Niort-Nancy (2-1) : La Chardon à Cran Académie crie à l’injustice

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C’est pas juste

Oh Pablo, à peine notre flamme en passe d’être redéclarée sans peur du jugement, voilà que ton équipe se prend les pieds dans le tapis et doit redescendre sur terre face à un adversaire qui marche bien à son niveau malgré l’absence totale d’organe que sa ville d’extraction et son nom laissent suggérer. Il a fallu un petit coup de main de l’arbitre et surtout un sentiment de supériorité parfaitement incompréhensible de nos tortionnaires du jour mais c’est comme ça : on est devenu un petit club qui se bagarre en National, on fait pas peur à grand monde malgré la bonne série en cours, l’effet psychologique est tari. Finalement, c’est peut-être un mal pour un bien.


Le match

Niort met vite le pied sur la bataille du milieu, ou quelque chose comme ça, mais un coup de Trafalgar, œuvre de Touré, les calme vite fait bien fait lorsqu’il efface leur charnière centrale d’un contrôle orienté et fusille le gardien comme à l’entraînement. On pense alors nos chardons lancés sur la route d’un incroyable septième succès de rang, seulement voilà, le chamois de la plaine des Deux-Sèvres est obstiné comme un bouc des sommets et s’applique au travail avec la bêtise têtue d’un élu de la République (choisissez la tendance qui vous convient, ici on les trouve presque tous aussi abrutis). Les attaques se multiplient et c’est avec patience, au retour des vestiaires, que les locaux égalisent avec pas mal de réussite mais aussi et surtout le concours d’une défense lorraine fort passive.

Tout aurait pu se finir dans une relative entente entre tocards et un partage de frustrations digne des réunions plénières de la Cogip, mais pour cette fois le sort en a décidé autrement. Un péno accordé après la 85e sur une faute, même réelle, est toujours injuste, d’autant plus quand il est transformé. On a déjà insulté l’arbitre à chaud, pas la peine d’en rajouter sur son compte ; le fait seulement de devoir sortir de ce match après avoir entrevu la victoire puis daigné accepter le nul comme issue favorable est un peu plus difficile à avaler. Quand ton club va mieux, c’est le football lui-même qui se charge de te rappeler que ta vie n’est qu’une tas de débris sans dignité ni valeur et que l’odeur qu’on lui associe est plus proche de l’étron canin mort depuis six jours que du Fanta passion.


Les notes

Sourzac 3/5
Il touche même le ballon sur ce putain de pénalty mais ce n’est que pour nous dégoûter encore plus, lui qui n’y peut strictement pas grand chose.

Bussmann 1/5
Ah tiens on avait oublié de le noter la dernière fois dans l’euphorie ? Bon retour à toi, mon salopiaud.

Pellegrini 2/5
Il a eu fort à faire mais n’est pas exempt de tout reproche sur le premier but

Mendy 3/5
Un vrai bon match au moment où son compère a flanché. On aimerait bien les voir tous les deux au niveau en même temps, on pourrait alors commencer à parler de charnière.

Tayot 3/5
Le jeune chien foufou qui galope après les canettes de bières vides quand ses maitres et les copains font la bringue autour du feu. Attention à ne pas manger le contenu du seau à vomi quand même, certains ont du mal à s’en remettre.

Delos 3/5
Moi je ne crois pas avoir vu telle progression chez un joueur (et ça date d’avant Pablo) depuis l’avènement de Loïc Puyo qui était, faut-il rappeler un tel miracle, passé de l’état de lombric en putréfaction à joueur de foot en à peine six mois. Bon, ok, l’histoire avait retenu le sens inverse mais on était un peu agacé à l’époque.

Bouriaud 3/ 5
On n’est pas certain de son rôle sur le terrain ici et on se doute que lui aussi mais la psychologie fine de son entraineur a parfaitement su lui inculquer les principes les plus aisément compréhensibles en faisant appel à des impulsions électromagnétiques directement injectées dans le cerveau reptilien à l’aide de grands coups de gourdin entre les oreilles : ça marche, il court comme un dératé.

Diaby 2/5
Oui la bataille du milieu est perdue et c’est en partie à cause de lui mais en partie seulement car sa grande taille ne pouvait pas aider à compenser tous ces ballons balancés au firmament, d’un côté comme de l’autre.

Mazou-Sacko 2/5
Pas facile de s’imposer pour lui mais il n’a pas manqué d’essayer de se montrer dans un match pas franchement dédié aux belles séquences de passes et aux dribbles d’artistes résistants au pressing dans des petits espaces.

Nangis 3/5
On se demande pourquoi il était tombé en disgrâce ces derniers temps ; était-ce parce que la taille de son postérieur laisse penser qu’il a perdu en explosivité ? Peut-être, toujours est-il qu’il sait encore quoi faire d’un ballon, une compétence assez précieuse dans le contexte du National.

Touré 3/5
Un but magnifique et puis pas grand chose, les Niortais ayant eu la lucidité de le priver de ballon par tous les moyens après son coup d’éclat. C’était donc ça le bon sens chamois.

Marcel Picon

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