Fuenlabrada – Real Madrid : Avez vous déjà vu… Un seizième de finale de Copa del Rey ?

Chers lecteurs,

Accrochez-vous bien. En lisant ces quelques lignes, vous vous apprêtez à vivre le récit épique d’un match que seule la coupe du Roi est capable de nous offrir. Pour notre plus grand bonheur à tous, le Real Madrid se déplaçait jeudi soir sur la pelouse de Fuenlabrada modeste club de troisième division espagnole. Oui, je sais ce que vous allez me dire. Difficile d’être pris au sérieux avec un nom pareil. Certes. Bon d’abord Fuenlabrada ne veut pas dire « je suis allez au vide grenier ce weekend » mais « fontaine sculptée ». Ce qui est déjà beaucoup plus classe…  Et après de longues et fructueuses recherches je me suis aperçu que Saint-Etienne est le saint patron de la ville. Et ça, je peux vous dire que ça en a fait frémir plus d’un dans le vestiaire madrilène. Ou pas.

Pour Zidane, ce seizième de finale de Coupe du Roi est l’occasion rêvée de se rappeler au bon souvenir du temps où il coachait la Castilla. 9 muchachos sont présents dans ce 11 de départ qui sent bon l’Espagne. Ambiance tapas, paella et chorizo. Les produits locaux Vallejo et Tejero sont notamment titulaires d’entrée tout comme Mayoral, Ceballos, Nacho, et Llorente. Lucas Vazquez et Asensio font eux, figure d’anciens. On n’avait pas vu autant de remaniement d’un coup dans une équipe depuis le gouvernement de François Hollande. Vous l’aurez compris, il y a une ombre au tableau : El Rey Sergio Ramos n’est pas dans le groupe pour disputer cette coupe qui porte pourtant son nom. Allez comprendre !

 

El partido :

Soyons honnête, l’intérêt principal de ce match est surtout de savoir si Madrid peut se faire taper par une D3. Au vu de la compo on avait déjà envie de dire oui. Et après 45 minutes et une première mi-temps aussi insipide qu’un pâté sans sa croute, on se dit clairement que la petite bête peut manger la grosse. Sur chaque phase arrêtée la défense du Real est ultra fébrile et Achraf est même à deux doigts de tromper son propre gardien, une nouvelle fois peu inspiré dans sa sortie aérienne. (10’) Le con, il a encore frôlé le but gag. Mis à part une frappe de Llorente sur la barre (44’) le jeu madrilène est d’une pauvreté sans nom. A l’heure qu’il est l’abbé Pierre doit encore être en train de se retourner dans sa tombe. Très sympa, ce petit match !

Reprise. Madrid joue toujours aussi mal. On peut rester là 10 ans tu peux être sûr qu’on en plantera pas un. Au pire y’a Louis de Funès sur la 3 et Plaza sur la 6 ? Respecte-toi, Sergio : (Je me cogne très fort la tête contre le sol) Hala Madrid y nada mas. Hala Madrid y nada mas. Hala Madrid y nada mas. Hala Madrid y… (Je reprends peu à peu mes esprits). Qu’est-ce qu’on fait quand on est incapable de mettre un but dans le jeu ? On marque sur péno. Ohhhhh la bonne idée ! Achraf déborde sur son côté droit et est accroché par son vis-à-vis aux abords de la surface de réparation. Oui bon, en dehors quoi. Dans le jargon footballistique on a l’habitude d’appeler ce genre de coup de sifflet « un pénalty généreux ». Et en Espagne les arbitres ont le cœur sur la main, c’est le moins que l’on puisse dire. Ahhhhhh les arbitres. Ahhhhh le foot. Asensio transforme l’offrande. Fuenlabrada 0-1 Real Madrid (62’).

