Montpellier-Lyon (2-1) : La Paillade Académie fait caravane

Porque mi vida, yo la prefiero vivir asì.



Mon grand-père est de ces poètes abrupts qui peuplent les contreforts héraultais. Ceux qui regardent encore et toujours le soleil avec méfiance, comme un gaillard un peu trop soul qui s’approche à pas hésitants de votre lieu de quiétude. Ceux qui ont dans la bouche un verbe parfois vulgaire, mais jamais grossier, des mots fleuris qui n’auraient pourtant pas leur place dans les plus beaux bouquets. Il est si vieux, ce papé, que personne désormais sur cette terre lasse ne l’a connu enfant.

Parfois, il veut qu’on l’emmène voir ses amis. Alors, d’un coup de voiture, on le transporte jusqu’à ce lieu où il désigne, à chaque coup de canne, un compagnon de régiment, ou de boisson, ou les deux à la fois. Il leur lance des vannes, qui restent sans réponse, les pierres froides n’ont pas de répartie. C’est dans un de ces moments-là que j’ai appris une des innombrables expressions dont lui seul est le gardien. On était devant la tombe d’un certain « Gégé », Gérald je crois, et mon grand-père me racontait qu’un jour, ils s’étaient fait une ventrée de « musiciens » et qu’ils avaient joué « de la trompette » toute l’après-midi. Devant mon air ahuri, il m’expliqua que les « musiciens », c’étaient les flageolets. Je vous laisse le soin de comprendre l’analogie.

J’ai une pensée émue pour Gégé, que j’ai l’impression de connaître un peu, lorsque je consomme des musiciens. Et j’appelle mon papé pour lui dire, ça le fait rire et on redevient un peu heureux, tous les deux.


Les notes

Omlin (4/5) : ne dit-on pas « solide comme un Suisse » ?

Ristic (4/5) : mazette, ce jeu de gambettes !

Congré (3/5) : pas de doublé mais une double solidité, c’est bieng.

Hilton (3/5) : quand tu ranges ta chambre impeccable, mais que quand ton date arrive le placard s’ouvre et déverse tous tes slips sales.

Mendes (3/5) : assez étonné d’apprendre qu’il n’a que 29 ans, ce cabochard.

Souquet (3/5) : le Gary Bocaly blanc.

Le Tallec (3/5) : l’hombre de l’ombre.

Savanier (34/5) : des faux-airs de garde des Sceaux mais DIEU QU’IL EST BEAU le gitan, le gitan, le gitan.

Delort (3/5) : t’énerves pas va mon bijou, tu vas te refaire, sur la tête du p’tit qui pleure.

Laborde (4/5) : toutes les courses sont utiles, tous les appels sont judicieux, tout est beau GAETANG.

Entrés en jeu :

Mollet a des cuisses, Mavididi courgette, Chotard tire fort, Sambia frère de Stéphane.


Le bisou vigneron,

marcelin

Qui ne saute pas est un Nîmois.

3 commentaires

  1. Ben putain. J’ai ri. J’ai été ému. Et maintenant j’ai envie d’écrire des haïkus avec des cailloux sous un tonneau. Je suis hyper enthousiaste.

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