Montpellier – AC Ajaccio (0-1) : L’Aiacciu Académie livre les notes de la qualif’ avec I Sanguinari
Quand on demande, après le match à Thierry Debès, s’il veut rester entraîneur principal de l’AC Ajaccio après un bilan provisoire de deux victoires en deux matchs, sa réponse ne se fait pas attendre : « certainement pas, jamais de la vie ». Avec le sourire. Quand il laissera sa place à Olivier Pantaloni, l’histoire retiendra que son intérim à la tête des acéistes fut réussi. Et heureux. Il n’y a qu’à voir les images de joie dans le vestiaire et même sur le terrain. A peine l’arbitre venait de siffler la fin du match que les remplaçants jaillissaient du banc pour rejoindre leurs coéquipiers tous regroupés en rond en sautant et en chantant à tue-tête. L’ACA a retrouvé un groupe, une équipe.
– Retrouvez la vidéo de la joie des acéistes dans le vestiaire en cliquant ici
Une victoire bénéfique à tous les niveaux. Financièrement, humainement et sportivement. Car pour cette affiche, Debès avait décidé de faire tourner. Ses cadres Cavalli et Pedretti étaient ainsi au repos remplacés par Quintilla et Abergel. Fauvergue, lui, débutait également sur le banc aux côtés de Marvin Diop, la révélation de ces derniers matchs. Sur le côté gauche, c’est Mouaad Madri qui était titulaire pour la deuxième fois en deux matchs de Coupe de la Ligue. Autre changement, Gary Coulibaly prenait place dans l’axe de la défense.
Un déplacement à Montpellier ne pouvait pas se faire sans I Sanguinari. Surtout à l’Altrad Stadium. Après avoir inauguré la MMArena du Mans, l’ACA était également la première équipe adverse à jouer dans le nouveau stade de location du MHSC. La Mosson étant impraticable après les récentes inondations, c’est donc dans le stade des rugbymen de Montpellier que s’est joué ce 16ème de finale de Coupe de la Ligue. Au plus grand désespoir de Dennis Oliech qui n’aurait pu marquer que comme ça, les poteaux de rugby ont été enlevé. Les lignes ont été refaite mais pas la pelouse, plutôt abîmée.
Dans le parcage visiteurs, 5 supporteurs acéistes avaient pris place. Le Perfettu bien sûr mais également les deux fans habituels venus de l’Ardèche. Egalement présents, John et Jessica, deux membres de l’Orsi Ribelli venus d’Ajaccio en moto. Respect à eux. Pourtant, avant d’entrer dans la tribune, il a fallu passer par de multiples étapes. Jamais des stadiers n’avaient été aussi minutieux. « Vous comprenez on nous prête le stade, on doit être vigilant » expliqueront-ils. Du coup, il faudra attendre 10 minutes pour avoir l’autorisation de faire entrer la bâche I Sanguinari dans le stade. 10 minutes pour savoir si oui ou non le rouleau de scotch était autorisé et 10 minutes et 10 minutes à attendre que les mecs de la sécurité prennent la bâche en photo. « Tiens, je vais la prendre en photo, elle est vraiment belle votre banderole ». Merci Monsieur mais on aimerait aller voir le match maintenant.
Après avoir également attendu l’autorisation de bâcher au plus proche de la pelouse, ce qui sera refusé, le match pouvait commencer dans la tribune. Et sur la pelouse aussi. Ce sont les Montpellierains qui se montreront les premiers dangereux face à une équipe acéiste bien regroupée et bien soudée en défense. Heureusement pour l’ACA, les Héraultais n’écarteront pas assez leur jeu sur les ailes, là ils ont pu faire leurs rares incursions. Un rythme lent, peu d’occasions, pas d’ambiance dans le stade, le seul sursaut viendra du parcage visiteur où le mégaphone n’arrêtait pas de chauffer. Des encouragements, des chants et quelques macagnes lancées par un John inspiré. On se casse la voix devant des membres de la sécurité médusés mais surtout devant des supporteurs du MHSC admiratifs. Selon Dudu Stefano, sympathisant d’I Sanguinari présent dans le virage adverse, les chants couplés de l’Orsi Ribelli et d’I Sanguinari feront bonne impression, les gens étant surpris de tant de bruit par si peu d’acéistes. Une première victoire.
