OM – ASSE (1-0) : la Forez Académie perdure

Les saisons se suivent et se ramassent à la pelle des longs sanglots longs de l’automne, que ne passera pas Printant si ça continue comme ça.

Le mâche résumé en une phrase : « Plus stériles qu’onze eunuques »

Sainté avançait donc pour mettre fin à cette série de 40 ans sans victoire à Marseille (entrecoupée de saisons à l’étage inférieur pour les deux équipes). Vu la tronche des mâches précédents, on savait bien qu’on était repartis pour un tour, et c’est ce qui s’est passé. Quatre points en autant de rencontres, les Verts voient la trêve arriver à point nommé, les têtes doivent être remises à l’endroit chez certains.


La compo :

À peine arrivé, déjà blessé. Belle gestion du cas Kolodziejczak par le staff, qui l’a donc fait jouer 90 minutes alors qu’il n’avait pas trois entraînements dans les chaussettes. Autre blessé, plus récurent celui-là : Hamouma, qui cède sa place dès l’échauffement, douleur derrière la cuisse apparemment. Au niveau du système, on laisse tomber le 4-2-3-1 pour un 3-4-3 avec la première titularisation de Palencia en tant que piston. Faute d’autre solution, Debuchy est lui aligné en défense centrale, côté droit. On notera le retour de Beric dans le 11 : est-ce qu’il va avoir un ballon potable à mettre au fond ? Tout dépendra de l’animation sur les ailes, et de la qualité des centres qui vont arriver.


Le mâche :

Le mâche démarre plutôt bien côté stéphanois avec un but de Perrin refusé pour hors-jeu (2e), et une tête de ce même Perrin juste à côté (8e). Les débats s’équilibrent, des fautes de chaque côté, des ratés de chaque côté, et déjà Aholou qui se tient les adducteurs : un début de mâche classique. Évidemment, Aholou va sortir blessé, comme sur la moitié des mâches qu’il a disputé avec nous jusqu’à présent (31e), Youssouf va le remplacer, les peaux de saucisson encore un peu sur les yeux. Dans la foulée, Moukoudi monte au milieu de terrain chercher Benedetto qui le mystifie d’une talonnade vers Sarr côté droit, qui transmet vers Sanson en profondeur, centre en retrait vers Benedetto qui a bien suivi, Youssouf est déjà en retard, et l’Argentin marque facilement (1-0, 32e). Sainté aura une dernière occasion sur un centre en retrait de Boudebouz vers Palencia qui envoie une demi-volée contrée par la défense (45e+1).

La deuxième période démarre sur une frappe sèche de Benedetto des 20 m, mais à côté (55e). Dans la minute qui suit, Kamara fauche Beric dans la surface (sur le résumé, à partir de 2’30), M’Vila a suivi la balle qui roule et frappe, mais Strootman contre (56e). Millot ne dit rien, les Stéphanois non plus en même temps : révoltez-vous bande de moules !! Corner qui ne donne rien mais sur le contre, Sakai déborde côté droit et centre en retrait pour Benedetto dans la surface qui tente la talonnade, Debuchy dégage en catastrophe même si le ballon ne semblait pas cadré (57e). C’était la période animée, et mis à part une frappe de Bouanga dans un angle fermé repoussée par Mandanda (81e), et une autre d’Amavi renvoyée un peu à l’arrache dans les fumigènes par Ruffier (86e), on ne verra pas grand chose. Fin du mâche.

