Naples – Inter (4-2) : La Napoli Académie livre ses notes

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Avec des jeux de mollets et des jeux de mots laids

 

Il fallait tout de même penser à relever la tête, à garder la foi après le tocsin venu sonner le glas de nos espérances européennes, du moins dans le haut du panier. Au deuxième niveau, l’accueil va être des plus chaleureux et des plus délicats au pays des poireaux. A nous d’enfiler les combinaisons adéquates pour ne pas choper le typhus, on m’a dit qu’ils étaient crades au Pays de Galles. Les voies du seigneur sont bien sûr impénétrables, mais qu’en est-il des voies pénétrables ? Faut-il utiliser un God ? Ne soyez pas choqués mes enfants, j’ai la foi et je saurai la transmettre en temps voulu. Je saurai vous convaincre de vous absoudre de tous vos péchés, mignons ou pas, sans que vous vous noyâtes sur la rive. Mes chères brebis égarées, vous serez les boucs émissaires de mes conneries les plus puissantes, mes voitures béliers contre Satan, qui du coup s’y attendra sans pour autant s’attendrir comme un chevreau, il armera sa chevrotine et sa bobinette cherra au Sheraton, l’hôtel où il n’y a pas de moutons sous les lits. Pour revenir à nos moutons, les vrais, il faut dire que se rattraper a été plus périlleux que le score ne le laisse transparaître, même sans déodorant, où tant de regards se sont portés avec admiration, en se disant que le Napoli avait parfaitement maîtrisé son sujet. Les intéristes ne lâchèrent jamais de lest même si leurs cuisses l’étaient beaucoup trop pour surveiller l’armada darliladada avec à sa tête un trium virat des familles, Gonzalo en figure de proue qui ne perd jamais la face pour se parer du visage du buteur et les deux gnomes sataniques, le nain poli Insigne qui aurait pu faire un bon flic, et le nain battable Mertens hacker de défenses centrales.

Mais il y a un bémol orange, un Van bémol, c’est que la Juve enquille les victoires comme un boule de bowling renversant les quilles sur le parquet ciré comme une toile. et que le haut du tableau est certes acquis, bah à nous, mais, nous qui pensions réaliser un chef d’oeuvre cette saison, et bien c’est raté. Enfin pour l’instant. Il ne faut jamais dire Alain, jamais. Euh non l’inverse, même sous la pluie. C’est le vin de messe ça, ça me monte à la tête et après je fais des cènes. Je préfère d’ailleurs le whisky de messe, le Jack Mess. Purée je vais pas pouvoir reprendre l’estafette avec tous ces godets dans les godillots. Ca va être ta fête vous me direz, simplement je vous rappelle que je suis un prêtre sur gages, un curé du nez, je n’ai donc pas d’obligations dans mes bourses et dans mes pénates. Bon allez, je vais me coucher en croix sur mon lin, seul, et pour ce qui est du manger, ce sera des clous.

 

Titolari:

 

Rafael (3/5) : ce sera jamais pire que Rosati de funeste mémoire. Et puis il sort un arrêt sur une frappe à bout portant, alors que le score est de 3-2, décisif.

Maggio (0/5) : moi il me gonfle papy. Aux fraises sur toutes les actions de but, auteur d’une passe suicidaire en retrait; au moins le scorpion se suicide quand il est encerclé par le feu.

Fernandez (3/5) : Steven, lui, c’est le meilleur.

Albiol (3/5) : un peu mou du genou sur le second but nerazzurro, carrément même. Mais à part ça… !!!

Réveillere (2/5) : tiens, coucou toi, tu veux voir ma bite? Il va devoir hausser son niveau de jeu s’il veut pas retourner jouer les porteurs d’eau pour Armero. Et Dieu sait si ce serait un comble qu’Anthony soit le petit boy du Gringo.

Inler (2/5) : rentre chez toi, ta mère t’a fait des gaufres. Il décompose les gestes avec une lenteur extrême et encore il se démerde pour faire de la merde. Incroyable. Et pour ce qui est de son impact dans la récupération n’en parlons pas, ce serait se confronter à l’idée de néant et l’angoisse métaphysique qui s’en suit.

Dzemaili (4/5) : tout n’est donc pas pourri au royaume de Suisse. Ce mec pourrait faire garde au Vatican, et que dire de son implication au tableau d’affichage puisqu’il a réalisé une passe décisive et marqué un but à la Pippo Inzaghi.

Callejon (3/5) : un peu timide, même s’il marque le dernier but. Par contre on a de la galette à quinze mille à son sujet : figurez-vous qu’il incarnait Ziggy dans la saison 2 de The Wire. Demandez à Google si c’est pas vrai.

Mertens (5/5) : il est très très en forme et n’a de cesse de nous régaler. Par sa conduite de balle, ses passes, ses frappes, ses buts… et même ses interventions défensives.

Insigne (4/5) : on a quand même une putain d’attaque. Quand tu penses qu’on peut se permettre de laisser des joueurs comme Pandev sur le banc… Passeur décisif, Lorenzo aurait aussi pu marquer, mais manque de pot le poteau a renvoyé sa frappe.

Higuain (4/5) : facile, tellement facile, il enfile les buts comme les perles en ce moment.
Sostituzioni:

Pandev : la blague du soir. Il rentre, il obtient tout de suite un penalty, veut se faire justice (alors que c’était au tour de Lorenzo de tirer!) et rate évidemment…

Behrami : une entrée en jeu logique, car même à 11 contre 10 l’Inter conservait ses 60% de possession de balle.

Armero : il a une vitesse incroyable et c’est dommage qu’il ne tente pas de frapper après s’être engouffré dans les espaces laissés par la défense…

 

 

Baci, riposo e coniglio ripieno,

San Gennaro e Diego Marulanda.

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