrant le cœur des jouvencelles en fleur dont les hormones ne savent plus trop où elles se trouvent devant les exploits de leur héros. Sur un terrain au dénivelé qui aurait fait pâlir le Mont Ventoux de jalousie, sur une herbe remontant jusqu’aux couilles et grattant plus qu’une gonorrhée laissée en friche, sous un soleil de plomb qui m’aura fait peler jusqu’à 3 semaines après ce glorieux week-end, le tournoi mythique des Horsjeuïades fait bien évidemment partie de la deuxième catégorie. Toutefois, mon manque affligeant de mélanine et la santé fragile de mes parties génitales ne vous intéressant probablement pas, il est plus que jamais temps de s’extasier devant les prouesses des 20 gladiateurs des Côtes d’Armor ayant foulé la sainte pelouse du manoir de la rivière de Plumaugat, enceinte mythique où les tribunes présidentielles sont des tracteurs et où les ultras sont des vaches.

 

Interdits avec nous

 

Après avoir passé la matinée à s’arroser le gosier de houblon fermenté et à haranguer d’innocents cyclistes d’enthousiastes obscénités, il fut temps pour ces connards d’académiciens de s’avancer vers le pré pour l’ultime défi, bien repus après un barbecue dirigé d’une main de maître par la Dragão Académie (enfin il me semble, j’étais trop occupé à tenter d’humilier Tristan Bourrepif pour vraiment faire attention à la tante qui s’occupait de la popote). Après un échauffement somme toute assez rustique (il est bien connu que les meilleurs n’en ont pas besoin) qui verra notamment Marcelin Albert être assis par terre tout du long, il fut temps de faire les équipes. Une fois n’est pas coutume, un manque de poésie déconcertant s’est fait ressentir chez la famille Hors Jeu, et les 3 équipes participantes furent sobrement nommées équipes A, B et C. Comme vous l’avez probablement remarqué, j’aime bien en faire des caisses, du coup j’ai renommé les équipes par des sobriquets rappelant à la fois l’alcoolisme notoire caractéristique du football de l’Est et le charme rustique de la Bretagne, ce qui est finalement une allégorie parfaite de ce que furent ces Horsjeuïades 2015.

 

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Laezh Dour vs. Tristan Bourrepif, allégorie

 

COMPOSITIONS

 

 Dynamo Plougastel : Franck Ripoux, Mauricio Vincello, Laezh Dour, Mech Tuyot (c), Luke Seafer, Fernando Nandrolonas, Jean Colère.

Spartak Roscoff : Capitaine Raï, Père Fidalbion (c), Tristan Bourrepif, l’Editeur ce bel homme, Marcelin Albert, Johny Kreuz.

Torpedo Rosporden : Just Wide, Franck Homer, Luissette, David Cassan, Spooner, Roazh Takouer (c)

 

A première vue, les effectifs paraissent équilibrés. Du côté du Dynamo, on a la rigueur quasi-soviétique de l’indépendantiste du Léon Mech Tuyot couplée à l’esthète Mauricio Vincello qui n’est pas sans rappeler l’élégant Nacho Piatti, ce magnifique homme. Au Torpedo, on a Luissette et les « PUTAIN, LES GARS » de Spooner (le maillot de Totti et les chaussettes hautes lui donnant l’autorité naturelle pour faire ce genre de remarques), ce qui en soi est largement suffisant. On notera tout de même la flagrante erreur tactique de placer Franck Homer en défense parce qu’il est gros, alors que comme tout portugais qui se respecte, il a probablement cassé les couilles à tout le monde sur le city étant jeune. C’est donc naturellement en position d’avant-centre que tout son potentiel s’est révélé. Reste l’énigme Spartak, que certains spécialistes ont désigné comme complot contre le Père Fidalbion, en lui refilant tous les pires alcooliques d’Hors Jeu et Johny Kreuz, qui préfère définitivement le cyclisme au foot. Comme si on voulait VOLONTAIREMENT nuire à notre bien aimé académicien d’Arsenal. Heureusement pour lui, Tristan était sobre et était loin d’être dégueu, donc bon, si complot il y a eu, ça n’a pas changé grand-chose.