Paradoxalement, les Verts ont plus convaincu sur une défaite que sur la victoire poussive à Dijon. Enfin, convaincus… Disons que la deuxième mi-temps a été de meilleure facture que la première, cette amélioration coïncidant avec le réveil de certains (coucou Yann). Le 3-4-3 a permis de mettre en difficulté Marseille pendant un bon quart d’heure, mais l’inefficacité chronique des attaquants stéphanois a plombé cette entame. Beric a touché 8 (!) ballons, et n’a tenté aucun tir, c’est absolument famélique. Alors je veux bien que Robert ne soit pas un joueur qui participe beaucoup au jeu, mais on a bien vu que même lancé dans la profondeur, il avait du mal à faire quelque chose. L’animation offensive est défaillante, pour ne pas dire inexistante, et les Verts ont déjà encaissé deux fois plus de buts qu’ils en ont marqué. Une 16e place au classement, et vous avez compris que la situation n’est pas idéale, même si le championnat ne fait que débuter. Une trêve de 10 jours avant la réception de Toulouse et le premier déplacement en Coupe d’Europe à la Gantoise : les Verts vont être lancés dans le grand bain, plus de place pour les excuses (gnagnagna la préparation éprouvante), il faut des points. Un dernier mot quand même justement sur l’état de forme de certains : Kolo à peine arrivé joue 90 minutes sans s’être vraiment entraîné, du coup il se blesse. Aholou sort deux fois prématurément en se tenant les adducteurs, pourtant il a démarré les 4 mâches comme titulaire. J’espère que Printant n’est pas en train de nous refaire une Galtier en s’appuyant uniquement sur un noyau de 14 joueurs, qu’il va épuiser jusqu’à les faire craquer physiquement pour de longues semaines. Certains ont besoin de se reposer, mais certains ont VRAIMENT besoin de bosser. Et c’est pas en faisant des tennis-ballons que les automatismes et l’efficacité devant le but vont revenir.

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« Jouez, je suis allé voir à l’écran, y’a rien. »

Le résumé du mâche :


Les notes :

Ruffier (dans le brouillard, 3/5) :

Il empêche une défaite plus large sur un tir masqué par la fumée, et il se prend un but à bout portant sur l’un des deux seuls tirs cadrés de l’OM. La vie de gardien à l’ASSE c’est de la merde.

Palencia (découpé, 3/5) :

Pour sa première, il m’a largement convaincu qu’il avait le niveau, mais sa hype n’était pas aussi grande que le peroxydé tatoué sudam, alors il est resté sur le banc. La taille de sa cheville après le passage d’Amavi est inversement proportionnelle à la taille du cerveau de son agresseur.

==> Remplacé à la 71e par Cabaye (non noté), qui, OUF (!!), ne s’est pas blessé comme chaque nouveau joueur ou presque cette saison.

Debuchy (serein, 3/5) :

Payet face à lui n’a pas fait d’étincelles, et Benedetto a plutôt joué du côté de Moukoudi. Tranquille soirée, la main dans le slip, et même pas de penalty provoqué.

Perrin (solide, 3/5) :

Il a marqué en position de hors-jeu (.net), n’a pas fait d’erreur derrière, et s’est montré plutôt rassurant. Toujours plus à l’aise en threesome qu’en duo derrière, le Cap’tain prouve qu’il est un homme de groupe.

Moukoudi (la bagarre, 1/5) :

Bon, clairement, il aime ça le duel notre Sergent Moukou. Le souci, c’est qu’il faudrait qu’il évite de se jeter trop facilement dans la mêlée comme il a tendance à le faire actuellement. Repos Sergent !

Trauco (le déguisement, 1/5) :

Un look de sicario colombien, sauf que sur les mâches, c’est lui qui se fait trouer. Des centres aussi précis que les tirs d’un sniper qui aurait plongé le nez dans la poudre juste avant de d’appuyer sur la gachette.

M’Vila (papy, 2/5) :

0 pour sa première mi-temps, 3 pour sa seconde. En gros, ça fait 1,5 qu’on arrondit à 2 pour l’encourager. On a retrouvé parfois ses bonbons distillés d’une aile à l’autre, mais c’est encore insuffisant. Il a troqué les charentaises pour les claquettes.

