Paris SGEL / 1/8e de finale retour (1-1) – La Porte de Saint-Cloud Académie en redescentada

Salut les associaleaux (c’est pas une insulte hein, c’est de l’inclusif (ce que certaines personnes peuvent prendre comme une insulte mais perso balek)),

Retour aux choses sérieuses pour la section parisiano-saint-germanoise de l’Internationale footballétarienne. Après un mois passé à trembler comme les dernières feuilles d’un marronnier du square Compans devant un reportage du JT de 13 heures sur les premières gelées de novembre, nous voilà ENFIN au rendez-vous tant attendu. Finies les joutes domestiques franco-franchouillardes contre les p’tites équipes patronales coachées par le gendre du maire RPR de Trincamp (salaud de Berthier), revoilà nos srabs du Ouest Side prêts à en découdre avec la fine fleur du footballétariat mondial, dans un fier esprit de camaraderie et de solidarité de classe.

Face à elleux (ne les mégenrons pas par mégarde (joli chiasme)) se dressait, non pas l’équipe barceloniaise qui foulait ce soir le terrain du Parc des Princes-décapités – car ce ne sont en fin de compte que des frères d’armes et de lutte, subissant eux aussi la loi de l’injustice néo-libérale au-delà des frontières factices et meurtrières du grand cacapital – mais se dressait donc l’institution bourgeoise par excellence, sur laquelle s’affiche le véritable visage, cruel et malfaisant, de l’establishment racialisto-patriarcal : Gérald Darma le MATCH RETOUR (que mille vaches chiasseuses lui défèquent dessus pour tous les jours gâchés de son existence maudite).


LA RENCONTRE


Pour affronter le nemesis de Paris-Saint-Germain-en-Laye, cet affreux mâche retour, flanqué de ses infâmes mignons que sont le but à l’extérieur et la remontada©, Maurice Petitpochon nous ressortait de son chapeau (parce que sa poche est trop petite, logique) le même 4-3-3 qu’au mâche aller, à une exception près : Julot Draxou le revenant prenait la place de Moïse le convalescent dans le trident offensif, avec le même rôle. Némarre et son métatarse ne sont pas encore de retour, et puis c’est pas qu’on oublie Jean-Bernard à force qu’il soit plus là, mais peut-être un p’tit peu quand même.

Hop.

Et donc, la remontada© gastrique tant redoutée du mâche retour, on l’a bien sentie arriver quand même, et on en a encore un goût désagréable en bouche (avec peut-être même quelques morceaux mal digérés). D’entrée de jeu, PSGEL s’est fait bouffer dans tous les domaines, étouffé par une équipe barceloniaise qui s’est campée à dix dans les trente mètres parisiano-saint-germanois, comme c’était à prévoir vu leur handicap à remontader©.

Pendant les 45 premières minutes, Ousmane a demboulé dans son couloir comme des motoflics dans un cortège de totos, en mode boule de billard, tandis que son pendant sur l’autre aile faisait souffrir le martyre à Lévine. PSGEL se chie dessus, et ne doit son salut dans cette première période qu’aux réflexes de Saint-Kélore, qui nous dévie des balles de but sur sa barre, nous capte des frappes à bout portant, nous enlève des enroulées vicelardes de la lucarne.

Pour ce qui est de sortir de leurs 30 mètres, les PSGEListes ne peuvent compter que sur quelques contre-attaques en solo de Kiki, malheureusement bien moins en réussite dans cette exercice qu’au mâche aller (peut-être aussi que l’adversaire était moins tanche que le mois dernier).

C’est pourtant sur l’une des rares offensives des locaux, à la demi-heure de jeu, que le miracle vidéo-assisté s’accomplit : sur un centre anodin de Courzava, Icardiot se fait marcher sur le talon par l’ex-Nancéien d’en face. Avec la fameuse scoumoune qui caractérise le fier peuple de Marcel Picon, ça fait évidemment pénalty, malgré que d’une, l’ancien Lorrain en question ne voyait clairement pas l’Argentin arriver derrière lui, que de deux, ce dernier n’avait de toute façon aucune chance de toucher le ballon puisque le centre avait été capté sans problème par le goaliste adverse, et enfin que de cinq… y a pas de cinq. Bref, Kiki transforme en force, ça fait 1-0.

Ce but ne changeant en fin de compte pas grand chose à l’équation d’origine de la rencontre, il n’empêche en rien les Catalaniens de reprendre leur siège en règle de la surface des parisiano-saint-germanois, ce que ces derniers n’ont pas vraiment l’opportunité d’empêcher. Et dix minutes plus tard, les visiteurs recollent au score par l’entremise d’une lourdasse monumentale du Messie aux 20 mètres, pleine lucarne gauche, sur laquelle Navasse ne peut cette fois rien faire. Les filets sonnent d’un bruit délicieux dans l’arène silencieuse au moment de l’impact du cuir lancé à pleine vitesse, ça fait 1-1.