 

LES MATCHES (SCORES APPROXIMATIFS, J’AI PAS UNE MEMOIRE EIDETIQUE, MERDE)

 

Phase aller

Spartak Roscoff 3 – 3 Torpedo Rosporden

Dynamo Plougastel 4 – 0 Spartak Roscoff

Dynamo Plougastel 7 – 0 Torpedo Rosporden

 

Phase retour

Torpedo Rosporden 4 – 3 Spartak Roscoff

Spartak Roscoff 4 – 4 Dynamo Plougastel

Torpedo Rosporden 3 – 3 Dynamo Plougastel

 

Classement

  1. Dynamo Plougastel, 8 points
  2. Spartak Roscoff, 5 points
  3. Torpedo Rosporden, 1 point

 

Finalement le résultat fut sans appel. Notre victoire fut écrasante, presque humiliante pour nos congénères, la menace de Mech de nous envoyer dans les mines de sel de Plabennec si jamais nous ne nous imposions pas ayant très certainement joué un rôle dans notre sacre. Finalement, dans un tournoi paraissant plus qu’ouvert, c’est la cohésion d’équipe et la sobriété qui a fait la différence plus que les individualités et l’alcoolisme. Le fait que les équipes n’étaient en réalité pas vraiment équilibrées et que nous étions un de plus n’a bien évidemment aucunement influencé le résultat final. C’est donc l’âme guillerette et le cœur vaillant que nous allions nous abreuver abondamment de liqueur et de pâtes baignées de crème qui furent si délicieuses que certains en reprendront 5 fois.

 

Luke Seafer guettant tout académicien tentant de s’approcher de SA gamelle de pâtes.

 

LES NOTES

L’étouffante journée de mai aura vu chaque individu s’illustrer, et non sans me rappeler certains joueurs professionnels, et c’est pourquoi je n’utiliserai pas de barème numérique (certains malotrus oseraient en plus remettre mon impartialité en cause), mais un barème comparatif, qui en plus vous permettra de vous imaginer de façon réaliste le niveau footballistique réel des idoles que vous adulez à chaque académie.

 

Dynamo Plougastel

Franck Ripoux : Claude Makélélé/5 : Seul champion à n’avoir pas marqué, ce n’est pas pour autant que cet homme de l’ombre n’aura pas marqué le tournoi de son empreinte. Quelque part entre le grégario courageux et le tueur à gages ténébreux, son efficacité sans pareille atteste de la longueur probablement anacondesque de son membre.

Mauricio Vincello : Ignacio Piatti/5 : L’homme par qui vient la lumière. L’homme par qui vient l’amour. L’homme par qui vient le football. Merci. Merci. Merci.

Mèch Tuyot : Fabien Lemoine/5 : Irréprochable à la récupération, solide à la relance, figure paternelle parfaite et irascible comme seul un breton peut l’être, la seule raison pour laquelle je me suis bougé le cul sur le terrain est le fait qu’il me terrifie.

Fernando Nandrolonas : Yann M’Vila/5 : Joueur de grand talent mais qui a du déchet parce qu’il pense sûrement à des vagins de jument de façon trop intensive. Loin de moi l’idée de dénoncer la zoophilie mais on parle football ici tout de même.

Jean Colère : Sylvain Armand/5 : Son cœur attristé par la descente du SC Freiburg n’aura aucunement entaché son enthousiasme contagieux sur le pré. Comme Sylvain Armand, il m’a appris qu’on pouvait aimer un nantais.

Luke Seafer : Nemanja Matic/5 : Le roc. Le cap. La péninsule. Des duels aussi épiques que pachydermiques gargantuesques avec Franck Homer, il continuera à chier sur la concurrence le soir même lorsqu’il se restaurera 5 fois plus que les autres. Les jaloux vont forcément maigrir, puisqu’il n’y a plus rien à manger.

Laezh Dour : Filippo Inzaghi/5 : Une technique inexistante, un physique affligeant, des buts marqués en moyenne à 40 centimètres de la ligne, oui mais voilà, j’en ai mis plus que vous. Vous aimez me détester, je sais. Je vous pisse joyeusement à la raie, aussi.

 

Spartak Roscoff

Capitaine Raï : Bernard Lama/5 : Gardien somme toute honnête, mais manque un peu de mobilité une fois joueur de champ. Ou peut-être essayait-il de se faire oublier pour nous piquer nos téléphones en douce. Qui sait.

Le Père Fidalbion : Eden Hazard/5 : Clairement au-dessus de la moyenne horsjeuïenne techniquement parlant. Mais on va pas trop lui jeter des fleurs non plus hein parce que personne ne l’aime. Du coup je lui ai mis un joueur de Chelsea. Ça lui fera les pieds.