Ajaccio mène ici et @LoicDrd s’amuse à mettre des chants corses au mégaphone. Public admiratif.
— Damien Dudu (@Damien_Dudu) 28 Octobre 2014
La deuxième victoire interviendra une minute avant la mi-temps. Alors que l’on se dirigeait vers un triste nul, Mouaad Madri sortit de sa torpeur pour marquer de l’intérieur du pied. 0-1. Inespéré pour l’ACA qui ne s’était procuré qu’une seule occasion deux minutes plus tôt par l’intermédiaire d’Oliech qui avait préféré marquer un drop qu’un but. Et doublement inespéré pour l’ACA qui avait failli concéder l’ouverture du score à la 28ème minute, sauvé par un double arrêt de Scribe.
Et la seconde période alors ? Rebelote. Le MHSC a la possession et domine. L’ACA défend en groupe et attaque en contre. En tribunes, on sert des fesses. Et on se fait emmerder par les stadiers. Après une longue discussion au téléphone avec le délégué de la rencontre, le stadier en chef viendra nous demander d’enlever la banderole « Gloria a nostra bandera forza ACA !!! ». On dérange.

Mais ce n’est pas terminé. Quelques minutes plus tard, alors que l’on fait profiter tout le stade de chants corses via Youtube et le mégaphone, un membre de la sécurité viendra nous dire « arrêtez avec ça sinon le délégué du match va venir vous emmerder ». Pile quand on passait « A droga fora ».

La fin du match sera anecdotique. Montpellier passera son temps à attaquer, Ajaccio à défendre. On se dit « c’est sûr on va se prendre un but à la dernière minute ». Et puis les secondes passent et la cage de Scribe reste inviolée. L’ACA vient d’enchaîner une deuxième victoire en deux matchs et une deuxième victoire de suite à l’extérieur en Coupe de la Ligue. Au coup de sifflet final, tout le monde explose de joie. Les joueurs sont si heureux qu’ils viendront tous saluer et applaudir I Sanguinari et l’Orsi Ribelli. Assez rare pour être souligné.
Bravo à John, Jessica, les supporteurs ardéchois et aux joueurs. On se revoit très vite. A L’OURS !
ANNUTAZIONI
Anthony Scribe 4/5 : Aussi précieux dans ses arrêts réflexes sur sa ligne face à Camara, Montaño et Barrios qui l’ont pilonné de près que dans le temps gagné à chacun de ses dégagements et ses 6 mètres. Ce qui lui a valu d’être copieusement sifflé par les supporteurs du MHSC.
Paul Babiloni 3,5/5 : Sans doute son match référence. S’il a mis quelques minutes à rentrer dans sa rencontre avec des glissades et des crochets dévastateurs de son vis-à-vis, il a ensuite combiné les bons dégagements de la tête et les sauvetages du pied. Il a ensuite plié, fait le dos rond comme toute sa défense face aux attaques adverses mais il n’a jamais rompu.
Gary Coulibaly 3,5/5 : Titulaire, défenseur central et capitaine. Autant de nouveautés qui n’ont pas fait peur à l’international corse. Dès les premières minutes, il a fait preuve d’une belle agressivité dans les duels en arrachant le ballon dans les pieds adverses. Une fois apeurés, les Montpellierains n’ont plus osé venir se frotter à Coulibaly. Prompt et solide de bout en bout.
Grenddy Perozo 3/5 : Moins en vue que son collègue de défense centrale.
