Orléanistes / Paris SGEL (1-2) – La Porte de Saint-Cloud Académie introduit le prélèvement à la Source

Orléanais : Puceaux ? Monarchistes ? Les deux ?

Salut les bouseux,

Alors, ça roule ? Ça profite de pouvoir franchir les péages gratos avant de se faire rattraper par la patrouille Vinci ? Tranquille ? Ça se réjouit de voir poindre le nez du RIC et de l’enfumage politicien qui l’accompagne ? Ça attend la suite avec « inquiétude, mais sérénité » (offre spéciale sur la démission de Castaner : dix morts seulement !), ça parlote autour de la fameuse grogne du prolo ?

Et ben pendant ce temps, y en a qui bossent, malgré les blocages de maillots jaunes sur le rond-point central. Et pas besoin de faire parler la violence, laissons ça à ceux qui ne sont rien et qui n’ont que ça à faire valoir, chez Paris-Saint-Germain-en-Laye ça gagne au mérite, à la sueur du travail, la seule valeur qui vaille dans ce pays qui refuse la réussite. Non mais. PSGEL s’est construit patiemment, tout seul, à force de conviction, d’édification d’une mentalité de gagnant, simplement. Et ne venez pas me parler des gros sous de Nasser : l’argent, c’est un simple moyen, ce n’est un problème que pour ceux qui n’en ont pas, on le dépasse à force de travail, travail, travail, putain de bordel de merde, valeur travail travail travail travail travail travail travail voilà je crois que je l’ai assez écrit travail ah non presque travail travail travail oui voilà maintenant c’est bon.

Au boulot les feignasses, la révolution est finie, laissez bosser ceux qui ont les moyens. Non mais.

 


LA RENCONTRE


 

Rendez-vous exotique à Orléans aujourd’hui, ville connue pour sa famille de prétendants au trône de France , son penchant pour les pucelles lorraines , mais surtout ville célèbre pour être au milieu de la France, c’est-à-dire au milieu de nulle part – « entre Beauce et Sologne », on peut difficilement faire mieux en matière de « nulle part ».

Et puis, il y a le stade de la Source, aussi. Voilà.

 

Ça pique un peu les yeux mais c’est ça.

 

Coupe Moustache oblige, ça tourne pour Thomas, avec la titularisation de Maxéric Choupomotine en soutien de Cavanouille, de Dani Alvèche à droite, et de Chris N’coucou en qualité d’électron tellement libre qu’on ne sait pas le situer sur le schéma tactique. Pour le reste, c’est du classique, Markiki poursuivant ses recherches archéologiques sur le libéro, espèce éteinte depuis l’ère du Laurentblanlithique.

Sur le bon vieux champ de patates beauceron, on s’en remet aux transmissions aériennes côté parisiano-saint-germanois, et notamment les transversales de Titi et Markiki pour les percées en profondeur de Jean Bernard. Une première alerte dès les premières secondes sur une frappe plein axe de Choupo semble présager une bonne entame de nos srabs du Ouest side : que nenni. La rencontre s’endort et, par quelques contre-attaques pas dégueues, les Orléanais abusent de l’assoupie comme ce forceur de prince charmant de la Belle au Bois dormant (y a même pas à se poser la question du « elle dit non mais c’est oui », la meuf dort, et qui ne dit mot consent, non ?).

 


L’INTERLUDE « NOS MASCOTTES ONT DU TALENT »


La mascotte, c’est la joie du fan de fouteballe (non). Ensemble, célébrons ces personnifications peluchées et naïvement cartoonesques des valeurs de notre sport (qui sont donc, à Orléans : le jaune et les pyjamas effet velours noir, matière tout droit revenue des années 1990).

 

Dites bonjour à Guêpy.

 


Le traquenard orléanais est bien rodé, ça ferme les espaces au milieu, ça presse pour empêcher la première relance de la défense centrale, ça part très vite en contre dans le dos des latéraux très hauts… Et ce plan de petit épargnant centriste bien ficelé suffit à faire déjouer une section séquanaise de l’Internationale footballétarienne que l’on sent pas trop impliquée, et où l’on peine à trouver du mouvement.

Malgré ce temps fort des gilés jaunés, on garde le sentiment qu’un petit coup d’accélérateur suffirait à PSGEL pour prendre les choses en main. Impression confirmée sur quelques contres bien exploités dans les dix dernières minutes, dont celui qui voit un Angelito bien effacé jusqu’à présent adresser un lob dans le dos de la défense à Cavanouille, autre invisible de la première période, lequel exploite cette première occasion qui lui est présentée comme il se doit, en lobant à son tour la sortie du gardien d’un délicieux extérieur du pied. 1-0, un coup franc vicelard de Tatie Daniel plus tard et voici venir les citrons jaunés.

Suite des hostilités : et ben classement sans suite, justement, tellement y a rien à se mettre sous la dent jusqu’à l’heure de jeu. Papy Jean-Louis est entré à la mi-temps dans les cages, Kiki le jeune a suppléé le fantôme du cousin par alliance d’Angelito un quart d’heure plus tard, et voilà que ce beau monde se fait surprendre sur une frappe de 25 mètres, un peu au petit bonheur, sans opposition de la défense… 1-1, mais qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu du fouteballe ? Dans la sainte cité de la Pucelle, il ne reste plus alors à Thomas qu’un seul choix viable : appeler Milla Jovov Jeanne au secours, pour la sauvegarde des intérêts de la France et de son fier représentant, Paris-Saint-Germain-en-Laye, berceau des rois de France. 