L’Editeur, ce bel homme : Mickaël Landreau/5 : Landreau ne manquait jamais de créativité quand il s’agissait d’inventer de nouvelles techniques pour déstabiliser les attaquants lors des penaltys. L’Editeur montre sa bite. Autrement plus impressionnant. Et mortellement efficace.

Marcelin Albert : Kevin Grosskreutz/5 : Joueur polyvalent et dans un état d’ébriété manifeste. Comme quoi on peut avoir un accent chantant et se comporter comme un boche.

Tristan Bourrepif : Nemanja Matic/5 : Rampe de lancement idéale du Père Fidalbion, l’araignée du Morbihan aura bluffé tout le monde tellement il était peu alcoolisé.

Johny Kreuz : Richard Virenque/5 : Il aura passé son temps à rendre le ballon à l’adversaire à l’insu de son plein gré. Mention mec avec une gueule d’ange qui te cale un tacle à la carotide en s’excusant comme s’il avait pas fait exprès alors qu’il avait qu’une envie, c’était de te faire la cheville.

 

Torpedo Rosporden

Just Wide : Abou Diaby/5 : Déjà miné par sa condition physique déplorable, réduit à un humiliant poste de gardien fixe, il se sera en plus ENCORE fait le genou. Reste fort, Just, tu ne te blesseras jamais seul.

Luissette : Ricardo Quaresma/5 : Le meilleur techniquement, et de très loin. Mais il allait quand même pas glander quoi que ce soit contre des peintres. Il se permet même de tenter des petits ponts en Madjer. Privilégié.

Roazh Takouer : Jean Prouff/5 : A probablement inventé le football. Et la civilisation. Et d’ailleurs peut-être même la vie.

David Cassan : Gabriel Heinze/5 : Chevelure ondulant gracieusement sous le soleil breton, il laisse trainer les semelles sur les chevilles et les mains dans la gueule. Oui mais voilà ma petite Jacqueline, il le fait avec la classe.

Franck Homer : Shaquille O’Neal/5 : Une mobilité inversement proportionnelle à ses qualités techniques. Le seul endroit où il flanche, tel un Shaq ignoble sur la ligne des lancers francs, c’est le point de penalty. Avoir en face de soi la bite de l’Editeur n’est pas une excuse.

Spooner : Laurent Blanc/5 : Libéro solide et rude sur l’homme, on a bien compris que c’était lui le patron parce qu’il avait des crampons et que c’est lui qui parlait le plus fort.

 

RECOMPENSES ET AUTRES FRIVOLITES

MVP : Mauricio Vincello

Meilleurs buteurs : Franck Homer (Torpedo) & Laezh Dour (Dynamo) – 6 buts

Ballon d’eau fraîche : Roazh Takouer

Ballon d’Eau de Vie : L’Editeur, ce bel homme & Marcelin Albert

VI du tournoi : Capitaine Raï/Mech Tuyot/Père Fidalbion – Mauricio Vincello/Luissette – Franck Homer

Prix Puskas : Mech Tuyot, qui est le seul à avoir marqué de la tête. Avec une casquette en plus. Chapeau (lol) bas.

 

LE MOMENT OU QU’IL FAUT SE DIRE AU REVOIR

L’effort fut intense, l’adrénaline omniprésente et la gloire sera éternelle. Les noms des vainqueurs résonneront dans le panthéon de l’alcoolisme footballistique, ceux des perdants seront gravés sur des stèles en leur honneur. Peu d’évènements peuvent créer autant de charge émotionnelle que les Hors-Jeuïades, et c’est bien pour cela qu’on ne peut les organiser qu’une seule fois par an, par peur du neurvousse braikedaoune. Les sombres héros de l’anal vous donnent rendez-vous l’an prochain pour de mettre de nouveaux sombreros dans les annales.

 

Kenavo les p’tites connasses,

 

Votre Laezh Dour qui vous aime.

 

PS : La Plumaugat n’oubliera pas de remercier Gwen Tagrenmer et Mèch Tuyot pour l’organisation, avec une mention toute particulière à ce dernier pour avoir fait de la bouffe carrément pas dégueulasse. La Plumaugat Académie n’oubliera pas non plus de rappeler à certains qu’il serait peut-être temps de payer votre part à Luke et à l’Editeur. Oui oui vous n’auriez pas me connaître en 40. En 2015 non plus, je vous rassure.

29 thoughts on “Pour le légendaire tournoi des Horsjeuïades, la Plumaugat Académie vous conte l’odyssée des sombres héros de l’anal

  1. Merci d’être resté dans le positif me concernant.

    Bon le barbec… hein, bon.