Aholou (attention fragile, non noté) :

On va lui coller le même autocollant que les cartons de déménagement qui contiennent ta collection de verres de bière. Il a encore fait une très bonne impression, avant de sortir une nouvelle fois prématurément.

==> Remplacé à la 31e par Youssouf (diesel, 2/5), pas eu le temps de toucher la balle et déjà impliqué sur un but. Plus à l’aise quand on est passé en 4-4-2, positionné sur un côté.

Boudebouz (invisible, 1/5) :

Des coups de pied arrêtés hamoumesques ou cabellesques, aucune prise de risque, aucune course. Riyad, pour le moment, c’est un macroniste dans une manif de gilets jaunes : moins on me voit, mieux je me porte.

Beric (Robert Boubedouz, 0/5) :

Il a touché moins de ballons en 1h de jeu que Castaner de seins dans le même laps de temps ce samedi au Macumba Club. Robert, 28 ans, toujours puceau.

==> Remplacé à la 60e par Bouanga (non noté), qui n’a pas de bol : quand il cadre, le gardien est sur la trajectoire.

Khazri (le syndrome, 1/5) :

Il n’a pas marqué depuis 10 journées maintenant, sur 2 saisons consécutives. Il a peur d’avoir chopé une dionyte aigüe, alors il essaye de tirer quand il doit passer, et se permet des coups du foulard quand son équipe n’est pas foutue d’inquiéter le gardien d’en face. Normal.


La question minitel :

Voilà, une saison de plus sans gagner au Vélodrome. C’est la saison des vendanges, et pourtant, on a pas vu que du raisin sur le terrain. Vous en retenez quoi de ce mâche ?

Trrrrrrrrès très large victoire pour la tomate qui a pris possession de la cheville de Palencia. Mais apparemment, pour M. Millot, yapafote. Alors, vous pourrez bien mettre toutes les suspensions que vous voulez à Amavi, on s’en branle : ça va profiter à nos adversaires, pas à nous. Sinon, la récolte a été bonne chez Riyad aussi : des ballons distillés au ras des patates, sur lesquels même Valbuena aurait eu du mal à mettre la tête sans se baisser. Beric qui est titulaire pour la première fois et qui se fait moins remarquer que Matt Damon dans les tribunes : c’est cet exemple qui sera choisi pour illustrer le mot « modestie » dans la prochaine édition du Larousse. Enfin, loin derrière, Hamoumal qui est encore en souffrance : on se revoit en avril.


Roland Gromerdier


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Roland Gromerdier

Né dans le Chaudron, de la verveine coule dans mes veines. Mes analyses sont aussi carrées que les poteaux de Glasgow. Peu importe les époques : je n’oublie jamais qui sont les plus forts.

5 commentaires

  1. Encore une fois l’animation offensive est d’une faiblesse folle contre une équipe clairement pas solide. Je te trouve dur avec Moukoudi qui m’a paru a l’aise dans cette défense a trois.Youssouf fait une rentrée intéressante même si un problème de cervicales doit l’empêcher de tourner le jeu. La trêve va faire du bien et peut être un bon coup de dernière minute devant ( Konaté ?).Boudebouz m’inquiète toujours autant …

    • J’aime beaucoup Moukoudi, mais ça fait quelques fois qu’il se fait avoir parce qu’il s’engage beaucoup sur le joueur. Maintenant, il vient de L2, il apprend encore. il faut juste qu’il fasse attention à ne pas trop se jeter quand il défend.

  2. En fait coup franc pour carton Jaune, M. Millot a bien sifflé mais pas mis de rouge pour vous aider à égaliser.
    Si AMavi est suspendu(on lui souhaite) ça va avantager Marseille et désavantager leurs adversaires.

    • Exactement.

      Par ailleurs, je cite : « La taille de sa cheville après le passage d’Amavi est inversement proportionnel à la taille du cerveau de son agresseur. »
      Tu exagères, sa cheville n’était quand même pas aussi enflée que ça.

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