Du coup forcément à 1-0 les merengues jouent mieux et se procurent deux belles occasions par l’intermédiaire de Mayoral et Vasquez. (66’, 70’). C’est bien mieux dans le jeu mais ça ne score pas. Pas de panique, le corps arbitral va encore donner un petit coup de pouce au Real en accordant un nouveau pénalty pour un plaquage d’un défenseur local sur Théo Hernandez. Le gars prend un rouge au passage. Ah oui quand même. Un pénalty acheté le deuxième est offert. Même pour le quart de finale de champions League l’année passée contre le Bayern j’étais moins gêné. Lucas Vasquez se charge de flinguer les derniers espoirs des mecs d’en face. Fuenlabrada 0-2 Real Madrid (80’). Epilogue de ce carnaval arbitral, Vallejo prend aussi son carton rouge pour un tacle trop enthousiaste. Premier match, première exclusion. Capitaine Sergio doit surement être très fier de toi.

Las notas :

Casilla 3/5 : Bravo Kiko, tu n’as pas pris de but. Mais la confiance de Sergio Jamón ça ne se gagne pas comme ça !

Achraf 4/5 : Il est en train de prendre de l’envergure match après match. Il est encore loin des 2 mètres 35 de Rudy Gobert mais en l’absence de Carvajal il fait clairement le travail. Futur crack ?

Vallejo Sergio Ramos/5 : Une exclusion directe pour son premier match officiel avec le Real. Même Ramos nous l’avait pas faite celle-là. On lui souhaite quand même un meilleur destin que Jonathan Woodgate.

Nacho 3/5 : Capitaine d’un soir. Honneur, fidélité et dévouement. Il mérite sans doute mieux que 90 min contre une équipe de troisième zone. Mais le soldat Nacho n’est pas du genre à déclencher une mutinerie. L’amour du maillot passe avant tout. Classe.

Tejero 3/5 : Noter sa prestation relève de l’exploit. Bah ouais, l’éclairage dans le stade était tellement faible sur le côté gauche qu’on ne l’a quasiment pas vu du match. Ça passe comme excuse non ?

Llorente 2/5 : Pardon mais je n’arrive toujours pas à m’y faire. Une belle reprise de volée sur la transversale mais un nombre incalculable de ballons perdus dans la relance. Vivement que Maxime Lopez signe au Real pour le remplacer (JAJAJAJA). Restons sérieux deux minutes.

Ceballos 3+/5 : Toute la communauté d’Hors-jeu réclamait sa titularisation (Ah ? ndlr). Zidane a finalement cédé à la pression médiatique et on peut s’en réjouir. On le reverra parce Daniel a du ballon. Jeudi le patron du milieu de terrain c’était lui.

Théo Hernandez 2/5 : Il jouait lui aussi sur le côté gauche. Toujours ce problème d’éclairage. Mais pas que. Puisqu’on était jeudi soir  il est fort probable que notre Théo national pensait déjà à la latte qu’il allait se prendre en rentrant à Madrid.

Asensio 3/5 : Déjà buteur contre Eibar en Liga, le pistolero du Real a cette fois marqué en coupe. Un but mercredi prochain en Ligue des champions ne ferait qu’asseoir sa réputation de muchacho capable de jouer sur plusieurs tableaux. Attendez, on parle bien de football ?

Lucas Vasquez 4/5 : Il faisait partie des joueurs les plus expérimentés du Real au coup d’envoi de ce match. Il a plutôt bien assumé son statut d’ancien en apportant quelques petites déviations bien senties et des centres souvent dangereux sur son côté droit. Il a failli louper son péno mais ça c’est un détail.

Mayoral 2/5 : Le nouveau renardo des surfaces du Real. Il a la lourde tâche de faire oublier Morata voire même Mariano Diaz que certains commencent à regretter à Madrid. Bon ben ce sera pour une autre fois.

Fin du récit épique. Ah oui et je ne sais pas si vous savez. Mais y’a un match retour. Bon courage à tous. C’est beau, la magie de la coupe !

Hasta luego

Sergio Jamón

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