    Et n’oublions de balancer Marcelin pour la course aux crêpes la veille au soir, ce qui traduit tout de même, un esprit d’esprit parfois douteux. Il s’entend bien avec Luke.

    Il ne manque pas un « J’AI » quelque part ?

    Merci cher Rennais.

  2. Formidable, putain. Même si je maintiens le complot contre ma personne. Cet enculé de Rhinit Michuls, avec son trou dans le genou parce qu’il est tombé à bicyclette.

    Ca me fait quand même penser que je dois toujours 50 boules à Marceline. Et sinon, je sais qu’il a joué avec un seul bras, mais il a joué nan Tagrenmer?

    PS : Je confirme, t’es resté très positif avec le Spooner…

  3. Superbe.

    Et ça m’a permis de me souvenir que certains me doivent des tunes et que je dois 50 euros à Cassan.

    Merde.

    Juste une précision: C’est David Alexander Cassan

  4. ça y est putain, il fallait absolument que vous vous mettiez en scène comme tous les gros connards. Scoop: on n’en a rien à foutre de vos aventures.

  5. Romek,

    Considérant

    – qu’on parle ici de pseudos

    – que dès le début de HJ les auteurs à pseudos (partenaires particuliers, comité, académiciens) ont toujours mis en avant leur vie privée (fictive, romancée, semi-romancée, malheureusement parfois vraie)

    – qu’on en a pas grand chose à foutre de l’avis des lecteurs.

    Je te bisanale

  6. Eyh Romek, qui te dit que tout cela n’est pas de la pure fiction ? Regarde, rien que l’avis Makélélien me concernant, moi dont le micro pénis est aussi célèbre que le boa de l’Editeur, ce bel homme…

  7. Putain je pensais qu’il n’y avait que des académiciens qui me lisaient. Je suis agréablement surpris. Mon cher Romek, merci de me sortir de mon quotidien morose où toutes mes notifications Twitter sont des insultes de Johny Kreuz.

    On peut aller se faire un café si tu veux. Regarder un match de Rennes. Peut-être se tenir la main. Je te dirai que tu sens bon, et que je veux que tu rencontres ma mère.

    On vivra un idylle, jusqu’à ce que tu me reproches d’être trop théâtral, de trop romancer ma vie. Et je balancerai tout sur Hors Jeu.

    Allez va, je ne te hais point.

  8. Belle litote Laezh et beau résumé, ça fait envie. Romek est peut être juste déçu de ne pas en avoir été.

    En tout cas, la prochaine fois le Moké s’organisera mieux pour venir, ça lui évitera les regrets de gros con.

    PS : Est-ce que Spooner organisait également les sauteries ?

  9. Merci au Spoon et au bois du voisin pour la BBQ.
    Sinon putain:
    J’ai mis le PENO! Merde c’est un exploit digne Neeskens, d’un Brehme ou d’un Zidane face à notre idole bienfaitrice armées de son 3 eme bras!
    Et le génie tactique de Roaz pour mon replacement en 9!
    Romek tu es le bienvenue partager avec moi les avis sur le meilleur des clubs à la Dragao Académie

  10. Le classement et le compte des points a été fait par un académicien belge?

    Sinon, beau souvenir, même si la Marinette, qui s’est fait la cheville à l’échauffement, doit l’avoir mauvaise de ne pas avoir été citée.

    Il l’a pas mis son péno Homer vs l’Editeur?

  11. Merci Luisette de rétablir la vérité à la fois sur Marinette qui c’est blessée en tentant de contrôler comme Johnny Kreutz et pour ce penalty…
    Mais bon au moins il a pas parler de sa transe Shamanique…

  12. Oui, tu as réussi à percer ma coquille d’homme calme et posé pour en faire sortir la rage la plus viscérale. Félicitations.

    J’imagine que tu dois avoir une très haute estime de toi. Je t’invite à continuer en ce chemin, tu le mérites.

    Avec amour,

    Laezh.

  13. Décidément vous avez le coeur fragile. Les posts de Romek m’ont bien fait rire! Et pourtant je suis directement concernée.
    Enfin… J’aurais pu être concernée si j’avais répondu positivement aux invitations douteuses de l’éditeur bel homme et Gwen, donc non. Le football se joue à des détails.

  14. Ah ben là Delphine tu as eu tors et devrait comme le beau Moké revoir ta position pour l’an prochain!
    Demande à Marinette qui a passé une délicieuse journée et vu des exploits inconnues jusqu’ici!
    @Capitaine Black Salami c’est ton météor de Pégase

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