 

 

Alléluia, un sauveur nous apparaît en la personne du jeune puceau Moussa qui, sitôt entré, gicle en deux minutes montre en main sur les visages orléanais, en bon éjaculateur précoce peu habitué de l’enjeu des préliminaires. Le jeune éphèbe d’ébène, brandissant son magnifique chibre immaculé, vierge de tout vice, transperce l’hymen de la défense adverse sans se poser de questions, jouant au flipper avec les jambes des défenseurs avant de finir tout seul comme un grand, se frayant un passage dans l’entrejambes béant d’un gardien qui pourrait être son père. Un beau pitch de film érotique sur fond de misère sociale pour nos amis de chez Dorcel. Et hop, 2-1, et un doublé de petits ponts en prime pour Pousse-Mousse, le tour est joué, et Papus n’a pas fini de nous rebâcher les oreilles avec son chouchou.

C’est pourtant loin d’être fini : entre un ciseau acrobatique de Toto Le Tallac Records et un passement de jambes façon AVC de Rim’K Zianouille, à la mode Bouteflika, Orléans a encore de quoi enflammer une fin de mâche qui ne demandait que ça. Dans les derniers instants du temps additionnel, une succession d’imbroglios en tous genres voit le gardien adverse manquer d’égaliser sur un retourné acrobatique sur corner, puis Mbappette se faire sucrer un but par le retour héroïque, même si inutile, d’un défenseur venu placer son tibia sur la ligne de but… On en restera là, contrat rempli même en sous-régime pour nos camarades séquanais, qui n’ont pas eu besoin de trop se fouler pour écarter le blocus jauné de sa route menant droit vers la coupe en polystyrène tant convoitée (non). Orléans perd, et l’abeille coule, l’abeille coule, l’abeille coule… 

 


LE SOVIET JAUNÉ


 

Sainte-Aréole (blocus du rond-point du dos/5) : Se fait prendre sa place par un daron de quarante piges à cause d’un lumbago. Le mal du siècle.

(Remplacé à la mi-temps par Jean-Louis (2/5), qui se fait quand même un peu prendre facilement sur la frappe lointaine de l’égalisation, hein)

Dani Alouette (2/5) : Pas trop en verve offensivement, gêné au pressing, souvent pris dans son dos (même si sans trop de danger en fin de compte), il fait tout de même toujours parler la poudre sur coup franc, petite consolation.

Titi Silvoune (3/5) : C’est du propre, dans la lignée de ce à quoi il nous a habitués ces derniers temps. 

Prunelle de Quimperlé (1/5) : Mis en difficulté par le pressing d’Orléans – je répète, en gras, pour bien que vous compreniez : mis en difficulté par le pressing d’Orléans. Il s’agirait de te remettre un peu dedans mon grand, la compétitivité teutonne à ton poste commence sérieusement à te faire de l’ombre. 

 

Toc toc ? C’est la concurrence !

 

 

Jean Bernard (3/5) : Comme à son habitude, il a arpenté son côté gauche de long en large. Très souvent dans les bons coups, notamment en première période durant laquelle le jeu penchait de son côté. 

Markignou (4/5) : Hé bé, ça, on peut dire que c’est une révélation made in Tuchel. Notre Marocain des favelas rayonne à ce poste de libéro, c’est beau à voir. Ça oriente, ça transverse, ça équilibre toute l’équipe… Un métronome (va chier Lorant truc). 

Juju la Drax (2/5) : Ça s’est pas beaucoup bougé le cul, et pourtant y en avait bien besoin. Et pourtant, quand ça se décide à jouer vers l’avant, ça te trouve de ces angles de passe… 

Chris Ncoucou (2+/5) : C’était pas la joie techniquement, mais il a au moins eu le mérite d’essayer de se bouger les miches en première période dans un milieu cadenassé par l’immobilisme de ses camarades. 

(Remplacé à la 77e par Mouss-Mouss, notre sauveur imberbe)

 

Papus Camarade devant le slalom de Moussa (2018, colorisé)

 

Ange de Marie (2/5) : Après sa passe dé sur l’ouverture du score, il a gardé le pouce enfoncé sur la touche « lob en profondeur », et il n’a plus trop eu la même réussite. 

(Remplacé à la 59e par Kiki La Bappée, pas très en veine sur ce coup)

Maxéric Choupomotine (2+/5) : Dur au mal, mais sans idées : un bon militant FI, en somme. 

Eddine sonne cave à nids (3/5) : Une occasion, un but magnifique, on a affaire à un bon client (et on le sait depuis longtemps).

 

Et pendant que nos camarades l’emportaient, Adrien rejoignait tout seul comme un grand notre bon ami Lassana dans le placard du Parc des Princes. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’ils ont du temps à perdre en attendant la fin de leurs contrats respectifs. Alors autant enfiler le gilet jauné et danser, petit. 

 

 

Sortez couvert.e.s

A bientôt mes grand.e.s,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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