Fabrice Begeorgi 3/5 : Dans sa lancée de Valenciennes, Begeo n’a pas lâché le morceau. Un peu comme Whisky, quand il était encore vivant, et son morceau de viande. Les joueurs de Courbis auraient pu profiter de la « lenteur » de Begeo et de la vitesse de Souleymane Camara sur ce côté mais il n’en fut rien, ou très peu. Tant mieux pour tout le monde. Quelques problèmes de relances également MAIS ON S’EN FOUT ON A GAGNE !!
Claude Gonçalves 3,5/5 : Vous savez, dans les écoles de foot, les éducateurs ne cessent de répéter « quelqu’un à la retombée du ballon ! » et bien ce quelqu’un aujourd’hui c’était Claude Gonçalves. Présent à la retombée du premier et du deuxième ballon, il a soulagé son milieu en jouant sur ses qualités, c’est à dire en évitant d’aller au contact physique. Bien démarqué pour récupérer les balles perdues, il n’a également pas hésité à se projeter vers l’avant et à jouer le rôle de meneur de jeu à quelques reprises.
Laurent Abergel la moyenne/5 : Dans un rôle de milieu défensif inhabituel, il a bien bloqué son couloir droit en étroite collaboration avec Babiloni.
Jordi Quintilla 2/5 : Il a eu du mal à se positionner sur le terrain. Du coup, on l’a vu un peu partout et un peu nulle part. S’il s’est fait remarquer, ce n’est pas grâce à ses décalages mais plutôt à cause de plusieurs glissades et en marchant sur le ballon.
Benoît Lesoimier 3/5 : Deux mi-temps pour deux facettes bien différentes. En première, il a été précieux sur le côté droit en portant bien et longtemps le ballon, notamment lors de grandes chevauchées. En deuxième, il s’est contenté de défendre, chipant de précieux ballons, et en ayant également quelques fulgurances offensives.
Mouaad Madri 3,5/5 : La Coupe de la Ligue semble lui porter chance comme Brandão, il a marqué un but identique à celui de Troyes de l’intérieur du pied à la Thierry Henry et il a la vitesse d’un sprinteur jamaïcain. Mais il l’utilise trop souvent maladroitement, soit en poussant trop son ballon, soit en voulant trop en faire et en se faisant, de ce fait, prendre le ballon trop tôt. Un reproche qui est aussi valable pour ses dribbles. Mais impossible de lui en vouloir, son but est synonyme de qualification et d’un gros chèque pour le club. Il aurait même pu doubler la mise en toute fin de match mais son petit lob fut arrêté in-extremis par Pionnier.
Dennis Oliech 1/5 : On a l’impression qu’il porte toute la misère du monde sur ses épaules tellement il est lent. Décisif contre Valenciennes et inexistant contre Montpellier. Comme un symbole d’une inconstance latente chez lui. Les « putain mais cours !!!!! » d’I Sanguinari ne l’auront pas motivé à courir après le ballon aux moments où il aurait pu presser les défenseurs, récupérer les ballons ou s’enfoncer dans l’arrière-garde.
I RIMPIAZZANTI
Benoît Pedretti, 56ème minute, NN : Les Montpellierains n’ont pas oublié « la petite tarlouze ». La preuve, Pedretti a été sifflé à chaque ballon touché.
Nicolas Fauvergue, 60ème, NN : En 30 secondes, sans avoir touché le ballon, il avait déjà été meilleur qu’Oliech. Pas mal de mobilité même s’il n’a pas touché énormément de balles, l’ACA se contentant de défendre, il s’est procuré une grosse occasion de la tête à la 66ème minute.
Johann Cavalli, 79ème minute, NN : Dans cette configuration de jeu, il n’a pas eu le loisir de faire parler sa qualité de passes.
Perfettu Erignacci




Merci de ton article et des remerciements envers nous. Ton article et résumé sont parfaits. Tu as du voir le tirage au sort pour la coupe de france qui se déroulera……à Alès soit….. 40 km de chez nous. Ainsi nous ferons le déplacement le plus proche de la saison Espérant aussi te revoir encore bravo pour tous tes articles et soutien au club. forza ACA ! Les ardéchois MANU ET SON FILS LORENZO