Nîmes – Nice (0-1) : La Crocro Académie se saborde

Tellement qu’on est confiants qu’on donne des points, té !

 

L’AVANT-MATCH

 

Allez, retour aux Costières pour nos valeureux guerriers auteurs d’une prestation convaincante à Dijon la semaine dernière. Face à nous c’est Nice, l’ancien outsider plus si terrifiant depuis que Pat Viera a pris la relève : ça sent le ventre mou, le genre d’équipe qui va lutter pour les places européennes et se plaindre l’année d’après que jouer l’Europe, c’est dur. Heureusement que ces préoccupations de riches ne nous atteignent pas, nous autres squatteurs du bas du classement à la lutte pour ne pas retourner tout de suite dans l’enfer de la Ligue Pizza et de ses soirées soporifiques. Il y a un coup à jouer dans ce match, et la perspective d’enchaîner deux bons résultats pour la première fois depuis des lustres.

 

Bernardoni

Ripart  –  Briançon  –   Landre  –  Maouassa

Savanier   –   Valls

Thioub  – Guillaume – Bozok – Bouanga

 

LE MATCH

 

La team est inchangée par rapport au match à Dijon. On attaque pied au plancher, et Big Sada obtient un péno en grattant un ballon à l’entrée de la surface.

Bozok se charge de le tirer, et décide d’entretenir sa déprime saisonnière en envoyant un tir moisi que Benitez arrête en se recoiffant. Le karma merdique se confirme ensuite avec un joli festival Maouassa : déjà averti pour un tirage de maillot aussi inutile que visible, ce pitre ne trouve rien de mieux à faire que de récidiver en envoyant deux niçois au tapis six minutes plus tard sous le nez de l’arbitre suite à une espèce de combo tacle en ciseau et go-go gadgeto-pied. On pourra objecter que ces fils de chienne se jettent au sol comme des Barcelonaises, il n’empêche que tu es censé éviter de te faire voir quand tu as déjà un jaune, ducon.

Le clou du spectacle reste cependant la contribution de Loïck Landre. On ne saura sans doute jamais ce qui est passé dans son cerveau au moment où il débuta sa course qui devait se terminer par le cisaillage en règle le plus spectaculaire de l’histoire récente du Nîmes Olympique, dont la victime expiatoire (mais non blessée, bizarrement) se trouva être le jeune Youcef Atal, mais le résultat est là. A-t-il pensé à sa mère et aux privations qu’elle lui infligeait lorsqu’il était gamin ? A son père, lui disant qu’il fallait montrer qu’il avait des couilles ? A son premier entraîneur, pour qui un tacle d’homme était toujours bon à prendre ? A Cyril Rool ? A Eric Di Meco ? Ou bien plus prosaïquement n’a-t-il pensé à rien d’autre qu’à la perspective jouissive du tacle de bourrin qui emporte tout sur son passage sauf le ballon, tacle dont l’intérêt guignolesque n’est plus à démontrer (je ne saurais que trop vous conseiller l’excellent papier des Cahiers du foot sur le sujet) ? Gageons plutôt que l’ami Loïck a pensé quelque chose qui devait ressembler à « Gnééééenculéballoooooon ». Le résultat ressemble à une définition du grotesque : emphase, excès, tellement qu’il provoque un rire dévastateur, très vite remplacé par le constat fort réjouissant qu’il nous reste une mi-temps à jouer à neuf contre onze. Ou l’art de se tirer une balle dans le pied.

On notera au passage le panache de Loïck, qui trouve moyen de contester :

 

 

La deuxième mi-temps offre évidemment quelque chose qui se résume à un serrage de fesses général. On pourra bien sûr dire que nos neuf gars restant furent loin d’être baladés par les Estrosistes, que sur un malentendu, on aurait même pu garder le point du nul ou caler un but improbable, mais après un sabordage aussi manifeste, il eût été injuste que la soirée ne se conclût pas par une défaite. D’une certaine façon, je tire tout de même un satisfecit de ce match : le NO renoue avec ces deux rouges aussi inutiles que spectaculaires avec la tradition du Nîmol de Kader Firoud, réputé pour sa tendance au cassage de jambes et au jeu rugueux. Valls et Savanier, en obtenant valeureusement leur carton jaune syndical dans les arrêts de jeu, en sont les dignes héritiers. Si au moins on reste fidèles aux traditions…

 

LES COLLEGUES

 

Bernardoni (5/5) : L’histoire ne retiendra que le but d’Atal, mais pas que Paulo aura été à deux doigts de sauver le point du match nul presque à lui tout seul.

Maouassa (0/5) : Je n’avais jamais insisté sur le fait qu’il s’appelle Faitout. Un Faitout, c’est à peu près aussi apte à jouer au foot que ceci :

 

Landre (0/5) : Une reconversion chez Pinder ? PITRE !

Briançon (3/5) : Il a donné son corps à la science, et laissez-moi vous dire que ça en fait, de la bidoche.

Ripart (4/5) : Alors oui, on va souligner son match de guerrier, admirable dans le combat et la volonté, mais c’est aussi déprimant que de parler d’une nouvelle « défaite imméritée ».

Savanier (3/5) : Sa qualité de frappe sur CPA aurait pu nous permettre de caler un but improbable, mais c’était sans doute trop demander.

Valls (3/5) : Il est monté d’un cran dans le processus de Jérémytoulalanisation qui le guette depuis le début de la saison : laid mais difficilement dispensable. Il a poussé très loin le parallèle cette fois-ci, en me rappelant le Toulalan de France-Italie à l’Euro 2008.

Thioub (3+/5) : Son péno obtenu en début de match aurait dû nous lancer dans une belle soirée. Toujours dangereux. Remplacé par Alioui, de plus en plus affuté, qui m’aura presque fait croire à un miracle.

Bouanga (2+/5) : Il a sans doute assez vite compris qu’il allait devoir défendre et espérer un contre sur un malentendu. Il a malgré tout continué à faire planer une vague menace sur la fin de match, ce qui n’était pas une mince affaire.

Bozok (1/5) : On t’aime Umut, mais là ça devient compliqué. Complètement sorti du match suite à son pénalty de merde, il a donc tout raté ce soir. Remplacé par Lybohy, entré dans l’arène comme le symbole de nos espoirs abandonnés.

Guillaume (2/5) : Sacrifié après le deuxième rouge en même temps que Bozok pour faire entrer Paquiez, poulet sans tête au milieu d’une équipe en mode survie.

 

ET SINON…

On me souffle dans l’oreillette une histoire de baston entre les Gladiators et les Niçois ? J’espère que les gars ont proposé à Landre de venir avec eux.

Bonus gay :

La bise,
Karoud

Karoud Fider

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