Et quand un nouveau péno est sifflé juste avant la pause (et sans même en passer par une demi-heure de vérification vidéo, ça fait tout drôle dites donc) pour un pied haut de Lévine (caramba, encore lui), on se dit que la messe est dite. Le demi-dieu s’avance, va pour nous remontader© la gueule… Mais le trois-quarts dieu Kélore plonge du bon côté et repousse le ballon sur sa barre, décidément la seule coéquipière sur laquelle notre bon goal costaricardien pouvait compter dans cette première période. Score de parité à la pause, donc, et ce de manière assez inespérée.

Et même que Kélore, lui, il n’a pas d’argent à rendre au fisc espingouin (ou alors on le sait pas encore)

Le mâche reprend après la pause sur des bases un poil plus équilibrées, grâce notamment à l’entrée rassurante d’Abdiallo à gauche, et au recadrage généralisé de Maurice qui insiste pour faire redescentader© la pression adverse : Kiki et Juju font l’effort pour épauler leurs latéraux, le milieu retrouve une consistance acceptable, et tout de suite ça va un peu mieux, les ailiers catalaniques en particulier se montrant bien moins libres de leurs mouvements que précédemment.

Il faut tout de même encore que Marki se jette au-devant de la frappe à bout portant du Messie à l’heure de jeu, puis que Navasse nous sorte une énième parade spectaculaire sur une tête de Busquets dix minutes plus tard, pour que PSGEL finisse par se sortir du piège, sans briller certes, mais aussi sans trop ruiner ses derniers caleçons propres.

Voilà qui est fait. Pour la deuxième année de suite, Paris-Saint-Germain-en-Laye a vaincu l’infâme mâche retour, et contre une saleté de bête noire qui plus est. C’était loin d’être parfait, et nul doute que ça ne suffira pas pour se débarrasser pour de bon du traumatisme du mâche retour à PSGEL. Nous en aurons certainement la confirmation dès la double confrontation en quarts – les premiers « vrais » quarts pour PSGEL depuis cinq ans et la fameuse défense à cinq de Lolo Blanco (purée, le Z était encore là, c’est vous dire si ça remonte). Mais n’empêche que c’est fait.

Du bon humour hétéro, comme à l’ancienne

LE SOVIET EN HYPERVENTILATION


Kélore Navasse (5/5) : N’en déplaise à Kimberly, ce gars-là porte une ceinture de chasteté à triple serrure.

AlessSsSandro (1+/5) : Journée portes ouvertes en première période pour notre professeur d’italien préféré et son affreux collier de barbe. Le proviseur l’a recadré dans la salle de perm et il a un peu redressé la barre après la pause café.

Remplacé à la 76e par Colinou Dagbinou, mignonne petite chose.

La Marquigne (2+/5) : 90 minutes à douiller sa race, mais avec le sourire béat de celui qui aime autant prendre des coups qu’en donner.

Pressenelle (2/5) : Tout bon Marki qui se respecte a besoin de son SideKickpembé pour se charger de la basse besogne.

Lévine (1/5) : Son carton jaune au bout de cinq minutes et son péno concédé me permettent cette fois-ci de le noter sans hésitation : c’était nul.

Remplacé à la mi-temps par Abdiallo (2+/5), venu pour remettre de l’ordre dans son couloir à grands coups de savate dans la tronche.

Guegueye (2/5) : Pas si inutile que ça dans les phases de transition, Idrissa s’est appliqué à jouer simplement, comme un enfant qui tire la langue en finissant péniblement son exercice d’écriture.

Remplacé à la 60e par Daniel Pereire, pas très surprenant.

Léandre (1/5) : Non content de ne pas avoir réussi à sortir son épingle du jeu dans ce mâche au rythme très soutenu, il écope d’un carton synonyme de titularisation de Danny Pereire au prochain tour. Pas cool, Lélé.

Marcoco (2+/5) : Lui aussi a souffert du pressing catalonien, mais cet homme est capable de ressortir proprement un ballon sous un triple tir croisé, à découvert, le tout les yeux bandés et en portant Lassana Diarra sur son dos. Alors c’est pas Serge Bosquet qui va lui faire peur, hein.

Remplacé à la 84e par Rafignâ, avec un p’tit bisou du hibou en prime, tiens.

JuDraxXx (1+/5) : Le pari de Maurice n’a pas eu grand chose à se mettre sous la dent offensivement, et aura surtout eu du boulot pour soutenir son latéral. Encore un Boche qui doit s’abaisser à porter secours à un Rital, tiens.

Remplacé à la 60e par l’Ange de Marie, de retour au mâche retour pour vous jouer un mauvais tour.

Kilianou (2/5) : Difficile de renouveler la performance du mâche aller, mais Kiki a assuré l’essentiel en essayant tant bien que mal de porter un peu de danger en contre-attaque, et surtout en transformant ce péno aussi décisif qu’incompréhensible.

Momicardi (1/5) : Aussi désœuvré qu’un intermittent du spectacle en pleine pandémie mondiale, Momo a tout de même su mettre à profit ce qu’il a appris au Cours Florent pour obtenir ce pénalty franchement pas évident. C’est le métier qui rentre.

Allez, on s’enflamme toujours pas, hein,

La bise trotskanale,

Georges Trottais

Georges Trottais

L’homme le plus (lutte des) classe(s) du monde.

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